La crise de l euro – Artus et Gravet

La crise de l euro – Artus et Gravet

La crise de l’euro Patrick Artus et Isabelle Gravet Les causes de la crise de l’euro sont mal connues : hétérogénéité croissante entre pays car : – erreur de politiques économiques (mauvaise hétérogénéité) – processus normal de spécialisation car l’unification monétaire entraîne lihétérogénéité dioù la divergence (bonne hétérogénéité) Ces hétéro ont entrainé la hausse des dettes extérieures donc un retour de la contrainte extérieure Hétérogénéité = pas de simples écarts entre les cycles économiques mais une hétérogénéité structurelle liée aux olitiques économiq (travail, crédit bancai Il faut ajouter les no faites depuis la créati or27 Sni* to View t des marchés tique économique epuis l’automne 2009 : pas de réaction vis- -vis de la bulle de l’endettement, de l’immobilier, pas de différence faite entre crises de solvabilité et celles de liquidités, certitude d’une convergence, lutte contre l’inflation et non contre l’instabilité financière… Il faut maintenant mettre en place des institutions : le fédéralisme est l’unqieu solution. Décalage entre les explications de la crise, les politiques de la BCE t la réalité des évolutions depuis 1990 . Nécessité d’équilibrer les comptes extérieurs en l’absence de fédéralisme. Introduction Il faut dissocier différentes crises : les pays du Sud de la zone Raté.

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: Chl : Hétéro de la zone euro cause profonde de la crise Les pays d’une unlon monétaire deviennent plus hétéro (spécialisations dans productions différentes après disparition risque de change). Distinguer mauvaise hétéro qui vient de mauvaises politiques éco (endettement, bulles immobilières) ou de différences structurelles anormales (marché du L, du crédit. Mais il existe aussi une bonne hétéro liée à une spécialisation productive efficace. Hétéro pas prise en compte lors de la création de la zone. Ch2 : La nature de la crise, les erreurs commises dans sa gestion Crise des finances publiques transformée en crise des banques et macroéconomique. Au départ pourtant, c’est une crise de la balance des paiements : les pays en crise ne trouvent plus de prêteurs non résidents.

Seule voie pour sortie d’une double crise de la balance des paiements et des finances publiques sans fédéralisme : contraction D intérieure : enchainement dépressif ié à mauvaise compréhension de la crise Ch3 : Trois types de remèdes • – Prêteur en dernier ressort – Arrêter les ratios miracles mais éviter les déséquilibres par une supervision efficace – Faire des institutions comptables avec l’hétéro naturelle et souhaitable des pays : les pays avec une dette extérieure (naturelle suivant la spécialisations) doivent pouvoir se financer. Chapitre 1 : Causes fondamentales de la crise = hétérogénéités Pourquoi avons-nous fait une monnaie unique ? Monnaies différentes entraine des coûts de transactions (frais de change et risque de changeen cas de dévaluation). En effet, une entreprise française peut évaluation de la monnaie PAGF dévaluation de la monnaie espagnole car cette dévaluation entraine une hausse du prix des produits français donc une baisse des importations espagnoles.

Le risque de change fait restreindre aux industriels leurs capacités de productlon. Si l’on s’installe en Espagne pour produire, on aura tout de même, en plus de l » des matières premières, une baisse de la valeur profits rapatriés. Dans les deux cas, limite la production et l’emploi. Créer une monnaie commune incite les firmes à satisfaire toute la demande potentielle. Années 1990 : risque de dépréciation des monnaies du Sud empêchait la spécialisation productive. Ce n’est qu’avec l’euro que l’industrie s’est concentrée dans pays du nord, et que l’Allemagne a obtenu des excédents commerciaux Conditions pour créer une monnaie commune : une politique monétaire commune.

