La crise

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MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Crise financiere internationale: Quel impact pour l’economie nationale Par M. Mohamed CHAFIKI Directeur des Etudes et des Previsions Financieres 01 decembre 2008 Contexte international marque par de profondes mutations

Dans un contexte de mondialisation et d’interdependance des economies, le Maroc a renforce son ouverture et sa strategie d’integration a l’Union Europeenne ; Une dynamique de reformes, de modernisation, d’ouverture, de democratisation et d’adhesion aux valeurs universelles des droits de l’homme, …; Un environnement international mutant se traduisant par des incertitudes, des risques, des opportunites a saisir par l’economie nationale dans le cadre d’une vision fondee sur des partenariats strategiques et une competitivite regionale globale (zone euro Mediterraneenne, Union Pour la Mediterranee, Maghreb, …).

Une crise financiere aigue Retournement de la situation de surliquidite sur le marche americain Eclatement de la bulle immobiliere : baisse de la valeur des actifs et apparition des premieres difficultes (faillite de Lehman Brothers, …); Crise de confiance generalisee : les banques n’accordent plus de credits meme sur le marche interbancaire ; Repercussion de la crise sur le secteur reel. Reaction des Etats et des banques centrales Plan de sauvegarde americain : 700 MM. $ ; Plan de sauvegarde europeen : 2000 MM.

Euros

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; Prise de participation publique dans les banques ; Concertation et coordination des politiques monetaires a l’echelle internationale (baisse des taux directeurs des banques centrales, injections de liquidites, …) ; Vers un nouveau Bretton Woods. Une crise immobiliere plus severe aux Etats-Unis qu’en zone euro Pe rm is de cons truire (100 e n 2002:1) 180 160 140 120 100 80 60 So urces : Census B ureau, Euro st at , NA TIX IS M is e s e n chantie r (100 e n 2002:1) Etats-Unis Zo ne Euro 180 160 140 120 100 80 60 40 80 Etats-Unis 180 Zo ne euro 160 140 120 100 80 60 40 160 140 120 100 80 60 40 02 03 04 05 06 07 08 09 Sources : Dat ast ream, NA TIX IS 40 06 07 08 09 02 03 04 05 Inve s tis s e m e nt e n loge m e nt de s m e nage s (volum e , GA e n %) 20 Etats-Unis Prix de l’im m obilie r (100 e n 2002:1) 20 Zo ne euro 200 180 Etats-Unis 200 180 Zo ne euro 10 0 -10 -20 So urces : Dat ast ream, NA TIX IS 10 0 -10 -20 -30 160 140 120 100 02 160 140 120 So urces : Dat ast ream, NA TIX IS -30 02 03 04 05 06 07 08 09 00 07 08 09 03 04 05 06 Fort ralentissement de la croissance mondiale attendu en 2009 Freinage important et durable de la demande des menages, amplifie par ses effets sur l’emploi et les revenus Face a des salaires en faible hausse, la consommation des menages ne pourra pas se redresser cette fois-ci sous l’effet d’une hausse de l’endettement, les banques ne pretant plus. Longue periode de desendettement des menages (Etats-Unis) comme au Japon dans les annees 90. Impact differencie sur l’economie reelle

Revision des previsions de croissance dans le monde 2007 2008 1. Croissance de l’economie mondiale en % Monde 5,0 3,7 Economies avancees 2,6 1,4 Etats-Unis 2,0 1,4 Japon 2,1 0,5 Zone Euro 2,6 1,2 France 2,2 0,8 Espagne 3,7 1,4 Economies emergentes 8,0 6,7 2. Taux de croissance des echanges exterieurs de B&S 7,2 4,6 3. Inflation en % Pays les plus developpes 2,2 3,6 Economies emergentes et pays en developpement 6,4 9,2 FMI : novembre 2008 2009 2,2 -0,3 -0,7 -0,2 -0,5 -0,5 -0,7 5,1 2,1 1,4 7,2

Quel impact sur l’economie nationale? Impact limite de la crise financiere…. Sur le secteur financier (1/2): Les banques marocaines ne detiennent pas de creances hypothecaires « toxiques» ; Les avoirs des banques marocaines a l’etranger restent modestes par rapport a leurs fonds propres (1,2%); Les engagements des entreprises marocaines en devises representent a peine 3,3% des credits qui leur sont accordes par les banques ; Evolution soutenue des fondamentaux, corroboree par les indicateurs conjoncturels du secteur:

