LA RELATION ENTRE LA SITUATION MONETAIRE INTEGREE ET L’EQUILIBRE MACRO-FINANCIER

LA RELATION ENTRE LA SITUATION MONETAIRE INTEGREE ET L’EQUILIBRE MACRO-FINANCIER

Plan INTRODUCTION I- LE SYSTEME MONETAIRE INTERNATIONAL. A- Les fonctions du système monétaire international. B- Evolution du système monétaire international au fil des années : les différ Il- LES TAUX DE CHA A- Le taux de change onétaire. 0 p g B- Le taux de change réel. C- Les implications de la relation entre taux de change nominal et réel. Ill- INFLUENCE DES SYSTEMES MONETAIRES ET D’UNE MONNAIE FORTE OU FAIBLE SUR L’ECONOMIE. A- Avantages et inconvénients des régimes de change fixe et et flexible sur l’économie.

B- Avantages et inconvénients d’une monnaie forte ou faible. IV- EFFETS DE LA GLOBALISATION FINANCIERE SUR LES autres du système monétaire international (SMI) et du taux de change qui est la principale forme de lien existant entre différentes monnaies. LE SYSTEME MONETAIRE INTERNATIONAL. Les relations monétaires internationales sont organisées dans le cadre d’un système monétaire international (SMI) selon un ensemble de règles (stabilité des taux de change, convertibilité des monnaies, etc. , d’infrastructures (marché des changes, réseau de communication, etc. ) et d’institutions (Fonds Monétaire International – FMI banques centrales, etc. . On appelle système monétaire international (SMI) les méthodes utilisées pour l’échange de biens, de dettes et de services entre pays de devises différentes.

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Il a souvent changé : compensation, étalon or, étalon de change or multipolaire, étalon de change or établi sur le dollar, changes flottants. 30 de règles quant à la stabilité des taux de change.

Il existe deux solutions extrêmes : les changes flottants (la banque centrale n’a pas d’objectif de change et laisse fluctuer le cours de sa monnaie au gré de l’offre et de la demande sur le marché des changes), t les changes fixes (la banque centrale s’engage à maintenir la parité de sa monnaie à un niveau stable, selon des règles préalablement définies) ; Permettre l’ajustement des balances des paiements : les déséquilibres entre les recettes et les dépenses enregistrées en balance des paiements posent des problèmes d’ajustement qui sont résolus de manière différente selon les règles de fonctionnement du SMI.

L’ajustement automatique correspond à la situation où on laisse jouer les mécanismes économiques supposés rétablir spontanément l’équilibre des comptes extérieurs. Le plus souvent, il y a un ajustement dirigé, au sens où le retour à l’équilibre est obtenu à l’aide de mesures de politiques éconormques (modification du taux de change, contrôle des importations ou des capitaux, etc. ).

Les pays peuvent également être contraints, par le FMI par exemple, de pratiquer des politiques d’ajustement pour réduire leur déficit et leur endettement extérieurs ; Assurer l’alimentation en liquidités internationales : il s’agit des mécanismes et des règles qui permettent de fournir à Péconomie mondiale la monnaie nécessaire aux échanges internationaux de iens, de services et de capitaux. Les liquidités internationales sont, en premier lieu, les réserves officielles des Etats.

Celles-ci se composent de l’or et des devises détenues par les banques centrales, et des droits de tirages spéciaux (DTS) qui sont des ligne devises détenues par les banques centrales, et des droits de tirages spéciaux (DTS) qui sont des lignes de crédit auprès du FMI. Les réserves sont utilisées par les banques centrales pour agir sur les taux de change et pour financer le solde de la balance des paiements. En sec03nd lieu, les liquidités internationales ont constituées par les monnaies utilisées par les agents privés dans leurs transactions internationales.

A ce sujet, deux types d’organisation du SMI peuvent être distinguées : un SMI organisé autour d’une monnaie unique, comme ce fut le cas sous le régime de l’étalon-or (1850-1914). La deuxième possibilité est que des monnaies nationales fassent office de liquidités monétaires internationales, ce qui correspond à la situation actuelle dans laquelle ce rôle est joué par plusieurs monnaies, essentiellement le dollar, l’euro et le yen. La manière dont le SMI remplit ses trois grandes fonctions a onsidérablement évolué sous l’effet de la libéralisation et de la globalisation financière.

Celles-ci ont entraîné le passage d’un SMI dans lequel les politiques publiques jouaient un rôle important ? un SMI largement régulé par les mécanismes de marché, avec des taux de change qui flottent et des capitaux circulant librement, comme le montre le tableau suivant. Tableau 1 : Les marchés supplantent la régulation publique dans le SMI actuel. Système de Bretton Woods (1944-1971) Système post-Bretton Woods Alimentation en liquidités internationales -Liquidité dépendant de l’offre du pays à devise clé.

