La Truelle

La Truelle

Après l’apprentissage qui se fait dans le silence et l’introspection, le grade de C est une invitation au voyage. Le C en effet a cinq ans. Cinq : la symbolique de ce chiffre est celle de la vie, de la liberté, des nouveaux départs et des nouveaux horizons ; bref, des voyages. Dès l’élévation, le C quitte le temple pour aller découvrir le vaste monde qui l’entoure. Tel Ulysse qui, lui aussi voyageait avec ses compagnons, Je suis allé de découve mais également TT , décor d’occasions où se tissent les relat recherche 2 page FF naturellement, à prendre.

Autant n marche dans une commune. Compagnons de route, en quelque sorte. La route, justement, en maçonnerie me semble certainement plus importante que la destination. Voilà une remarque que je me fais souvent : finalement, l’important dans la vie, c’est la vie. Le chemin et le cheminement plus que le but ou la destination qui, de toute façon, sont connus et inéluctables. Le progrès, en quelque sorte et stricto sensu.

Et de repenser à Kerouac le plus emblématiques des coureurs de routes et le plus célèbres des beatniks, à Moitessier et son Joshua ou âges, ont effacé la plus belles des

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légendes sur les cartes : terra incognita. De repenser aussi à Dave Bowman et Franck Poole confiant leur destinée à l’énigmatique HAL ; ou encore à Charles et Ray Babbit et pourquoi pas, voire avant-tout d’ailleurs, aux Shadoks et aux Gibis… je pourrais continuer la liste longtemps ; au delà des représentations, ce qui compte dans ces récits c’est le progrès ; essence même du genre.

Autant de voyageurs, autant de parcours initiatiques au sens propre du terme ; autant d’invitations au progrès, tels, naturellement, les voyages de nos FF Lindbergh, Glenn ou Aldrin, repousseurs de frontières et grands symboles de la course au progrès s’il en est. Heureux qui fait un long voyage disait le poète et heureux qui peut apprécier, quand il la retrouve, tout comme la cheminée fumante de Liré, la vie de sa loge à la lumière de ses expériences sur d’autres colonnes et sous la même voute étoilée. Bref, après le pourquoi et la réflexion de l’apprentissage, arrivent le comment et l’action du compagnonnage.

Le grade de C est celui de la continuation du travail et de l’approfondissement de l’instruction : les outils proposés au compagnon sont plus precls, plus subtils : après la perpendiculaire on découvre le maillet, le ciseau et la ègle pour dégrossir et tail n manie également le 2 2 grade de C on découvre également un outil particulier : la truelle. 2 De la truelle En maçonnerie opérative, la truelle (du latin truella) est le dernier outil, celui qui sert à parfaire et terminer l’oeuvre de la construction.

La truelle permet d’appliquer le ciment qui sert à lier les pierres, lisser les dernières imperfections et à finir le travail. La truelle du maçon, contrairement à celle du plâtrier, est de forme triangulaire, généralement de petite taille. Même dans les recoins, la truelle peut se faufiler. D’autant plus qu’il en existe de différentes formes et de différentes tailles, de la truelle à joints, petite et fine, jusqu’à la taloche, rectangle de grande taille permettant de lisser de larges surfaces dun coup.

C’est un prolongement de la main dont elle constitue une protection pour fabriquer et manipuler le ciment. Le ciment en effet, contient de la chaux et dautres matières abrasives dont il faut préserver 2 la main. À Pheure de manier la truelle, le gros du travail est terminé : il ne s’agit plus de tracer des plans, de polir des pierres ou de les aligner, mais de les aire tenir les unes aux autres, de les rendre solidaires afin de les assembler, et pour longtemps.

Comme on sait, ce processus, linéaire dans la vie profane est en maçonnerie un cycle toujours recommencé. Bien que certaines sociétés ré-colombiennes s’en soit passé ( Cuzco, 30F 12 notamment), le ciment est en général utilisé en occident et depuis longtemps. Il s’agit d’une matière intéressante : ce n’est pas une matière naturelle mais un assemblage de plusieurs matières premières : argile, calcaire, chaux, silice, ferrite, etc. Le ciment est le fruit d’un travail humain. Le processus met en oeuvre une cuisson qui permet un changement d’état chimique.

