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Les violences contre les femmes désignent l’ensemble des comportements individuels ou collectifs violents reposant exclusivement sur une question de genre. Elles sont associées aux mariages forcés, grossesses forcées ou avortements forcés, mutilations génitales, lapidations, défigurations ? l’acide et autres crimes d’honneur, esclavages, agression sexuelle et violences domestiques sans recours, viols d’épurations ethniques, esclavage sexuel, privations traditionnelles ou politiquement tolérées de libertés et droits humains fondamentaux dans la condition féminine.

La distinction de ce type de violences est issue des mouvements éministes puis du développement des gender studies. Elle est contestée, dans s sont surtout les asso se mobilisent aujou de la protection des femmes 1. Sommaire [masquer] 1 Introduction 1. 1 Définition 7 Swipetoviewne t p intellectuels. Ce manitaires qui nnaissance et spécifiques aux 1. 1 . 1 Distinction entre violences et persécutions 1. 2 Typologie 1. 3 Caractéristiques 1. 3. 1 Structures sociales pérennes 1. 3. 2 Instrumentalisation politique de la sexualité 2 Perceptions et réactions sociales 2. Culturalisme et dénégations 2. 2 Mobilisations et résistances locales 2. 2. 1 Mouvements féministes . 2. 2 Autodéfenses 2. 2. 3 Institutions d’accueil et évolutions 4 Bibliographie 5 Articles connexes 6 Notes et références Introduction[modlfier modifier le code] Définition[modifier I modifier le

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code] De nombreuses personnes, collectivités, organismes humanitaire ou politiques se sont attachés à dénoncer des sévices existant ou aggravés uniquement en raison de l’appartenance d’une personne à un genre.

Généralement ce sont les femmes qui sont les victimes de ce qui est présenté comme une tendance collective et/ou culturelle à autoriser ou à inciter ce type dagressions, agressions récurrentes. Les diverses études et publications qui visent à exposer ce sujet au grand public s’attachent tout particulièrement à distinguer et à mettre en évidence le phénomènediscriminatoire sexiste, incompatible avec les principes des Droits de l’homme.

La Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique défine le terme « violence à égard des femmes » doit être compris comme une violation des droits de l’homme et une forme de discrimination à l’égard des femme, et désigne tous les actes de violence fondés sur le genre qui entraînent, ou ont susceptibles d’entraîner pour les femmes, des dommages ou souffrances de nature physique, sexuelle, psychologique ou économique, y compris la menace de se livrer à de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou privée.

Distinction entre violences et persécutions Les violences peuvent être ponctuelles, marginales et déviantes tandis que les persécutions sont récurrentes, induisant la persistance d’une menace, potentiellement ancrées dans les mécanismes sociaux3. La notion de persécution, plus que celle de violence, permet de relier le phénomène aux catégories juridiq ,’ de persécution, plus que celle de violence, permet de relier le phénomène aux catégories juridiques existantes tant en ce qui concerne la défense des droits humains fondamentaux, le droit humanitaire et pénal international et le droit de l’asile4. Cependant violences et persécutions peuvent tout autant être sous-tendu par des rapports forces.

Un exemple récurrent est celui qui vise à établir une domination des hommes sur les femmes5, que les Gender studies visent à mettre à jour. Typologie Contextes pouvant sous-tendre une persécution liée au genre, et au genre féminin en particulier : Un crime d’honneur est un meurtre perpétré contre une personne dont le comportement est perçu comme ayant porté le déshonneur sur sa famille. La plupart des victimes sont des femmes. Ces crimes sont typiquement le fait de membres de la famille de la victime ou de la communauté et, contrairement aux crimes dits « passionnels », sont prémédités. Dans les sociétés où ils sont perpétrés, on les considère comme relevant de domaine « privé » et la justice poursuit rarement les meurtriers.

Femmes de réconfort : Les viols généralisés de femmes en situation de guerre sont également liés aux constructions enrées, et aussi racistes, qui sont généralement utilisées pour normaliser la fourniture de femmes comme prostituées aux armées6. Les mutilations génitales féminines (MGF) recouvrent des pratiques consistant à ôter, par des moyens chirurgicaux souvent rudimentaires, tout ou partie des organes génitaux externes féminins les plus sensibles. Il s’agit d’une pratique ancestrale qui est mise en œuvre dans de nombreux pays, essentiellement pour des raisons d’ordre coutumier. La violence conjugale est la violence au sein du couple.