Etats unis : spécialisation entre Etats (informatique = Californie, automobiles – région des Grands Lacs) : les chocs produisent des effets différents suivant parties des EIJ mais redistribution grâce à l’E fédéral. Mundell avait établi que la politique monétaire commune devait vor un effet sur toute la zone : on parle alors de Zone Monétaire Optimale. D’autres travaux ont dit qu’une politique monétaire apportait cette interconnexion des cycles. La mise en place d’une même monnaie supprime les coûts liés aux variations de taux de change : le commerce intrazone augmente et favorise la transmission des fluctuations. Ainsi, la création d’une union monétaire entrainerait mécaniquement les conditions de son existence. Empiriquement, ce n’est pas le cas. pourquoi ?

L’union monétaire crée de [‘hétérogénéité structurelle (compatible avec des cycles onjoncturels identiques) Annonce pl 3 OF l’hétérogénéité structurelle (compatible avec des cycles Annonce plan : A/ une hétérogénéité souhaitable liée à la spécialisation productive qui améliore le bien-être B/ Des hétéro nuisent à la croissance C/ Une hétéro inévitable liée à la politique monétaire commune. A/ Zone euro favorise spécialisation productive : hétérogénéité souhaitable car augmente production. Le SME adéjà avait baissé les coûts liés à Hexistence de monnaies différentes car fluctuatlons des monnaies limitées. uis l’euro les a carrément supprimés. Les importations en provenance des autres pays de la zone euro ont de là où elles sont restées stables avec les pays en même nv de dvt. Frankel et Rose : union monétaire convergence des cycles. C’st ce qui a effectivement été observé car avec la des X, les fluctuations D intérieures impactent désormais tous les pays. Mais ne signifie pas CV des spécialisations, au contraire. Intégration commerce entraine hétéro. Krugman : union monétaire accroit spécialisations productives. Chaque entreprise peut en effet vendre dans toute la zone : taille du marché, donc spécialisation liée à la concurrence.

Exemple de l’industrie automobile : Entre 2000 et 2011, baisse de la production d’IM de voitures en France, +800 000 en All. Lié aux pol DV en terme de coût du travail. Deux sortes de spécialisation productive possibles : intrabranche : spécialisations dans des « variétés » fines pour chaque groupe de biens ex : des gammes de voiture particulières) d’hétérogénéité. Une chute de la D affecte les pays qui sont les plus producteurs des biens en question Evidemment, c’est la spécialisation interbranche qui est majoritaire en zone euro : baisse de la production manufacturière n Espagne, France, Grèce, Allemagne, Italie et Portugal. Leur balance commerciale devient déficitaire dès 2000 (sauf dans l’agroalimentaire).

A l’inverse, l’industrie progresse dans pays du Nord (All, Autriche, Belgique, Finlande, PAys-Bas) Confirmé par l’évolution de l’emploi : entre 1999 et 2008, de 25% d’emplois dans les secteurs protégés -dans les pays du Sud de la zone (construction, services, transports, loisirs, hôtellerie, restauration) : spécialisation opérée selon dotation en facteurs de productlon (HOS) HOS : ouverture des échanges = des quantités produites, pécialisation dans les secteurs demandant beaucoup de facteur que l’on a en abondance mais du coup, baisse des salaires relatifs pour le facteur rare : entraine un problème de redistribution car ouverture de l’in= des revenus. On pense que l’Allemagne est une « économie de bazar » : le pays n’M que des pièces de composants et les assemblerait sans apporter de VA.

