la marche vers le paradis

la marche vers le paradis

Anthologie Rimbaud préface J’ai choisi le thème qui pour moi me semble important qui est le sentiment de l’amour. II y a différents types d’amour et chacun sur terre est suceptible d’être confronté un jour à ce sentiment. II peut être négatif comme positif et est un sujet vaste et fascinant. Le thème a également inspiré une multitude de poète comme Arthur Rimbaud.

Le classement ad commencer par les des poèmes d’amour choisi sont Mes petit 0 Svipe nextp g le est de e Rimbaud, puis es poèmes que J’ai précié la mise en scène aux accents sadiques dans le but de châtier ses petites moureuses, Les réparties de Nina car j’ai été touché par la désespérance de Rimbaud, Roman pour son ironie constante, aussi Révé pour l’hiver car il montre le rêve sentimentale, Mémoire pour le Mthme, Soleil et chair pour le but du poème, Les chercheuses de poux pour la drôle de sensualité mise en scène, Première soirée pour le lyrisme de l’amour et enfin par Les premières communions car c’est un texte engagé. Otto Mueller Roman Roman écrit en 1870 est un poème du cahier de Douai. Rimbaud fait tout une critique de ses aventures amoureuses d’adolescent encore bien

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naif. On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans. Un beau soir, foin des bocks et de la limonade, Des cafés tapageurs aux lustres éclatants ! – On va sous les tilleuls verts de la promenade. Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ! L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ; Le vent chargé de bruits la ville n’est pas loin – A des parfums de vigne et des parfums de bière… – Voilà qu’on aperçoit un tout petit chiffon D’azur sombre, encadré d’une petite branche, Piqué d’une mauvaise étoile, qui se fond Avec de doux frissons, petite et toute blanche… Nuit de juin ! Dix-sept ans ! – On se laisse griser. La sève est du champagne et vous monte à la tête.. On divague ; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite là, comme une petite bête…

Le coeur fou robinsonne à travers les romans, Lorsque, dans la clarté d’un pâle réverbère, Passe une demoiselle aux petits airs charmants, Sous Pombre du faux col effrayant de son père.. Et, comme elle vous trouve immensément naif, Tout en faisant trotter ses petites bottines, Elle se tourne, alerte et d’un mouvement vif… – Sur vos lèvres alors meurent les cavatines… Vous êtes amoureux. Loué jusqu’au mois d’août. Vous êtes amoureux. – Vos sonnets La font rire. ais eoût. Tous vos amis s’en vont, v 2 0 Ce soir-là…. – vous rentrez aux cafés éclatants, Vous demandez des bocks ou de la limonade. – On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade. le clair syrinx, sa lèvre Modulait sous le ciel le grand hymne d’amour Où, debout sur la plaine, il entendait autour Répondre à son appel la Nature vivante ; Où les arbres muets, berçant foiseau qui chante, La terre berçant l’homme, et tout l’Océan bleu Et tous les animaux aimaient, aimaient en Dieu ! Je regrette les temps de la grande Cybèle Qu’on disait parcourir, gigantesquement belle, Sur un grand char d’airain, les splendides cités ; Son double sein versait dans les immensités e pur ruissellement de la vie infinie. CHomme suçait, heureux, sa mamelle bénie, Comme un petit enfant, jouant sur ses genoux. – Parce qu’il était fort, l’Homme était chaste et doux. Misère ! Maintenant il dit : Je sais les choses, Et va, les yeux fermés et les oreilles closes. Et pourtant, plus de dieux ! plus de dieux ! l’Homme est Roi, CHomme est Dieu ! Mais l’Amour, voilà la grande Foi ! Oh ! l’homme puisait encore à ta mamelle, Grande mère des dieux et des hommes, Cybèle ; S’il n’avait pas laissé l’immortelle Astarté Qui jadis, émergeant dans l’immense clarté Des flots bleus, fleur de chair que la vague parfume, Montra son nombril rose où vint neiger l’écume, Et fit chanter, Déesse aux grands yeux noirs vainqueurs, Le rossignol aux bois et l’amour dans les coeurs ! Je crois en toi ! je crois en toi ! Divine mère, Aphrodite marine ! – Oh ! la route est amère Depuis que l’autre Dieu nous attelle à sa croix ; Chair, Marbre, Fleur, Vénus, c’est en toi que je crois ! Oui, l’Homme est triste et laid, triste sous le ciel vaste. Il a des vêtements, parce qu’il n’est lus chaste, 4 0 est triste et laid, triste sous le ciel vaste.

