la liberté

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La liberté Introduction Paul Valéry : « Il faudrait apprendre à être libre et léger non pas comme une plume mais comme un oiseau Rousseau : « L’Homme est né libre et partout il est dans les fers Cette citation de Rousseau renvoie à l’état de nature, celui dans lequel, selon lui, l’Homme vivait de manière simple et tranquille, avant de se heurter à différentes formes de lois. Loi de la nature (loi du plus fort), l’Homme se heurte d’abord à cette loi et ensuite aux lois de certains gouvernements autoritaires ou despotiques.

Selon Rousseau l’Ho trouver un gouverne t pour finir par être lib . g La liberté peut-elle n’ dans une certaine na libre lorsqu’il pourra r et de Péduquer t-elle se trouver orance ? Comment différencier le sentiment de liberté des conditions de la liberté ? un tyran est il quelqu’un de libre ? Peut-on trouver une forme de liberté en toute situation ? Enfin, accéder à la liberté passe-t-il nécessairement par une forme de libération ? I.

Se libérer des illusions et de l’ignorance a) La servitude volontaire Il est fréquent que les gens préfèrent une sorte de facilité dans l’existence, ou s’abandonnent à une forme de

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paresse plutôt que e se battre pour leur liberté ou le t page leur indépendance. Nous préférons parfois nos illusions ? chemin vers la vérité. Nous pouvons rappeler les personnages de l’Allégorie de la caverne qui préfèrent rester dans l’ombre plutôt que de prendre le risque de s’évader vers la lumière.

Rappelons également la remarque de Tocqueville qui soulignait que les citoyens dans une démocratie avaient tendance à se laisser gouverner car ils avaient dans l’idée que leurs représentants devaient faire les bons choix. b) Tyrannie et volonté Cf. Texte de Platon Au premier abord, nous pouvons penser qu’un tyran est bien quelqu’un de libre dans la mesure où il peut suivre tous ses désirs, ses caprices, et qu’il peut soumettre le peuple à sa volonté car ce sont ses sujets.

Mais où se trouvent les limites de la liberté du tyran. Selon Socrate, le tyran ne fait pas ce qu’il veut mais il fait cependant ce qui lui plait. Le plaisir serait de l’ordre de l’instant, et la volonté se prolongerait dans le long terme. Le tyran serait aveuglé par ses désirs, il en serait même l’esclave et il n’aurait pas de réel projet pour son peuple. D’ailleurs, comment un individu ncapable de se gouverner lui-même serait capable de gouverner un peuple ? Rousseau : « Nul n’est assez fort pour être toujours le maitre. ? c) Déterminisme et destin Spinoza : « Les hommes se croient libre mais en réalité ils sont ignorants des causes qui les déterminent à agir La liberté est présentée enc 2 réalité ils sont ignorants des causes qui les déterminent à agir ». La liberté est présentée encore une fois comme une illusion, et elle renvoie ici davantage à un sentiment qu’à une réalité. On est souvent conscient du but de nos actions, mais on ne sait pas ce ui nous pousse à agir (destin, inconscient). our Spinoza, les causes qui nous déterminent à agir peuvent être inconscientes (émotions ou passions), relatives à la pression sociale, au regard de l’autre, ou encore aux lois de la nature. Peut-on être libre SI on suppose que le destin existe ? Si ron ne peut pas échapper à son destin, comment peut-on en même temps être libre ? Le fait de ne pas connaitre notre destin peut nous donner un sentiment de liberté, même si nous ne le sommes pas réellement. La question se pose autrement si nous sommes capables d’agir ur notre destinée, et que tout ne serait pas complètement déjà écrit.

