La réactualisation de l’idée autogestionnaire dans le contexte

La réactualisation de l’idée autogestionnaire dans le contexte

Dans les années 80, le thème autogestionnaire est apparu homme une idée de plus en plus utopique incapable de faire face à l’amplification de la crise économique. Le débat pris donc fin au milieu des années 80 et le thème autogestionnaire est depuis tombé dans l’indifférence générale. Ainsi, « après avoir connu la marginalité puis le succès dans les années 70, l’autogestion comme mot a vécu ensuite la phase de pénalisation qui accompagne le succès et prépare la décadence puis rouble » . un terme flou et idéologies : Aujourd’hui, lorsque ce thème est évoqué, il ne peut se défaire de cette référence à l’anarchisme du SIX siècle (mouvance politique ui n’ jamais eu la faveur de la majorité et qui est toujours apparu comme un mouvement radical et violent) ou à l’époque libertaire des années 70 p unies » aveuglés 4 et violent) ou à l’époque libertaire des années 70 portée par des « jeunes » aveuglés d’idéologies idéalistes et réalistes. Ainsi, « l’autogestion oscillerait entre l’utopie et l’inefficacité » .

Au mieux, elle apparaît comme un doux rêve d’utopistes immatures, au pire comme une menace pour l’ordre social. Comme en fait état l’Encyclopédie universaliser, « le clair-obscur idéologique

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offert par l’autogestion en tant que concept et le fées de considérer les résultats effectifs de sa concrétisation, ou l’ignorance manifestée envers ses ratés, ont été propices à bien des équivoques Le concept lui-même semble s’être discrédité à la faveur de son opacité et à cause de ses échecs ; même ses succès anciens apparents semblent remis en cause ». 1. 1. 2.

Une idée occultée mais encore présente : Le débat sur l’autogestion est donc aujourd’hui complètement occulté. On constate alors un dénie total du thème et des expériences autogestionnaires. Les rares discours qui « osent » encore traiter des expériences autogestionnaires les présentent souvent comme des expérimentations éphémères qui aboutissent nécessairement des échecs. Or, il existe encore de nos jours des organisations, et plus particulièrement des entreprises, qui se revendiquent du modèle autogestionnaire et qui tentent d’en mettre en ?ouvre les principes.

Ainsi, malgré l’occultation du terme d’ « autogestion », nous pouvons aujourd’hui constater l’existence d’entreprises autogérées viables et qui semblent éprennes. Si l’autogestion est absente des discours, elle n’est pas absente des pratiques. Hypothèse 1. 1. 3. Hypothèse : la réactualisions de l’idée autogestionnaire : Mais si le terme semble avoir disparu, les Idées et le modèle organisation dont cette expression est porteurs semblent toujours, voire de plus en plus d’actualité. Ainsi, pour S FO cette expression est porteurs semblent toujours, voire de plus en plus, d’actualité.

Ainsi, pour friperie cupide « l’autogestion comme source de vitalité souterraine, comme attente d’une démocratie toujours plus radicale et participative reste, elle, féconde et rien n’interdit de penser que le mot puisse connaître dès lors une nouvelle unisse dans un avenir plus ou moins proche » . De même, pour pâtirai vivier, « l’autogestion n’est pas morte et sa prospérité peut se lire aujourd’hui dans les mouvements contemporains en faveur d’une autre monopolisation essayant d’articuler les échelles de la démocratie, du local au global, nécessitant un haut niveau d’auto régulation » .

acide autogestionnaire semble ainsi resurgir au travers de l’émergence de nouveaux vocables : « participation « intéressement », « automatisation » et « responsabilités » dans le monde des entreprise, décentralisation » et « émaciée participative » suite à la faillite de l’état providence, de nouvelles formes de responsabilités civique avec l’ « écho citoyenneté » Au-delà des discours de sens commun, les réflexions actuellement menées sur les nouveaux modèles organisations suite à la faillite du tayloriser semblent réactualiser cette forme régionaliseraient particulière.

En effet, si comme le soutient initiale fraiera (citée précédemment), l’idée autogestionnaire émerge en réaction au mode de production inhérent à l’ère industrielle, il est légitime qu’elle resurgisse à une époque où ce modèle industriel, housse à son paroxysme, entre en crise et où la société cherche de nouveaux modèles d’organisation de la production « positionnerions 1. 1. 4.

La nécessité de faire de l’idée autogestionnaire un véritable concept organisation : Il apparaît ainsi comme pertinent de réintégrer le modèle autogestionnaire dans le débat qui autogestionnaire dans le débat qui se tient actuellement sur le renouvellement des formes régionalisation et de s’interroger sur son statut au sein de ce débat : le modèle organisation autogestionnaire est-il un modèle définitivement démodé ou au entraîne encore, voire peut être de plus en plus, d’actualité dans le contexte du renouvellement des formes régionalisation?

Mais intégrer le modèle autogestionnaire au sein de cette réflexion scientifique nécessite, au préalable, de démontrer que ce modèle est un véritable concept organisation. En effet, le flou idéologique qui entoure ce terme rend difficile sa prise en considération d’un point de vue scientifique. Cette imprécision du terme, empêchant sa prise en considération d’un point de vue scientifique, est entretenue par la littéraire sur le sujet.

