La nature humaine

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Senegal’s black market for medicine In Senegal eliminating the sale of unregulated or counterfeit medicines will take better laws and law enforcement, but as long as poor people have children getting sick sales will thrive, experts and residents say. Street vendors across the country sell products of questionable quality smuggled in from other countries – in many cases outright fakes – or hawk medicines sold to them by pharmacists seeking illegal profits. In both cases consumers are at risk.

Aboubakrine Sarr, president of the private sector pharmacists’ union in Senegal, said there are no statistics on the impact, but “the free-for-all illegal street sale of aspirin packets wreaks havoc”. Aspirins, antibiotics, Viagra, painkillers, anti-parasitic pills and many others can be found anywhere – improperly stored and sold by people who cannot advise on dosage or side-effects. Many Dakar residents are aware of the risks but people IRIN spoke to said they had no choice.

Asked what mothers do when a child falls ill, Adama Ndiaye, a mother of four in Dakar’s Pikine neighbourhood, told IRIN: “We lose our minds. We’ve got no money for prescriptions. ” A neighbour, Mariama Niass, who sells sweets and trinkets in front of her home, said: “You go

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to the doctor and let’s say you’ve set aside 300 CFA francs [64 US cents] for the consultation. Then the doctor prescribes medicines costing 10,000, 7,000, 3,000 CFA francs [$6 to $21]. You come back home. You see the children. And you haven’t yet prepared dinner. You must use whatever money you have to buy rice and other items for a meal…

The medicines that are sold in the streets – we all have been advised not to buy them, but we have to, because we can’t buy prescriptions. ” Efforts fall short In July the Economic Community of West African States, the World Health Organization (WHO) and the European Union published a guide to help states combat the unregulated sale of medicines, but there is a gap between international manuals and the reality on the ground. “This is progress on the international scene but on the ground, we are forever taking one step forward, one step back,” the pharmacists’ union’s Sarr told IRIN.

Where pharmacists sell medicines to street vendors, some in the industry are calling for punishments similar to those faced by drug traffickers, but for now wrongdoers face minimal punishments and in some cases none at all, Sarr said. “Punishments often are not even applied, because of lax enforcement or a kind of protection that exists among colleagues in the industry. ” Between 2008 and 2010, five pharmacists were briefly suspended for collaborating with unauthorized sellers. A bill regulating the pharmaceutical industry awaits debate in parliament.

Senegal does not have enough inspectors, according to Mamadou Ngom of WHO in Senegal. There are just four official inspectors to check up on more than 1,000 pharmacies, three manufacturers and four wholesale distributors. Effective control would require five national inspectors as well as one in each of Senegal’s 14 regions, Ngom told IRIN. Despite an apparent crackdown on the sales side – in 2009 the authorities shut down Dakar’s principal market for unregulated medicines, Keur Serigne Bi – sales continue, in that spot and many other marketplaces.

