La presse gratuite

La presse gratuite

La Presse est le plus ancien des medias. « Media » est un mot apparu en 1980, qui se definit par un moyen, un outil, une technique, un intermediaire pour la communication et l’expression des Hommes. Il se retrouve sous plusieurs formes, telles que les livres, la television, la radio, le cinema et peu egalement representer les techniques, telles que la presse a imprimer, la telegraphie sans fil.

Chaque media a ses propres taches et activites; il peut s’agir de l’information, de la publicite, du divertissement, de l’education, de la creation… La naissance des medias correspond a la naissance d’un art, d’une forme d’expression, d’une discipline de la pensee, qui a une influence sur l’individu. Aujourd’hui, les medias evoquent un ensemble d’information massif du a une uniformatisation des pratiques professionnelles. Les sources d’informations s’universalisent et les modeles d’informations se rapprochent de plus en plus les un des autres. Ces medias de masse dominent de plus en plus la vie quotidienne des individus.

Bruno Latour (chercheur en sociologie) utilise une metaphore pour decrire cette masse d’information. Il parle de « communication double clic» qu’il compare a une « folle du logis ». Cette metaphore est pour expliciter les informations responsables de la fondation des rumeurs. Quant a l’expression « communication double

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
clic » cela fait reference aux nouvelles formes de communication et a l’informatique. Il s’agit des nouveaux medias qui prennent place dans la vie quotidienne. La possibilite d’avoir une multitude de choix par un simple clic, donne naissance a des preferences instantanees qui donnent lieu a de nouvelles formes de croyances.

Cela constitue le « nomadisme » des medias. On parle de malaise de l’information, avec de nombreuses accusations portees sur les organes de l’information depuis le debut des annees 1990. Celles-ci concernent divers sujets, tels que les images derobees, les reportages plus ou moins bidonnes, les faux scoops, le voyeurisme ou le recours au sensationnel. On penserait alors que l’information ne suit plus ses lois professionnelles ou morales et apparait la notion de « desinformation », qui fait reference aux manquements et defaillances.

Les medias sont accuses de vouloir forger l’opinion du public contre sa volonte et pretendre l’informer objectivement. Les medias souffrent egalement d’imitation et de copie. On assiste a la duplication de l’information. Les journalistes ne s’interrogent plus sur la nature de l’information ni la direction qu’ils devraient prendre mais participent plutot a une course. La question du temps est devenue indispensable : les medias agissent dans l’immediat voire dans l’urgence, ainsi le temps est responsable de la degradation des medias.

L’autonomie des medias qui resulte de cette massification des medias est d’autant plus importante a prendre en compte car elle a une influence sur la societe. Les medias se basent desormais sur la chasse au « scoop », les competitions publicitaires, le developpement de la concurrence, l’utilisation des images chocs, des effets d’annonces recherches en matiere politique la transparence visee dans le domaine judiciaire. Ainsi la societe actuelle semble etre « reconfiguree par le mediatique ». Jean Claude Guillebaud parle « d’empire mediatique », dont la particularite est que les medias sont « sans empereur ».

Selon lui, l’information qu’obtient un lecteur est la consequence des « mecanismes et des automatismes » . sans que ce soit celle d’une reflexion. Les medias s’organisent par des effets de croyances et produisent des croyances continuellement, qui sont generalement « inconscientes d’elles-memes » c’est-a-dire non fondees et restent des hypotheses. Cependant, elles ne sont pas censees constituer des mensonges ou manipuler les individus comme certains le penserait. La Presse est un mot invente par Gutenberg, qui designait son invention : une machine, un outils a imprimer.

La presse est divisee en plusieurs segments. Sont retenues pour definir cette segmentation : la nature de l’information, la periodicite nationale et locale. De ces trois criteres decoulent 4 categories distinctes de presse : La presse quotidienne nationale d’information politique La presse locale d’information generale et politique (quotidienne et hebdomadaire) La presse magazine grand public La presse technique et professionnelle Cependant des 2002, on assiste a l’arrivee de la presse gratuite ce qui donne place a une cinquieme categorie.

Chaque categorie de presse connait des conditions economiques specifiques de diffusion et vise differents lecteurs par consequents. Nous allons essayer de faire ressortir les moments cles de l’evolution de la Presse. La naissance du premier periodique au monde est en France, avec les « Nouvelles d’ Anvers », en 1605, alors que le premier journal quotidien en France nous renvoie a 1631 (le premier quotidien du monde est ne en Allemagne, en 1660), avec la Gazette, inventee par Theophraste Renaudot, qui visait a toucher le plus grand nombre de lecteurs et se caracterisait par sa periodicite.

