Julie

Julie

Anthologie de poemes La poesie est une forme d’ecriture pour d’envoiler ses sentiments, ses penses, ses opinons avec finesse et legerete, les metaphores nous renvoient des sensations, des odeurs etc. Les rimes et le nombre de syllabes dans les vers donne un rythme et une grandeur au poeme. La poesie est la forme ecrite du langage qui utilise les diversites de la langue francaise comme des syntaxes … De ce fait, le lecteur est transporte dans un plaisir intellectuel et sensible. {draw:frame} Pierre de Ronsard Le Second Livre des Amours (1555) text:bookmark-start} {text:bookmark-end} J’ai choisi ce sonnet de Ronsard qui se compose de quatorze vers, organises en deux quatrains a rimes, car a la premiere lecture, le texte m’est apparu difficile a comprendre et structure dans un francais que nous n’utilisons plus. Lorsque j’ai repris la lecture en decortiquant les vers je me suis apercue que ce poeme etait touchant d’une part par le desarroi de l’auteur face a son amoureuse qui ne croit et se joue de son amour. {draw:a} Chacun qui voit ma couleur triste et noir, Me dit : « Ronsard, vous etes amoureux »

Mais ce bel ? il qui me fait langoureux, Le sait, le voit, et

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si ne le veut croire De quoi me sert que mon mal soit notoire, Quant a mon dam son ? il trop rigoureux, Par ne sais quel desastre malheureux Voit bien ma plaie, et si la prend a gloire ? J’ai beau pleurer, protester et jurer, J’ai beau promettre et cent fois assurer Qu’autre jamais n’aura sus moi puissance, Qu’elle s’ebat de me voir en largueur, Et plus de moi je lui donne assurance, Moins me veut croire, et m’appelle un moqueur. {draw:a} Jean De Lafontaine Poete, moraliste, dramaturge L’Amour et la folie (1684)

J’ai apprecie cette fable, elle est ecrite sous forme d’allegorie en effet l’auteur utilise une histoire de dieux grecs et laisse le lecteur sur une question est-ce bien ou est-ce mal que la folie guide l’amour ? D’ailleurs lui-meme ne statue pas car il cite « j’en fais juge et amant et ne decide rien » {draw:frame} Tout est mystere dans l’Amour, Ses fleches, son Carquois, son Flambeau, son Enfance. Ce n’est pas l’ouvrage d’un jour Que d’epuiser cette Science. Je ne pretends donc point tout expliquer ici. Mon but est seulement de dire, a ma maniere,

Comment l’Aveugle que voici (C’est un Dieu), comment, dis-je, il perdit la lumiere ; Quelle suite eut ce mal, qui peut-etre est un bien ; J’en fais juge un Amant, et ne decide rien. La Folie et l’Amour jouaient un jour ensemble. Celui-ci n’etait pas encor prive des yeux. Une dispute vint : l’Amour veut qu’on assemble La-dessus le Conseil des Dieux. L’autre n’eut pas la patience ; Elle lui donne un coup si furieux, Qu’il en perd la clarte des Cieux. Venus en demande vengeance. Femme et mere, il suffit pour juger de ses cris : Les Dieux en furent etourdis,

Et Jupiter, et Nemesis, Et les Juges d’Enfer, enfin toute la bande. Elle representa l’enormite du cas. Son fils, sans un baton, ne pouvait faire un pas : Nulle peine n’etait pour ce crime assez grande. Le dommage devait etre aussi repare. Quand on eut bien considere L’interet du Public, celui de la Partie, Le resultat enfin de la supreme Cour Fut de condamner la Folie A servir de guide a l’Amour. Hymne Recueil : Les fleurs du mal (1855) J’ai choisi ce poeme moderne, parce qu’il traite de la philosophie de la vie et de l’immortalite extrait du recueil les fleurs du mal. draw:a} Elle se repand dans ma vie Comme un air impregne de sel, Et dans mon ame inassouvie Verse le gout de l’eternel. Sachet toujours frais qui parfume L’atmosphere d’un cher reduit, Encensoir oublie qui fume En secret a travers la nuit, Comment, amour incorruptible, T’exprimer avec verite ? Grain de musc qui gis, invisible, Au fond de mon eternite ! A la tres bonne, a la tres belle Qui fait ma joie et ma sante, A l’ange, a l’idole immortelle, Salut en l’immortalite ! Et l’a mer et l’amour (1628) n sonnet baroque qui associe de l’eau a celui de l’amour, et utilisant chaque mot representant les deux themes pour les lies, j’ai choisi ce poeme car j’ai aime car le poete joue avec le langage tant par le son que la vue pour decrire sa passion amoureuse malheureuse. Et la mer et l’amour ont l’amer pour partage, Et la mer est amere, et l’amour est amer, L’on s’abime en l’amour aussi bien qu’en la mer, Car la mer et l’amour ne sont point sans orage. Celui qui craint les eaux qu’il demeure au rivage, Celui qui craint les maux qu’on souffre pour aimer, Qu’il ne se laisse pas a l’amour enflammer,

Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage. La mere de l’amour eut la mer pour berceau, Le feu sort de l’amour, sa mere sort de l’eau, Mais l’eau contre ce feu ne peut fournir des armes. Si l’eau pouvait eteindre un brasier amoureux, Ton amour qui me brule est si fort douloureux, Que j’eusse eteint son feu de la mer de mes larmes. {draw:frame} Philippe Desportes (1546 – 1606) Poete Les amours de Dianes (1573) J’ai choisi ce poeme Helas ! j’en ai bien fait mainte preuve apparente, Ayant ete par lui change diversement. Je me suis vu muer, pour le commencement,

En cerf qui porte au flanc une fleche sanglante, Depuis je devins cygne, et d’une voix dolente Je presageais ma mort, me plaignant doucement. Apres je devins fleur, languissante et penchee, Fuis je fus fait fontaine aussi soudain sechee, Epuisant par mes yeux toute l’eau que j’avais. Or je suis salamandre et vis dedans la flamme, Mais j’espere bientot me voir changer en voix, Pour dire incessamment les beautes de ma Dame. Celui que l’Amour range a son commandement Change de jour en jour de facon differente. Jean de Sponge Poete Baroque Les amours (1598)

Ce dernier est un sonnet sur un theme de predilection de l’auteur l’Amour, pris entre sa raison et ses sens, il choisit dans ses termes a la fin de son poeme de se conformer a sa raison, je cite « et que notre raison y plante son empire » Je sens dedans mon ame une guerre civile, D’un parti ma raison, mes sens d’autre parti, Dont le brulant discord ne peut etre amorti Tant chacun son tranchant l’un contre l’autre affile. Mais mes sens sont armes d’un verre si fragile Que si le coeur bientot ne s’en est departi Tout l’heur vers ma raison se verra converti, Comme au parti plus fort, plus juste et plus utile.

Mes sens veulent ployer sous ce pesant fardeau Des ardeurs que me donne un eloigne flambeau, Au rebours la raison me renforce au martyre. Faisons comme dans Rome, a ce peuple mutin De mes sens inconstants arrachons-les enfin, Et que notre raison y plante son Empire. *Nicolas Vauquelin *Des Yvetaux (1567 – 1649) Poete Libertin Francais L’Amour de changer (1606) J’ai choisi Avecques mon amour nait l’amour de changer. J’en aime une au matin ; l’autre au soir me possede. Premier qu’avoir le mal, je cherche le remede, N’attendant etre pris pour me desengager. Sous un espoir trop long je ne puis m’affliger ;

Quand une fait la brave, une autre lui succede ; Et n’aime plus longtemps la belle que la laide : Car dessous telles lois je ne veux me ranger. Si j’ai moins de faveur, j’ai moins de frenesie ; Chassant la passion hors de ma fantaisie, A deux, en meme jour, je m’offre et dis adieu. Mettant en divers lieux l’heur de mes esperances, Je fais peu d’amities et bien des connaissances ; Et me trouvant partout je ne suis en nul lieu. L’Astree (1607) Extrait du romain L’astree de 5399 pages, cet extrait est base essentiellement sur l’amour entre Astree et Celadon Puisqu’il faut arracher la profonde racine

Qu’amour en vous voyant me planta dans le c? ur, Et que tant de desirs avec tant de langueur Ont si soigneusement nourrie dans ma poitrine Puisqu’il faut que le temps, qui vit son origine, Triomphe de sa fin, et s’en nomme vainqueur, Faisons un beau dessein, et, sans vivre en langueur, Otons-en tout d’un coup et la fleur et l’epine Chassons tous ces desirs, eteignons tous ces feux, Rompons tous ces liens, serres de tant de n? uds, Et prenons de nous-meme un conge volontaire. Nous le vaincrons ainsi, cet Amour indompte, Et ferons sagement de notre volonte Ce que le temps enfin nous forcerait de faire.