En effet, malgré l’importance du nombre d’ouvrages consacrés à l’autogestion, peu offre une analyse théorique suffisante de ce qui pourrait pourtant apparaître comme un véritable « concept organisation En effet, ces textes se réduisent souvent à la présentation des courants politiques fondateurs de l’autogestion (l’anarchisme, le communisme, l’nord-américaines, les gueules socialistes… ) puis des différentes expérimentations autogestionnaires dans de grandes organisations politiques (la yougoslaves de toit étant vexée le plus souvent cité).

Ces écrits se réduisent donc à une restitution historique sans mise en perspective théorique régionaliseraient susceptible d’intéresser les entreprises contemporaines. La vision théorique s’arrête généralement à celle développée par les fondateurs de cette idée au SIX et au début du EX siècle, et la vision pratique s’intéresse largement à l’autogestion comme mode d’organisation politisé social.

FO vision pratique s’intéresse largement à l’autogestion comme Le seul exemple d’autogestion entrepreneurs cité est celui de LIB, alors que cette entreprise n’expérimenta l’autogestion que comme modèle organisation transactionnel dans attente ‘un nouveau dirigeant. Ces écrits entretiennent ainsi l’idée d’un modèle ancien, idéologiques ancré dans les utopies libertaires de la gauche et voué à n’être qu’éphémère.

Ainsi, face à la « polysémie du terme et [au] flou du contenu » franc égorge constate la « nécessité d’un ancrage plus concret », une « quête de légitimité [qui doit] combiner inscription dans une histoire longue et affirmation du caractère scientifique et moderne de l’autogestion Telle sera l’ambition de ce mémoire qui s’attachera donc à faire de l’autogestion un véritable concept régionalisation en rappelant sa genèse puis en dégageant un idéal type.

Il s’agira ensuite de démontrer que cet idéal type entretient de nombreuses similitudes avec les nouvelles théories régionalisation et plus globalement avec la nouvelle « image » de l’organisation actuellement en émergence. Méthodologie : 1. 1. 5.

Orientation autographier et monolithique Au niveau méthodologique, ce travail s’appuiera sur deux orientations, généralement présentées comme distinctes et entre lesquelles il faut trancher, mais qui, dans cette étude, se compléteront pour mener à bien la démonstration de nos hypothèses : -« une orientation autographier dirigée vers la recherche des spécificités » : cette orientation nous permettra ainsi de présenter les caractéristiques spécifiques du modèle autogestionnaire au travers de la définition d’un « idéal type » ; – « une orientation monolithique cherchant à établir des régularités, des similitudes » : c’est cette démarche qui sera choisie en d 8 FO à établir des régularités, des similitudes » : c’est cette démarche qui sera choisie en deuxième partie pour souligner les nombreuses similitudes que nourrissent les pratiques autogestionnaires et les nouvelles théories sur l’entreprise. Nous montrerons ainsi que les spécificités propres aux modèles autogestionnaires semblent actuellement ne plus être le seul apanage de ce modèle libertaire, mais paraissent contaminer l’ensemble des nouvelles théories régionalisation. Nous n’en dégagerons pas pour autant une 101 universelle selon laquelle le bon modèle d’organisation est celui prôné par le « modèle » autogestionnaire . Il s’agit simplement de rendre compte d’un phénomène et de nourrir la réflexion sur le renouvellement des formes régionalisation. . 1-6.

La démarche déductive et inductive: Les méthodes déductives, aussi appelées « hypothétique-déductive reposent sur un raisonnement qui « va des lois et des principes posés comme des hypothèses aux faits d’expérience » . Cette démarche valorise donc, dans la méthodologie de la recherche, le rôle de la théorie que l’on soumet à l’épreuve des faits. Cette démarche sera utilisée pour définir l’idéal type d’une organisation autogérée à partir des grands courants d’idée qui ont développé et publicité l’idée autogestionnaire. Cet idéal type sera ensuite confronté à l’étude de cas d’une entreprise autogérée contemporaine en troisième partie. Il s’agira alors de mettre en valeur la mise en pratique des principes spécifiques au modèle autogestionnaire (mis en évidence par ridera type précédemment défini) dans cette entreprise.

On passera alors de la logique monolithique (la définition de régularités, de « lois » propres au modèle autogestionnaire et qui en forment les spécificités) à la logique autographier (en confrontant cet idéal type aux spécificités d’une entreprit 9 FO spécificités) à la logique autographier (en confrontant cet idéal épée aux spécificités d’une entreprise ce réclamant de ce modèle pour souligner leur congrue). La seconde démarche méthodologique repose sur un mouvement inverse en « privilégie[anti] le cheminement des constatations particulières, tirées d’observations de terrain, vers les concepts généraux » . Elle part donc du terrain pour aller vers la théorie.

Cette démarche sera utilisée pour mettre en évidence les similitudes qu’entretiennent les pratiques autogestionnaires et les nouvelles théories régionalisation. On passera alors de la démarche autographier (consistant à repérer les spécificités régionaliseraient d’une entreprise autogérée) à la démarche monolithique (en rapprochant ces spécificités régionalisation des principes organisations prônés par les nouvelles théories régionalisation). Cette démonstration s’appuiera sur trois méthodes successives ? -une méthode dite « génétique » -une méthode typologique qui s’inspire de la notion d’ « idéal-type » développée par Max béer -une méthode comparative 1.