Création d’une liquidité internationale publique : le DTS. -Offre privée de liquidités élastiques : euro-devises. 4 publique : le DTS. -Offre privée de liquidités parfaitement élastiques : euro-devises. -Création d’un marché mondial des liquidités : globalisation. Echange et circulation des monnaies nationales -Régime de changes fixes. -Contrôle des changes. -Changes flottants. -Libération financière. Ajustement des balances de paiement -Contrainte d’équilibre de la balance courante. -Politiques d’ajustement par le change et le contrôle de la demande interne. Faiblesse de stabilité des capitaux. Recours à l’endettement international. -L’ajustement passe davantage par les marchés : flexibilité des changes, entrées de capitaux. -Autonomie et instabilité des capitaux. B- EVOLUTION DU SYSTEME MONETAIRE INTERNATIONAL AU FIL DES ANNEES : LES DIFFERENTS TYPES DE SYSTEME MONETAIRE. Chaque monnaie dispose d’une zone où elle a cours, c’est-à- dire où elle sert d’instrument dans les échanges. Que faire pour effectuer des échanges entre deux zones monétaires ?

Pour de telles opérations différents systèmes, se succédant les uns aux autres, ont été institués au fil des années. Nous avons • – La compensation : La compensation est l’extinction d’une dette par la fourniture dune marchandise ou d’une creance dans une autre devise. Il peut s’agir d’un troc international. Dans ce cas, les marchandises sont échangées l’une cont e facon triangulaire. lorsqu’il n’y a pas de convertibilité des monnaies entre elles. Il peut s’agir aussi d’une compensation financière dans une autre devise si des conditions d’échange existent. ? ce jour, la Banque des Règlements Internationaux (BRI) règlemente la compensation des différentes zones monétaires dont les banques centrales ont actionnaires de la banque. Les autres pays ont des monnaies dites non convertibles. – L’étalon or : Dans ce système, chaque monnaie est référencée par rapport ? une autre par son équivalent en or. Lorsqu’une zone monétaire (principalement des États) a un déficit vis-à-vis d’une autre, elle doit transférer son or, une opération lourde, dangereuse et onereuse. L’étalon de change or : Dans ce système l’or reste la base des règlements internationaux mais on ajoute une ou plusieurs devises comme réserve des banques centrales permettant la création de monnaie dans ‘économie locale. Le Gold Exchange Standard mis en place par les accords de Bretton Woods stipule que les parties à l’accord admettent le dollar comme moyen de règlement et de réserve, le dollar étant défini par une valeur en or. Le taux de change des différentes monnaies est établi par rapport au dollar.

Il est fixe mais ajustable sous réserve de l’accord des autres parties. Ce système avait été précédé par un système de Gold Bullion Standard par les accords de Gênes en 1922. Deux devises étaient acceptées comme « valant de l’or » : la livre et le dollar. Ce système explosera avec la crise de 1929. 6 0 aux grandes monnaies convertibles entre elles. Il a été défini lors des accords de [email protected] en 1976, après l’abandon de la convertibilité en or du dollar en 1971 et des premiers accords de flottement en 1973.

Les parties à l’accord déclarent accepter les différentes monnaies étrangères éligibles dont le taux de change sera déterminé librement sur le marché des changes en fonction de l’offre et de la demande. Il- LES TAUX DE CHANGE. Le taux de change entre deux pays est le prix auquel se font les échanges entre eux. Les économistes définissent deux taux de change : le taux de change nominal et le taux de change réel. Nous les aborderons successivement pour voir en quoi ils sont liés. A- LE TAUX DE CHANGE NOMINAL. 1 -DEFINITION ET GENERALITES. Le taux de change nominal est le prix relatif des monnaies de deux pays.

Ainsi, lorsqu’on dit que le taux de change entre le dollar américain et le yen japonais est de 1 20 yens par dollar, cela veut dire qu’il est possible de recevoir, sur les marchés internationaux des devises, 120 yens en échange d’un dollar : le Japonais pale 120 yens pour chaque dollar qu’il achète et ‘Américain obtient 1 20 yens pour chaque dollar qu’il vend. Le taux de change nominal est donc le nombre d’unité monétaire étrangère que l’on peut obtenir en cédant une unité de monnaie nationale, ou vice versa. Lorsqu’on parle du « taux de change » entre deux pays, on pense généralement au taux de change nominal.