Cest un processus évolutif au cours duquel un partenaire exerce, dans le u sein du couple. C’est un processus évolutif au cours duquel un partenaire exerce, dans le cadre d’une relation privilégiée, une domination qui s’exprime par des agressions physiques, psychologiques, sexuelles, économiques ou spirituelles. Elle correspond à une violence continue ou réitérée et toujours menaçante, reflet d’une configuration sociétale dans laquelle les possibilités de résistance sont faibles et les échappatoires limitées7. Amnesty International propose de distinguer les types de violences contre les femmes selon leurs localisations sociales et les agents de persécutions impliqués8

Au sein de la famille – Sévices contre les partenaires intimes, violences sexuelles contre les femmes et fillettes au foyer, violences liées à la dot, viol conjugal, mutilations génitales féminines, sévices subis par les employées de maison (séquestration, brutalités physiques, conditions de quasi- esclavage et violences sexuelles). Dans le milieu social – Viol, violences sexuelles, actes d’agression et de harcèlement sexuel sur le lieu de travail, dans les établissements d’enseignement et autres, traite des femmes, prostitution forcée et travail forcé et autres sévices par des groupes armés. Violence perpétrée par l’État – Exactions commises ou tolérées par les policiers, gardiens de prison, soldats, gardes-frontières, agents de l’immigration et autres, viol par les forces gouvernementales durant les conflits armés, torture pendant la détention et les violences perpétrées par des fonctionnaires sur la personne de réfugiées.

Caractéristiques Les chiffres se rapportent à l’inadéquation de la violence subie par les femmes dans certains pays: – En France, 95 % de la fatalité de la violence sont des femmes, 51 % d’entre eux sont soumis à des passages à tabac par leurs maris ou petits 4 OF l,’ iolence sont des femmes, 51 % d’entre eux sont soumis à des passages à tabac par leurs maris ou petits amis. – Au Canada, 60 % des hommes violents, 66 % sont pour la violence familiale entier. En Inde, 8 femmes sur 10 femmes sont victimes de violence, que la violence domestique ou assassiner. Au Pérou, 70 % des crimes enregistrés par la police sont des femmes battues par leur mari. Cest environ 60 % des femmes turques sur l’âge de quinze ans ont été victimes de violences ou de brutalités, l’humiliation et l’humiliation aux mains des hommes de leur famille, soit le mari ou fiancé ou un ami ou le père ou e père du mari)!

L’étude fait remarquer que (50 %) que les ci- dessus sont régulièrement battus, et que (40 %) d’entre eux doit retourner la raison de la conjoncture économique et la consommation d’alcool, et (25 %) seulement de ces femmes qul sont battues Ikmn répondre à la violence la violence similaires, en tout (10 %) seulement d’entre eux quittent la maison en signe de protestation contre les violences qu’elles subissent, et étrange (dl(70 %) de ces femmes qui sont battues le divorce n’est pas Ihbzn afin de préserver l’avenir des enfants, tandis que (15 %), tous d’entre eux ne cherchent pas le divorce à cause de eur amour pour leurs maris). – Aux États-Unis: Les coups et la violence physique, la principale cause de blessures graves pour les femmes Structures sociales pérennes. Ce qui est identifié comme persécutions lié au genre ne résulte pas de comportements individuels isolés et atypiques voir « aberrants mais reflète des structures et des normes sociales profondément inégalitaires. Elles peuvent se révéler à travers des pratiques coutumières ou de législations explicites. Coutumes – Ex. : Mutilations génitales féminines (excisions, infibulation) visant à c infibulation) visant a contrôler la sexualité9.