Credits bancaires accordes a la clientele a fin septembre 2008: +26% en glissement annuel Credit immobiliers: +43,4% Credits a la consommation: +36,5% Impact limite de la crise financiere…. Sur le secteur financier (2/2): Les investissements etrangers a la Bourse de Casablanca revetent un caractere essentiellement strategique, la part du flottant ne depassent pas 1,8% ; Elle est detenue par des actionnaires de reference et non par des investisseurs financiers, ce qui confere au secteur une certaine stabilite et le met a l’abri des risques de contagion.

La dette exterieure publique est dans sa quasi-totalite une dette a moyen et long termes. Incidences possibles de la crise internationale Sur le secteur reel : Les repercussions negatives qui risquent d’affecter l’economie nationale seraient enregistrees essentiellement au niveau : du tourisme des transferts des MRE des investissements directs etrangers. de la demande etrangere adressee au Maroc Cependant, malgre les risques Existence d’opportunites reelles. Les zones non globalisees et ayant un regime de change fixe peuvent etre favorisees.

De plus la crise peut favoriser : La baisse des cours internationaux du petrole et des matieres premieres; Le renforcement de l’attractivite du Maroc: performance macroeconomique et solidite du secteur financier. 50 25 nov 08 sept-08 juil-08 mai-08 mars-08 Repli du cours des matieres premieres dont le petrole 133 92 janv-08 nov-07 sept-07 juil-07 mai-07 Cours mensuel moyen de petrole (Brent) 54 mars-07 janv-07 nov-06 sept-06 juil-06 mai-06 mars-06 janv-06 nov-05 sept-05 juil-05 mai-05 mars-05 janv-05

Source: US EIA 140 120 100 80 60 En $/Baril 40 45 Resilience de l’economie nationale face aux chocs Les reformes initiees par le Gouvernement ont renforce la resilience de l’economie et sa capacite a faire face aux chocs. Rapport du FMI : « La performance economique recente du Maroc est favorable grace a une economie plus diversifiee, une situation budgetaire consolidee et un secteur financier solide. Le Maroc est bien positionne pour poursuivre son developpement malgre la conjoncture mondiale difficile».

Rapport du FMI : « le secteur financier est capable de resister aux chocs,… stable, convenablement capitalise et rentable.. » Fitch Ratings : « … la crise financiere internationale actuelle aura un effet mineur sur l’economie marocaine, … » ; L’octroi du « Statut Avance » au Maroc temoigne de la confiance de nos partenaires ; Adhesion du Maroc au Comite d’investissement de l’OCDE. Environnement macro-economique stable L’economie nationale a connu de profondes mutations structurelles au cours des dernieres annees :

Consolidation du rythme de la croissance et diversification des sources de croissance ; Maitrise de l’inflation autour de 1,8% et ce, malgre la hausse des prix du petrole et des matieres premieres ; Realisation d’un excedent du compte courant en depit de l’aggravation de la balance commerciale ; Controle du deficit budgetaire et reduction du niveau de l’endettement : endettement global du Tresor reduit de 7,3 points du PIB au cours des cinq dernieres annees pour se situer a 53,6% en 2007 ; Indicateurs sociaux ameliores, notamment au niveau du taux de chomage qui a continue a suivre sa courbe decroissante pour atteindre 9,8% en 2007 et baisse du taux de pauvrete a 9% contre 15,3% en 2001. Forte croissance en depit d’un contexte difficile … 8% 7% 6% 5% 4% 3% 2% 1% 0% -1% 1999 2000 2001 2002 PIB 2003 2004 2005 2006 2007 2008 0,5% 1,6% 3,3% 4,8% 7,6% 6,3% 7,8% 6,8% 5,0% 3,9% 3,0% 2,7% PIB non agricole

