la sismothérapie

la sismothérapie

« l’ve always been mad, know l’ve been mad, like the most of us h Pink Floyd 3 p g Sommaire Remerciements ntroduction I. Naissance de la sismothérapie 1. 1- Historique 1. 2- La technique actuelle cas de dépression sévère, de schizophrénie ou de démence, corrige les anomalies biochimiques qui causent ces pathologies. Cependant, son mode d’action demeure encore inconnu à ce jour malgré les avancés fantastiques de la médecine.

Ce traitement hautement efficace, puisque 80 à 90 % des patients ne présentent plus de telles pathologies après les séances, soulève de nombreuses interrogations à la fois médicales, cientifiques mais aussi éthiques. Avec une image peu attrayante voire effrayante, quelle en est réellement l’efficacité ? Peut-on considérer la sismothérapie comme un traitement de pointe ? Quelles sont les avancées possibles dans ce domaine ?

Comment la communauté scientifique peut-elle accepter de réaliser de tels soins sans connaître réellement le processus biochimique qui se produit durant le traitement ? C’est au cours de ce dossier que nous avons tenté de répondre ? ces questions qui restent parfois sans réponses concrètes. Vol au-dessus d’un nid de coucou : La sismothérapie : des préjugés à la réalité ? La sismothérapie, est une méthode qui consiste par l’émission

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de chocs électriques à soigner un patient souffrant de maladies psychiatriques aigués.

Cette méthode de traitement efficace, ne l’a pas toujours été et c’est dans cette partie que nous étudierons l’histoire de l’ECT, l’électro-convulsivothérapie. Avant le XXème siècle, les pathologies mentales étaient soignées avec très peu de médicaments. Les psychiatres n’avaient à leur disposition que de l’opium ou l’un de ses dérivés, le chloral, les barbituriques, le bromure, etc. Ce endant, il s’avérait que ces traitements étaient très to icaces.

Puis, dans les 23 Cependant, il s’avérait que ces traitements étaient très toxiques et inefficaces. puis, dans les années 1930, un psychiatre hongrois, Ladislas Joseph Von Méduna (1896-1964) pensait que rendre artificiellement épileptique un schizophrène devait obligatoirement améliorer l’état mental du patient. Ainsi il eut l’idée de provoquer ces crises d’épilepsie en injectant tout d’abord du camphre en 1 934, puis l’un de ses dérivés en 1935 le métrazol (aux USA) ou le cardiazol (en Europe).

Cette méthode se répandit dans le monde entier malgré ses inconvénients : une éthode anxiogène, et des crises convulsives incontrôlables qul peuvent devenir mortelles. Cest à la fin des années 1930, qu’apparut l’essor de la méthode du choc électrique. En effet le premier électrochoc fut pratiqué en mars 1938 à Rome par Ugo Cellerti (1877-1963). Tout d’abord le neuropsychiatre italien travailla sur les crises d’épilepsie des animaux et en étudia les conséquences, des lésions.

Il utilisait le courant électrique pour les provoquer, cependant de nombreux animaux mouraient d’électrocution. Un jour, il visita les abattoirs de Rome car il entendit qu’on tuait les porcs par cette même éthode. Dans les abattoirs, les bouchers avant d’égorger les porcs, les rendaient inconscients en faisant passer du courant électrique au niveau du cerveau pour les plonger dans le coma et les faire convulser. Le courant électrique n’était pas responsable de la mort des porcs, celui-ci provoquait juste une convulsion et les rendait Inconscients.

Il restait à remplacer le cardiazol par l’électricité chez l’homme. A ce moment-là, l’italien Lucio Bini (1908-1964), un Ingénieur électricien, prit une place importante pour l’élaboration de cette méthode. En un ingénieur électricien, prit une place importante pour ‘élaboration de cette méthode. En effet c’est lui qui construisit pour Ugo Cellerti un appareil permettant de doser la quantité d’électricité émise. Ce fut le 15 avril 1938 que le neuropsychiatre réalisa le premier électrochoc sur un patient atteint de schizophrénie.

Les résultats furent impressionnants, ainsi le choc électrique remplaça vite le choc au cardiazol. Rapidement, les psychiatres s’aperçurent que cette méthode était plus efficace sur des patients atteints de dépressions appelées autrefois mélancolie délirante. Elle fut essayée dans tous les troubles mentaux. Cette méthode s’améliora au cours du temps sur le confort du patient : anesthésie générale, utilisation de la curarisation pour réduire les complications mécaniques liées aux convulsions : luxations et fractures.

Cette méthode est très utilisée dans les années cinquante et soixante car les médicaments étaient à ce moment-là moins nombreux et moins efficaces qu’aujourd’hui. A quel type de patient est-elle recommandée ? Tout d’abord, un bilan préalable doit être réalisé sur les patients. En effet, l’ECT repose sur un examen complet et approfondi du patient par le médecin spécialiste qui vérifie l’échec ou ‘impossibilité de recourir aux autres traitements disponibles. Cependant, la dépression est une pathologie qui peut toucher n’importe qui.

