La toxicomanie

La toxicomanie

?Plan : I-Introduction II-Developpement 1. Les origines et les raisons de la toxicomanie 2. Comment s’explique le lien entre l’adolescence et la toxicomanie ? 3. Quels sont les signes d’alerte ? 4. Quelle attitude adopter face a ce malaise ? 5. Quels traitements sont proposes aux toxicomanes ? III- Conclusion I- Introduction : En quelques annees, la toxicomanie est devenue l’un des principaux problemes de sante publique et un enjeu majeur de societe. La prevention et la prise en charge des toxicomanies doivent etre prioritaires.

Chaque jeune est concerne et les actions d’information et de sensibilisation doivent associer aussi bien les familles que les enseignants, les educateurs, les animateurs, les associations et les professionnels de sante. L’organisation Mondiale de la Sante (OMS) la definit comme « un etat de dependance physique ou psychique ou les deux, vis-a-vis d’un produit et s’etablissant chez un sujet et a la suite de l’utilisation periodique ou continue de celui-ci ».

La toxicomanie represente donc une alienation, une certaine privation de liberte puisque le toxicomane est profondement dependant de sa drogue. L’OMS prefere meme au terme de « toxicomanie », celui de « pharmacodependance ». En effet, elle [ ]se traduit par un usage repete et excessif d’une ou plusieurs substances toxiques (analgesiques et/ou psychotropes) sans justification therapeutique. Cet usage

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s’accompagne d’un desir incontrolable de continuer a consommer le produit, accompagne d’accoutumance et de dependance.

Au terme de notre etude, nous tenterons de s’interroger sur les raisons et effets de la prise de drogue, puis nous parlerons des attitudes a adopter pour prevenir les conduites toxicomaniaques et pour aider et orienter les jeunes toxicomanes. II- Developpement 1- Les origines et les raisons de la toxicomanie Personne ne veut devenir toxicomane ou alcoolique. Il n’en demeure pas moins que bien des gens continuent de tomber dans le piege. La question la plus souvent posee est « Comment ? ». Comment mon fils, ma fille, ma s? r ou mon frere ont-ils pu devenir menteur, voleur, quelqu’un a qui personne ne peut faire confiance ? Comment est-ce possible ? Et pourquoi n’arretent-ils pas de consommer ? D’abord et avant tout, il faut comprendre que les substances qui modifient l’activite mentale sont essentiellement des analgesiques (substances qui font disparaitre la douleur). Pour qu’une drogue soit attirante aux yeux d’une personne, il faut que la personne en question ressente une forme quelconque de tristesse, de desespoir ou encore de douleur physique.

De meme, il y a plusieurs types de drogues et d’effets recherches, il y a plusieurs contextes familiaux ou sociaux a l’origine de la conduite toxicomaniaque. Ainsi, elle peut etre provoquee par : la curiosite qui incite souvent a essayer la drogue, la mode, la pression du groupe, la fascination du tabou, de l’interdit, le rejet des valeurs traditionnelles : les Jeunes peuvent etre scandalises par les contradictions qu’ils observent entre les grands principes (non-violence, justice, respect de l’Homme … ) et la realite quotidienne. a fuite devant la souffrance, la solitude, les difficultes a vivre, l’angoisse du lendemain. les difficultes de l’adolescence qui s’expriment parfois par une conduite de substitution : la dependance aux parents est remplacee par la dependance a la drogue… Nous pouvons des lors parler du cycle de la toxicomanie qui suis essentiellement les etapes suivantes : Prenons l’exemple de quelqu’un qui doit faire face a un probleme ou qui ressent une forme quelconque de tristesse ou de desespoir ou encore qui souffre d’un malaise physique.

Il peut s’agir d’un adolescent qui vit sa premiere peine d’amour, d’une grand-maman souffrant d’arthrite ou d’un homme dans la force de l’age qui se demande pourquoi il n’a aucun succes dans son travail. Il peut s’agir en fait de n’importe qui, peu importe son age. Le sujet commence a boire ou a prendre des drogues. L’alcool ou les drogues semblent regler son probleme. Il se sent mieux. Et comme il semble mieux en mesure de mener sa vie, les drogues prennent une grande importance a ses yeux. Il augmente graduellement sa consommation de drogues. Il est alors pris au piege.

Le probleme qu’il tentait de regler au depart par les drogues ou l’alcool s’estompe de sa memoire. A cette etape, tout ce a quoi il pense est de se procurer des drogues et d’en consommer. Il perd la capacite de controler sa consommation et ne tient pas compte des consequences desastreuses de sa toxicomanie. Le toxicomane tente maintenant de cacher sa consommation de drogues a ses amis et aux membres de sa famille. Il commence a souffrir des effets de sa propre malhonnetete et de sa propre culpabilite. Il peut se replier sur lui-meme et il est difficile de lui faire entendre raison.

Il peut aussi adopter un comportement etrange. Plus il boit ou plus il consomme de drogues, et plus il se sent coupable et deprime. Il laisse de cote son integrite personnelle, allant jusqu’a mentir et a voler pour financer son alcoolisme ou sa toxicomanie. Ses relations avec ses amis et les membres de sa famille, sans compter son rendement au travail, se minent radicalement. 2- Comment s’explique le lien entre l’adolescence et la toxicomanie ? L’adolescence se caracterise fondamentalement par une crise qui apparait de plus en plus tot (des 10-12 ans) et qui dure de plus en plus longtemps ( jusqu’a 24-25 ans).

