LA QUESTION DE LA GUERRE DANS LE PROJET DE PAIX PERPETUELLE

LA QUESTION DE LA GUERRE DANS LE PROJET DE PAIX PERPETUELLE

capacités destructive en ABC (Atomiques, Bac iolcgi jamais un caractère politique et morale. Il LA QUESTION DE LA GUERRE DANS LE PROJET DE PAIX PERPETUELLE Premium By tontonchim I Oeapan9 04, 2015 99 pages INTRODUCTION Dans son souci de faire de la paix le centre de la politique en Côte d’ivoire, le père de la nation ivoirienne Félix Houphouët Boigny affirmait : « la paix n’est pas un vain mot c’est un comportement Cest dire que les hommes politiques œuvrent à pouvoir inculquer à leurs citoyens ce comportement de paix afin d’éradiquer du milieu d’eux toute germe de guerre et de onflit.

Le constat cependant est différent du résultat escompté. En effet, alors qu’on s’entend à la paix, la guerre s’impose comme inévitable. Faut-il pour autant croire à cette fatalité de l’histoire ? Le mal radical de la guerre e on à l’infini des 9 s technologies dites lm es) confère plus que de philosophie de la capacité pour notre espèce de se moraliser mais, plus fondamentalement, de ses chances de survie. Kant s’impose ici comme une référence incontournable.

Toute sa philosophie peut s’interpréter à raune de la paix comme idéal régulateur de la raison critique. La raison Kantienne est fondamentalement irénique. Cela

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est vrai, en particulier, de sa philosophie théorique. Faute d’une détermination préalable du pouvoir de la raison, la philosophie est vouée à des conflits incessants – querelles d’écoles certes moins meurtrières que les conflits armés mais qui contribuent ? l’insociabilité de l’espèce.

Sombrant dans une série de « guerres Intestines », les différents dogmatismes ont engendré le scepticisme, qui dénie à la raison tout pouvoir de connaissance. Le résultat de cet éparpillement est que la philosophie s’est scindée en une infinité de systèmes belligérants, evendiquant chacun pour sa chapelle le privilège de la vérité. Le champ de bataille de ces combats sans fin, voilà ce qu’on nomme Métaphysique.

Tant que les philosophes dépasseront le champ de rexpérience pour prétendre connaitre l’inconnaissable, elles resteront entre elles dans un état de nature dont l’issue logique est la guerre. Seul le tribunal de la raison – c’est-à-dire une raison ayant déterminé par la critique les limites de son pouvoir de connaitre. L’homme être de conscience veut pouvoir tout expliquer par la philosophie, c’est cette volonté de comprendre la échéance de la société qui amène le philosophe Epictète ? reconsidérer la pratique philosophique et à établir un lieu.

Ainsi pour lui « ce qui nous perd, c’est que nous n’avons pas plus tôt gouté la philosophie du bout des lèvres, que nous voulons faire les sages et être tout de suite utiles aux autres; nous voulons reformer le monde. Eh, mon ami reforme-toi auparavant toi- même, et ensuite fais voir aux hommes un homme que la philosophie à formé « 1 Ainsi loin d’être une simple maxime la philosophie doit pouvoir se donner pour rôle d’être un guide voire comme un exemple de la pratique politique. Comment comprendre alors cette dislocation entre la théorie et la pratique ?

Faut-il la comprendre comme une non application de la théorie des philosophes ou comme une fuite de responsabilité des penseurs, se refugiant dans la phi 2 OF gg théorie des philosophes ou comme une fuite de responsabilité des penseurs, se refugiant dans la philosophie pour éviter de penser politique, laissant ainsi la politique aux mains des politiciens ? Pour le savoir, nous ferons appel à un penseur de Kônigsberg pour avoir été le fil conducteur du siècle des lumières. Il fut lui aussi témoin de la guerre.

