L’acceptation

L’acceptation

Accepter que d’autres repetent nos erreurs est une marque d’amour pour soi. Il faut d’abord avoir accepte sa propre blessure pour etre en mesure de voir la plaie de l’autre. On elimine la moitie de son existence quand on ne veut pas vivre la partie desagreable. Si on ne s’accepte pas comme on est, on va toujours se demander pourquoi les autres ne nous acceptent pas. On refuse souvent a l’autre, ce qu’on n’accepte pas pour soi. Il faut etre riche pour ne rien accepter de gratuit, et d’une grande pauvrete pour justifier ce qu’on refuse. Quand on n’accepte pas d’etre imparfait, n passe son temps a le prouver. Plus on est receptif a la lumiere, plus on est plus sensible a notre obscurite. Seul le pauvre qui accepte sa pauvrete peut librement refuser de se faire vivre la misere du riche. On peut avoir de la vie tout ce qu’on veut d’agreable a la condition de ne pas refuser ce qu’elle nous donne de desagreable. S’aimer, c’est s’etre si bien accepte qu’on n’a plus a y penser. Si on ne s’accepte pas comme on est, on va toujours se demander pourquoi les autres ne nous acceptent pas. On refuse souvent

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a l’autre, parce qu’on lui refuse ce qu’on n’accepte pas pour soi.

On doit d’abord avoir accepte ses defauts, avant de vouloir pardonner a l’autre ses qualites. Notre refus nous separe de tout, mais notre attachement a des choses et a des etres vient toujours de notre acceptation. On ne refuse pas toujours ce que l’on n’accepte pas, mais on se refuse toujours l’occasion de comprendre. Ce que l’on a refoule et oublie, on finit par le voir chez les autres, parce qu’on a refuse de le voir en soi. On s’attribue souvent ce que l’on aime chez l’autre, mais on lui refuse toujours ce que l’on ne veut pas reconnaitre en soi. Le simple bon sens m’oblige a m’accepter tel que je suis, ar je ne peux pas accepter les autres tels qu’ils sont, si je ne m’accepte pas d’abord comme je suis. Lorsqu’on accepte que dans la vie il y a un prix de douleur, on parvient aussi a comprendre et a accepter ce qui souffre en soi. On rejette souvent ce qu’on a aime, et on est aussi rejete parce qu’on ne s’est pas assez aime. Pour heriter de quelque chose, il faut accepter de perdre autre chose. La vraie richesse n’est pas obtenue par celui qui est un modele de reussite, mais par celui qui a accepte sa condition de pauvrete. Reconnaitre sa pauvrete permet de mieux connaitre la richesse de ce monde qui nous entoure.

C’est uniquement en fermant la porte sur notre pauvrete, qu’on ouvre celle de la richesse. Reconnaitre et accepter sa petitesse, c’est etre gueri de son ambition de vouloir etre grand, car c’est ce qui nous empeche de l’etre. Celui qui n’accepte pas de mourir a ses difficultes refuse sa vie et se condamne du meme coup a vivre avec elles. Le remords est un sentiment qui provient de la faute qu’on n’accepte pas d’avoir commis, car si on l’acceptait, on ne se tourmenterait pas ainsi. C’est en acceptant d’etre l’acteur principal de notre drame que l’on trouve notre vrai role. Le premier remede a notre bien-etre st l’acceptation d’un symptome qu’on ne comprend pas et d’une solution qu’on ne possede pas. Ce n’est que lorsqu’on accepte d’etre abandonne qu’on peut se retrouver avec soi-meme. Le bonheur ne s’acquiert pas au mepris de la souffrance, c’est grace a elle et malgre elle qu’on en arrive a vivre heureux. On peut tout apprendre sur soi, tout comprendre, tout reconnaitre, mais jamais tout accepter, on s’habitue seulement a vivre avec soi. Etre la ou on est, est toujours le meilleur endroit ou l’on doit etre, si on l’accepte. Notre vie n’a de sens que le jour ou on commence a lui donner un sens et a vivre en ce sens.

L’inutilite de notre vie est toujours en fonction de notre disponibilite a etre utile. La vengeance ne fait mal qu’a nous quand elle est acceptee par l’autre. Notre malheur ne fait mal qu’a nous, aux autres il fait du bien, car ils l’acceptent sans peine. Il faut laisser les bons souvenirs en arriere et regarder les autres en face pour les oublier. Toutes les formes de justice que nous faisons aux autres, nous reviennent un jour ou l’autre sous formes d’injustices. Si l’homme veut s’humaniser, il doit d’abord s’humiliser. C’est en se rappelant sans cesse nos satisfactions d’hier, u’on essaie toujours de justifier nos contrarietes d’aujourd’hui. On ne se fait jamais justice quand on se justifie, car la justification est toujours une arme que l’on retourne contre soi. La perfection, c’est accepter tout ce qui existe, la sagesse, tout ce qu’on ne peut pas changer. La vraie satisfaction nous penetre par la meme ou peut penetrer l’humilite. Ne pas s’emballer pour ce qu’on peut faire, ou ne pas se decourager pour ce qu’on ne peut pas changer, voila l’humilite. Quand la tete dit non, seul le Coeur peut accepter ce qu’elle ne comprend pas. Ce qui nous a fait le plus mal st toujours ce qui est le plus difficile a oublier, mais quand on l’accepte, c’est ce qu’on ne veut pas oublier. Tout homme qui accepte sa folie ne craint pas de paraitre fou. C’est ce qu’on redoute le plus qui peut souvent nous enlever notre doute. Le courage est toujours un produit de la volonte, quand on peut accepter ce qu’on ne peut pas changer. Plusieurs veulent changer la societe, mais peu acceptent d’en faire partie. Plusieurs acceptent de ne pas etre un genie, mais peu acceptent de n’etre qu’eux-memes. On est souvent inadapte a sa vie, parce qu’on n’accepte pas de s’adapter a la vie.

Ce n’est pas notre ignorance des lois qui nous empeche de les suivre, c’est notre incapacite a les respecter. Il faut d’abord avoir reconnu que notre vue est faible avant d’accepter de porter des lunettes. Il faut au moins partager ce que l’on est, si on ne peut pas donner ce qu’on n’a pas. S’il n’est pas question d’accepter les complications de la vie, il nous faut au moins en accepter sa simplicite. Si l’on accepte tout ce qui nous arrive comme quelque chose dont on a besoin, aucune force exterieure ne pourra nous soumettre, car la force ne sera plus a l’exterieur mais en nous