La Femme de trente ans

La Femme de trente ans

Dans cet extrait, juil. de Chatillon, l’héroïne du roman, et son père assistent à la dernière parade commandée par napoléonien avant son départ en campagne. Nous sommes en 1813. « Le soleil du printemps, qui jetait profondément sa lumière sur les murs blancs bâtis de la veille et sur les murs séculaires, éclairait pleinement ces innombrables figures basanées qui toutes racontaient des périls passés et attendaient gravement les périls à venir. Les colonels de chaque régiment allaient et venaient seuls devant les fronts que formaient ces hommes héroïques.

Puis, arrière les masses carrées de ces troupes bariolées d’argent, d’azur, de pourpre et d’or, les curieux pouvaient apercevoir les banderoles tricolores cavaliers polonais, qua troupeau le long du troupes et les curieux le petit espace de ter S douée?inexperte six infatigables conduisant un s cesse entre les renier de dépasser é auprès de la grille impériale. À ces mouvements prés, on aurait pu se croire dans le palais de la Belle au bois dormant. La brise du printemps, qui passait sur les bonnets à longs poils des grenadiers, attestait l’immobilité des soldats, de même que le sourd murmure de la loue accusait leur silence.

Parfois seulement le retentissement d’un chapeau chinois, ou

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quelque léger coup frappé par inadvertance sur une grosse caisse et répété par les échos du palais impérial, ères swaps toi nixe page ressemblait à ces coups de tonnerre lointains qui annoncent un orage. Un enthousiasme indescriptible éclatait dans l’attente de la multitude. La France allait faire ses adieux à napoléonien, à la veille d’une campagne dont les dangers étaient prévus par le moindre citoyen. Il s’agissait, cette fois, pour l’Empire français, d’être ou de ne pas être.

Cette pensée semblait animer la population citadine et la population armée qui se pressaient, également silencieuses, dans l’enceinte où planaient l’aigle et le génie de napoléonien. Ces soldats, espoir de la France, ces soldats, sa dernière goutte de sang, entraient aussi pour beaucoup dans l’inquiète curiosité des spectateurs. Entre la plupart des assistants et des militaires, il se disait des adieux peut-être éternels ; mais tous les c?ours, même les plus hostiles à l’empereur, adressaient au ciel des V?AUX ardents pour la gloire de la patrie.

Les hommes les plus étiages de la lutte commencée entre l’européen et la France avaient tous déposé leurs haines en passant sous l’arc de triomphe, comprenant qu’au jour du danger napoléonien était toute la France. L ‘horloge du château sonna une demi-heure. En ce moment les bourdonnements de la foule cessèrent, et le silence devint si profond, que l’on eut entendu la parole d’un enfant. Le vieillard et sa fille, qui semblaient ne vivre que par les yeux, distinguèrent alors un bruit d’éperons et un cliquetis d’épées qui retentirent sous le sonore péristyle du château.  »