L’action politique doit-elle être guidée par la connaissance

L’action politique doit-elle être guidée par la connaissance

Pourquoi historien écrit-il ? En effet, il apparaît impossible de dissocier une quelconque écriture de l’histoire du but poursuivi à travers cette écriture. Cette finalité déterminera alors la manière dont histoire doit être écrite. Cidre d’écriture de l’histoire suppose d’abord une intervention de l’historien dans l’acte même d’écrire. En ce sens, l’historien a une activité proche de celle du romancier. Pourtant, la discipline historique vise une connaissance véritable du passé humain et non une quelconque vraisemblance.

Par Par conséquent, il est primordial de se demander quelle est la relation exacte entre l’activité d’écriture de l’historien et celle du romancier. Y a-t-il une parenté entre l’acte d’écrire de l’historien et du romancier ? Une telle parenté serait-elle entièrement néfaste à la discipline historique ? Par exemple, le fait que ‘historien s’investisse dans l’écriture de l’histoire condamne-t-il la connaissance historique à n’être qu’une pseudo—connaissance frappée de subjectivité ? Il se pourrait alors que l’idée de l’écriture de l’histoire doive être abandonnée pour que l’on parle plutôt des écritures de l’histoire.

Au contraire, l’écriture de l’histoire par l’historien doit-elle prétendre être radicalement différente de celle du romancier afin d’atteindre une objectivité qui serait toute scientifique ? Plan détaillé : [comme pour le dernier

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devoir, J’ai essayé de m’en tenir à ce qui a été dit en cours et dans les précédents corrigés fin que vous puissiez voir comment il était possible d’agencer les différents éléments de réflexion dans une réponse progressive] l- La nécessité d’un contrôle de la subjectivité de l’historien dans l’écriture de l’histoire. – génie écriture vertueuse : l’poche — Une première finalité de l’écriture de l’histoire : histoire et politique. Il y a deux conceptions envisageables du rapport entre l’histoire et la politique et cela a une grande influence sur l’écriture de l’histoire : l’histoire au service de la politique : le magistère civique. ‘histoire comme compréhension du présent pour permettre ne action politique éclairée. Le modèle de l’école de arc bloc et lucide 2 3 lucide fibre.

En réaction à une conception de l’histoire au service de la politique, l’école des Annales souligne l’idée qu’une « histoire qui sert est une histoire serve Cette servitude de l’histoire serait en réalité une aliénation de l’écriture de l’histoire à des orientations politiques. En effet, historien orienterait alors ses écrits en fonction de son engagement existentiel dans la politique. Cicatrice de l’histoire, loin d’être objective, serait plutôt contaminée par des jugements zoologiques subjectifs qui entendraient inhiber une véritable explication des événements étudiés.

Ex : l’analyse que fait Marc bloc de la figure de robinetiers dans l’Apologie pour l’histoire ou le métier d’historien. Dans ce cas, il ne aurait plus une écriture de l’histoire mais des écritures de l’histoire à cause des jugements de valeur qui déforment l’explication. — Pourtant, selon l’école des Annales, ce refus de la soumission à la politique ne doit pas empêcher l’écriture de l’histoire d’être engagée. Au contraire, le récit de l’historien serait alors épuré et l’écriture de l’histoire permettrait d’ouvrir à la compréhension du ressent.

Loin d’être un asservissement déformant à la politique, l’écriture de l’histoire serait plutôt le reflet d’une neutralité zoologique de l’auteur permettant une véritable action politique éclairée par la connaissance des déterminations présentes. — pas de jugements de valeur mais la recherche d’une explication neutre d’un point de vue zoologique. Marron De la connaissance historique : poche nécessaire à l’écriture de l’histoire.

L’écriture de l’histoire est une écriture vertueuse qui suppose que l’historien ait mis entre parenthèse son engagement existentiel et ses valeurs pour permettre une FA 13 ‘historien ait mis entre parenthèse son engagement existentiel et ses valeurs pour permettre une compréhension authentique. 2- Une écriture rigoureuse : la méthode. Le refus du jugement de valeur est une première étape nécessaire dans la purification d’une écriture de histoire toujours menacée d’être malencontreusement soumise à la subjectivité discordante de l’historien.

Mais pour devenir objective, l’écriture de l’histoire ne doit-elle pas se rapprocher au maximum des explications scientifiques telles que celles qui sont par exemple établies en physique ? [petit développement non vu en cours mais qui est intéressant ans la mesure où l’écriture de l’histoire obéirait aux mêmes principes que toute science] Pour le positiviste qu’était car hampe, l’écriture de l’histoire obéirait en fait aux mêmes principes d’explication que toutes théories physiques.

Cela impliquerait par conséquent la nécessité de réformer l’écriture actuelle de l’histoire pour viser une écriture plus rigoureuse. Pour hampe, dans son article intitulé thé fonction Fo général las ni histoire, l’explication historique fonctionnerait exactement comme une explication scientifique quelconque en associant deux faits grâce à une loi générale implicite.

