Le grand Meaulnes

Le grand Meaulnes

Il concentre l’expérience de toute une vie, une jeune vie, puisque allant-fournies est mort à vingt-huit ans dans les tranchées, demeurant à jamais l’auteur de ce livre emblématique. On essaiera de ne pas occulter le côté sombre du roman, où ironie et détournerions se dissimulent derrière une écriture limpide et une langue magnifique.

Pour faire comprendre et aimer le roman en classe de Troisième, il semble préférable d’accompagner la lac tuer des élèves au lieu d’exiger d’emblée une lac tuer intégrale ; nous proposons donc une étude en plusieurs étapes, chacune comporte tant des soutenions sur un ensemble de chapitres, reprise des travaux de la lac tuer suivie.

ces dire qu’il ne s’agit pas d’un plan séance par séance, d’une séquence « clés en mains » qui, d’ailleurs, excéderait de beaucoup le volume d’heures prévu pour l’étude d’une ?ouvre, mais d’un ensemble module ; à chaque professeur de construire son cheminement à par tir des suggestions données ici. En classe de Seconde, après l’entrée dans l’?ouvre par l’étude du premier chapitre, on pourra demander la lac tuer intégrale du roman et alterner explications de textes et synthèses.

Première partie : étude en trois étapes Entrée dans le roman : étude

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du chapitre I On propose non une lecture an fi tique détaillée d’un passage, mais un repérage des lignes de force du roman, présentes dès les premières pages, pour prépare réer les élèves à la lecture de la suite. Les enjeux du chapitre d’exposition sont doubles – histoire : qu’apprend-on dans ce premier chapitre ? – narration . Comment ces informations sont-elles mises en forme ?

Rappel des définitions : Histoire : contenu du récit. Les principaux éléments qui constituent histoire sont les événements, les personnages, le temps, les lieux. Narration : ensemble des procédés utilisés pour relater ces événements. 2 4 suscite la curiosité du lecteur (qui est ce « il » à quoi renvoie ce « nous » pourquoi l’année reste-t-elle imprécise alors qu’on nous donne le mois et le jour de la semaine ? ).

On attend un nom mais il ne sera pas révélé dans cette première partie, qui se termine par une expression sibylline ? « celui qui bouleversa toute notre adolescence et dont la fuite même ne nous a pas laissé de repos Souvenir et nostalgie Frustrant l’attente du lecteur, le récit bifurque dès la deuxième rase et c’est le temps de l’écriture qui surgit Je continue dire « chez nous » ») pour évoquer un passé lointain, quinze ans auparavant.

L’abondance des négations ne plus « jamais h), les formules (« il y a bien longtemps « à jamais expriment la nostalgie du narrateur pour l’époque de son enfance. Le souvenir des lieux est précis : on pourrait faire un croquis de la maison à partir des indications données, dont les détails produisent un effet de réel vignes vierges « avec cinq portes vitrées « avec préaux et buanderie »).

L’arrivée dans le pays est racontée sans le tremblé des veneurs anciens, mais aussitôt, la véracité du souvenir est mise en doute, comme s’il s’agissait d’un souvenir-écran (« j’imagine « si j’essaie d’imaginer… » ; ces verbes viennent brouiller l’information, tandis que la perspective s’élargit par le rappel « d’autres attentes » et « d’autres nuits »). Le lecteur se trouve embarqué dans une recherche mouvante du temps perdu. Des sentiments mêlés La fragilité des souvenirs s’accompagne de l’ambiguïté des sentiments.

Ainsi, la description de la maison s’achève par 3 4 souvenirs s’accompagne de Rambouillet des sentiments. Ainsi, la description de la oison s’achève par une amplification lyrique qui assombrit le récit à venir les jours les plus tourmentés et les plus chers ») ; un peu plus loin apparaît le terme d’« anxiété que prolonge l’évocation de la « grande ombre inquiète et amie La dernière phrase de cette première partie reprend le même mouvement lyrique : « ce paysage paisible est à jamais agité, transformé bouleversé.

L’ampleur du rythme des fins de paragraphes confère à la première page un ton presque solennel, prémonitoire d’une issue tragique. 2 3 ? Deuxième par été du chapitre (p. 57 à 62) Nouvelle entrée dans le récit La première phrase de la seconde par été révèle enfin n fidélité du visiteur mystérieux : annulés. Mais l’exposé des circonstances de son arrivée est aussitôt interrompu par l’évocation d’un passé plus lointain : « Souvent nos dimanches d’hiver se passaient ainsi. un jeu d’oppositions ? entre les deux mères : d’un côté, la timidité de mille qui se cache pour rafistoler son chapeau, « qui n’ose rien dire » ; de l’autre, 1’« aplomb » de la mère de annulés, qui prend « un air supérieur et mystérieux » quand elle parle de son fils pour lequel elle éprouve de 1’« admiration » ont elle fait « l’éloge non sans une certaine inquiétude. entre les deux adolescents : annulés, présenté dans le discours de sa mère comme aventureux, intrépide (« il aimait lui faire plaisir une faisane prise au collet ») avec un arrière-plan tragique, la mort de son far inné ; et le narrateur, un 4 54 arrière-plan tragique, la mort de son frère cadet antenne ; et le narrateur, un enfant sans histoire, timide comme sa mère moi qui n’osais plus rentrer ; une sensibilité à fleur de peau (« une certaine appréhension Une rencontre initiatique ‘entrée de annulés, retardée jusqu’ la dernière page du paître, est une véritable apparition, dont le suspense tient les personnages (et le lecteur) en haleine : « Nous étions debout tous les trois, le c?Ur battant quelqu’un descendit… ». Le moment la nuit tombante ») et le cadre (« rentrée obscure de la salle à manger ») donnent à cette arrivée quelque chose de fantastique.

Pas de longue description mais la notation de quelques traits marquants : « C’était un grand garçon un « chapeau de feutre », une « blouse noire sanglée d’une ceinture, comme en portent les écoliers « il souriait Le jeune homme se montre immédiatement tel que sa mère la décrit : pouvoir de découverte : sa première trouvaille (« j’ai trouvé ça dans ton grenier. Tu n’ avais donc jamais regardé ») est une « petite roue en bois noirci » – pouvoir de transgression : il possède des allumettes, ce qui « nous était formellement interdit », mais fait preuve d’une habileté et d’une prudence qui témoignent de sa maturité ; – autorité et ascendant immédiats : « Viens-tu… nous allons toujours les allumer » ; – fascination instantanée du narrateur j’allia vers lui ») pour « le grand gars nouveau venu » un peu plus âgé, dix-sept ans, qui est déjà presque un homme (« a lèvre dévêtue ») ; image finale des deux garçons se tenant par la main dans « la lueur s 4 la lèvre dévêtue ») ; Image finale des deux garçons se tenant par la main dans « la lueur magique ? Conclusion Histoire : informations sur les personnages (le narrateur, quinze ans, fi si de l’instituteur M. Serrée, annulés, dix-sept ans), et les lieux (Sainte-agate, la maison-école) ; naissance d’une amitié qui a la soudaineté et l’évidence d’un coup de foudre amoureux.