De manière plus diffuse mais dans plus de sociétés, définition sociale du comportement « normal » de la femme, qui crée des contraintes de vie quotidienne et de trajectoire biographique et entraine la persécution des déviantes ou subversives ou leur suicide notamment l’expérience forcée de l’exil qui leur fait découvrir un autre mode de vie10. Législations – Ex. : Lois imposant aux femmes certains modèles de comportements ou tenues vestimentaires. Exemple des « lois Hudood » au Pakistan interdisent toute relation sexuelle hors mariage, imposent aux femmes violées de produire trois émoignages masculins à l’appui de leur plainte pour ne pas être accusées d’adultère.

Instrumentalisation politique de la sexualité Une grande partie des violences contre des femmes est lié à la sexualité et à la reproduction, dans les sociétés qui cherchent à contrôler à la fois leur sexualité, représentée comme « menaçante D, et leur capacité à reproduire, représentée comme une fonction à disposition de la société ou de la nationl 1. Ces contrôles peuvent relever d’une organisation sociale traditionnelle ou d’un projet nationaliste sur l’identité (ethnique, culturelle). Ils ffectent différemment les femmes selon leurs classes sociales, leurs catégories d’âges ou leurs groupes ethniques, mais toutes sont tributaires du rapport de domination homme / femme qui prévaut dans la société.

Sociétés traditionnelles – De l’interdit des relations prénuptiales aux mariages et grossesses forcés, dans les sociétés traditionnelles, la sexualité des femmes, essentiellement hétéronomes, dépend souvent à la fois d’une hiérarchie sociale (parentale puis maritale), et d’une économie d’échanges sociaux, (symbol 6 OF l,’ d’une hiérarchie sociale (parentale puis maritale), et d’une ?conomie d’échanges sociaux, (symboliques ou matériels), qui déterminent tout autant les conditions de la sexualité et de la maternité que les déchaînements de violence (lapidations, défigurations à l’acide, crimes d’honneur… ) et les persécutions de celles qui tentent de s’autonomiser.

Violences nationalistes – Dans les guerres, interethniques notamment, le viol des femmes par les hommes de la partie adverse doit très souvent être analysé non comme l’effet d’un désir masculin « incontrôlable » mais dune stratégie de conflit dans laquelle les femmes représentent biologiquement et ymboliquement l’intégrité de l’ethnie ou de la nation combattue. De ce fait les viols de masse, dans les stratégies d’épuration ethnique ou de domination ethnique, menacent les femmes plus que les hommes14. Perceptions et réactions sociales[modifier modifier le code] Culturalisme et dénégations[modifier modifier le code] Il est proposé que le culturalisme, en tant que philosophie valorisant toute institution caractéristique d’une culture par respect de toute culture en soi, constitue un obstacle idéologique majeur tant à l’examen analytique qu’à la remise en question des persécutions genrées.

Ce qui est considéré comme persécution de 1’« extérieur par les organismes humanitaires internationaux par exemple, est le plus souvent considérées, dans le pays lui-même mais aussi à l’étranger, comme des « pratiques traditionnelles » ou des « caractéristiques culturelles » : les mutilations génitales féminines (excisions, infibulations… ), le mariage forcé, les crimes d’honneur perdurent ainsi au nom de ces critères, tandis que d’autres femmes sont soumises à l’avortement, à la stérilisation ou à la grossesse forcés, ainsi qu’à la viol soumises à l’avortement, à la stérilisation ou à la grossesse orcés, ainsi qu’à la violence domestique et d’autres encore sont persécutées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur choix de mode de vie trop « moderne ». Ainsi, d’après R. C.

Carpenter, ce culturalisme qui normalise ces persécutions en les présentant comme les attributs d’une culture ou d’une tradition, qui seraient l’une et l’autre par elles- mêmes respectables, peut correspondre à diverses formes de conservatismes : celui d’acteurs dominants, chez les hommes mais aussi les femmes, bénéficiant de l’ordre établi et de sa perpétuation ; celui d’acteurs ayant intériorisé les caractères de et ordre au point de ne pas en imaginer d’autres possibles ; celui d’observateurs extérieurs ou intervenants ponctuels, que ce soit dans les institutions internationales, les acteurs humanitaires 1 5 mais aussi les sciences sociales, composant avec cet ordre sans reconnaitre ces persécutions.

