Le droit

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Sommaire Introduction Partie 1: Evolution historique du regime de change au Maroc Partie 2: Le regime de change actuel au Maroc Partie 3: Impact du regime de change sur l’economie Marocaine Partie 4:Difficulte de passer a un regime de change flottant au Maroc Conclusion Glossaire Bibliographie Table des matieres Introduction L politique de change est un element crucial da la politique economique, vu son impact sur les echanges commerciaux d’un pays d’une part et sur la stabilite et competitivite de l’economie d‘autre part, cette politique de change se traduit d’abord par le choix d’un regime de change entre deux principaux extremes (regime de change fixe et regime de change flexible), il existe aussi des regimes de change intermediaires, ainsi, tout regime de change presente en effet des vertus et des limites.

Pour un change fixe, la banque centrale s’engage a intervenir sur le marche des changes des que le taux de change s’eloigne de la parite etablie, alors qu’en regime de change flottant, le cours de la monnaie est determine par l’offre et la demande, dans ce cas la banque centrale se libere de la contrainte de stabilisation de change. Le choix de regime de change a un impact sur l’efficacite de

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la politique monetaire, en effet, il peut favoriser l’autonomie monetaire et l’independance de la banque centrale soit non en se referant au triangle de Mundell.

Il existe ainsi une influence de la politique de change sur la politique monetaire et vice versa. De ce fait, la gestion de la politique monetaire a des repercussions evidentes sur le taux de change, de meme les evolutions du taux de change ont des retombees sur la conduite de la politique monetaire. Au Maroc, le processus de liberalisation financiere a touche aussi bien le comportement des acteurs que les techniques mises a leur disposition au cours de leur intervention.

Sur le plan de la finance internationale, ce processus de reforme a induit des evolutions positives quant au fonctionnement du marche de change, qui a vu le jour en 1996. L’objectif des autorites monetaires marocaines est d’ameliorer l’efficacite de leur politique de change dans un double objectif bien sur : ameliorer la competitivite de l’economie nationale et surtout de rendre stable la monnaie nationale et reduire les fluctuations et de facto le risque de change. Cette politique de prudence, dans le cadre, bien entendu, de regime de change fixe, n’a pas pu escompter tous les objectifs esperes.

Un element supplementaire est intervenu en liaison avec l’avenement de l’Euro en janvier 1999. Ceci etant nous allons tout au long de notre travail presenter quatre parties qui seront axees sur la politique de change au Maroc. Depuis les crises monetaires des annees 90, les economistes ont entrepris de nombreuses etudes empiriques et theoriques sur les regimes de change dans les pays en developpement. Si le consensus initial etait que les pays en developpement qui sont tres integres aux systemes commercial et financier nternationaux devraient adopter un flottement ou un rattachement dur, on pense aujourd’hui qu’un assouplissement du regime de change aiderait les pays a faire face aux chocs exterieurs, reduirait le risque de crise bancaire et contribuerait a la stabilite financiere. Bien entendu, certains pronent plutot des regimes intermediaires, soulignant que les pays en developpement ont du mal a satisfaire aux conditions prealables d’un regime de flottement et que la volatilite excessive des taux de change a des repercussions negatives sur l’investissement et la croissance.

Qu’en est – il du regime de change au Maroc ? Partie 1 : Evolution historique du regime de change Marocain 1- Presentation generale de l’historique : Le Dirham Marocain (DH) depuis sa creation le 17 Octobre 1959 est reste accroche au Franc Francais (FF) par une parite fixe jusqu’en 1973 date apres laquelle le dirham a ete rattache a un panier de 9 devises dans lequel le FF rentrait pour une part importante (38% en 1973) et declinante au profit du dollars americain qui y pesait 15% en 1973 et 32% en 1980 alors que le franc francais passait a un poids de 25%.

Depuis 1973, la fixation de la parite du dirham se fait sur la base d’un panier de devises. Refletant la structure de la balance de paiement marocaine. En d’autre terme ce systeme de change reflete la structure des relations commerciales du Maroc avec les autres pays. Plus un pays est present soit au niveau de l’exportation ou de l’importation, plus sa monnaie revue une importance dans le panier. En 1990, a l’occasion de la devaluation du dirham, une profonde revision du mecanisme de cotation a ete operee par l’adoption d’un nouveau panier.

Il avait ete decide, alors, de renforcer la part des monnaies europeennes dans ce panier, en perspective de l’accord d’association avec l’Union europeenne et d’une plus grande integration de notre economie a cette zone. En 1999, l’avenement de l’euro a conduit a une revision de la structure du panier en vue de remplacer les anciennes monnaies europeennes par l’euro. De plus, l’adoption de nouveaux cours de reference a permis d’integrer les fluctuations enregistrees depuis mai 1990 et ce, en vue de preserver la stabilite de la valeur externe du dirham et de disposer de cours de change actualises.

