La croissance et les inegalites

La croissance et les inegalites

La croissance ? conomique et les in? galit? s dans les pays d? velopp? s?? Exploitation de ce sujet? : conseils p? dagogiques, ? partir de l’intitul? vous devez dans un? : 1er temps lire des ouvrages, cours, revue de presse 2? me temps d? finir les termes du sujet au sens de l’? conomie g? n? rale 3? me temps d? terminer une probl? matique sous la forme d’une question. Cette probl? matique doit contenir les termes du sujet 4? me temps d? terminer une articulation r? pondant ? votre probl? matique. Les titres de vos deux parties doivent ? tre dynamiques, c’est-? -dire contenir un verbe d’action ainsi que les termes du sujet ? me temps ? laborer les id? es en vous appuyant sur les concepts de base, les th? ories, les auteurs et ? tayer l’ensemble par des exemples de politiques men? es par les Etats 6? me temps construire une conclusion qui r? sume et puis ouvre le sujet sur une nouvelle voie. Introduction On est pass? d’une logique d’? galisation ? une logique d’? quit? c’est-? -dire d’accepter le fait qu’une soci? t? cr? ait des in? galit? s (selon Hayek). Le d? bat actuel

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autour du CPE et du CNE met en ? vidence que la pr? carit? semble s’institutionnaliser et que cette crise est intimement li? e ? n sentiment profond d’injustice, surtout chez les jeunes (les violences de Novembre 2005 en t? moignent). Selon Rosanvallon l’Etat providence doit ? tre repens? pour r? duire ses in? galit? s (discrimination positive, zone franche, l’insertion des handicap? s et des minorit? s visibles (immigr? s, homosexuels,) La croissance de la pauvret? , le maintien d’un fort niveau de ch? mage est g? n? ralement attribu? e ? la ?? crise?? consid? r? e comme antith? se de la croissance. La croissance est consid? r? e comme un pr? alable, voire comme un moyen de r? duire les in? galit? s. La croissance des pays d? elopp? s (les pays membres de l’OCDE) se traduit par l’accroissement durable de la production globale d’une ? conomie, alors que pour l’entreprise cela se traduit par la maximisation de ses profits. Les facteurs de la croissance comme l’augmentation de la population active et l’am? lioration de sa qualification, l’accroissement du progr? s technique et les innovations ont des r? percutions sur la r? duction des in? galit? s. Les in? galit? s qui sont d’ordres ? conomiques et sociales correspondent aux ? carts de revenus, de patrimoines, d’? ducation et de culture r? pondent ? des id? ologies bas? s sur l’? galit?. Les in? galit? s se distinguent de discriminations qui sont du domaine juridique m? me si cela soul? ve la question de l’? galit?. La corr? lation entre croissance et r? duction des in? galit? s qui est couramment admise est-elle v? rifi? e et justifi? e dans les pays d? velopp? s?? Elle est corrobor? e par les faits, ainsi les pays en p? riode de forte croissance enregistrent une am? lioration du niveau de vie. Mais cependant cette corr? lation ne s’est pas toujours traduite dans les faits. Ainsi il sera n? cessaire de s’interroger en quoi la croissance permet la r? uction des in? galit? s, et quelles sont les limites de cette corr? lation. I-la croissance est porteuse d’espoir dans la r? duction des in? galit? s l’existence d’une corr? lation positive L’observation de longues p? riodes du d? veloppement du capitalisme (les 30 glorieuses) sugg? re l’existence d’une corr? lation positive. Le rapport du PNUD (1996) (programme des nations unies pour le d? veloppement) constate les faits suivants? : dans les pays de l’Asie de l’est qui connaissent une croissance rapide, le niveau des in? galit? s est tr? s faible. Ainsi de 1960 ? 993 les pays de l’Asie de l’Est ont affich? s une croissance annuelle par habitant de 7,6%, tandis que les ? carts de revenus sont rest? s inchang? s, voire ont ? t? r? duits. Le Japon et la Su? de ont ? galement conjugu? croissance rapide et faible degr? d’in? galit?. au Japon cela s’est traduit par une plus grande ? galit? des revenus par m? nage alors qu’il y a une grande disparit? salariale (grands ? carts de salaires entre les secteurs ? conomiques, les entreprises, et entre les hommes et les femmes qui servent d’incitation ? la productivit? et ? la qualit? )/ Au japon il y a aussi une fiscalit? r? s redistributive et une solidarit? entre les membres de la famille. Ce qui permet de corriger les in? galit? s salariales de telle sorte que la consommation de masse peut se d? velopper ? partir d’une demande suffisamment importante et homog? ne. les 30 glorieuses sont un arch? type de cette corr? lation La croissance ? conomique a permis l’? l? vation du niveau de vie, par la mise en place d’un syst? me de protection sociale, par l’? largissement de l’acc? s au syst? me scolaire, par l’? l? vation des revenus r? els et par un plein emploi relatif. Ceci s’est traduit par plus de mobilit? ociale et un brassage social qui laisse plus de chances aux individus. Les politiques ? conomiques d’inspiration keyn? sienne ont contribu? ? la r? duction des in? galit? s par une politique de redistribution (transfert social). Selon les interpr? tations th? oriques les in? galit? s ne sont pas produites par des facteurs externes mais par les individus eux-m? mes. C’est l’individualisme m? thodologique d? fini par BOUDON qui minimise le r? le de l’h? ritage culturel au profit de l’appr? ciation des risques, des co? ts et des avantages comme principale cause des in? galit? s scolaires. La th? orie de la m? itocratie pourrait donner une partie de l’explication ? partir du moment o? tous les individus sont mis sur le m? me plan, il devient alors normal que les meilleurs atteignent les meilleures places dans la soci? t?. C’est la d? mocratie de l’acc? s au savoir, et l’aide de l’Etat sous forme de bourse scolaire et universitaire doit y contribuer. Le retour d’une croissance qualifi? e de molle dans les ann? es 90 semble faciliter l’application de certaines mesures r? duisant les in? galit? s. Depuis le retour de la croissance en 1997, en France, les r? mun? rations brutes des salari? s ont augment? lus vite que le PIB (3,9% pour les salaires et 3,3% pour le PIB) une tendance qui s’est accentu? e en 2000 sous l’impact des 35h. La masse salariale a progress? de 4,3% et le PIB de 3,5%. En 1990 les bas salaires en France ont b? n? fici? d’une augmentation r? guli? re du au SMIC et aux politiques de redistribution et ainsi il n’y a pas eu comme en GB et aux USA ? largissement des ? carts salariaux. Cette augmentation ne s’est pas traduite sur les feuilles de paie mensuelle, car elle a surtout ? t? distribu? e pour r? mun? rer les nouveaux embauch? s (+1,1million de personnes entre mars 1997 et mars 2000).