Il est alors dénoncé que les femmes qui subissent des persécutions genrées sont affectées d’une triple illégitimité socialement construite, qui maintient une chape de silence et entretient les dénégations du phénomène : 1. celle qu’opposent les sociétés d’origines aux déviantes ou à la econnaissance de ce type de faits ; 2. celle qu’opposent les sociétés d’accueil aux réfugiés en général et à la reconnaissance de ce type de persécution en particulier ; 3. celle intériorisée par les victimes qui craignent souvent d’exprimer ce qu’elles ont subi pour des raisons psychologiques et/ou par contrainte sociale de la diaspora ou de la société d’accueil.

Mobilisations et résistances locales Mouvements féministes Dans beaucoup de pays, les organisations féministes et, plus largement les mouvements sociaux, susceptibles de faire reconnaitre organisations féministes et, plus largement les mouvements ociaux, susceptibles de faire reconnaître ces violences comme un problème public et d’inscrire ce problème à l’agenda politique du pays, sont faibles ou inexistants . Les autorités publiques, le plus souvent participent à cette normalisation soit par des lois explicites soit par tolérance à l’égard de pratiques dites « traditionnelles » soit par incapacité à mettre en œuvre les intentions ou velléités réformatrices affichées notamment sur la scène internationale. Pour Pensemble de ces raisons, l’absence, dans l’espace public, de discours et d’institutions pouvant ubvertir efficacement la culture dominante renforce le climat d’opinion qui pèse sur réveil des consciences y compris celles des victimes de persécutions.

Autodéfenses Dans les pays en guerre depuis longtemps (ex. Congo RDC, Colombie… ), ces violences sont fréquentes. Pour y échapper, les femmes sont obligées de quitter leur village ou bien d’arrêter toute activité ou comportement qui pourrait être considéré comme une menace à l’ordre imposé par l’acteur armé dominant. En Colombie, par exemple, malgré le climat de violence qui règne dans ce pays, on peut observer l’existence de cas, exceptionnels, ù des victimes arrivent, malgré le danger que cela représente pour leur vie, à développer une compétence à résister qui se forge dans l’urgence de préserver la vie malgré les contraintes21.

Institutions d’accueil Les institutions d • accueil pour les femmes victimes de persécutions, notamment domestiques, parce qu’elles représentent une autre forme d’autorité que celle de la masculinité, contribuent à réduire cette forme de violence. Des chercheurs ont constaté au Brésil, que l’écoute et l’enregistrement des violences domestiques aident les victimes ? élaborer ue l’écoute et l’enregistrement des violences domestiques aident les victimes à élaborer leur pensée et leur récit. Le fait que ces femmes puissent avoir accès à un services spécialisé et entretenir une relation continue avec lui, semble rendre la relation conjugale plus supportable pour les femmes victimes mais contribue surtout à réduire la tolérance sociale vis-à-vis de ce type de persécutions.

Campagnes internationales Les campagnes menées par des institutions internationales et/ou des organisations non gouvernementales (ONG) contre ces violences peinent à réduire le phénomène mondial des ersécutions des femmes. Dans le domaine de la lutte contre l’excision, ces campagnes se sont multipliées dans de nombreux pays mais en demeurant souvent cantonnées dans leurs effets à des effets dans les élites dirigeantes et les capitales urbaines. La conversion des autorités traditionnelles aux raisons abolitionnistes est souvent freinée par des climats d’opinion relativement étanches vis-à-vis de l’espace public national et internationa123. Obstacles à la fuite en exil Certaines victimes des persécutions genrées parviennent ? fuir leur famille, leur pays…

Cependant, si l’on rapporte les hiffres estimés de femmes concernées dans le monde par chaque type de persécutions genrées à ceux des demandes d’asile correspondantes force est de constater que le ratio est infinitésimal. Il y a en effet de multiples facteurs psychologiques, sociaux, économiques qui, faisant obstacle à une éventuelle fuite à l’étranger de ces femmes rendent cette fuite tendanciellement improbable. Normalisation, aliénation Le premier de ces obstacles, et peut être le plus difficile ? surmonter, est celui de la normalisation culturaliste dont font l’objet ces persécutions. Cette normalisation, on l’a vu, construit 0 7