Le ciment, qu’on croirait être une produit banal est en fait une matière assez sophistiquée ; née de rexpérience et de Himagination des maçons et améliorée au fil des âges. Comme chacun sait, mélangé à de l’eau le ciment donne une matière fluide et collante aux propriétés mécaniques et rhéologiques particulières dont il existe de nombreuses variantes. On peut ajouter au ciment des graviers (pour obtenir du béton), des barres de fer (pour obtenir du béton armé), du sable (pour obtenir du mortier, nvention dûe aux Romains, ce qui leur permit de construire en briques des bâtiments plus hauts et plus légers).

Bref, le ciment est une matière multiforme et multi-usages. Le ciment marie les quatre éléments : ses matériaux de base viennent de la terre, le feu le cuit, l’eau lui donne un état utilisable et il permet aux construction de résister à pair du temps. Et puis le ciment, comme toute matière d’assemblage, comporte aussi sa 4 2 mesure(s). Enfin, pour manipuler le ciment et en dépit de son apparente simplicité, la truelle est loin d’être un outil facile à utiliser : je my suis essayé t j’avoue avoir été pataud.

La truelle, ne serait-ce que par sa forme triangulaire rappelle les trois colonnettes qui bordent le pavé mosaïque dans quelques rites : elle permet la beauté à qui sait la manier avec la juste force et dans la sagesse. Symboliquement, on le sait, le grade de compagnon, qui connait la lettre 3 G, est celui de la recherche de l’équilibre et de la juste proportion, qualités nécessaires pour obtenir un ciment de qualité : trop d’eau ou pas assez d’eau et l’amalgame ne prend pas.

De la formule même du ciment dépend la solidité de l’ouvrage : trop de eci ou pas assez de cela et c’est la solidité même de l’ouvrage qui est remise en cause. 3 Symbolique de la truelle Je vous livre ici le résultat des quelques recherches bibliographiques que j’ai pu effectuer au cours de ma vie de C. S’agissant d’un travail essentiellement autodidacte, vous en excuserez la légèreté. En maçonnerie, nombre de symboles vont, pour ainsi dire, en couple : l’équerre et le compas, le maillet et le ciseau, la perpendiculaire et le niveau… ien que possédant chacu mbolique, ces outils sont s 2 force pour l’un et la précision pour Pautre) ce n’est que orsqu’ils sont combinés que la taille de la pierre devient efficace. Ces outils sont communs à tous les rites. Au rite français on trouve, en plus, un outil spécifique au grade de compagnon : la truelle. De plus, la truelle est, comme moi, un outil célibataire, qui n’est pas associé à un autre outil. D’ailleurs Boucher la classe dans une catégorie sui generls.

Elle symbolise le travail de finition, le fignolage qu’on fait une fois le gros oeuvre achevé. Grâce au ciment gâché, elle soude les pierres entre elles et égalise les aspérités. La truelle est d’ailleurs révélée au cinquième et dernier voyage. Le ciment est le symbole du liant, de l’amour fraternel ou de la bienveillance entre les SS et les FF , bref entre tous, pour édifier le Temple dans l’harmonle. La truelle est le symbole de la connaissance bien faite, de la qualité et de la perfection.

Pour Michel Reyt (in Dictionnaire de la FM , PCF) Le Maçon doit rechercher tout ce qui unit, rejeter tout ce qui divise et sépare les hommes. Il doit arriver à la solution acceptable pour tous, conforme l’intérêt de tous ou encore un maçon doit s’efforcer de rapprocher les points de vue opposés, les hommes divisés et donc La truelle est l’emblème de la erfection , Tous 4 les F. M. doivent apporter selon leurs possibilités leur contribution à la Vie . Personne ne doit rester in 6 2 ne doit rester inactif .

Dès lors, toute discussion, ou même polémique, devrait au moins être un ajustement de différentes pensées par comparaison de données très diverses, en respect des opinions, des croyances et idées de l’autre, pour trouver et confronter les points communs ou de divergences et contribuer ainsi à faire croître une pensée plus riche et plus harmonieuse, donc forcément plus intéressante que la pensée de l’un, pour valoriser la pensée de l’un et de ‘autre. Et dans ce respect, doit finalement également être augmenté la compréhension, voire l’amour fraternel dans son sens social et humanitaire.

