L’Autosufisance nationale (keynes, 1933)

L’Autosufisance nationale (keynes, 1933)

Keynes, conférence « L’autosuffisance nationale » 1933 : Conférence qui aborde les relations économiques entre les pays. Keynes est réservé, il indique ici les raisons pour lesquelles il n’est pas en faveur de ces relations (que tout le monde prônait au XIXè). « Il y a un véritable divorce entre les propriétaires et les vrais gestionnaires lorsque, par suite de la forme juridique des entreprises, leur capital est réparti entre d’innombrables individus qui achètent des actions aujourdhui, les revendent demain et n’ont ni la connaissance ni la responsabilité de ce qu’ils ne ossèdent que peu d – « Un calcul financier ut p g d’investir quelque pa capital est maximale on voit à l’expérience antageux pour moi icacité marginale du le plus élevé.

Mais etaire soit éloigné de la gestion est préjudiciable aux relations entre les hommes, et que cela provoque tôt ou tard des tensions et des inimitiés qui finissent par réduire à néant les calculs financiers.  » « Je me sens donc plus proche de ceux qui souhaitent diminuer l’imbrication des économies nationales que de ceux qui voudraient l’accroitre. produisons chez nous chaque fois ue c’est raisonnablement et pratiquement possible, et surtout faisons en sorte que la finance soit nationale. – « j’ai

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donc tendance à penser qu’après une période de transition, un degré plus élevé d’autosuffisance nationale et une plus grande indépendance économique e entre les nations que celle que nous avons connue en 1914 peuvent servir la cause de la paix, plutôt que l’inverse.  » Un niveau élevé de spécialisation internationale est nécessaire dans un monde rationnel, chaque fois qu’il est dicté par d’importantes différences de climat, de ressources naturelles, ‘aptitudes naturelles, de niveau de culture et de densité de population. ‘ Le capitalisme international et néanmoins individualiste, décadent mais dominant depuis la fin de la guerre, n’est pas une réussite. Il n’est ni intelligent, ni beau, ni juste, ni vertueux, et il ne tient pas ses promesses. En bref, nous ne l’aimons pas et nous commençons à le mépriser. Mais quand nous nous demandons par quoi le remplacer, nous sommes extrêmement perplexes.  » ‘ Nous souhaitons —du moins pour l’instant, et aussi longtemps que durera cette phase de transition expérimentale- être nos ropres maîtres, aussi libres que possible des ingérences du monde extérieur.  » Je pense qu’une démarche délibérée vers une plus grande autosuffisance nationale et un plus grand isolement économique nous faciliterait la tâche, dans la mesure où cela n’aurait pas un coût excessif.  »  » Le XIXe siècle a donné une place extravagante à ce que ron peut désigner, pour faire court, aux « résultats financiers », promus critère d’appréciation de toute action, qu’elle soit publique ou privee. ‘ Nous détruisons la beauté de la campagne parce que les plendeurs d’une nature qui n’appartient à personne n’ont aucune valeur économique. (… )Londres est l’une des villes les plus riches de l’histoire de la civilisation, mais el 2 économique. (… )Londres est l’une des villes les plus riches de l’histoire de la civilisation, mais elle ne « peut pas se permettre » les réalisations les plus ambitieuses dont sont capables ses habitants, parce qu’elles ne sont « pas rentables ».  » Je trouve que dans tous les pays, sans exception, où les partisans de l’autosuffisance nationale ont pris le pouvoir, eaucoup de bêtises ont été commises la Russie offre le pire exemple que le monde ait connu d’incompétence administrative et sacrifie à des idiots à peu près tout ce qui fait que la VIe vaut d’être vécue. i’  » les politiques actuelles ne doivent pas être jugées selon les règles du credo précédent.  » Trois dangers cependant dans la mise en place d’une autosuffisance nationale (la bêtise, la précipitation, l’intolérance)  » Quand un doctrinaire passe à l’action, il doit, pour ainsi dire, oublier sa doctrine.

Car celui qui, dans l’action, reste prisonnier de on discours, manquera probablement son but.  » La Russie nous donne aujourd’hui un exemple terrifiant des maux provoqués par une précipitation démentielle et inutile. ‘ Nous n’avons pas en tête, prête à l’emploi, l’idée exacte de ce que nous voulons. Nous la découvrirons chemin faisant, et nous devrons lui donner forme en fonction de notre expérience. ‘ Nous avons besoin du concours de tous les esprits brillants du moment. Staline a éliminé tout esprit critique, tous ceux qui faisaient preuve d’indépendance, même lorsqu’ils avaient de la sympathie pour sa cause.  » 3