Forte croissance en depit d’un environnement peu favorable (rencherissement des prix des matieres premieres, ralentissement de la croissance mondiale, crise de liquidite dans les marches financiers mondiaux, secheresse, hausse de la charge de compensation, … ) Progression de 5% du PIB en 2004-2008 contre 3,9% en 1999-2003 grace aux politiques economiques, financieres et sectorielles menees et aux reformes et chantiers ouverts ; … accompagnee d’une nette reduction de la volatilite de la croissance du PIB : 2,8 points entre 2004 et 2007 apres 6,7 points entre 1999 et 2003. Transformation structurelle, orientee en grande partie vers la tertiarisation … En % de la VA totale 0 60 50 40 30 20 10 0 Te rtiaire Se condaire Primaire 27,7 28,1 20,2 14,2 57,2 52,1 1998 2007 Acces a un nouveau palier de croissance passant de 4% durant la periode 1999-2003 a 5,6% en moyenne sur la periode 2004-2007; … accompagne d’une tertiarisation du tissu productif national : la part des activites tertiaires dans la valeur ajoutee totale est passee de 52,1% en 1998 a 57,2% en 2007. Ce palier a ete atteint suite au dynamisme continu de plusieurs secteurs comme le BTP, le tourisme, le commerce, les telecommunications et les services rendus aux entreprises. Croissance tiree davantage par la demande interieure 10 8 6 4 2 0 -2 -4 -6 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 Investissement Consommation Commerce exterieur

La consommation et l’investissement sont les principaux determinants de la croissance avec une contribution de 3,6 et de 2,6 points respectivement entre 2003 et 2007; Le solde des echanges exterieurs a contribue negativement a la croissance economique avec 1,3 point suite au developpement des importations a un rythme superieur a celui des exportations. Role croissant des IDE 40 000 35 000 30 000 25 000 20 000 15 000 10 000 5 000 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 ID E ID hors E privatis ation I Eav et sans p atisation D ec riv Essor important des IDE au Maroc au cours des dernieres annees, passant de 5 milliards de DH en 2000 a 33,6 milliards en 2007. Amelioration progressive de leur part dans la FBCF et dans le PIB de 4,9% en 2000 a 18,9% en 2007 pour la FBCF et de 1,3% a 5,9% pour le PIB. Expansion des IDE essentiellement dans les secteurs de telecommunications, l’industrie, l’immobilier, le tourisme et les banques.

La France est la principale source de l’IDE au Maroc Repartition geographique des IDE au Maroc (2000-2007) Suisse; 2,8 USA; 2,8 Autres; 11% Repartition sectorielle des IDE (2000/07, en %) Commerce; 3% Banque; 4% Assurances; 2% G rande Bretagne; 3,0 Allem agne; 3,0 U. E. B. L; 3,2 Em Arabes irats Unis; 3,8 Espagne; 21,4 Autres ; 10,5 Immobilier; 13% France; 49,5 Tourisme; 15% Telecom. ; 29% Industrie; 24% Les IDE de l’UE au Maroc occupent une place tres importante. La France detient a elle seule 50% des investissements directs au Maroc, au cours de la periode 2000-2007 suivie par l’Espagne de 21,4%. Preponderance des telecommunications et de l’industrie (53%). Creusement du deficit commercial 0 40 20 En MM DH 0 -20 -40 -60 -80 -100 -120 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 Biens Biens et services Evolution du solde des echanges exterieurs Services Creusement du deficit commercial en lien avec le dynamisme de l’activite economique, l’effort d’investissement et de mise a niveau de l’appareil productif et avec la hausse des prix des matieres premieres ; Forte contribution des services dans la reduction du deficit commercial. Notre pays a preserve un compte courant proche de l’equilibre. Maitrise de l’inflation 8,0% 8 % 6 4 6,2% entre 1990 et 1995 3,3% 2 1,0% 1,8% entre 1996 et 2007 2% 0 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007

Maitrise de l’inflation : taux passant de 6,2% entre 1990 et 1995 a 1,8% entre 1996 et 2007 suite a une politique monetaire prudente et a un financement non inflationniste du deficit budgetaire. Cette maitrise a contribue au renforcement de la competitivite de l’economie nationale et a la preservation du pouvoir d’achat des menages; A fin octobre 2008, le taux d’inflation a maintenu le meme niveau enregistre depuis le mois d’aout, soit 3,8%, en relation avec la hausse des prix des produits alimentaires (+6,8%), particulierement les produits frais. Forte capacite de resistance aux chocs Le Maroc a absorbe les chocs (hausse des cours des matieres premieres, secheresse…), en preservant son equilibre budgetaire. Ces evolutions ont eu un impact positif sur les indicateurs sociaux