Actuellement, le nouveau panier applique date de 2001, juste une annee avant la mise en circulation de l’Euro. Les composantes de ce panier n’ont ete devoilees qu’en 2006 dans le rapport annuel de BAM, les composantes du panier sont limitees a l’euro et au dollar americain avec des ponderations respectives de 80% et 20%. L’integration croissante du Maroc a l’Union europeenne, a pousse la banque centrale a ajuster en avril 2001 la composition du panier de reference en faveur de l’euro. D’apres BAM ce reamenagement du panier vise a reduire les fluctuations du dirham vis-a-vis de la monnaie du principal partenaire commercial du Maroc.

En effet, le systeme de cotation du dirham a ete modifie a plusieurs reprises. Si en 1973, la modification portait sur le principe et la methode, en 1980 et en 1985 ce sont les coefficients de ponderation qui sont revus et en 1990, ce sont la composition du panier et les ponderations du panier qui sont modifies ensembles. En effet, le regime de change , ou la determination de la valeur externe du Dirham, repose sur le mecanisme d’un panier compose des principales devises internationales dont les coefficients de ponderation sont determines en principe par la repartition geographique des echanges exterieurs du Maroc.

L’objectif de ce rattachement pluri monetaire est de minimiser l’incidence des changements de parite de ces monnaies, puisqu’elles enregistrent des fluctuations dans des sens differents. La methode de cotation actuelle est en vigueur depuis le 25 avril 2001. Sa mise en place a coincide avec la devaluation du dirham, en diminuant sa valeur de 5%. Le dollar valait alors 0,8967 euro. L’objectif des autorites monetaires etait de reduire la fluctuation du dirham vis-a-vis de la monnaie de son premier partenaire commercial, a savoir l’Union europeenne. – Le calcul du taux de change : Dans la pratique le calcul du taux de change se fait comme suit : a) Calcul de la ponderation de chacune des monnaies entrant dans la definition du dirham sur la base des cours de reference arretes a cet effet. Il s’agit ensuite de calculer le cours moyen du dirham exprime en dollar sur la base de ces ponderations et sur le cours moyen EUR/USD sur le marche international. On obtient ainsi la formule suivante : 1DH = (1/cours de reference USD)*20% + (1/cours de reference EUR)*80%]* cours EUR/USD = x USD 1DH = (1/cours de reference USD)*20% + [(1/cours de reference EUR)*80%]* cours EUR/USD = x USD En prenant l’inverse du cours ainsi obtenu, on aboutit au cours moyen du dollar exprime en dirhams. b) Determination des cours moyens des autres monnaies cotees sur la base du cours moyen USD/MAD calcule precedemment. c) Ecartement des cours moyens des devises cotees de 3‰ de chaque cote pour determiner leurs cours acheteurs et vendeurs respectifs. 3- La convertibilite du DH :

La convertibilite peut etre definie comme le droit d’echanger librement une devise nationale contre une devise etrangere a un taux de change donne. Depuis janvier 1993, le dirham est une monnaie convertible selon la definition retenue par le FMI a savoir celle de l’article VIII. L’article VIII prevoit une convertibilite totale concernant les operations courantes, par contre les operations en capital ne sont pas concernees. La convertibilite procure plusieurs avantages : * Encourager les exportations * Ameliorer l’image du pays et par consequent attirer des investisseurs etrangers Reduire les problemes relatifs au rationnement des devises Certes l’instauration de la convertibilite a permis de faciliter la tache aux operateurs nationaux surtout ceux orientes vers les exportations. Toutefois certains pensent que cette convertibilite est trop limitee et il est necessaire d’aller plus loin dans ce processus de liberalisation et assurer une convertibilite totale y compris celle du compte capital. TRIANGLE D’INCOMPATIBILITE DE MUNDELL Le triangle des incompatibilites (Mundell) nous enseigne que l’on ne peut avoir conjointement : Des changes fixes ; • Une parfaite mobilite des capitaux ; • Une politique monetaire independante (fixation de M au niveau desire). On peut avoir 1 ou 2 des 3, mais jamais les 3 a la fois a) Montrons que si on a mobilite des capitaux et des changes fixes, on ne peut pas avoir une politique monetaire independante : Le cas de la politique budgetaire en changes fixes en est la preuve : tout choc venant perturber l’equilibre initial oblige les autorites monetaires a agir sur la masse monetaire afin de retourner au taux de change fixe.