En effet, alors qu’Emmanuel Kant construit son propre système philosophique en s’interrogeant sur l’usage de la raison, il ne dédaigne pas de penser en philosophe les grands événements historiques de son temps. La révolution française, de l’autre cote du Rhin est suivie avec attention. 1 -Epictète, Entretiens in la philosophie comme debat entre les textes, ed. Magnard, paris 1982 P. 589 La période de la terreur vient de s’achever avec la chute de Robespierre et la première coalition contre la France vient de se disloquer grâce aux traites de Bâle et de la Haye.

Kant publie on essai, qui est immédiatement traduit en français, bien avant que ne le soient ses œuvres philosophiques proprement dites montrant ainsi qu’il ne s’agissait pas de dissocier philosophie et politique ce qui donne tout Pintérêt a vouloir le comprendre et appréhender sa pensée. Or la compréhension d’un philosophe rencontre toujours un problème initial : la question de l’entrée dans le système. Ici, on peut se demander de quel élément, de quelle notion doit- on partir pour dérouler le système du philosophe allemand Emmanuel Kant, né en 1724 et mort en 1804.

Sil est considéré e nos jours comme l’un des grands philosophes, n’est-ce-pas ? cause de l’originalité de sa pensée et du courant de son époque ? Or partir 3 OF gg philosophes, n’est-ce-pas à cause de Poriginalité de sa pensée et du courant de son époque ? Or partir de cette pensée et de cette époque ne suppose t’-il pas déjà connu la synthèse elle-même ? Il est vrai qu’il est difficile de préciser la situation de l’Aufklàrung1 dans l’histoire. C’est une étape nécessaire à l’évolution intellectuelle d’un pays qui sort de la féodalité.

Démocratique dans ses principes, elle veut être une culture au service du euple et elle se donne pour tâche d’éduquer et de former tous les hommes par la diffusion du savoir. C’est ainsi que l’idéal d’une libre personnalité, qui fut celui de la renaissance devient universel. La déception ne tarde pourtant pas et l’on se met ? chercher le salut dans la connaissance commune car l’époque de l’Aufklàrung s’achève dans les guerres et le règne de la raison se termine dans un bain de sang et une lutte pour l’hégémonie économique et politique. 1 — Kant E.

Réponse a la question : « Qu’est — ce que les lumières ? » ln œuvre philosophique, 1784, Traduction de Heinz Wissmann , tome II, Paris, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1885 Les hommes de l’Aufklàrung menaient donc un combat implacable contre la superstition, le fanatisme, l’intolérance, la mystification et l’abêtissement des peuples. Ils se considèrent comme les dépositaires de la raison, ayant pour vocation d’éclairer les hommes sur leur propre nature et leur destination afin de les rendre meilleurs et de les guider sur le chemin de la vérité.

C’est ce but que Kant veut atteindre. Dans le chapitre sur l’architectonique de la raison pure, Kant veut avertir que personne n’essaie d’établir une science sans 4 gg a raison pure, Kant veut avertir que personne n’essaie d’établir une science sans avoir une idée pour le fondement. La doctrine de la critique qui est le point central de la philosophie de Kant est donc la réalisation d’une idée : la recherche du fondement de l’unité, de son explication et de sa légitimité. Le projet de paix perpétuellel n’échappe pas à ce fondement.

Son idée reste la même : trouver l’unité qui relie les diversités. Il cherche à déterminer les conditions juridiques qui tendront progressivement à substituer le droit à la force, la force comme tribunal des relations internationales. Conscient des réalités politiques il cherche à établir que l’exclusion de la guerre est dans l’intérêt des Etats de sorte que ceux-ci viendront progressivement à abandonner le bellicisme. Loin de tout angélisme, Kant ne veut pas idéaliser l’homme : son idéalisme garde un pied fermement encré dans le réalisme.