Ce journal reussit a dejouer la censure, qui obligait les journaux a ne divulguer que des faits divers et insignifiants et qui etait de mise du XIIIeme siecle a la fin du XVIII eme. La Presse ne devient populaire qu’avec « le Petit Journal » de Mois Millaud, en 1863, qui se vend a 5 centimes et qui est donc accessible a tous de par ce prix, mais egalement par la diversite de ses rubriques, sa qualite et simplicite de langages. En 1836, Emile de Girardin est le premier a utiliser la publicite dans son journal : « la Presse », pour diviser le prix de l’abonnement par deux.

Le XIX eme siecle marque le debut de la presse moderne et de l’industrie, avec la rotative de Robert Hoe, en 1846 : on peut dire aujourd’hui que le journal quotidien est le prototype du mass media. L’Histoire de la presse est celle de la liberte fondamentale d’expression : la censure sera interdite, la divulgation des sources d’information ne sera plus necessaire et les cas de diffamation seront definit. La premiere loi concernant cette liberte est nee en Suede et date de 1766 ; il faudra attendre la loi du 29 juillet 1881 pour que celle-ci arrive en France (meme si elle renvoie a la declaration des droits de l’Hommes de 1789).

Le XX eme siecle amene a la diversification, avec des hebdomadaires illustres (entre 1930 et 1970) et des hebdomadaires d’information generale (dans les annees 1950). La Presse devient alors celle d’un sujet ou d’un public determine. La Presse va perdre son monopole de diffusion collective de l’information, avec l’apparition de la radiodiffusion, dans les annees 30, et celle de la television, dans les annees 50. On se demande alors si la presse ne devient pas obsolete et si ne nait pas : l’ere de la telematique interactive. La realite est plus complexe et les medias semblent plus complementaires que concurrents.

La Presse se doit de s’adapter aux nouvelles technologies et aux nouvelles attentes des consommateurs pour survivre. Les bouleversements sociaux ont egalement une influence sur la Presse, qui doit corriger sa structure en l’adaptant aux realites du marche. Des 1978, la presse periodique prend de l’importance et depasse la presse quotidienne ; elle a d’autres fonctions que l’information, telles que le divertissement, l’evasion, la recherche de compensation… La Presse quotidienne se heurte aujourd’hui a de nouveaux defis, tels que Internet et la Presse Gratuite d’information.

A travers cette Histoire, on peut dire que la Presse est le produit de la societe industrielle et que son evolution est correlee au developpement de l’occident. Sa consommation concerne presque l’ensemble de la population, elle est devenue une habitude, un comportement social. Cependant, on assiste a un declin de la presse, qui est la consequence de la democratisation de l’information et des nouvelles pratiques mediatiques, mais ce declin est aussi la consequence de la modification de consommation de l’information chez les lecteurs.

Neanmoins le declin du nombre des lecteurs francais n’est pas recent. Historiquement, compare a d’autres pays europeen tel que l’Angleterre, les pays scandinaves, la plupart des francais n’ont pas l’habitude de la lecture d’un quotidien (source INSEE : 2006). Le declin du lectorat touche plus particulierement les quotidiens que le secteur de la presse magazine. Puisque les francais consomment davantage des periodiques. Selon la derniere etude d’Audipresse, en 2006, 7,3 titres en lecture en 2005 contre 6,4 en 1999. Ce qui veut dire que 8 francais sur dix lisent regulierement des periodiques.

Il s’agit essentiellement de la lecture des magazines de televisons, de presse feminine, et ceux consacres aux loisirs (jardinage, bricolage) Aujourd’hui, la plupart des lecteurs ne veulent plus depenser de l’argent pour s’informer. Convaincre un lecteur d’acheter avec l’essor des journaux gratuits semble etre un nouveau defi a relever dans le secteur de la presse. Le developpement d’utilisation d’internet est aussi un facteur qui explique le declin du secteur de la presse. Ainsi trois nouvelles tendances ont bouleverse la presse ecrite : Evolution du marche pertinent

Enjeux lies aux nouveaux acteurs : Les annonceurs et la publicite, Changement des pratiques de consommation de presse : Face a l’information de masse et la multiplication de l’offre, les lecteurs ne sont plus prets a payer pour s’informer d’ou Le developpement de nouvelles modes de communication mis en place par les medias : Internet Les dernieres annees ont etaient marquees notamment par la recapitalisation de Liberation par Rotchild. L’arrivee des gratuits ont eu aussi un impact sur le marche de l’information generale mais aussi politique. Ces nouvelles arrivees developpent le mouvement general de la gratuite.