Il a des vêtements, parce qu’il n’est plus chaste, Parce qu’il a sali son fier buste de dieu, Et qu’il a rabougri, comme une idole au feu, Son cors Olympien aux servitudes sales ! Oui, même après la mort, dans les squelettes pâles Il veut vivre, insultant la première beauté ! – Et l’Idole où tu mis tant de virginité, Où tu divinisas notre argile, la Femme, Afin que l’Homme pût éclairer sa pauvre âme Et monter lentement, dans un immense amour, De la prison terrestre à la beauté du jour, La Femme ne sait plus même être courtisane ! – C’est une bonne farce ! et le monde ricane Au nom doux et sacré de la grande Vénus ! Si les temps revenaient, les temps qui sont venus ! – Car l’Homme a fini ! l’Homme a joué tous les rôles !

Au grand jour, fatigué de briser des idoles, Il ressuscitera, libre de tous ses Dieux, Et, comme il est du ciel, il scrutera les cieux ! L’Idéal, la pensée invincible, éternelle, Tout ; le dieu qui vit, sous son argile charnelle, Montera, montera, brûlera sous son front ! Et quand tu le verras sonder tout l’horizon, Contempteur des vieux jougs, libre de toute crainte, Tu viendras lui donner la Rédemption sainte ! – Splendide, radieuse, au sein des grandes mers Tu surgiras, jetant sur le vaste Univers L’Amour infini dans un infini sourire ! Le Monde vibrera comme une immense lyre Dans le frémissement d’un immense baiser ! – Le Monde a soif d’amour : tu viendras l’apaiser. Ô ! L’Homme a relevé sa tête libre et fière ! Et le rayon soudain de la b fière !

Et le rayon soudain de la beauté première Fait palpiter le dieu dans l’autel de la chair ! Heureux du bien présent, pâle du mal souffert, CHomme veut tout sonder, – et savoir ! La Pensée, La cavale longtemps, si longtemps oppressée S’élance de son front ! Elle saura Pourquoi Qu’elle bondisse libre, et l’Homme aura la Foi ! – Pourquoi l’azur muet et respace insondable ? Pourquoi les astres d’or fourmillant comme un sable ? Si l’on montait toujours, que verrait-on là-haut ? Un Pasteur mène-t-il cet immense troupeau De mondes cheminant dans l’horreur de l’espace ? Et tous ces mondes-là, que l’éther vaste embrasse, Vibrent-ils aux accents d’une éternelle voix ? Et l’Homme, peut-il voir ? peut-il dire : Je crois ? La voix de la pensée est-elle plus qu’un rêve ? Si rhomme naît si tôt, si la vie est si brève, D’où vient-il ? Sombre-t-il dans l’Océan profond Des Germes, des Foetus, des Embryons, au fond De l’immense Creuset d’où la Mère-Nature Le ressuscitera, vivante créature, Pour aimer dans la rose, et croître dans les blés Nous ne pouvons savoir ! – Nous sommes accablés D’un manteau d’ignorance et d’étroites chimères ! Singes d’hommes tombés de la vulve des mères, Notre pâle raison nous cache l’infini ! Nous voulons regarder : – le Doute nous punit ! Le doute, morne oiseau, nous frappe de son aile.

Et l’horizon s’enfuit d’une fuite éternelle Le grand ciel est ouvert ! les mystères sont morts Devant l’Homme, debout, qui croise ses bras forts Dans l’immense splendeur de la riche nature ! Il chante… et le bois chante, et le fleuve murmure Un chant pl 6 0 splendeur de la riche nature ! Un chant plein de bonheur qui monte vers le jour – Cest la Rédemption ! c’est l’amour ! c’est l’amour Ô splendeur de la chair ! ô splendeur idéale ! O renouveau d’amour, aurore triomphale Où, courbant à leurs pieds les Dieux et les Héros, Kallipyge la blanche et le petit Éros Effleureront, couverts de la neige des roses, Les femmes et les fleurs sous leurs beaux pieds écloses ! ô grande Ariadné, qui jettes tes sanglots Sur la rive, en voyant fuir là-bas sur les flots, Blanche sous le soleil, la voile de Thésée, Ô douce vierge enfant qu’une nuit a brisée, Tais-toi ! Sur son char d’or brodé de noirs raisins, Lysios, promené dans les champs Phrygiens par les tigres lascifs et les panthères rousses, Le long des fleuves bleus rougit les sombres mousses. – Zeus, Taureau, sur son cou berce comme une enfant Le corps nu d’Europé, qui jette son bras blanc Au cou ner,’eux du Dieu frissonnant dans la vague. Il tourne lentement vers elle son oeil vague ; Elle, laisse traîner sa pâle joue en fleur, Au front de Zeus ; ses yeux sont fermés ; elle meurt Dans un divin baiser, et le flot qui murmure De son écume d’or fleurit sa chevelure. Entre le laurier-rose et le lotus jaseur Glisse amoureusement le grand Cygne rêveur Embrassant la Léda des blancheurs de son aile ; – Et tandis que Cypris passe, étrangement belle, Et, cambrant les rondeurs splendides de ses reins, Étale fièrement l’or de ses la es seins Et son ventre neigeux bro noire, larges seins Et son ventre neigeux brodé de mousse noire, – Héraclès, le Dompteur, qui, comme d’une gloire, Fort, ceint son vaste corps de la peau du lion, S’avance, front terrible et doux, à l’horizon ! par la lune d’été vaguement éclairée, Debout, nue, et rêvant dans sa pâleur dorée Que tache le flot lourd de ses longs cheveux bleus, Dans la clairière sombre où la mousse s’étoile, La Dryade regarde au ciel silencieux… – La blanche Séléné laisse flotter son voile, Craintive, sur les pieds du bel Endymion, Et lui jette un baiser dans un pâle rayon… – La Source pleure au loin dans une longue extase..

