Laboration Du Positionnement

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Protection de renfan or7 Sni* to View Présentation du lieu de stage J’ai effectué mon stage dans une maison d’enfants à caractère social (MECS). Ce lieu accueille environ soixante jeunes, âgés de cinq à dix-neuf ans. Ils sont généralement appelés « enfants » par les professionnels. Ils sont répartis en quatre unités de vie mixtes, représentation institutionnelle et il a fallu que je quitte l’établissement pour pouvoir penser et interroger cette forme de désespérance et de constat d’impuissance.

L’équipe de cette MECS comprend un directeur et deux chefs de seraice qui encadrent les quatre équipes d’éducateurs affectées espectivement à une unité de vie, et des surveillants de nuit. une institutrice, une éducatrice et quelques bénévoles, constituent un service pédagogique qui gèrent les temps périscolaires. Des assistantes sociales s’occupent du service d’accompagnement familial chargé de travailler en partenariat avec les familles.

Elles tentent de pallier la non-fiabilité, l’incompréhension et la confusion qui marquent le lien entre l’environnement familial et la MECS. Toutes ces équipes mais aussi celle de l’administration et de la gestion du lieu de vie (secrétaires, lingères, cuisinières, ommes d’entretien… ) prennent part à la vie quotidienne de la maison d’enfants. Dans une certaine indifférenciation des fonctions, les professionnels conduisent les jeunes

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à l’école, aux divers rendez-vous, ou au domicile de leurs parents…

Les moments d’inéquation de ce fonctionnement soulignent cette confusion des places. L’équipe multiplie les réunions mais oublie de partager les informations entre eux ; elle n’est pas une « grande famllle » où chaque adulte est à même de prendre en charge l’éducation des enfants en institution. Cette Mecs comprend un pôle de soin constitué par la psych PAG » rif 7 institution. Cette Mecs comprend un pôle de soin constitué par la psychologue, le psychiatre, et une infirmière.

Le cabinet de l’infirmerie, qui accueille les petites plaintes somatiques et récurrentes des jeune est installé à côté de l’accueil. Les jeunes sont avant tout, en demande de préoccupation et d’une forme de maternage que l’infirmière semble leur prodiguer. Les bons soins passent d’abord par cette porte, les amener jusqu’à celle des « psys » s’avère plus difficile. Les bureaux de la psychologue et du psychiatre sont situés dans un pavillon, partagé avec e service d’accompagnement familial, à Pautre extrémité de l’entrée.

La violence des situations familiales, prises dans des mouvements de répétition (parfois sur plusieurs générations), semble nécessiter, pour que l’instltution puisse se défendre des mouvements dépressifs qui la traversent, d’éloigner ceux qui s’en occupe (la psychologue, le psychiatre et les assistantes sociales), et de tenter de « faire famille » à son tour. La référente de mon stage est présente sur la structure depuis trois ans et est toute jeune diplômée. Un rapport de filiation s’installe rapidement. J’ai la sensation d’être son apprentie, celle qui va prendre la relève.

Elle a encore un regard plein d’espoir face à ces enfants et dans chaque situation, même si cela ne se passe pas comme prévu, elle pense que cela vient dire quelque chose et cherche à mettre de nouveau du sens afin d’adapter au mieux la prise en charge de l’enfan PAGF3C,F7 chose et cherche à mettre de nouveau du sens afin d’adapter au mieux la prise en charge de l’enfant. J’assiste en tant qu’observatrice, à certains rendez-vous individuels qu’elle propose aux enfants et à certains parents ; parfois ces entretiens ont une demande de l’équipe.

Je l’accompagne aux nombreuses réunions auxquelles elle participe : réunions d’équipe, synthèses en présence ou non de la famille, réunions de cadres, réunions d’admission etc… Dans les réunions d’équipe, les éducateurs apportent leur expérience avec les jeunes au quotidien, qu’ils perçoivent comme « la vérité » des jeunes. Ils entendent difficilement les autres réalités amenées par les professionnels extérieurs à l’institution.