Interessons nous, a present, a ces gratuits. Ils sont nes en Suede avec la creation de Metro, qui est apparu en France en 2002. On recense la presse gratuite d’information qui se definit, par « des titres dont la vocation est de delivrer de l’information redactionnelle a destination de leurs lecteurs. Ils peuvent etre generalises ou cibles, mais en aucun cas lies a une seule marque » (source OJD). C’est elle qui concurrence la presse payante. On distingue alors la presse quotidienne gratuite (Metro ou 20 Minutes), de la presse thematique gratuite ou presse magazine gratuite (Sport, Newzy, Femme en ville).

Il existe egalement la presse gratuite d’annonces, qui regroupe des titres « dont la vocation essentielle est de developper les transactions commerciales entre les annonceurs et leurs lecteurs ». Aujourd’hui le marche francais de la presse quotidienne gratuites regroupe trois grands acteurs : Metro, 20 Minutes et Reseau Plus. La PQG (Presse Quotidienne Gratuite) se developpe enormement et touche presque toutes les grandes agglomerations du territoire francais. 20 Minutes represente 47. 9% des diffusions de la PQG, devant Metro, alors que le Reseau Plus possede la plus grande diffusion en province. pic] Carte de France de la distribution des quotidiens gratuits en juillet 2005 Source : L’impact de la presse gratuite d’Anne Baret (Edition Connaissances et Savoirs) Les principes de fabrication et de distribution des gratuits et des payants sont presque identiques : appel a des intervenants exterieurs pour la fabrication et passage par une societe pour la distribution. Mais le modele de la PG connait un certain avantage, car elle externalise d’avantage la fabrication et reduit donc ses couts, possede une equipe restreinte et polyvalente, moins difficile a gerer.

On ajoute que le systeme de distribution est moins lourd, puisque l’editeur ne charge qu’une seule societe de distribution (couts restreints, meilleure reactivite et adaptabilite) La PQG connait d’autres specificites : leur parution du lundi au vendredi et leur proximite avec les transports en commun. Les lecteurs peuvent avoir gratuitement acces a l’edition digitale, alors que seuls certains titres de payants laissent un acces libre a tout ou partie des articles. Le nombre d’espaces publicitaires chez les gratuits n’est pas necessairement plus important que chez les payants, tout depend des journaux concernes.

Ainsi, Metro consacre 41% de sa pagination a la publicite payante, devant le Figaro, avec 30 %, lui-meme devant le 20 Minutes avec 28%. De plus, il est interessa,t d’indiquer que la PQG est moins concernee par l’autopromotion que les payants et legue, comme les PQP (Presse Quotidienne Payante), des espaces a des grandes causes, des organismes caritatifs. Chez la PQP, l’editeur a deux sources de financement : la vente d’espaces publicitaires ainsi que la vente de son produit, alors que pour la PQG, la seule source de financement concerne la vente d’espaces publicitaires.

Ainsi, on peut parler d’investissement pour le lecteur de la PQG, qui doit aller chercher son journal et paie pour ce dernier, d’ou l’importance pour celle-ci de valoriser la qualite de son contenu et mener une politique de differentiation. Le chiffre d’affaire de la PQP est tres dependant de la publicite : c’est pour cela qu’il existe une certaine concurrence entre PQP et PQG, puisque cette derniere prend des parts de marche, meme si les annonceurs locaux ne sont pas des clients nombreux contrairement a la PQP). L’avantage de la PQG en ce qui concerne la publicite est son format original, comme la couverture comme page publicitaire. En ce qui concerne l’information chez la PQG, elle est caracterisee par divers points : sa gratuite, son ecriture neutre, ses articles courts et brefs, son decoupage d’un article en plusieurs sous – articles, l’inexistence de commentaires et le fait que le lecteur se voit mettre le journal dans la main.

Contrairement a la PQP, la PQG ne forge pas les opinions et se veut simple, accessible et rapide. Le journalisme chez la PQG est accuse de ne travailler que la partie technique du traitement de l’information et de plus chercher a developper la pertinence en sa qualite de professionnel, mais de se conformer a la demande et aux attentes immediates du lecteur. On parle d’ « information discount », information qui subit calibrage et formatage, afin d’etre accessible a tous par sa qualite et la duree d’attention necessaire.

Le fait sera mis en avant sans causalite et historique : la PQG est egalement de pousser au « picorage » d’information. On prend en consideration les rubriques thematiques, presentes chez la PQG, qui sont indispensables pour toucher des niches de lecteurs et satisfaire les annonceurs : logique clienteliste. Il s’agit donc de satisfaire les interets des lecteurs et les valeurs du moments, en pronant le conformisme et le consensus, en n’abordant aucun points, risquant le conflit et la dissension.