Pousse a l’extreme, chaque mouvement sur le marche des changes eloignant le taux de change de sa valeur d’ancrage pousse les autorites monetaires a intervenir en modifiant leur masse monetaire. Ceci est donc tres contraignant en matiere de politique monetaire. Ainsi, si on a mobilite des capitaux et des changes fixes, on ne peut avoir une politique monetaire independante. b) Montrons que si on a mobilite des capitaux et une politique monetaire independante, on ne peut avoir des changes fixes : La banque centrale decide d’augmenter sa masse monetaire, deplacant LM’ vers la droite, en LM’.

Cette politique va immediatement faire baisser E (le taux de change se deprecie). Avant meme d’avoir un effet sur la balance commerciale, la banque centrale doit agir pour retrouver le taux de change fixe. Pour cela, elle doit baisser sa masse monetaire (via notamment des ventes de devises). LM’ se deplace donc vers la gauche, jusqu’a ce qu’on retrouve le taux de change fixe : on retourne en LM’. Autonomie de la politique monetaire Selon le triangle de MUNDELL l’autonomie de la politique monetaire entraine une Libre circulation des Capitaux ce qui mene vers la Stabilite du change Objectif interne : la politique monetaire et la politique financiere sont des politiques conjoncturelles * Objectif externe : soutenir le cours d’une devise Si les titres exprimes dans la devise s’evaluent : la monnaie s’apprecie Si les titres exprimes dans la devise se devaluent : la monnaie se deprecie Fuites des capitaux du pays : pour les retenir il faut proceder a une hausse des taux On ne peut simultanement mener de front les 2 objectifs : a savoir la baisse des taux pour favoriser l’activite economique et la hausse des taux pour maintenir les capitaux ==; CONFLIT

Une politique monetaire est contrainte, si l’objectif interne est subordonne a l’objectif externe. Une politique monetaire est autonome si les 2 objectifs sont independants. Partie 2 : Le regime de change actuel au Maroc Sur la base de la classification officielle publiee dans International Financial Statistics 2002 du FMI, le Maroc applique un regime de parite fixe a partir d’un panier de reference, mais en Avril 2001, et grace a l’integration croissante du Maroc a l’economie mondiale, et notamment a l’Union europeenne (U.

E), Bank Al – Maghrib a ete amene a ajuster la composition de ce panier en faveur de l’euro afin de mieux prendre en compte l’importance du commerce exterieur avec l’U. E. Le Maroc a accompli des progres considerables en matiere de liberalisation des echanges; il lui faut maintenant lever les derniers obstacles au commerce et intensifier le commerce des services. Les reformes sectorielles engagees pour preparer l’economie aux defis de la mondialisation produisent des resultats positifs.

Les services du FMI sont favorables a l’intention exprimee par les autorites marocaines de se preparer a une transition eventuelle a un regime de change plus flexible. La banque centrale a commence a consolider le cadre de la politique monetaire, eventuellement dans l’optique d’adopter un ciblage de l’inflation a moyen terme. La poursuite de l’assainissement budgetaire et le developpement des marches monetaires et de change favoriseraient aussi une transition harmonieuse du regime de change actuel a un regime plus flexible.

Cette transition permettrait d’aider le Maroc a s’integrer, de plus en plus, dans l’economie mondiale en parant au risque d’une surevaluation ou d’une sous-evaluation du taux de change lorsque l’economie sera confrontee a des chocs exogenes et approfondira sa transformation structurelle. Les autorites ont realise des progres importants dans la preparation de la mise en place d’un regime plus souple assorti d’un dispositif de ciblage de l’inflation.

Les principales avancees portent notamment sur le renforcement des capacites d’analyse et de suivi des marches financiers, et la communication des decisions de la politique monetaire. En outre, l’approfondissement en cours du marche des changes prepare les acteurs a mieux gerer le risque de change. Section 1 : La reglementation des changes : La reglementation des changes est caracterisee par une convertibilite quasi totale pour les operations courantes, et une convertibilite totale des operations financieres des operateurs d’origine non residente et une inconvertibilite quasi totale des operations financieres des residents.

Des mesures importantes d’assouplissement de la reglementation des changes ont ete introduites en 2007. Ces mesures ont ete engagees dans le cadre de l’adaptation continue de cette reglementation a la dynamique d’integration commerciale et financiere du Maroc dans l’economie mondiale, elles ont concerne, en particulier, l’ouverture du compte capital en faveur des residents, ainsi qu’au developpement du marche des changes et des instruments de couverture. a- La reglementation de change des placements des investisseurs institutionnels :

Il s’agit des placements a l’etranger des entreprises d’assurance et de reassurance, aussi bien que des organismes de retraite sont liberalises dans la limite respectivement de 5% de leur actif et de 5% de leurs reserves. De meme, les organismes de placement collectif en valeurs mobilieres (OPCVM) peuvent desormais effectuer librement des placements en devises a l’exterieur, a hauteur de 10% de leur actif. b- La reglementation de change pour les banques et entreprises exportatrices et importatrices: Concernant les banques, la duration maximale de leurs placements en devises aupres de contreparties a l’etranger a ete portee de deux a cinq ans.