J’aurai souhaité aller sur le lieu de vie des enfants afin d’observer leur comportement avec les différents adultes, leurs camarades ais ma référente de stage ne le souhaitait pas, justifiant le fait que cela pouvait être intrusif pour ces enfants. La psychologue devait rester dans son bureau afin qu’ils se sentent rassurés de pouvoir venir y déposer des choses. Le premier contact que j’ai eu avec les enfants de la MECS a été lors des « premiers entretiens »; La psychologue les reçoit afin de faire leur connaissance et d’en savoir plus sur son histoire de vie.

Il est rare que les entretiens donnent sulte à un suivi. En effet, la plupart des enfants consultent déjà à ‘extérieur du foyer. Ce ui m’a étonnée, je pensai que la psychologue faisait des suivis réguliers a l’extérieur du foyer. Ce qui m’a étonnée, je pensai que la psychologue faisait des suivis réguliers avec la plupart des enfants de ce foyer. Néanmoins, la porte leur est ouverte, la psychologue spécifiant bien que s’lls en éprouvent le besoin, ils peuvent prendre rendez-vous.

Aux premières rencontres, je me sentais comme une « intruse » ; J’avais l’impression que l’enfant donnait l’accord de ma présence dans le but de satisfaire le désir de la psychologue mais qu’il ne s’agissait pas d’une décision totalement libre. Puis, je me suis dit que mon sentiment de gêne devait se percevoir et que cela risquait d’accentuer le ressentit de celui-ci. A la fin de ces entretiens, j’étais bouleversée ; Etre assise face ? ces enfants, qui ont été séparé de leur environnement familial, de leurs repères, me rendait triste, j’avais le ventre noué.

L’institutlon était là pour les protéger mais est ce que l’enfant mettait du sens à son placement ? Comment pouvait-il se construire physiquement et psychiquement avec toutes ces personnes différentes pour s’occuper de lui ? Arrivera-t-il à se faire une place au sein de cette structure ? La rencontre Une situation m’a particulièrement interpellée. Il s’agit d’un des premiers entretiens auxquels j’ai assiste ; Cet enfant était arrivé depuis un mois environ à la MECS, je la nommerai Mlle A.

J’étais en stage depuis seulement quelques jours, ma référente m’explique la situation en quelque mots avant de la rencontrer. C’est une enfa ma référente m’explique la situation en quelque mots avant de la rencontrer. Cest une enfant mineure étranger isolée- le foyer n’a encore jamais pris en charge un mineur étranger isolé, Mlle. A est la première-, elle arrive d’un pays africain sans famille, avec ‘aide probable d’un passeur, sans aucun documents pour justifier son identité. Elle a été confiée par le Juge des Enfants à l’ASE.

Nous allons la rencontrer avec une interprète car elle ne parle pas français. Des frissons me parcouraient tout le corps, cette fillette devait être complètement perdue et désemparée. Sans langage, celle-ci devait se sentir totalement étrangère, perdue, seule face ? toutes ces personnes qui devaient la questionner sur son arrivée en France. En écoutant ma maître de stage, j’avais une multitude de questions en tête ; Comment alllons nous pouvoir l’aider au mieux ? Comment lui permettre de continuer de grandir, de se construire une identité dans un univers totalement inconnu pour elle ?

Comment parviendra-t-elle à s’intégrer au milieu des autres enfants ? Mais aussi, comment l’équipe pluri disciplinaire va-t-elle pouvoir adapter le dispositif de prise en charge pour cette jeune ? Mlle. A arrive à l’entretien accompagnée de la traductrice. Nous nous installons tous les 4 autour d’un bureau. Je suis assise à coté de ma référente et Mlle. A est face à moi, avec l’interprète à ses côtés. C’est une jeune fille propre sur elle, bien habillée, qui a l’air de faire attention à son ima