Lorsqu’Œdipe tente de fuir son destin, celui-ci va le rattraper. Comme le pensent les stoïciens, faudrait-il accepter son destin avec grandeur et courage pour être réellement libres ? Toujours pour les stoïciens, la croyance en le destin ne doit pas nous rendre pass fs ou paresseux, mais il est préférable de toujours faire de son mieux et d’exercer notre volonté pour parvenir à être une personne digne, honnête et vertueuse. Il. Les conditions essentielles de la liberté a) Nature humaine et condition humaine Si ron p 3

Si l’on parle de nature humaine, nous devons définir les hommes comme étant prédéterminés par leur nature qui leur aurait été donnée par Dieu. II y aurait ici un certain finalisme qui peut s’accompagner de l’idée du destin. Sartre, au contraire, préfère parler de condition humaine, qui consisterait à être mortel et libre et à être obligé de choisir son existence. Sartre : « L’homme invente l’Homme « L’existence précède l’essence » b) Indépendance et dépendance Les stoïciens et les épicuriens définissent la liberté comme devant essentiellement passer par l’indépendance et le détachement.

Rappelons que les stoi’ciens nous incitaient à nous détacher des choses matérielles ainsi que de la richesse et finalement de tout ce qui ne dépend pas de nous. Les épicuriens prenaient une grande indépendance à travers un retour à la nature, nous conseillaient de suivre les désirs naturels et nécessaires et de vivre le cœUr content de peu. (cf le quadruple remède). « II faudrait apprendre à vivre tel un esclave. » Selon cette citation et suivant cette discipline, l’individu serait capable d’être libre même en prison ou même en temps de guerre. c) Une redéfinition perpétuelle

Le personnage de Meursault dans l’Etranger de Camus a commis un meurtre avec un certain détachement et se retrouve ensuite en prison. Là bas, il sera cont 4 meurtre avec un certain détachement et se retrouve ensuite en prison. Là bas, il sera contraint de redéfinir sa liberté et qu’il trouvera à présent dans ses balades dans la cour ou à travers les visites de son avocat. Peut-on trouver un sentiment de liberté quelles que soient nos conditions d’existence ? Notre sentiment de liberté ainsi que celui de l’espoir semble constituer un souffle essentiel à toute vie umaine qui, sans cela, serait asphyxiée.

Ill. Vivre et agir librement a) L’individu et l’autonomie Si l’indépendance est surtout existentielle, l’autonomie a davantage un caractère moral, car elle renvoie à la capacité de trouver ses propres lois, ou plutôt de savoir réfléchir intelligemment aux lois de notre société. e philosophe Kant définit la liberté définit la liberté essentiellement par l’autonomie, et c’est d’ailleurs le rôle, selon lui, de tout gouvernement et de toute éducation de nous apprendre à devenir autonomes et capables de nous gouverner nous-mêmes.

En tant que philosophe des Lumières, il est militant d’un état éclairé qui devrait permettre au citoyen de participer activement à la vie politique et dêtre capable de critiquer les lois injustes et illégitimes. b) L’artiste et sa création Cartiste est un individu qui incarne la liberté, dans la mesure où il possède un temps libre, qu’il effectue une activité qu’il aime et qu’il peut profiter de son inspiration pour créer des œuvres s S effectue une activité qu’il aime et qu’il peut profiter de son inspiration pour créer des œuvres susceptibles d’être admirées.

Mais est-ce que l’artiste est absolument libre ? La censure Cabsence de reconnaissance Le manque d’inspiration Le manque de technique es obsessions dans les thèmes utilisés (tueur en série), et la souffrance, les drogues Nous avons déjà mentionné que ces contraintes peuvent inciter l’artiste à être encore plus créatifs pour les contourner. Dans tous les cas la liberté humaine doit apprendre à composer avec les limites. c) La libération et la fuite Toute liberté passe-t-elle nécessairement d’abord par une forme de libération ? De quoi faudrait-il se libérer ?

Peut-être ‘une certaine ignorance, d’un certain conditionnement, d’un aveuglement ou encore d’un certain bien matériel qui finissent parfois par nous aliéner. Faudrait-il tout quitter pour être libre ? Un individu ne peut pas tout quitter, mais il peut remettre certaines choses en question, ou apprendre à avoir un certain détachement. Selon Sartre, la liberté se trouve essentiellement dans un projet d’existence, dans un type d’engagement pour des valeurs qui exige en même temps un certain courage et une certaine intégrité. Peut-on trouver la liberté à travers une certaine appartenance, une société, un groupe ?