Ces placements, qui etaient effectues depuis 2002 par les etablissements bancaires dans les pays membres de l’OCDE, peuvent dorenavant etre realises egalement dans l’ensemble des pays de l’Union europeenne et de l’Union du Maghreb Arabe, sous forme de depots, d’acquisition de titres de creance ou d’instruments financiers cotes ou negocies sur des marches reglementes. D’autre part, les entreprises marocaines ayant au moins trois annees d’activite ont ete habilitees a proceder a des investissements a l’etranger a concurrence d’un plafond de 30 millions de dirhams par an, sans autorisation prealable de l’Office des changes.

Consecutivement a la liberalisation des credits fournisseurs et des credits acheteurs, les exportateurs et les banques peuvent desormais consentir, pour le financement d’exportations marocaines, des credits a court ou a moyen terme en faveur des clients etrangers. Ces credits peuvent couvrir jusqu’a 85% de la valeur des biens exportes ou des prestations de services fournies et s’etaler sur huit ans dans le cas de biens d’equipement. De meme, les exportateurs de biens et de services ont ete autorises a disposer de 50% de eurs recettes d’exportation, au lieu de 20% auparavant, sous forme d’avoirs dans les comptes en devises ou en dirhams convertibles. En outre, l’utilisation de ces comptes a ete elargie a l’ensemble des depenses professionnelles. De leur cote, les importateurs ont notamment beneficie de la possibilite de transferer des acomptes, au profit de leurs fournisseurs etrangers, au titre de l’ensemble des importations de biens et des prestations de services, dans les limites respectives de 40% et de 20% du prix contractuel. Ils ont ete, en outre, autorises a proceder au reglement des importations de marchandises par anticipation a hauteur de 200. 00 dirhams. Enfin, de nouveaux assouplissements ont ete introduits en matiere de transferts courants lies aux voyages avec, notamment, le relevement de la dotation touristique annuelle de 15. 000 a 20. 000 dirhams et l’accroissement de la dotation mensuelle, pour frais de sejour, destinee aux etudiants marocains a l’etranger, de 7. 000 a 10. 000 dirhams. Section2 : Evolution du taux de change au Maroc Avant de tracer l’evolution du taux de change au Maroc, il est tres utile de voir un apercu sur la mesure du taux de change. 1. La mesure de taux de change Il existe plusieurs classifications du taux de change.

On distingue d’une part, le taux de change bilateral et le taux de change effectif et d’autre part le taux de change nominal et taux de change reel. Taux de change nominal : * Le taux de change bilateral nominal : le prix d’une monnaie par rapport a une autre. * Le taux de change effectif nominal : sous forme d’un indice des variations du prix de la monnaie d’un pays par rapport a un panier d’autres monnaies, par exemple le panier constitue par les monnaies de ses partenaires commerciaux, pondere par la part de chacun dans le commerce exterieur du pays considere.

Il se calcul de la maniere suivante : Avec : i: le pays partenaire TCBN: taux de change bilateral nominal au partenaire i pi: ponderation du partenaire i Le taux de change reel : Le taux de change reel est le prix relatif des biens produits dans deux pays. Si E designe la valeur en monnaie locale d’une unite de monnaie etrangere, si P et P* representent respectivement le niveau des prix dans le pays considere et a l’etranger, on appellera taux de change reel le rapport Q = EP*/P.

S’il se refere au prix des biens et des services, le taux de change reel est une mesure de difference de pouvoir d’achat ; s’il se refere aux couts de production, il devient une mesure de competitivite, la principale utilisee au niveau macroeconomique. Il y a donc autant de taux de change reels que d’indices de prix retenus. Ainsi, selon l’objectif vise, on peut mesurer le taux de change reel par le prix relatif des exportations, les couts unitaires relatifs de main d’oeuvre, le deflateur relatif implicite du PIB, les prix relatifs a la consommation, etc.

Dans une zone a faible inflation comme la zone euro, le taux de change reel evolue presque comme le taux de change nominal. Ainsi, on peut distinguer soit : * Taux de change bilateral reel : il s’agit du taux de change reel d’un pays par rapport a un autre. * Taux de change effectif reel: il s’agit du taux de change reel d’un pays par rapport a un panier de pays qui sont en general des partenaires commerciaux. Il se calcule de la maniere suivante : Avec: i: le pays partenaire TCEN: taux de change effectif nominal pi: ponderation du partenaire i Evolution du Taux de change au Maroc ) Evolution du TCNB : Depuis 1999, la valeur du dirham n’a pas cesse de s’apprecier par rapport au FF passant de 1,65 dh par franc a moins de 1,45 dh par franc. En meme temps, la valeur du dh s’est depreciee par rapport au dollar americain passant de moins de 10 dh par dollar a 11 dh par dollar. TCNB dh/$ TCNB dh/$ TCNB dh/FrF TCNB dh/FrF Source : FMI Apres 2001, la zone euro est le partenaire majeure et essentiel du Maroc en termes d’echanges commerciaux. De ce fait, on attribue une ponderation tres importante (a hauteur d’environ 80%). Ce qui explique le fait que le TCNB du dh/euro est quasi stable.