Donc, on parle sim lement de « taux de change » en parlant du taux de chanee régimes de changes : le régime de change fixe et le régime de change flottant ou flexible. Un régime de change est rensemble des règles qui déterminent l’intervention des autorités onétaires sur le marché des changes, et donc le comportement du taux de change. Un régime de change fixe suppose la définition d’une parité de référence entre la monnaie d’un pays considéré et une devise (ou un panier de devises), sur laquelle la Banque Centrale s’engage à échanger sa monnaie ; on parle de taux de change fixe.

Dans un régime de change flexible, le cours de la monnaie est déterminé librement sur le marché des changes, par le simple jeu de l’offre et de la demande de devises ; on parle de taux de change flottant. Le taux de change flottant peut être pur ou impur selon que les banques centrales ontinuent plus ou moins d’intervenir pour contrôler la parité de leur monnaie. Le marché des changes est le lieu de confrontation des offres et des demandes de devises, permettant la détermination du taux de change. Il a essentiellement lieu sur le marché interbancaire.

Sur le marché des changes, trois types d’opérations peuvent être distinguées : -les opérations d’arbitrage (opérations visant à réaliser un profit en tirant parti des différences momentanées entre les cours de change et les taux d’intérêt sur plusieurs places financières) ; -les opérations de couverture destinées à se prémunir contre le isque de change (on parle de « fermer sa position de change » en égalisant les avoirs et les engagements dans une monnaie donnée) ; -les opérations de spéculation qui reposent sur une prise de risque, dans l’espoir de réaliser un gain ultérieur, n’ayant pas nécess sur une prise de risque, dans l’espoir de réaliser un gain ultérieur, n’ayant pas nécessairement pour support une transaction commerciale à la différence des opérations de couverture (on parle d’opérations sèches). 2-LES DETERMINANTS DU TAUX DE CHANGE Le taux de change a des déterminants à long terme mais aussi es déterminants à court terme. 2-1) A long terme.

A long terme, le taux de change est déterminé par le niveau des prix et la balance des transactions courantes. a-La théorie de la parité des pouvoirs d’achat (PPA). La théorie de la parité du pouvoir d’achat (PPA) est l’une des plus anciennes théories explicatives de la détermination des taux de change dont l’origine remonte au XVIe siècle, et qui a été formalisée en 1914 par l’économiste suédois Cassel. L’hypothèse de départ de la théorie de la parité du pouvoir d’achat (PPA) est simple • la valeur d’une monnaie est déterminée par le montant e biens et services qu’elle permet d’acquérir dans son pays d’émission par rapport à ce qu’elle permet d’acheter à l’étranger.

La valeur d’une monnaie est donc fonction de son pouvoir d’achat relatif, qui est calculé en comparant son pouvoir d’achat sur son marché interne et à l’étranger. Le pouvoir d’achat d’une monnaie évolue en raison inverse du niveau général des prix (plus les prix sont élevés dans un pays, moins le pouvoir d’achat d’une unité monétaire de ce pays est important). ly a deux versions de la théorie de la PPA : la parité absolue du ouvoir d’achat, et la parité relative du pouvoir d’achat. a-1) La parité absolue du pouvoir d’achat. d’achat. Cette théorie considère qu’en longue période, la valeur d’une monnaie par rapport à une autre est déterminée par le rapport des pouvoirs d’achat internes de ces deux monnaies, mesuré par le rapport des prix dans les deux pays considérés.

La PPA est vérifiée si le pouvoir d’achat d’une monnaie nationale est identique sur le marché intérieur et à l’étranger ; par exemple, si la parité dollar/yen respecte la PPA un consommateur américain peut acquérir avec 100 dollars le même panier de biens sur les archés américains et japonais. Ainsi donc, selon la version absolue de la PPA, le taux de change doit permettre d’égaliser le prix de même bien selon les pays. Elle implique que : E = P/P*, où E est le taux de change (nombre d’unités de monnaie nationale par unité de monnaie étrangère), P et P* sont respectivement les niveaux des indices des prix domestique et étrangers. Le taux de change se déduirait, selon cette approche, d’un Simple rapport entre deux indices de prix. a-2) La parité relative du pouvoir d’achat.

Elle découle de la version absolue tout en étant moins restrictive. Elle n’implique pas, en effet, que le niveau du taux de change soit égal au rapport du niveau absolu des prix domestiques et étrangers, mais plutôt que les variations du taux de change soient égales à l’écart entre les variations des prix domestiques et étrangers. En d’autres termes, les variations relatives du taux de change se déduisent de l’écart d’inflation entre pays : e = p – p*, où e est la variation relative du taux de change, p et p* sont les variations relatives des prix domestiques et étrangers. Ainsi donc, la variation du change est déterminée par le différen 0 0