In Touba, one of Senegal’s main cities, several pharmacies have had to shut down because they can no longer compete with street vendors. “It’s a problem that’s tough to manage,” Sarr told IRIN. “Still, on the positive side, religious authorities are beginning to take seriously the risk these unregulated products pose. ” Meanwhile, health officials are planning “awareness days” – in Dakar and four other regions – to talk with communities about the risk of buying unregulated medicines, according to Pape Amadou Diop, state director of pharmacies and medical laboratories. C’est un commentaire du public : harmacy reviews said… As long as the price of medicine stay high, people who are not as affluent would go to cheaper sources, even though the quality of the products are suspect. I hope online pharmacies catch up to make medicines cheaper and available to those who usually can’t afford them. – Mamie Eldridge Autre article La vente illicite des medicaments au Senegal Economies paralleles n, Etat et societe PARTOUT en Afrique se developpent des reseaux de vente des medicaments en dehors des circuits officiels : comprimes, baumes, cremes eclaircissantes peuvent etre achetes au coin des rues et sur es marches, sans ordonnance, comme de banals produits de consommation. Loin d’etre un phenomene marginal ou une pratique individuelle, ce commerce semble se structurer, au Senegal, autour de filieres d’approvisionnement et de distribution remarquablement organisees, permettant d’ecouler des quantites considerables de medicaments (1). Au-dela du cas particulier des produits pharmaceutiques, nous voudrions ici nous interroger plus generalement sur la situation, par rapport a 1’Etat et a la societe, des economies dites paralleles, et montrer comment ces circuits commerciaux, developpes en dehors de la legalite, mais rarement dans la clandestinite -, loin d’etre en marge des structures politiques et sociales, s’y integrent en les utilisant et en les renforcant. Il s’agit donc de depasser la typologie classique qui divise les pratiques commerciales en officielles, paralleles et clandestines (2), pour rendre compte d’une realite sociale en fait plus complexe. Apres un bref expose de l’organisation du trafic des medicaments au Senegal, nous etudierons d‘abord comment la confrerie mouride a pu investir ce commerce illicite, et comment, en retour, ces pratiques economiques nt joue un role structurant sur ce groupe social, notamment en milieu urbain. Puis nous tenterons de comprendre les relations de pouvoir entre la confrerie et l’Etat, d’une part, entre le marabout et ses disciples, d’autre part, pour montrer l’extreme implication de la structure politique et sociale dans les circuits commerciaux. Tout au long de cette analyse, nous nous efforcerons de nous situer a un double niveau : celui des structures sociales (histoire de la confrerie dans la vie economique et politique du pays), celui des acteurs sociaux (biographies des individus nsistant particulierement sur les modalites d’insertion dans les reseaux et sur les relations de clientelisme dans le groupe). Les circuits de commercialisation Les reseaux de medicaments au Senegal ont pour noeud Touba, ville sainte de la. confrerie mouride que son statut de communaute rurale autonome – 1’Etat en est absent, n’y exercant en particulier aucune des fonctions de maintien de l’ordre et de controle des echanges – rend favorable a la realisation de nombreux trafics : arachides, armes, drogue, notamment (3). Touba joue le role de lieu de stockage ou viennent s’approvisionner es grossistes et les detaillants de la capitale et d’une grande partie du pays. Les medicaments entreposes a Touba ont deux provenances principales : le voisin gambien et les structures nationales d’approvisionnement. Enclavee dans le territoire senegalais, la Gambie est un lieu privilegie d’echanges illicites, phenomene auquel on peut trouver, dans le cas des medicaments, plusieurs types d’explication : tout d’abord, le dalasi n’etant pas convertible, la vente permet une entree de francs CFA facilement echangeables ; de plus, l’acces au medicament est plus aise en dehors du ircuit des officines, dans ce pays de tradition coloniale britannique ; enfin, les produits vendus ne sont pas distribues par les grandes firmes pharmaceutiques multinationales, mais fabriques par de petites entreprises anglaises et composes essentiellement d’extraits de plantes medicinales. Le role de la Gambie dans le trafic des medicaments est ainsi a rapprocher de celui du Ghana a l’egard du Burkina Faso, et du Nigeria vis-a-vis du Benin. Quant aux structures senegalaises, il s’agit de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA), centrale de distribution qui est censee fournir bas prix des medicaments reserves au service public (hopitaux et dispensaires), et de la Societe industrielle pharmaceutique de l’Ouest africain (SIPOA) qui vend aux pharmaciens une vingtaine de produits, conditionnes au Senegal et par consequent moins couteux. Les commandes sont passees directement a ces deux institutions par des marabouts de Touba. Le volume d’aspirine (principal medicament vendu sur les marches) ecoulee par la PNA a augmente de 50 Yo entre 1980 et 1981, et n’a baisse a partir de 1982 que parce que les commandes n’ont pu etre honorees, faute de produits disponibles.

De Touba, les produits sont ensuite achemines par la route jusqu’a la concession du defunt fils aine de Cheikh Amadou Bamba, fondateur , de la confrerie, situee en plein coeur de Dakar et baptisee N la maison des mourides B, ou jusqu’aux deux principaux marches de gros, l’un dans la capitale, l’autre dans sa banlieue. C’est aupres de ces grossistes que les vendeurs de demi-gros et les detaillants viennent s’approvisionner regulierement. A cote de cette filiere principale, existent des micro-reseaux : pillage de colis dans le port de Dakar ; detournements de medicaments dans les opitaux, dispensaires, pharmacies ; remise en circulation de produits confisques par la douane et la police. Ces pratiques ne semblent pas faire l’objet d’une organisation specifique, mais se greffent sur le reseau mouride. Telle est la structure generale de la vente illicite de medicaments. Mais comment la confrerie mouride en est-elle venue a la controler ? Comment ce commerce s’integre-t-il dans l’economie senegalaise 3 Et comment ces pratiques situees en dehors de la legalite peuvent-elles se perpetuer et meme se developper? Notre Show Y : Medicines, I sell medicines ! A: Oh what heat!

My head… Y: Hey Miss, what is wrong with you? A: Oh nothing! I’m fine! Y: No , you are not fine! Ah I see, you have an awful wound! Come in! I can treat you! A: Oh it ‘s cool! I will go to the pharmacy! Y: Don’t go to the pharmacy! I am here to treat you! I have here some medicines which can cure headaches, stomach-aches, sore throat, even AIDS, abortion. In short, I can treat all the diseases in the world! I’m an expert for that! A: no, sorry but I am an expert for that! I graduated in the best medical school in Europe and I can tell you now that you can have big troubles with your illegal trade!

Y: But it’s my only source of income! I have my family to feed and especially a baby of 3 months! In fact, it’s my marabou who gave me all these medicines for sale. And I have to give him one part of my wages! And I am not the only one! There are many dealers who sell these drugs too. A: This is all well and good! But what do you do patients you put at risk? You told me earlier you can cure AIDS! Are you really serious? Are you aware of the serious situation where you are? Jai oublie le reste sorry!! Jai demande a ma camarade de mamene demain sa feuy je te completerai tt avant demin soir bsx jtdr!! Bosse bien