Faux : en 2012, la pat de la VA industrielle dans PIB allemand = 20%_ Nord de la zone euro se spécialisent dans les secteurs sophistiqués de Findustrie. La production de B intermédiaires pas transférés aux pays Sud de la zone : ceux-ci se ont spécialisés dans productions non-X ce qui n’a pas endigué chômage depuis 2008. Pourquoi la spécialisation n’a pas eu les effets attendus ? Hétérogénéité souhaitable (car entrainant productivité, mellleure allocation ressources, compé entreprises) a été supplantée par hétéro nuisible. – 3/ Hétéro PAGF s OF ressources, compé entreprises) a été supplantée par hétéro nuisible. – B/ Hétéro nuisible depuls création de la zone Euro. ? Dès lors que le PCS existe, il n’est plus indispensable de disposer dun budget fédéral pour avoir une « Union économique et onétaire cohérente » Jean-Claude Trichet. Pb : les politiques nationales ont été DV, et n’ont pas pris en compte la spécialisation productive. Visions déjà DV des fondateurs de l’Europe sur les évolutions institutionnelles : Jacques Delors (mars 2001, sur la théorie de l’engrenage) : l’intégration politique découlera spontanément d’une intégratlon économique poussée. 1990, Commission européenne : « les pays européens sont désormais tellement intégrés qu’il est inconcevable qu’un choc puisse affecter un pays membre et épargner les autres. ? Lionel Jospin, Mai 2001 veut une « fédération d’Etats- ations » (expression de Delors). Parlement avec monopole de la diplomatie et de la défense, transfert progressif des compétences : mêler idéal fédératif et réalité des E-nations européens. Jischka Fischer (mai 2000) : élargissement au Sud et à l’est rend indispensable une intégration politique croissante. Devra aboutir sur une Fédératin (passage de la Confédération de FIJnion ? l’entière parlementarisation avec monopole pouvoir législatif comme exécutif). // Robert Schuman. Allemagne : entreprend début 2000 des réformes du marché du L pour accompagner la spécialisation productive

Lois « Hartz I à IV » entre 2003 ett 2005 : : suivi des chômeurs accru avec les Personal Service Agentur ; Ich AG : stimulation emploi indé endant – Il : sutien emploi peu qu ini-iobs cumul possible PAGF 6 OF aux « mini-jobs », cumul possible d’aide aux ménages. Mini-jobs emplois (6M) – Ill et IV : durée minimale cotisation . 12 mois, sanctions financières si refus de travail effe, fusion assurance chômage et aides sociales (Arbeitslosengeld Il) hors réformes : flexibilisation avec assouplissement protection contre licenciements abusifs Apparition de nombreux emplois de services, précaires Marché du travail dual : salaires élevés dans l’industrie, salaires faibles dans les services, la distribution mais emplois protégés. Création TVA sociale et baisse charges sociales + flexibilisation. limitation déficit public (contenir poids des prélèvement obllgatoires) France/Allemagne : des choix budgétaires et fiscaux différents depuis l’euro : réduction emploi public en Allemagne, augmentation en France, réduction des dépenses de protection sociale en allemagne, pas en France. Allemagne : Substitution de la WA aux cotisations sociales ; baisse du poids des charges sociales en France. Retour à l’équilibre des finances publiques en Allemagne, pas en France : 3 pts de hausse de TVA en Allemagne : 1 pour rédulre charges soclales, 2 pour faire disparaitre déficit pblic. montre l’absence de coordination dans la zone. Amélioration de la compé coût en Allemagne : disposent de capacité de financement importantes : progression de la : innovations (70 brevets triadiques – Japon EU Europe-) / millions d’habitants. Améliore la compé hors prix.

CLes pays du Sud ont eux perturbé leur spécialisation productive : aucune réforme du travail, hausse des salaires et charges stables : le coût du travail rogresse (celui de la France dépasse l’Allemagne dès 2007). Cette forte hausse du coût de la MO empêche les industriels dinve France dépasse l’Allemagne dès 2007). Cette forte hausse du coût de la MO empêche les industriels d’investir, alors que la MO, faiblement qualifiée dans le Sud, aurait du être conduite dans cette spécialité : les B industriels simples. Les investisseurs sont allés en Europe de l’Est. Ainsi, dès 2006, dispersion croissante en Europe concernant poids industrie, marché situations commerce ext et chômage.