Certains grands médecins ayant eu une activité professionnelle intense se voient avoir recours à de séances d’ECT après la retraite, des avocats, des policiers, des marchands, des chômeurs ont également eu recours à la sismothérapie… bref, la dépression n’épargne personne. Les maladies indiquées sont • La dépr 4 23 sismothérapie… bref, la dépression n’épargne personne. • La dépression majeure : c’est un état mélancolique ou un état e tristesse qui persiste dans le temps.

A la différence d’un coup de déprime passager, la dépression majeure peut avoir de graves conséquences sur les pensées dune personne, sur son comportement, son humeur et sa santé. Lorsque le patient à des tendances suicidaires, des altérations graves de l’état général ou lorsque les traitements médicamenteux ont échoué, la sismothérapie leur est conseillée. Cependant, le taux élevé de rechutes dépressives implique souvent des séances de consolidation au-delà des séances initiales. ?? Les accès maniaques : elles sont caractérisées par un état e surexcitation permanente et générale des fonctions psychologiques. Elle est marquée par l’expression d’idées délirantes avec des idées de grandeur marquées, un langage un peu incohérent avec parfo•s des hallucinations, des attitudes automatiques comme la trichotillomanie (consiste à s’arracher les cheveux et les poils). • La schizophrénie : c’est une maladie psychique grave, qui s’accompagne dune perte du contact avec la réalité, de délires ainsi que de modifications de la pensée, du langage et du comportement.

Les patients sont souvent incapables de faire la distinction entre la réalité et leur propre perception des ?vénements. Les personnes âgées et les femmes enceintes peuvent être traitées par ECT, sous surveillance obstétricale pour ces dernières. Le recours à cette technique chez les enfants de moins de 15 ans est exceptionnel. Ensuite, une consultation avec le médecin anesthésiste est mise en place. Comment se déroule une séance de sismothérapie ? Le jour même, du s 3 anesthésiste est mse en place. jour même, du fait de l’anesthésie, le patient doit arriver ? jeun. II peut venir d’un service de psychiatrie où il est hospitarsé, mais aussi parfois de son domicile (en particulier en cas de éances « d’entretien »). Le patient est alors installé, « monitoré », c’est-à-dire qu’on lui installe des appareils de mesure de la tension artérielle, des battements du cœur (électrocardiogramme), de l’oxygénation du sang (oxymétrie colorimétrique), pour la surveillance de l’anesthésie; et on enregistre également un électro- encéphalogramme.

Une perfusion est nécessaire pour l’anesthésie générale. Les électrodes crâniennes sont installées au niveau du front. Le patient est anesthésié et un curare d’action rapide et courte est administré pour éviter les contractions musculaires. On protège es dents du patient avec des compresses, car les mâchoires peuvent se serrer fortement. La bonne oxygénation du patient est assurée par une ventilation manuelle avec un masque et un ballon. Le courant est alors délivré brièvement.

Les appareils de convulsivothérapie délivrent des stimulations électriques par impulsions, de durée variant de à 2ms, de fréquence 70 Hz, avec une durée totale de l’ordre de 4s et une énergie de l’ordre de 70 joules. Il provoque une crise convulsive, qui se résout en quelques minutes au maximum. On a observé une meilleure efficacité des séances si l’arrêt de la crise est net. L’anesthésie se termine, et le patient se réveille. Il est le plus souvent confus; cette sensation disparait plus ou moins vite selon les patients.

La personne est alors surveillée en salle de réveil, en attendant que l’anesthésie 6 3 personne est alors surveillée en salle de réveil, en attendant que l’anesthésie se dissipe totalement. e patient peut ensuite retourner dans le service hospitalier, il sera autorisé à manger quelques heures plus tard et pourra regagner ensuite son domicile si les critères de l’anesthésie ambulatoire sont remplis. 1. 3- La partie administrative elon la loi du 4 mars 2002, « Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment.

Lorsque la personne est hors d’état d’exprimer sa volonté, aucune intervention ou investigation ne peut être réalisée, sauf urgence ou impossibilité, sans que la personne de confiance, ou la famille, ou à défaut un de ses proches, ait été consulté » De plus fin 2010, un rapport du Comité européen a insisté sur cette notion:  » pour tout recours à la sismothérapie, le consentement éclairé t écrit du patient (ou de son tuteur ou curateur, lorsque la personne concerné fait l’objet d’une mesure de protection) doit être sollicité et conservé dans le dossier du patient.

Le traitement ne devrait pas être administré tant que ce consentement n’a pas été obtenu. Il convient également de mettre en place un registre spécifique destiné à recenser les recours à ce type de soins (paragraphe 138).  » Le consentement du patient doit être donc libre et éclairé, ainsi que renouvelé tous les six mois en cas de cure de maintenance. Ce consentement est recueilli par écrit après avoir délivré une nformation orale et écrite.