Par contre le TCNB du dh/$ a connu une decroissance puisque le dollar s’est deprecie par rapport a l’euro. Source : Elabore par nos propres soins sur la base des donnees de BAM Evolution du TCER au Maroc Le Maroc a connu une periode de glissement du Dh de plus de 50% entre la periode 83-86 et une devaluation en 1990 d’environ 9,3%. Mais a partir de 1990 le TCER ne cesse de s’apprecie vis-a-vis ses partenaires commerciaux pour atteindre son pic vers 2000-2001 pour entamer une phase de depreciation continue jusqu’a 2005 sachant que le Maroc a devalue le Dh en 2001 d’environ 5%. Source : FMI

Partie 3 : Impact de la politique du taux de change sur l’economie Marocaine Dans une economie ouverte, les variations du taux de change se transmettent dans la plupart des cas de facon partielle et differee dans le temps aux prix domestiques. Cette hypothese du pass-through partiel a recu une reflexion importante dans la litterature et dans les politiques des banques centrales vues sa consequence sur la transmission des chocs exterieurs et interieurs a l’economie nationale. En effet, le degre de pass-through etablit un lien entre la variation du taux de change et celle des prix domestiques.

La surevaluation de la monnaie domestique est un determinant important de la depreciation future de cette monnaie (Goldfajn and Valdes, 1999). Lorsque la depreciation constitue une correction de cette surevaluation initiale du taux de change, et donc celui-ci retrouve son etat d’equilibre, alors la depreciation ne produit aucun effet inflationniste. On doit observer uniquement un changement dans les prix relatifs biens changeables/biens non echangeables, mais pas une hausse generalisee des prix.

Par contre, lorsque la depreciation est excessive, allant au-dela de ce qui est necessaire pour retrouver la valeur d’equilibre du taux de change, elle produit certainement des effets inflationnistes ; Pour un regime du taux de change flexible, un degre faible du pass-through permettrait de maitriser l’inflation car il offre une meilleure protection contre les chocs exterieurs tout en conferant une plus grande independance a la politique monetaire. Par contre, dans le cas d’un regime du taux de change fixe, toute action pour stabiliser l’inflation se traduit par une volatilite au niveau de la production.

En fait, les pays a regime de change fixe sont de plus en plus exposes a la volatilite des flux de capitaux. Partie 4 : Difficultes d’un passage a un regime de flexibilite du taux de change : conditions prealables et risques a maitriser Au Maroc, le regime en vigueur actuellement est celui des bandes glissantes avec une marge de fluctuation de 1 pour mille (plus ou moins 0,5 pour mille). Le regime propose est le maintien de ce systeme avec un elargissement la marge de fluctuation. Bandes de fluctuations: le taux de change est maintenu dans une marge de fluctuation autour d’une parite centrale fixe;

Les bandes glissantes dans lesquels le taux de change est maintenu dans une marge de fluctuation autour d’une parite centrale glissante. Le degre de flexibilite de ce regime depend de la largeur de la bande a- Precisions preliminaires: Enseignements tires des experiences d’autres pays Les pays qui ont ete victimes de crises de change se caracterisent en general par un systeme financier deficient. L’application d’un regime de change non viable a participe a aggraver ces crises. Les pays qui ont evite les crises financieres avaient des politiques macroeconomiques saines et un systeme financier stable

Le contexte international de forte integration des marches des capitaux rend la flexibilite inevitable et sa gestion indispensable : la mise en place d’une flexibilite pure comporte de grands risques pour les PVD. L’efficacite(ou l’inefficacite) de la mise en place de la flexibilite depend aussi des differents volets de la politique (et des performances economiques) : competitivite, strategie sectorielle, degre d’endettement des entreprises, viabilite du secteur bancaire etc. b- Mesures en matiere de reglementation des changes La mise en place d’un taux de change plus flexible se traduirait par: Une volatilite accrue du taux de change * Une tendance a l’appreciation du taux de change L’appreciation du taux de change : Dans une optique determination du cours de change par un degre plus eleve du mecanisme de l’Offre et de la demande, le scenario logique qui se degage serait une appreciation du taux de change. A cet effet, malgre l’impact positif qu’aurait l’appreciation du taux de change sur l’economie marocaine (competitivite importee), il est generalement admis que l’appreciation du taux de change pour les petites economies exportatrices aurait des effets negatifs