Cette periode est marquee par de profonds bouleversements physiques et psychologiques et se manifeste par une revolte, une opposition parfois violente aux modeles parentaux, scolaires, institutionnels. Il s’agit de la crise d’adolescence « normale ». Elle est utile dans la structuration de la personnalite et necessaire pour le passage au stade adulte. Elle demande que les adultes soient presents pour aider, ecouter, guider mais aussi limiter et manifester leur amour. Lorsque cette crise se deroule mal on parle de crise d’adolescence « pathologique ».

Celle-ci resulte souvent d’une carence dans l’entourage de l’adolescent qui ne trouve personne pour assurer efficacement le role d’ecoute, de conseil, de guide et lui apporter l’amour qu’il attend. Des lors, soit il ne reagit pas et risque de s’installer dans la maladie mentale, soit la souffrance l’incite a des passages a l’acte, des reactions violentes contre les autres ou contre lui-meme. Parmi elles, les conduites toxicomaniaques. 3- Quels sont les signes d’alerte ? La diversite des comportements qui traduisent un malaise, un mal etre de l’adolescent est tres grande.

Schematiquement on distingue des signes precoces et des symptomes tardifs. Les signes precoces : Troubles affectifs (turbulence, excitation, tristesse, angoisse, peurs excessives, isolement, autodevalorisation … ). Pathologies du sommeil (endormissement tres difficile, insomnies, reveils incessants, cauchemars ou au contraire hypersomnie, somnolence diurne). Comportement alimentaire perturbe (anorexie, boulimie, vomissements spontanes… ). Troubles psychosomatiques (maux de tete, crises de tetanie, fatigue importante, maux de ventre, peur de la maladie).

Difficultes scolaires (flechissement des resultats, absenteisme, retards, phobie ou echec scolaire). Les signes tardifs : Delinquance (vandalisme, bagarres, vol, fugue … ). Tentatives de suicide (passage a l’acte ou idees de mort, discours suicidaire … ) 4- Quelle attitude adopter face a ce malaise ? Meme si les attitudes adoptees par l’adolescent sont du domaine de la provocation, les adultes doivent instaurer, maintenir le dialogue avec le jeune, lui montrer qu’ils sont attentifs, l’assurer de leur affection et de leur comprehension tout en evitant le jugement, lui signifier sans cesse qu’il peut compter sur eux.

Il est important que l’adolescent se sente entoure meme s’il semble rejeter l’aide proposee. L’adulte doit egalement lui faire part de ses propres doutes, de ses interrogations et pas seulement de ses certitudes. Si l’on presume que l’adolescent a eu une experience de drogue, il convient d’eviter de l’espionner, de fouiller dans ses affaires. Il est preferable d’aborder le sujet directement. 5- Quels traitements sont proposes aux toxicomanes ? Lorsqu’un toxicomane presente des signes d’intoxication aigue avec dependance physique et psychique, la cure de sevrage (en milieu edical) s’avere indispensable, elle doit etre imperativement assortie d’une demarche de participation active de la part de l’interesse. Il s’agit la d’une premiere etape qui pourra etre suivie d’une periode de postcure dans un centre specialise, destinee a faire le lien avec le retour a une existence sans dependance. Les jeunes usagers de la drogue, legers, occasionnels ou tentes par elle, adressent un appel, expriment leur difficulte a vivre. Pour eux, il faut favoriser l’acces a des lieux d’accueil et d’ecoute. En quoi consistent les traitements ?

La prise en charge des toxicomanes s’effectue sur deux plans : physique et psychique. A la cure de « sevrage physique » qui consiste en une aide medicamenteuse transitoire s’associe et succede une cure de « sevrage psychologique » ou l’equipe therapeutique aura pour objectif de reduire l’angoisse et la culpabilite du patient, de l’aider a resoudre son sentiment d’inferiorite et d’autodevolorisation, de le soutenir pour qu’il mene a bien des projets personnels attrayants et revalorisants. Cette demarche est longue et fastidieuse et s’accompagne frequemment de rechutes. Le traitement de substitution

C’est l’utilisation temporaire, sous controle medical, d’une substance medicamenteuse destinee, a liberer le sujet de la dependance a l’heroine. Ce traitement medical doit s’accompagner d’une prise en charge psychosociale. Les therapeutiques de substitution peuvent ameliorer la situation sanitaire et sociale des usagers dependants chroniques d’heroine. Reduisant les risques individuels, la substitution permet au toxicomane de modifier son comportement (reduction ou arret de l’usage de drogues injectables, des actes delictueux, reprise ou formulation de projets d’insertion sociale, de formation … . Elle contribue donc, avec les autres moyens therapeutiques a lui faire recouvrer sa dignite. Elle change l’image qu’il a de lui-meme et que les autres ont de lui. Elle ne resout pas le probleme de la dependance aux drogues en general et a l’heroine en particulier : la substitution ne guerit pas la toxicomanie, mais elle traite le toxicomane. III- Conclusion : Les adultes ont tendance a croire que les jeunes se droguent pour s’inventer un probleme ou pour qu’on s’interesse a eux.

Mais peu se doute qu’un probleme de drogue peut etre cause par des problemes familiaux, scolaires, ou sociaux. «Il y a de l’aide qui existe, et des services qui font la difference. » En consultant des professionnels ou en frequentant des groupes qui vivent la meme situation, le jeune toxicomane peut sortir de l’isolement, regagner de la confiance en sa competence et retablir un peu son harmonie individuelle. Il n’est jamais trop tard pour se faire aider soi-meme, souligne pour sa part Richard Cloutier. «Ca, c’est une marque de competence. »