Les entreprises ont ainsi favoris? le partage du travail source de r? duction des in? galit? s. Le nombre d’allocataires du RMI a commenc? ? d? cro? tre depuis le d? but 2000 (40 000 personnes en moins). La faible ? volution du niveau des minima sociaux n’a gu? re permis aux actifs de profiter de la reprise en termes de revenus, m? me si les possibilit? s nouvelles de retour dans le circuit de l’emploi constituent un ? l? ment appr? ciable d’am? lioration des exclus. Certaines FMN comme Carrefour ont du pour pouvoir s’implanter faire un pas faire la r? duction des in? galit? s en jouant un r? e citoyen. Ainsi carrefour implant? au br? sil pour ouvrir son magasin a du respecter des normes impos? es par la municipalit? de porto Alegre. (Le relogement du personnel des favelas, la pr? sence d’une cr? che et l’approvisionnement aupr? s de fournisseurs de la r? gion). La soci? t? Carrefour a permis une redistribution des richesses r? ductrices des in? galit? s. Certes la croissance am? liore aussi la position sur le march? du travail des ch? meurs et des salari? s les moins qualifi? s. Ainsi aux USA, o? le retour de la croissance est plus ancien, les salari? s du bas de l’? chelle ont fini ? alement par en profiter un peu ? la fin des ann? es 90. Mais la reprise ne peut suffire, ? elle seule, ? infl? chir notablement la dynamique in? galitaire. La Su? de a int? gr? depuis longtemps le crit? re logement dans la lutte contre les in? galit? s avec le programme une chambre par enfant. Egalement en Su? de, aux Pays Bas et au Danemark, il y a un agent qui s’occupe de 20 ch? meurs contre 100 en France ce qui explique que le nombre de ch? meurs a consid? rablement baiss?. Par contre si un ch? meur refuse un emploi ses indemnit? s sont r? duites, cela permet de recr? er des incitations ? l’emploi.