Pour Frédérique Fimbel (in Le Maillon numéro 55, 08/1996) la truelle réunit, fusionne et unifie. En effet, le ciment ne colle pas, il scelle c’està- dire qu’il Inscrit avec force dans la durée. Telles les pyramides ou cathédrales construites par nos lointains ancêtres maçons opératifs, seules les constructions de pierres scellées entre elles traversent le temps. La truelle symbolise donc à la fois le ciment qui doit unir les pierres qui orment le temple et l’instrument d’application de ce ciment. Elle est le symbole de la fraternité, de la tolérance et de la bienveillance.

Aussi grand et ambitieux qu’il soit, le temple ne saurait tenir sans le travail de finition fait à la truelle. Parce qu’ils ne sont pas be 2 acons tiennent l’épée de main gauche. La truelle, en revanche, qui se manie avec méticulosité se tient de la main droite. Cet outil représente l’achèvement du travail, le moment où fon étale sur les murs le mortier qui efface les distinctions entre les pierres. Il est aussi associé à la puissance créatrice et, au Moyen Âge, le Créateur tait parfois représenté une truelle à la main.

Parce qu’elle est un outil de liaison et de coordination, la truelle symbolise le lien fraternel. D’ailleurs en maçonnerie passer la truelle signifie pardonner. En effet, pour rattraper les rugosités, il faut bien une truelle, qui rend lisses les imperfections et les aspérités. 4 Petite réflexion sur tout ça… Au fond, réfléchir à la truelle, c’est se pencher sur la finition des choses et donc sur le sens de la vie. 5 D’où venons-nous ? Que sommes nous ? Où allons-nous ? Que puis-je penser ? Que puis-je faire ? Que m’est-il permis ‘espérer ?

Au-delà de ces formalisations connues, se poser la question du sens de la vie me semble d’autant plus -diot que toute tentative de réponse arriverait nécessairement à un cul-de-sac. I ny a là que la plus élémentaire des logiques. La vie en soi n’a pas de sens car elle est relative à chacune et à chacun d’entre nous. Sol lucet omnibus, c’est bien connu. On com isément que le fasse 8 2 de bonne de mauvaise réponse, il n’y a que des choix à assumer. On arrive donc, en toute logique, à cette expressions que j’aime beaucoup : chercher le pourquoi du pourquoi du pourquoi.

Bref, en toutes circonstances, connaître les justifications de mes propres actions et finalement ne pas laisser grand-chose au hasard. Rien que je ne puisse entreprendre ne doit être fait sans savoir pourquoi je le fais. Pour le dire autrement, il me faut toujours pouvoir justifier mes actions. Cela me semble vital pour au moins deux raisons Tout d’abord, je ne suis pas un ballot de paille sur l’océan. Je n’ai forcément de prise sur le monde. Je peux, en revanche, avoir prlse sur mol. Si je planche ce soir devant vous, je sais parfaitement pourquoi je fais. Je connais les tenants et les aboutissants.

D’autre part, quand je sais pourquoi j’ai fait (ou pas) telle ou telle chose, je peux l’assumer librement et en conscience. Ainsi présentée, ma vie semble rationnelle, maitrisable (à défaut d’être maîtrisée), en un mot, simple… trop simple. Mettons fin à l’hilarité intérieure qui certainement vous a envahie car nous le savons bien dans la vie rien n’est simple et c’est tant mieux car sinon tout autour de nous serait triste. Si la VIe était simple, on mourrait d’ennui ou on vivrait dans des mondes aussi improbables que chiméri ues faits de châteaux en Espagne aussi facilement que des châteaux de cartes.

Ce que j’ affronte réellement dans la vie, ce n’est pas tant un hostile qu’imprévisible. Parfois, les surprises sont bonnes ; mais pas toujours, heureusement. Je prends maintenant la vie comme elle vient et je me réjouis toujours ce qu’elle m’apporte. Je ne cherche surtout plus à juger : c’est comme ça. 6 Exactement comme Winnie l’ourson, je ne cherche plus à voir que le bon côté des choses. Car il y a toujours un point de vue positif sur tout. La vie ne m’ attend pas au tournant, elle s’offre à moi. Je n’ai rien à craindre et tout à espérer. Hier me freine et demain est mon energie. Aujourd’hui est mon plaisir.