Par exemple, en expliquant la révolution française par un soulèvement de la population affamée et en colère, historien supposerait en fait la loi générale selon laquelle la cause « faim et accumulation de mécontentement » conduit à l’effet « révolution La révolution française ne serait qu’un cas particulier subsumer sous cette loi générale et l’explication historique serait donc la substitution d’un cas particulier sous une loi générale implicite. La différence entre histoire et physique reis 4 3 La différence entre histoire et physique résiderait alors, selon

hampe, dans le constat suivant : la validité et le caractère explicite des lois générales de la physique s’opposeraient aux caractères implicite, fortement discutables et difficilement vérifiables des lois générales mobilisées en histoire. L’écriture de l’histoire reste vague car les lois générales ne sont que rarement explicitées. L’écriture de l’histoire reste fragile dans ses résultats car la validité de ses lois est largement contestable. Chez hampe, l’identification de principe entre sciences et histoire le conduit à une conception assez pessimiste du statut de l’écriture de l’histoire.

Dès lors, comment rendre plus rigoureuse l’écriture de l’histoire pour répondre à ce défit positiviste ? Une certaine purification de l’écriture de l’histoire passe alors par la compréhension de la réelle spécificité de la discipline historique. Pour soignions, si l’histoire est spécifique c’est dans sa méthode et non dans sa finalité. Comme les autres sciences elle doit viser le vrai mais elle ne peut y parvenir que par des moyens qui lui sont propres. C’est un encadrement strict du travail de l’historien qui devrait ainsi permettre d’aboutir l’écriture de l’histoire.

L’écriture doit en effet être considérée homme l’aboutissement de tout un travail rigoureux. Malgré le fait que l’école méthodique ait été très décriée il faut reconnaître que charges-victoire langions et charges soignions ont eu le mérite dette attentifs au fait que l’écriture de l’histoire devait être réglée très précisément (illumination aux études historiques). Soumettre son propos à un travail méthodique en amont. Critique externe et critique 3 soumettre son propos à un travail méthodique en amont. Critique externe et critique interne. Harmonisation de l’écriture. Ex : les notes de bas de page. [je ne développe pas ces deux aspects… Voir corrigés précédents et cours] On retrouve ici une seconde caractéristique de la finalité de l’écriture de l’histoire. Celle-ci ne doit pas être close sur elle- même. Elle doit au contraire s’ouvrir au regard d’autrui et permettre une véritable interventionniste. Réécriture de l’histoire ne doit pas être tyrannique et arbitraire mais elle doit, au contraire, permettre à autrui de penser avec « historien et de vérifier ce que ce dernier affirme.

Transition : silo est surprenant de rapprocher l’école méthodique de l’école des annales, il faut voir qu’en réalité ces deux écoles ont participé ouates les deux, mais de manière différente, à une réflexion précise sur l’écriture de l’histoire. – école des Annales : émancipation de l’histoire vis-à-vis d’une soumission à la politique rendant l’écriture de l’histoire subjective et plurielle. – école méthodique : volonté de contribuer à la scientifique de l’écriture de l’histoire par le travail sur la méthode.

Ce qui précède laisse l’impression que l’écriture de l’histoire, qui est celle de historien, doit nécessairement s’émanciper et se distinguer d’une écriture plus libre qui serait celle du romancier. Pourtant, est-il si évident que l’historien n’ait rien à gagner comparer son écriture à celle du romancier ? N’ a-t-il pas un certain usage de l’écriture de l’histoire littéraire qui puisse être fait par l’historien de métier ? Il- la fertilité de la parenté entre l’écriture de l’historien et celle du romancier. 1- la liberté de l’écriture d 6 3 e repos l’historien et celle du romancier. – la liberté de l’écriture de l’histoire : une réponse à la simple curiosité. L’écriture qui est celle du romancier apparaît libre dans la mesure ou ce dernier choisi son sujet et son traitement. Plus que elle, il invente même son objet et son intrigue. Sans réclamer une liberté si absolue, l’historien gagne à voir quel point le récit qu’il écrit est proche du récit littéraire. Dans le style provocateur qui est le sien, Paul veine n’hésite pas à dire que « l’histoire est un roman vrai » (Comment on écrit l’histoire). Que veut dire cet historien lorsque’ qualifie l’histoire de « roman vrai » ?

L ‘historien doit d’abord se détacher de l’emprise de la tradition qui réduit l’écriture de l’histoire à une histoire dite événementielle (i. Eu. Centrée sur les guerres, les relations diplomatiques et les cessions des dirigeants). Veine reprend alors la tendance exprimée par l’école des Annales pour laquelle il existe une multiplicité d’approches possibles. Par exemple, la pluralité des temps chez brûlée permettrait d’avoir une écriture de l’histoire au plus proche des causes qui seraient les moteurs de l’écriture réelle de l’Histoire.