S’il fallait que tous les hommes se transforment en ange, la paix perpétuelle ne verra jamais le jour. Sa perspective semble montrer que la paix est possible. Cependant, peut-on penser la paix pour la rendre possible ? En effet, celui qui veut réfléchir sur la paix doit bien revenir sur n objet pour le penser. Mais comment transformer la paix en objet ? S’il est possible de prendre pour objet la guerre, c’est que nous avons un concept pour cela : la guerre est un concept. Un concept permet de prendre l’ensemble des expériences et nous avons des expériences de la guerre. 1 -Kant, E. rojet de paix perpétuelle (1795), traduction de Joël Lefebvre, cyon, Pui, 1985 Centendement peut donc connaitre, déterminer une intuition sensible par un s OF gg Lefebvre, Lyon, Pul, 1985 L’entendement peut donc connaitre, déterminer une intuition sensible par un concept. Voilà pourquoi on peut juger « ceci est ne guerre Y. On peut donc faire la guerre, par exemple comme une continuation de la politique. Mais peut-on la penser ? N’est- ce pas l’impensable ? Au contraire de la guerre, la paix n’est pas un concept, mais une idée, ce à quoi rien de sensible ne correspond.

On ne peut pas déduire les principes, on ne peut que la penser puisqu’elle n’est pas un objet d’expérience. Bien plus, toute tentative de la définir en fonction dune expérience est vaine et dangereuse. La conséquence est qu’il faut renoncer aux définitions négatives qui bien entendu ne disent rien de la paix elle-même t qui soulèvent immédiatement des difficultés. Mais renoncer à toute définition, c’est aussi renoncer à la question préalable selon laquelle avant de traiter un problème, il faut savoir de quoi on parle.

Cette situation soulève le problème de savoir comment réfléchir sur ce qu’on ne connait pas ? Est-il possible de l’établir ? Comment rendre compte de la paix que l’on retrouve dans les Etats, dans les rapports entre les Etats ? Dans une perspective kantienne, comment de la guerre peut-on permettre l’avènement d’une paix perpétuelle ? En d’autre terme, comment expliquer et légitimer la paix constituée ar la guerre ? La paix n’est-elle pas un idéal que seul celui qui a le maniement et l’amour de la sagesse pouvait par son règne faire advenir ?

Kant partage t-il ce point de vue des rois philosophes et de philosophes rois ? Pour permettre une compréhension de ce sujet, nous essayerons de partir d’une 6 gg philosophes rois ? Pour permettre une compréhension de ce sujet, nous essayerons de partir d’une généralité qui nous permettra de définir certaines notions utiles à notre compréhension afin de comprendre ce que Kant pense de la guerre et comment il compte faire advenir la paix perpétuelle. Aussi, cette étude nous sera utile pour une relecture de l’histoire de l’Afrique en général et de la Côte d’ivoire en particulier.

Son apport dans ce concept saura nous aider à apporter notre pierre à l’édifice de la reconstruction de la côte d’Ivoire par une connaissance et une application de la thèse de celui qui a profité de la popularité internationale de son vivant avec son œuvre qui influença la recherche de la paix jusqu’à aujourd’hui : le projet de paix perpétuelle. Ainsi pensons nous que cette réflexion simplifiée et concise minutieusement menée sur la place de la guerre dans ‘avènement de la paix : cas du projet de paix perpétuelle de Kant saura nous être utile.

Par conséquent on s’est réservé le droit de rentrer dans les conflits du doute ; lesquels étaient susceptibles de rendre équivoque le caractère assez simple de ce travail. Nous considérons que la finalité de cet enseignement est, non seulement la maitrise ou la compréhension véritable d’un certain nombre de mystère et contour qui hante la question cruciale des relations politiques au sein des Etats, mais aussi et surtout la compréhension d’une conception kantienne totalement à l’abri es guerres et son corollaire étant entendu que l’homme est capable de former des Etats de paix.