Cet effet pourrait etre aggrave par l’effet des demantelements des droits de douane dans le cadre des accords de libre-echange signe par le Maroc. Afin d’attenuer cette tendance, il est propose de mettre en place, en matiere de reglementation des changes, les mesures suivantes : * Relever le plafond des placements a l’etranger autorises aux banques intermediaires agrees. * Permettre aux banques intermediaires agrees et a d’autres institutions importantes d’effectuer des investissements de portefeuille dans la limite d’un plafond

Ces mesures doivent etre accompagnees par la fixation de normes prudentielles afin d’assurer la viabilite des investissements realises. Une volatilite accrue du taux de change Approfondir le cadre liberal relatif aux instruments de couverture contre le risque de change ainsi que les cours des produits presentant des cours variables : contrats de change a terme, swaps de devises, instruments de couverture contre les fluctuations des taux d’interet, produits structures etc. La flexibilite aura pour effet d’accroitre l’interet des operateurs pour de tels instruments et permettra certainement un recours accru a ces instruments.

Conclusion La politique de change definit l’intervention des autorites monetaires sur le marche des changes a travers le choix du regime de change, le comportement du taux de change et aussi par l’engagement a preserver la monnaie domestique. Le choix d’un regime de taux de change approprie demeure ainsi une question de politique difficile, mais, il vaut la peine de repeter que tout regime peut etre compromis par des politiques monetaires et budgetaires malavisees, Il importe d’examiner a la loupe les avantages et les inconvenients de chaque regime et de tenir compte des couts de transition a un nouveau regime de taux de change.

Par ailleurs, l’action de la politique monetaire est combinee a celle de la politique de change dans une economie ouverte, vu les implications de la politique monetaire sur le taux de change et les fluctuations de ce taux sur la politique monetaire Le regime marocain de change est un regime fixe qui necessite l’intervention permanente des autorites afin de reduire les fluctuations du dirham par rapport la parite centrale, de ce fait, il s’agit de maintenir le taux de change dans une marge de fluctuation autour de cette parite.

Actuellement, le systeme de change au Maroc reste encore tributaire, malgre les mesures d’assouplissement de la reglementation des changes qui ont ete engagees, en outre, un regime de change flexible est envisageable, ainsi sa mise en place peut se traduire par une volatilite accrue du taux de change et une tendance a l’appreciation du taux, ce qui necessite plusieurs mesures pour le mettre en place. Cette flexibilite du regime est compatible avec l’autonomie monetaire et donc avec une plus grande souplesse en matiere de politiques macroeconomiques sans avoir a se soucier de defendre un cours particulier.

La politique de change consiste principalement a determiner le taux de change precis  auquel s’effectueront les transactions en devises. Le taux de change influe sur la structure des prix relatifs, exprimes en monnaie nationale, des biens qui font l’objet d’echanges internationaux et des biens produits pour le marche interieur. Le taux genere des implications tres significatives sur la performance des secteurs productifs, pour la conduite des variables macroeconomiques tels le balance des paiements ou l’inflation et cree une situation instable.

Au Maroc, l’importance des reserves de change issues essentiellement des transferts des MRE et les recettes touristiques et les exportations formees essentiellement des produits miniers et agricoles et le niveau de la dette sont des facteurs qui influencent le taux de change. La dynamique de taux de change au Maroc est dictee par des considerations conjoncturelles connues, de plus en plus credibles : la politique de change menee par la BAM est de plus en plus transparente et beneficie d’une autonomie croissante. Une politique des taux d’echanges mal inspiree pourrait provoquer une mauvaise allocation des ressources.

Les crises de change des annees 1990 ont semble disqualifier les regimes de change intermediaires au profit des solutions extremes, remettant ainsi a jour le debat sur le choix du regime de change. La situation n’est pourtant pas aussi tranchee. D’abord l’approche par les solutions en coin n’a pas de fondement theorique clair. En effet, aucun modele theorique permettant le choix au sein du spectre de regimes de change existant n’admet comme seules solutions optimales le change fixe institutionnalise ou le flottement libre.

Ensuite, bien que les principaux pays industrialises aient manifeste une nette preference soit pour les regimes a parite fixe tres rigide, soit pour le flottement libre, ces deux solutions posent des problemes importants dans les pays ou les marches financiers sont moins developpes. Il est alors maintenant etabli que des regimes de change intermediaires subsistent en pratique, sous les formes en particulier de flottements administres et d’ancrages glissants. Dans ce dernier, le taux et les marges sont ajustes periodiquement soit a un taux fixe, soit en fonction des variations de certains indicateurs quantitatifs.