Lorsque l’état du patient ne lui permet pas de donner ce consentement ni de consentir aux soins dans leur ensemble, l’ECT peut être pratiquée après évaluation de la situation consentir aux soins dans leur ensemble, l’ECT peut être pratiquée après évaluation de la situation par l’équipe médicale et la sollicitation de l’entourage dont le consentement sera recueillie. Il est recommandé aux patients qui ne souhaitent pas bénéficier de l’ECT de l’écrire sous forme de directive prévisionnelle en dehors des phases de manifestation aiguë de la maladie.

Dans certains cas, le patient n’est pas en état de prendre une décision et il n’a ni famille, ni proche. C’est alors au médecin psychiatre de prendre la décision ou non de réaliser des sismothérapies. Un psychiatre rencontré nous dit : « C’est comme pour une transfusion en urgence… On ne cherche pas ? demander la signature du malade ou bien d’un proche ! Il faut le soigner et vite ! » Il. L’électricité, une énergie curative Le courant électrique délivré durant l’ECT permet de soigner les patients atteints de troubles psychiatriques.

Pourtant l’électricité, délivrée à une certaine intensité est mortelle pour Phomme 50mA. ). Nous tacherons de comprendre dans cette partie ce qu’est le courant électrique d’un point de vue physique, nous étudierons son impact sur le cerveau humain au travers d’une analyse biomédicale, enfin nous verrons les réactions connues du corps humain face à cette électrisation. Ce chapitre à vocation médicale a été rédigé en étroite collaboration avec le Dr.

Silvestri, médecin anesthésiste réanimateur à l’hôpital Européen de Marseille pratiquant entres autre la sismothérapie mais également des psychiatres, infirmiers, aides-soignants et patients. 1. 1- Le courant électrique Le courant électrique est un déplacement d’ensemble de porteurs de charges électriques, généralement des électrons, au sein d’un matériau c d’ensemble de porteurs de charges électriques, généralement des électrons, au sein d’un matériau conducteur. Rappelons que la matière est constituée d’atomes, eux-mêmes un assemblage de particules fondamentales.

L’atome est la somme d’un noyau composé de protons (positifs) et de neutrons (neutres), ce qui rend le noyau positif, et d’électrons qui gravitent autour de ce dernier et qui forment le cortège électronique de l’atome, les électrons sont de charge négative. Le nombre ‘électrons qui gravitent autour du noyau est bien déterminé, par exemple le Carbone C compte 6 électrons, l’oxygène O compte 8 électrons, et le Plutonium P en compte 94… Normalement, le nombre d’électrons et le nombre de protons sont égaux, ce qui rend l’atome électriquement neutre.

C’est le nombre d’électrons de valence qui va déterminer si le matériau est bon ou mauvais conducteur d’électricité. A l’aide d’un générateur, il est possible de déplacer les électrons libres d’un conducteur en un mouvement donné, c’est le courant électrique. Pour que le courant électrique circule, il faut la présence d’un énérateur sous tension et d’un récepteur relié à ce générateur le tout dans un circuit fermé. Lors de la sismothérapie, le passage du courant électrique se fait à travers le cerveau, entre deux électrodes placées sur les tempes du malade.

Cappareil utilisé est généralement encore le sismothère de Lapipe et Rondepierre retravaillée et modernisée. un des plus grands fournisseurs Français est l’entreprise Mecta. L’intensité appliquée est de 30 à 80 mA. et la durée d’application de à s. Comme dit précédemment une charge de 50mA est considérée comme mortelle pour le corps humain, cependant emarquons qu’une intensité délivrée s 3 considérée comme mortelle pour le corps humain, cependant remarquons qu’une intensité délivrée supérieure à 50mA est réalisée en une durée s, ce qui rend la décharge supportable.

Une analyse préalable du seuil épileptogène, c’est-à-dire le seuil à partir duquel un stimulus va déclencher une crise chez un patient souffrant d’épilepsie, est réalisée sous recueil électroencéphalographique. Le recueil électroencéphalographique (EEG) est une méthode d’exploration cérébrale qui mesure l’activité électrique du cerveau par des ?lectrodes placées sur le cuir chevelu souvent représentée sous la forme d’un tracé appelé électro-encéphalogramme. Il. 2-Des connexions cérébrales complexes La sismothérapie, est administrée aux patients souffrant de dépressions sévères.

Nous allons étudier cette maladie et tenter de comprendre comment l’électricité peut la soigner. La dépression, est un trouble mental caractérisé par des épisodes de baisse d’humeur (tristesse) accompagné d’une faible estime de soi et d’une perte de plaisir ou d’intérêt dans des activités habituellement ressenties comme agréables par l’individu. Ce syndrome est individualisé et classifié dans le groupe des troubles de l’humeur dans le manuel diagnostique de l’association américaine de psychiatrie en 1980.

Notons que le terme « dépression » est aujourd’hui utilisé à tort et à travers par des personnes Inconscientes. La dépression est une maladie neurologique qu’il faut prendre en charge rapidement lorsqu’elle est détectée chez un individu puisque dans la plupart des cas, des comportements suicidaires sont de rigueur. Il n’existe aucun examen médical qui permet de détecter la dépression, le médecin doit en fonction du ressenti personnel du patient en 0 3