En France la cr? ation des ZEP a pour objectif d’? tre un multiplicateur social de valoriser les populations, ceci a un effet vertueux. Egalement des mesures favorisant les minorit? s les plus fragiles devant la crise commencent comme cela se passe aux USA ? b? n? ficier des principes de la discrimination positive (cas de l’? cole de sciences politiques Paris, le CV anonyme? ). II- les limites de cette corr? lation entre croissance et r? duction des in? galit? s La convergence des niveaux de vie n’est pas ? vidente m? me en p? riode de croissance. Ainsi selon le rapport de CERC, il constate la mont? des in? galit? s en France depuis les ann? es 80. Dans les pays d? velopp? s les phases de croissance vont g? n? ralement de paire avec le creusement des in? galit? s. On parle de soci? t? duale aux USA et en GB. , De fracture sociale en France. On constate que la concentration des revenus est forte. Si on se r? f? re ? la courbe de Lorenz et ? son coefficient de GINI, il n’y a pas malgr? la croissance une parfaite ? galit? de r? partition des revenus pour les m? nages. Comme il n’y a pas une parfaite r? partition des parts de march? pour les entreprises. Il existe des disparit? accrues au sein d’un m? me secteur professionnel, ainsi l’? cart type entre ouvrier qualifi? et non qualifi? s ne cesse de s’accro? tre. Ce qui am? ne une notion r? cente que l’on nomme les travailleurs pauvres car bon nombre des salaires sont tir? s vers le bas. Il faut dire que les normes collectives tendent ? dispara? tre au profit de l’individualisation. (La d? syndicalisation). Le seuil de pauvret? est ? valu? ? 580?. par personne. il existe donc des in? galit? s structurelles L’existence d’in? galit? s structurelles limite la corr? lation croissance et r? duction des in? galit? s.

Les ? carts entre les classes sociales les plus riches et celles les moins ais? es demeurent. , et ont tendance ? s’accro? tre. La recherche de plus de croissance par des gains de productivit? est g? n? ratrice de plus d’in? galit? s sociales car ses gains se traduisent par des d? localisations des entreprises qui entra? nent plus de ch? mage. La recherche de moindres co? ts du travail par les entreprises comme le cas des soci? t? s Hoover et Moulinex sont facteurs de d? veloppement de la pr? carit?. On recense en France en 2002 6,1% de pauvres dont la moiti? est compos? e de salari? s, de ch? eurs en recherche d’emploi. Le ch? mage r? current, la pr? carit? des contrats de travail ? temps partiel (subit dans l’h? tellerie, la grande distribution), la mont? e des familles monoparentales (faute de revenu pour la garde des enfants les femmes concern? es sont exclues du march? du travail ou condamn? es ? un temps de travail contraint), les disparit? s d’acc? s ? la formation continue, la question du surpeuplement dans les HLM, l’augmentation des valeurs immobili? res expliquent la mont? e des exclus. (5 millions d’exclus du cr? dit ? la consommation par les banques). Ceci explique le r? e de plus en plus interventionniste du r? le de l’Etat dans la gestion de cette pr? carit? et les tentatives de r? duction des in? galit? s. Le cas de la France avec l’instauration du RMI, de la CMU (couverture m? dicale universelle), et de la fiscalisation du capital au lieu du travail est repr? sentatif des inqui? tudes des Etats ? l’? gard du d? veloppement des in? galit? s. Dans les pays latino am? ricains, le maintien de structures fonci? res et industrielles in? galitaires a emp? ch? le passage ? une consommation de masse, car la concentration des revenus est-elle que seule une minorit? peut consommer.

Ainsi l’exc? s d’in? galit? s peut compromettre la croissance ? long terme. Egalement les firmes multinationales ne jouent pas vraiment un r? le de redistribution des richesses pour tous dans les pays o? elles sont implant? es et participent ainsi ? la croissance des in? galit? s. L’exemple du site de Sochaux du groupe Peugeot o? 40% des ouvriers sont des int? rimaires emp? che toute politique de mutualisation d? veloppant la solidarit?. Les in? galit? s persistent dans les entreprises entre les hommes et les femmes. A poste de travail et ? niveau de dipl? me ? quivalent, les femmes restent quand m? e pay? es en moyenne 10 ? 15% de moins (en su? de et Danemark l’? cart d? passe de peu 10% en Gr? ce et aux Pays Bas il tourne autour de 30%). Un foss? s’est creus? dans l’acc? s aux services de base (sant? , ? cole, justice, s? curit?. ) du fait de la s? gr? gation croissante entre pauvres et riches dans le logement (20% des adolescents de 15 ans vivent dans des logements ordinaires o? il y a 2 enfants par chambre, 30% des familles b? n? ficie d’un espace priv? ). L’impact des conditions de logement sur le parcours scolaire des adolescents se caract? rise par 50% de risque de retard en classe de 3? e quelque soit les CSP. Le surpeuplement nuit au parcours scolaire. Conclusion La croissance ? conomique tend ? ?lever le niveau de vie de la population, mais de toute fa? on l’? l? vation du niveau de vie ne peut s’identifier ? la r? duction des in? galit? s. Par contre une ? galit? des revenus et de salaire, une ? ducation de masse plus ? galitaire stimule la productivit? et donc la croissance. Une redistribution plus ? galitaire de revenu modifie la structure de la demande en faveur des produits dont la production sollicite davantage de main-d’? uvre, ce qui stimule la croissance et l’emploi.