En 2006, d’autres pays optaient pour ce regime, il s’agit de la Bolivie, le Botswana, Costa Rica, l’Iran et le Nicaragua. En la meme annee, d’autres pays, comme l’Algerie, l’Argentine et la Tunisie, adoptaient le flottement administre qui consiste en la possibilite d’intervention des autorites monetaires sur le marche des changes en fixant temporairement la valeur du taux de change afin d’eviter une depreciation ou appreciation excessives de la monnaie nationale. Glossaire * Balance de paiement: Compte retracant l’ensemble des operations intervenues au cours d’une periode donnee, entre un pays et l’exterieur. Convertibilite : La convertibilite d’une monnaie est definie comme la possibilite de l’echanger, librement, contre une devise etrangere. Elle signifie donc pour le detenteur de la monnaie nationale un libre acces aux reserves en devises pour l’obtention de monnaies etrangeres. Toutefois, cette liberte ne se presente pas toujours de maniere totale, elle fait souvent l’objet de limites. C’est en fonction de ces limites que plusieurs definitions de la convertibilite peuvent se presenter : Depreciation : La depreciation d’une monnaie correspond a une baisse de son taux de change vis-a-vis d’une ou de plusieurs autres monnaies (generalement un panier des autres monnaies construit par ponderation des poids des echanges commerciaux respectifs avec les autres pays). La depreciation d’une monnaie, rend les exportations des pays qui utilisent cette monnaie, plus competitives, c’est-a-dire moins chers sur les marches internationaux. En revanche, le prix des importations augmente. Le fait qu’une monnaie soit tres depreciee, n’est generalement pas un signe de bonne sante economique. Devaluation : Une monnaie se devalue, ou subit une devaluation, lorsque son taux de change se deprecie par rapport a une monnaie de reference, ou un panier de monnaie. Une devaluation peut se produire sans intervention des autorites monetaires (evolution « naturelle » des parites, on parle alors souvent de depreciation), ou bien etre une decision de politique monetaire decidee par le gouvernement, dans la cadre d’un regime de change fixe. A contrario, une augmentation du cours de la monnaie nationale s’appelle une reevaluation (decision du gouvernement) ou une appreciation (evolution naturelle). Marche des changes: marche sur lequel la monnaie nationale est vendue contre de la monnaie etrangere (la devise), ou l’inverse. * Masse monetaire: ensemble de creances constituees des disponibilites monetaires et quasi monetaires. * Parite: correspond a un taux de change officiel par rapport a un etalon (or, dollar…). * Politique budgetaire: l’Etat, par son budget, oriente l’activite economique selon les choix qu’il effectue en matiere de depenses publiques: repartitions de credits, volumes des aides, secteurs prioritaires… Politique economique: recouvre l’ensemble des actions de l’Etat a CT ou a LT, et est l’aboutissement de l’accroissement de son intervention dans la vie economique et sociale. Elle est soit conjoncturelle soit structurelle. * Politique monetaire: se definit comme etant l’ensemble des instruments dont disposent les pouvoirs publics pour reguler la creation monetaire et l’usage de la monnaie par les agents economiques en fonction de l’interet general. * Taux de change: Taux auquel un pays effectue des transactions sur les marches internationaux. Taux de change fixe: Taux de change determine par la volonte de la banque centrale d’acheter et de vendre la monnaie nationale en echanges de devises a un prix predetermine. * Taux de change au certain: exprime le nombre d’unites etrangeres que permet d’acquerir une unite de monnaie locale. Par exemple : 1GBP= 11 MAD ou la monnaie locale est la livre sterling. * Taux de change a l’incertain : c’est le nombre d’unites de monnaie locale necessaires pour acquerir une unite de devise etrangere. ar exemple : 1 USD= 12,038 MAD ou la monnaie locale est le Dirham. * Taux de change effectif reel : c’est le taux de change nominal pondere par le pouvoir d’achat et par la part que detient chaque pays dans le commerce international. * Taux de change effectif nominal : la moyenne ponderee des taux de changes bilateraux d’une monnaie vis-a-vis de celles des principaux partenaires commerciaux et concurrents, le TCEN permet d’indiquer dans quelle mesure le taux de change nominal de la monnaie nationale evolue par rapport a ces pays. Taux de change flexible: Taux de change dont la banque centrale accepte les variations en reaction a la modification des conditions ou des politiques economiques. * Taux de change nominal: Taux de change auquel la monnaie d’un pays s’echange contre les autres devises. (prix d’une monnaie par rapport a une autre). * Taux de change reel: Taux auquel un pays echange ses biens et services contre ceux d’un autre pays. * Regime de change: peut etre defini comme l’ensemble des regles qui determinent l’intervention des autorites monetaires sur le marche des changes, et donc le comportement du taux de change. Reserves de change: moyens de reglement dont les autorites monetaires d’un pays peuvent disposer pour solder les deficits de leurs balances des paiements envers l’etranger. Bibliographie et Webographie * Ouvrages : * ALLERGET Jean – Pierre, les regimes de change dans les pays emergents, Ed. Vuibert, 2005. * SAMUELSON Paul A. & William D. Nordhaus, Macro-economie, Ed. Nouveaux horizons, 2005. * SLAMTI Ahmed, Le nouveau marche des changes au Maroc et le cambisme international, Ed. Forma Conseil Plus, 1997. * SAMUELSON Alain, Economie internationale, Ed. Dalloz, 1990. JURA Michel, Technique financiere internationale, Ed. Dunod, 2003. * BOURGET Jean, ZINOU Yves, Monnaie et systeme monetaire, Ed. Breal, 2002. * YVES Simon, Techniques financieres internationales, Ed. Economica, 1993. * Rapport : * Rapport de Bank Al – Maghrib, exercice 2008. * Rapport du FMI No. 06/413, Decembre 2006. * Rapport du FMI No. 07/323, Septembre 2007 * Rapport du FMI n° 08/304, Septembre 2008 Annexes Entretien avec Houssam Barakat, responsable du marche de change chez BMCE Capital – L’Economiste: Le panier de reference du dirham est-il adapte au contexte financier et macro-economique actuel? Houssam Barakat: Le regime des changes actuel a vocation a assurer une certaine stabilite du dirham vis-a-vis de ses principaux partenaires, compte tenu de la balance des paiements. Cette meme stabilite a fortement contribue a l’amelioration du climat de confiance des investisseurs etrangers. Sur cet aspect on peut dire que la politique de change menee jusqu’a aujourd’hui a ete fructueuse. Neanmoins une telle politique a ponctionne une part de la competitivite de nos exportateurs. Cela est du a l’appreciation de notre devise par rapport a celles de nos concurrents directs, notamment la Tunisie et l’Egypte.