Amelioration du revenu par habitant de 6,1%, passant de 15798 en 2001 a 21748 DH en 2007 ; Baisse du taux de chomage a moins de 10% au niveau national (14% en milieu urbain ); Baisse du taux de la pauvrete de 15,3% en 2001 a 9% en 2007; L’annee 2008 confirme les evolutions structurelles positives PIB Production cerealiere +Peche artisanale et cotiere (10 mois) BTP Ventes de ciment (10 mois) • Credits immobiliers (9 mois par rapport a fin dec 2007) 7,0% (1er T. ), 6,5% (2eme T. ) 51,2 MQX en progression de 118% +28% en valeur / +13,2% en volume +12% 28 MM. DH additionnels / +26,6% Production de l’energie electrique +8% (9 mois) Phosphate (exportations) Acide phosphorique (exportations) Industrie de transformation (fin juin) 217% +204,3% 4,9% L’annee 2008 confirme les evolutions structurelles positives Secteur des telecommunications (Fin septembre) • Mobile • Internet • Fixe +16,2% / 22. 3 Millions d’abonnes +40,7% / 689 545 abonnes +25,1% / 2. 83 Millions d’abonnes +8% 70,3 Milliards de DH +28 Milliards de DH +10,6 Milliards de DH +6% 37 Milliards de DH +3,8% 9,9% 15,5% -Tourisme (Nombre de touristes) Credits bancaires a l’economie (par rapport fin 2007 • Immobilier Equipement • Certificats negatifs accordes par l’OMPIC Commission interministerielle des investissements 40 projets d’investissement approuves Inflation (10 mois) Taux de chomage (3eme Trimestre 2008) • Milieu urbain

L’annee 2008 confirme les evolutions structurelles positives Commerce exterieur (fin septembre) Importations Cereales Petrole Biens d’equipement Exportations Chiffre d’affaires a l’export de l’OCP Agrumes Produits de la peche Taux de couverture Recettes touristiques Transferts des MRE Recettes des centres d’appels IDE en MMDH Finances Publiques Recettes Depenses Deficit budgetaire en % du 127 MMDH/+18% 120 MMDH/ +20 -2,0% 32,1% +60,3% +35,4% +27,2% 34,6% +169,3% +9,9% +13,4% 50,1% contre 49,2% un an auparavant -0,7% +1,5% +23,7% 24,3 PIB Un projet de loi de Finances 2009 qui consolide la croissance, repond a la conjoncture, conforte les partenariats, …

Maintenir un sentier de croissance eleve malgre le contexte international defavorable : Forte progression de l’investissement public (135 MMDH: +18%) ; Amelioration du pouvoir d’achat et relance de la consommation; Promotion des exportations ; Diversification des sources de la croissance a travers le renforcement des politiques sectorielles en cours et la mise en ? uvre de nouvelles politiques sectorielles (agriculture, eau, energie,…) ; Amelioration de l’environnement des affaires. Donner une nouvelle impulsion au developpement humain Augmentation de l’effort budgetaire accorde a certains secteurs prioritaires (education, sante, habitat, milieu rural, INDH,.. ). Croissance de 5,8% apres 6,8% en 2008 Inflation : 2,9% Deficit budgetaire : 2,9% du PIB. Intensification de l’investissement public

Relance de la consommation et l’amelioration du pouvoir d’achat A travers: Compensation ; Augmentation des salaires; Reforme fiscale, notamment l’IR; Introduction de mecanismes de soutien dans le cadre du ciblage Promotion des Exportations Developpement de la commercialisation et la promotion des produits a l’export profitant des opportunites creees par les strategies sectorielles nouvelles : agriculture, Industrie, offshoring…; Amelioration de la competitivite des PME a l’export essentiellement a travers l’exploitation des possibilites offertes par les differents accords de libre echange; Creation d’un fonds d’appui aux exportations d’un montant de 500 MDH dont 250 MDH au titre de 2009.