L’exposé qui est donné dans le présent document ne peut se limiter exclusivement ? OF gg Cexposé qui est donné dans le présent document ne peut se limiter exclusivement à une simple analyse des phénomènes liés à la vie politique. Le lecteur doit donc disposer de grille de lecture théorique qui lui permet d’interpréter les faits et actes d’ordre politique.

Bien que axé essentiellement sur les analyses théoriques, l’approche méthodologie et son contenu peut être également exploité utilement et à sa juste valeur par l’ensemble es hommes politiques et principalement par ceux de la côte d’ivoire pour un dénouement heureux de la crise. En effet, la vie politique est soumise aujourd’hui à plusieurs défis à relever. D’abord parce que le discours dominant veut que la politique soit écartée du champ de la moral. Ensuite, la guerre est vue non seulement comme une fatalité mais aussi comme inévitable au point de rendre provisoire toute paix.

Enfin, poser les fondements durables d’une paix perçue non comme don mais comme émanant de la volonté de l’homme. Cette volonté de relever le défi politique s’inscrit dans le adre de la promotion des valeurs politiques, car beaucoup de politiques se voient dans l’obligation de suivre le courant de la vie. Ce qui n’est pas sans dommage, car on ne peut éternellement tromper le peuple. Nous pensons qu’une vie politique orientée par la lumière de la raison nous permettra de faire advenir la paix perpétuelle et avoir une société responsable.

Ainsi de par la guerre naitra le moyen de faire cesser tout germe de la guerre pour qu’advienne la paix. Cette volonté de faire de la paix un moyen accessible à tout état peut-elle devenir une réalité ? gg état peut-elle devenir une réalité ? PREMIÈRE PARTIE : DE LA NÉCESSITÉ DE REPENSER LA GUERRE Il s’agira dans cette partie de repenser la guerre. Cela veut dire penser à nouveau la guerre. Mais qu’est – que penser à nouveau si ce n’est passé en revue les premières pensées sur la guerre pour comprendre la raison pour laquelle cette nouvelle pensée s’impose. our ce faire, nous essayerons de définir et de spécifier le cadre de notre réflexion avant de donner quelques conceptions de la guerre qui ont prévalu avant l’avènement de Kant. Enfin poser les bases d’une nécessité de reconsidérer la conception sur la guerre. Au terme de cette analyse nous verrons en quoi la version kantienne nous intéresse et pourquoi le projet de paix est toujours d’actualité. conduites louables et loyales. Aussi, il est possible d’avoir des guerres lasses qui sont des refus de lutte après une longue période de guerre.

Quant aux guerres civiles elles désignent une guerre entre les citoyens d’une nation. A cette guerre s’oppose la guerre étrangère qui est une guerre cl’Etat à Etat. La particularité de cette guerre est qu’elle oppose différents peuples, différents pays. Cependant, la guerre n’est pas seulement que destruction ucléaire, elle peut signifier aussi le fait de faire des réprimandes constantes a quelqu’un. On peut aussi faire la guerre à une chose, dans ce cas, c’est vouloir la détruire.

La guerre peut être aussi un signe d’anonymat comme l’expression nom de guerre » pour ne pas reconnaitre une personne. En somme, la guerre concerne deux parties de force relativement égales. Si un conflit est mené par un peuple beaucoup plus faible, on parlera de pacification ou d’opération de police. Dans le cas inverse, quand le plus faible veut s’affranchir d’une tutelle pesante, on parlera de rébellion ou de révolution. L’histoire de La guerre permet d’en saisir l’infinie diversité.

Reconnaissons le caractère quelque peu insolite du vocable de guerre. Hérodote disait en parlant de la guerre que « personne n’est assez fou pour préférer la guerre à la paix »1 . Ce mot d’Hérodote semble être démenti par l’histoire universelle qui offre constamment le spectacle de la guerre sous ces diverses formes. Guerre entre empire, guerre entre nation, guerre civile, guerre politique, guerre commerciale, guerre politique et privées, guerre chaude et froide, guerre sainte, guerre idéologique. Le mot 0 9