C’est la Nymphe qui rêve, un coude sur son vase, Au beau jeune homme blanc que son onde a pressé. – une brise d’amour dans la nuit a passé, Et, dans les bois sacrés, dans l’horreur des grands arbres, Majestueusement debout, les sombres Marbres, es Dieux, au front desquels le Bouvreuil fait son nid, – Les Dieux écoutent [‘Homme et le Monde infini ! B0 Sur le plancher frissonnaient d’aise Ses petits pieds si fins, si fins. – Je regardai, couleur de cire Un petit rayon buissonnier Papillonner dans son sourire Et sur son sein, – mouche ou rosier. – Je baisai ses fines chevilles. Elle eut un doux rire brutal Qui s’égrenait en claires trilles, un joli rire de cristal.

Les petits pieds sous la chemise Se sauvèrent : ‘Veux-tu en finir l » – La première audace permise, Le rire feignait de punir ! – Pauvrets palpitants sous ma lèvre, Je baisai doucement ses yeux : – Elle jeta sa tête mièvre En arrière : « Oh ! c’est encore mieux ! Monsieur, j’ai deux mots à te dire…  » -Je lui jetai le reste au sein Dans un baiser, qui la fit rire D’un bon rire qui voulait bien.. Elle était fort déshabillée Et de grands arbres indiscrets Aux vitres jetaient leur feuillée Malinement, tout près, tout près. Titre:? Les soeurs de charités Les ières communions écrit en 1871 a pour but de dénoncer la religion responsable de l’incapacité de la femme à assurer ses désirs et de satisfaire ceux de l’homme.

Il a écrit ce poème car il cherche l’âme soeur, une f Le jeune homme, devant les laideurs de ce monde, Tressaille dans son cœur largement irrité, Et plein de la blessure éternelle et profonde, Se prend à désirer sa sœur de charité. Mais, ô Femme, monceau d’entrailles, pitié douce, Tu n’es jamais la sœur de charité, jamais, Ni regard noir, ni ventre où dort une ombre rousse, Ni doigts légers, ni seins splendidement formés. Aveugle irréveillée aux immenses prunelles, Tout notre embrassement n’est qu’une question C’est toi qui pends à nous, porteuse de mamelles, Nous te berçons, charmante et grave Passion. Tes haines, tes torpeurs fixes, tes défaillances, Et les brutalités souffertes autrefois, Tu nous rends tout, ô Nuit pourtant sans malveillances, Comme un excès de sang épanché tous les mois. Quand la femme, portée un instant, l’épouvante, Amour, appel de vie et chanson d’action, Viennent la Muse verte et la Justice ardente Le déchirer de leur auguste obsession. Ah ! sans cesse altéré des splendeurs et des calmes, Délaissé des deux sœurs implacables, geignant Avec tendresse après la science aux bras almes, I porte à la nature en fleur son front saignant. Mais la noire alchimie et les saintes études Répugnent au blessé, sombre savant d’orgueil ; Il sent marcher sur lui d’atroces solitudes. Alors, et toujours beau, sans dégoût du cercueil, Qu’il croie aux vastes fins, Rêves ou Promenades Immenses, à travers les nuits de Vérité, Et t’appelle en son âme et ses membres malades, Ô Mort mystérieuse, ô sœur de charité. 0 0