Promotion des produits Marocains dans les marches cibles : Forums, campagnes de communication autour de la qualite des produits ; Appui aux consortiums pour promouvoir les exportations; Renforcement de l’information et de la communication dans le domaine de l’exportation. Renforcement des secteurs exportateurs Industrie Tourisme Artisanat Produits phosphates Industrie : « Plan Emergence » Elargissement de la plateforme industrielle et mise a niveau des moyens de productions: Automobile, aeronautique, nanotechnologie, electronique, off-shoring et industries alimentaires et textile ; Creation de zones industrielles, de technopoles integres et d’agro-poles : Casablanca, Kenitra, Rabat, Tanger, Fes, Jorf Lasfar, Meknes, Berkane, Beni Mellal …; Renforcement de la formation et son adaptation aux besoins : formation de 200. 00 stagiaires ; Mise a niveau des petites et moyennes entreprises : allocation de 600 MDH dont 125 MDH en 2008 ; Mise en oeuvre d’une nouvelle vision du secteur des technologies de l’information ; Tourisme Renforcement des capacites d’accueil : Creation de 160. 000 lits nouveaux a la Plage Blanche, Taghazout, Mogador, Mazagan, , Loukous et diterranea ; Plan Mada’in pour le developpement regional touristique (75. 500 lits); Plan Biladi pour le developpement du tourisme local (30. 000 lits); Renforcement des actions de formation : 70. 000 stagiaires ; Artisanat Emergence d’acteurs de reference pour le developpement des exportations ; Relevement du revenu des artisans et amelioration de leurs conditions de travail; Renforcement de la formation dans le secteur . Plan de developpement du secteur des phosphates

Renforcement de la structure institutionnelle et financiere du Groupe OCP: Transformation en societe anonyme, externalisation de la caisse de retraite (34 MMDH), ouverture de son capital aux investisseurs institutionnels publics; Mise en place d’un pole industriel international leader dans l’industrie phosphatiere a Jorf Lasfar, attractif pour les investissements etrangers directs; Reduction des exportations du phosphate brut au profit des derives et des engrais de 52% a 30%; Renforcement de la competitivite a travers une amelioration de la qualite du minerai avec un cout competitif; Infrastructures integrees d’un niveau mondial a Jorf Lasfar : unites chimiques, reserve fonciere, plateforme logistique integree (port, unites de productions et services specialises dans le domaine). Plan de developpement du secteur des Phosphates

Investissement programme durant la periode 2008-2012 estime a 37 MMDH; Relevement de la capacite d’extraction annuelle a 50 millions de tonnes contre 27 millions de tonnes actuellement; Realisation de 4 stations de traitement du phosphate d’une capacite de 40 millions de tonnes ; Transfert du phosphate traite de Casablanca vers Jorf Lasfar . Le chiffre d’affaires atteindra 66 MMDH en 2008 contre 28 MMDH en 2007; Hausse de la part du Groupe OCP dans les exportations de 18,1% en 2007 a 35% en 2009. Soutien a l’essor et au renforcement des PME La reforme tarifaire: Baisse du droit d’importation maximale de 40% a 35% ; Reduction progressive des quotites tarifaires du droit d’importation de 6 actuellement a 4 a l’horizon de 2012 ; Reduction a 10% du droit d’importation applicable sur les poissons (article 3 de la tarification des droits de douane) ; Prolongation de l’exoneration de la taxe interieure de consommation appliquee sur le gaz du petrole et les utres hydrocarbures gazeux non compris les gaz liquides ; Prolongation de l’exoneration des droits et taxes sur importation appliques sur les matieres et produits transformables importes par la societe Phosboucraa. Amelioration de l’environnement des affaires et de la Gouvernance La realisation de cet objectif sera menee a travers : La poursuite de la reforme et le renforcement de la justice. L’engagement de mesures de lutte contre la corruption. La mise en place du dispositif et des mecanismes permettant l’exercice d’une saine concurrence, et La mise en place du Conseil Economique et Social qui renforcera le dialogue entre les partenaires economiques et sociaux et permettra de degager plus de visibilite pour les acteurs economiques. Conclusion

Le PLF permet le maintien d’un sentier de croissance eleve, malgre un contexte international perturbe, et donner une nouvelle impulsion au developpement humain. Ce projet, a pris en compte le nouveau contexte international et a decline un ensemble de mesures visant a reduire l’impact de cette crise sur notre economie. Une attitude de veille et de vigilance vis-a-vis du developpement de la conjoncture aussi bien nationale qu’internationale est bien installee. La consolidation de nos fondamentaux participera au renouvellement de la confiance, deja confirmee par la communaute internationale, des operateurs economiques et de nos partenaires internationaux dans les perspectives de notre economie. Merci pour votre attention