Cette hétéro nuisible vient de 3 facteurs ) évolution des coûts salariaux, fonctionnement marché du L et effets sur commerce extérieur : Différences entre pouvoir de négociation, rôle des insiders explique plus élevée et – corrélée à la conjoncture en France. De plus, négociations décentralisées et avec syndicats nationaux en France, alors que ça se fait par branche en Allemagne. Problèmes de compétitivité mieux pris en compte en Allemagne. Chômage 2003/2006 par exemple n’a pas freiné hausse salaires réels en france. Peu de mécanismes spontanées de corrections du chômage d’où DV compétitivité-coût. En Allemagne, chômage partiel généralisé. ) Politiques budgétaires et fiscales : Certains ont équilibré leurs finances, d’autres (Grèce, France) non. Malgré le PSC, l’accord « Schr6der-Chirac » a permis jusqu’en 2005 aux deux pays de laisser filer des déficits de Depuis longtemps, la Grèce mène des politiques expansionnistes, alors que l’Espagne avait des excédents budgétaires (dus à la bulle immobilière et de l’endettement. ) pas de coordination de 1999 à 2008 sur les déficits publics, pas plus sur la politique fiscale (situation de concurrence) : délocalisations dues aux biais fiscaux et non aux AC. notamment en Irlande, à Chypre ou en Slovaquie). Spectaculaire en Irlande : déficit de s BOF AC. (notamment en Irlande, à Chypre ou en Slovaquie).

Spectaculaire en Irlande : déficit de sa balance courante malgré l’énorme excédent commercial car trasnferts de profits vers maison-mère peu taxés. Coordination en Europe actuellement faible : taux max de TVA (25%), et accord des autres pays nécessaire pour taux exceptionnels. Commission européenne avait proposé en 2011 un régime commun pour assiette imposable proposé sur une base facultative, mais pas d’harmonisation du taux d’impôt sur les ociétés en vue. Cette Assiette Commune Consolidée pour l’Impôt sur les Sociétés serait seulement un ensemble unique de règles utilisables pour calculer leur bénéfice imposable. Une vraie coordination consisterait à calculer les externalités de ces politiques (quels effets, quels niveaux, quels pays ? car une baisse de l’impôt sur les sociétés prive d’une partie de la base fiscale, une baisse des charges sociales dégrade la compé prix des autres pays ; il faudrait également augmenter les externalités positives et réduire les négatives : coordonner l’impôt sur la ociété et les charges sociales. 3) politiques structurelles et croissance de LT• Corrélation entre les taux de croissance sur un an des pays de la zone euro = (1 = parfaite corrélation). Proximité naturelle étant donné les échanges importants, mais ne marque pas une structure productive identique. Différences structurelles qui rendent difficile la coexsitence de ces pays dans une union monétaire. er facteur lié à R, aux gains de productivté, à l’éducation, à la balance commerciale , aux actifs extérieurs, et négativement aux coûts salariaux. 3 groupes de pays : ays sophistiqués : Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Autriche, Finlande. groupes de pays : – pays sophistiqués : Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Autriche, – peu sophistiqués : PICS – intermédiaires : France, Slovaquie, Slovénie, Irlande Zone ainsi fortement hétérogène du PDV de l’effort d’innovation, et de la productivité. Les concepteurs de l’euro croyaient encore en une CV jusqu’? 2005. Les taux de chômage cependant auraient pu laisser entrevoir une dispersion.

On pensait que l’adoption d’une monnaie unique favoriserait l’arrivée de Kx dans les pays les moins Industralisés, financant les its et permettant un rattrapage. Certes, passage de 15% de chômage à 6% en Espagne entre 99 et 07, et augmentation de W. Mais pas de hausse de productivité, elle a mme baissée. En effet, les ts ont surtout été immobiliers, et dans les services domestiques (hausse de 50%). Hausse des M car l’industrie ne répondait pas à la hausse nationale de la D intérieure. Diminution chômage pas csq d’une meilleure allocation du K mais spécialisation productive inefficace. Faiblesse taux d’intérêts, hausse de salaires importantes et achats immobiliers encouragés.

C/ L’hétéro inévitable dans une union monétaire ) La DV due à la politique monétaire commune On a distingué bonne hétéro (logique à la ROS) de mauvaise hétéro (erreurs de pol éco). II existe aussi une source inévitable d’hétéro liée aux zones monétaires : une pol mo commune. Taux d’intervention de la BC unique donc les payx ayant un taux de croissance supérieur au taux moyen : taux d’intérêt anormalement bas par rapport à leur taux de croissance, et vlce- versa (cas de la Grèce et l’Espane jusqu’en 2008). L’Allemagne, elle, avait jusqu’alors un taux de croissance plus faible que la moyenne de la zone euro. Le problème ; les