Le temps long, marqué par la détermination essentielle de la géographie, serait complété par un temps portant les développements des structures économiques et sociales et, pour finir, la surface de ces mouvements serait alors les événements politiques du temps rouet (écrits sur l’histoire). AI ne aurait donc pas une seule approche possible en histoire. Comme le romancier, l’historien a le choix de son sujet et de sa manière de le traiter. Cette liberté de l’historien dans l’écriture de l’histoire n’est pas négligeable. ‘écriture de l’histoire toi l’historien dans l’écriture de histoire n’est pas négligeable. L’écriture de l’histoire doit répondre à la « pure curiosité » et peut être conçue comme une véritable exploration de l’humanité dans toutes ses possibilités. L’histoire ouvre donc à l’infini le champ de notre expérience de l’homme. Pour veine, s’il n’ a pas ne écriture de l’histoire mais des écritures de l’histoire, c’est que cette pluralité est féconde et est la seule à même d’approcher la complexité de la vie humaine qui est l’objet de l’histoire.

Pourtant cette pluralité fertile de l’écriture de l’histoire est la marque d’une subjectivité de l’historien qui se manifeste à travers ses choix. Loin de supprimer toute subjectivité, la réflexion sur l’écriture de l’histoire doit donc souligner qu’il y a une nécessaire implication particulière de la subjectivité de l’historien dans l’acte d’écrire. 2- La structure dramatique de l’écriture de l’histoire : le concept d’intrigue. Chez veine, il y a un autre sens encore plus fondamental selon lequel l’histoire serait un roman vrai. AI y aurait une parenté nécessaire de l’écriture du romancier et de l’historien à travers les notions d’intrigue et de drame. Lorsque veine parle de la multiplicité des approches possibles pour l’écriture de l’histoire il utilise le concept d’ « intrigue Ce faisant, AI emprunte à la littérature une de ses préoccupations majeures et il montre à quel point l’écriture de l’histoire doit faire une place de choix aux réseaux de causalité qui permettent de comprendre le dénouement, non pas fictif, mais réel de l’intrigue. Écriture de l’histoire littéraire et celle de l’histoire comme discipline serait donc proches parentes en ce qu’elles seraient centrées sur une anti BU centrées sur une intrigue donnant du sens aux événements relatés. Cintrage est la condition de la signification des événements pour le lecteur. Sans elle, histoire apparaîtrait simplement comme un ensemble disparate et non cohérent. Ces dans l’intrigue que l’écriture de l’histoire peut donner du sens et l’historien ne doit donc pas renoncer à une écriture de type romanesque.

Ainsi, l’écriture littéraire permettrait de rendre empoté de la structure dramatique de histoire. L’exemple de micheline (dans son Histoire de la révolution française ou son Histoire de France) est ici édifiant. Il est possible de critiquer ce dernier pour l’absence de formalisation de ses explications et notamment l’absence de notes de bas de page (que l’école méthodique lui reproche vivement). Néanmoins, veine voit en micheline un des pères de l’historiographe moderne par sa capacité à rendre vivante l’histoire qu’il raconte.

Chez micheline, l’écriture de l’histoire est le centre de gravité de trois axes : littérature, philosophie et politique. Si les influences de la philosophie et de la politique lui ont souvent été reprochées, il n’en reste pas moins que l’aspect littéraire de son ouvre contribue à donner du sens aux événements en les replaçant dans une intrigue. Ici, la littérature serait un outil dont l’historien ne devrait pas se privé afin de mettre son récit en intrigue et donc de lui donner du sens.

Néanmoins, l’écriture de l’histoire devient désormais un travail périlleux qui requiert plus que jamais que l’historien soit attentif. Car l’outil littéraire ne doit pas se retourner contre l’explication historique en la travestissant et en a déformant. Cet aspect littéraire contre l’explication historique en la travestissant et en la déformant. Cet aspect littéraire de l’écriture de l’histoire est alors synonyme d’un retour non négligeable de la subjectivité de l’historien. Car en effet, c’est bien lui qui choisit son sujet, son approche et la mise en intrigue des événements.

L’intrigue, en tant qu’elle est un réseau de causalité aboutissant à un dénouement résulte du travail de l’imagination de historien dans le silence des documents. Car en effet, l’histoire est bien une « connaissance par traces » ; et ces traces ne dictent pas l’intrigue eu l’historien décide de suivre. La révolution française peut ainsi être intégrée dans une intrigue privilégiant l’explication politique, l’explication économie-démographique de type malthusienne, ou encore l’explication économique de type marxiste. Or reprendre un exemple de veine, il est même possible de négliger les bouleversements politiques pour étudier la vie des paysans inversais sous la révolution française. Les approches culturelles ou culturelles ne sont pas non plus des options à évincer. Loin d’être simplement un résidu à supprimer, la subjectivité de ‘historien s’avère à présent constitutive de l’écriture de l’histoire et de sa richesse explicative.