Aujourd’hui les autorites monetaires sont en train d’apporter des reformes qui sont des jalons necessaires au passage au regime de change flottant. – Le passage vers un regime flottant est attendu pour 2009-2010. La monnaie nationale est-elle prete a honorer ce rendez-vous? – Nous avons pu assister depuis le lancement du marche des changes en 1996 a une amelioration certaine du savoir-faire des differents operateurs de ce marche. Il est incontestable que ces derniers ont gagne en maturite et que le marche est beaucoup plus efficient, plus liquide, plus sophistique qu’en 1996.

En temoigne l’introduction de plusieurs instruments de couverture tels que les swap, les options…. De plus la croissance des reserves de change conjuguee a la bonne tenue des investissements des etrangers au Maroc laisse penser que les autorites monetaires disposeront des moyens necessaires a l’application d’un regime des changes flottant. – Comment vous prevoyez le processus d’adoption du regime de change flottant? – Il n’existe pas de recettes miracles ou une feuille de route unique pour la reussite d’un passage a un regime de change flottant.

Des pays avaient choisi d’operer le passage au regime flottant sans etapes intermediaires (l’Egypte en est l’exemple), d’autres ont choisi de le faire avec des etapes intermediaires comme l’elargissement des bandes de fluctuation. C’est le cas de la chine. Ce dernier exemple est a suivre avec beaucoup d’interet meme s’il existe tres peu de similitudes entre le Maroc et la chine. – Quelles seraient les mesures qui restent a entreprendre pour assurer ce basculement? – Les autorites monetaires ont d’ores et deja entrepris plusieurs mesures afin d’assurer un passage en douceur vers un regime des changes flottant.

On peut citer les dernieres reformes, accompagnees aussi d’un effort de diffusion des statistiques macroeconomiques avec une frequence idoine. Il reste neanmoins plusieurs chantiers a finaliser. Le plus urgent a notre sens est celui de la mise a niveau de la culture de gestion des risques financiers et notamment celui de change. Cette mise a niveau concerne aussi bien les intermediaires agrees que tout autre operateur (entreprise, investisseur …Ndlr. ). Marseille,04Septembre2007 L’Economiste Table des matieres ——————————————– [ 1 ].

SLAMTI Ahmed, Le nouveau marche des changes au Maroc et le cambisme international, Ed. Forma Conseil Plus, 1997, p : 141. [ 2 ]. Ce panier appele panier de cotation a pour objectif d’assurer la stabilite du dirham en termes de taux de change effectif nominal et d’attenuer l’effet sur le dirham des fluctuations propres des monnaies du panier. [ 3 ]. Rapport de BAM presente a sa majeste en 2006 [ 4 ]. Les cours de references sont arretes par le ministere de finance [ 6 ]. Rapport du FMI n° 08/304, Septembre 2008. [ 7 ]. http://www. imf. org/external/np/ms/2008/fra/053008f. htm