Johannes keppler

Johannes keppler

Johannes Kepler (ou Keppler), nA© le 27 dA©cembre 1571 A  Weil der Stadt dans le Bade-Wurtemberg et mort le 15 novembre 1630 A  Ratisbonne en BaviA? re, est un astronome cA©lA? bre pour avoir A©tudiA© l’hypothA? se hA©liocentrique (la Terre tourne autour du Soleil) de Nicolas Copernic, et surtout pour avoir dA©couvert que les planA? tes ne tournent pas en cercle parfait autour du Soleil mais en suivant des ellipses. Il a dA©couvert les relations mathA©matiques (dites Lois de Kepler) qui rA©gissent les mouvements des planA? tes sur leur orbite.

Ces relations sont fondamentales car elles furent plus tard exploitA©es par Isaac Newton pour A©laborer la thA©orie de la gravitation universelle. Toutefois, bien qu’il ait vu juste quant A  la forme des orbites planA©taires, Kepler expliquait les mouvements des planA? tes non pas par la gravitA© mais par le magnA©tisme. Il a enfin accordA© une attention majeure A  l’optique en synthA©tisant en 1604 les principes fondamentaux de l’optique moderne comme la nature de la lumiA? re, la chambre obscure, les miroirs (plans et courbes), les lentilles ou la rA©fraction.

L’astA©roA? de (1134) Kepler a A©tA© nommA© en son honneur. La supernova SN 1604, a A©tA© aussi appelA©e Supernova de Kepler, ou A? toile

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de Kepler, car restA©e visible un an aprA? s son explosion de 1604, KA©pler en rA©digea la description la plus prA©cise. Enfin, en hommage au grand astronome, la NASA a donnA© son nom au tA©lescope spatial Kepler qui a pour mission pendant quatre ans de dA©tecter des exoplanA? tes telluriques et autres petits corps orbitant prA? s des A©toiles de notre galaxie, la Voie lactA©e. Le tA©lescope doit A? tre lancA© le 4 mars 2009.

Kepler naA®t au sein d’une famille de religion protestante luthA©rienne, installA©e dans la ville de Weil der Stadt au Bade-Wurtemberg. NA© prA©maturA©ment A  sept mois et hypocondriaque de nature chA©tive, il souffre toute sa vie d’une santA© fragile. A? l’A? ge de trois ans, il contracte la petite vA©role, ce qui, entre autres sA©quelles, affaiblit sA©vA? rement sa vue. La famille Kepler est peu ordinaire et son ambiance n’est pas des plus saines. Le pA? re, Heinrich Kepler, est mercenaire dans l’armA©e du duc de Wurtemberg, et toujours en campagne, A©tant ainsi rarement prA©sent A  son domicile.

La mA? re, Catherine a?  » que Kepler qualifie lui-mA? me de A« petite, maigre, sinistre et querelleuse A» a?  » avait A©tA© A©levA©e par une tante qui finit sur le bA»cher pour sorcellerie. Kepler a trois cadets : sa sA »ur, Margarette, dont il reste proche, Christopher, qui lui fut toujours antipathique, et Heinrich. De 1574 A  1576, il vit avec son petit frA? re Heinrich a?  » A©pileptique a?  » chez ses grands-parents, alors que son pA? re est en campagne et que sa mA? re est partie A  sa recherche. Au retour de ses parents, Kepler dA©mA©nage A  Leonberg et entre A  l’A©cole latine en 1577.

Ses parents lui font dA©couvrir l’astronomie. Ainsi, en 1577, sa mA? re l’emmA? ne en haut d’une colline pour observer le passage d’une comA? te. De son cA? tA©, son pA? re lui montre l’A©clipse de Lune du 31 janvier 1580, et comment cette derniA? re devint toute rouge. Kepler A©tudia plus tard ce phA©nomA? ne et l’expliqua dans l’un de ses ouvrages sur l’optique. A? nouveau parti en guerre en 1589, son pA? re disparaA®t A  jamais. Le cloA®tre de Maulbronn Kepler ne termine son premier cycle de trois annA©es qu’en 1583, retardA© notamment A  cause de son emploi comme journalier agricole, entre neuf et onze ans.

En 1584, il entre au SA©minaire protestant d’Adelberg, puis, deux annA©es aprA? s, au SA©minaire supA©rieur de Maulbronn. Il y obtient son diplA? me de fin d’A©tudes et entre en 1589 A  l’universitA© de TA? bingen, au sA©minaire A©vangA©lique TA? binger Stift. LA , il A©tudie d’abord l’A©thique, la dialectique, la rhA©torique, le grec, l’hA©breu, l’astronomie et la physique, puis la thA©ologie et les sciences humaines. Il y poursuit ses A©tudes aprA? s obtention d’une maA®trise en 1591. Son professeur de mathA©matiques, l’astronome Michael Maestlin, lui enseigne le systA? e hA©liocentrique de Copernic, qu’il rA©servait aux meilleurs A©tudiants, les autres devant alors se contenter du systA? me gA©ocentrique de PtolA©mA©e, qui place la Terre au centre du monde. Kepler devient ainsi un copernicien convaincu et reste trA? s proche de son professeur ; il n’hA©site pas A  lui demander aide ou conseil pour ses travaux. Portrait de Johannes Kepler. Alors que Kepler projette de devenir ministre luthA©rien, l’A©cole protestante de Graz demande un professeur de mathA©matiques. Il abandonne alors ses A©tudes en thA©ologie pour prendre le poste et quitte TA? bingen en 1594.

A? Graz, il publie des almanachs avec des prA©dictions astrologiques. A? l’A©poque, la distinction entre science et croyance n’est pas encore clairement A©tablie et le mouvement des astres, encore assez mA©connu, est gouvernA© par les lois divines. Kepler se maria deux fois. Une premiA? re fois par intA©rA? t, le 27 avril 1597, avec Barbara MA? ller, qui dA©cA? de en 1612, tout comme deux de leurs cinq enfants a?  » A? gA©s d’un et de deux mois A  peine. Ce mariage, organisA© par ses proches, l’unit A  une femme au caractA? re exA©crable qu’il qualifie de A« grasse et simple d’esprit A».

Un autre de ses fils meurt A  l’A? ge de sept ans. Seuls sa fille Susanne et son fils Ludwig survivent. Puis, A  Linz l’annA©e suivante, il A©pouse Susanne Reuttinger avec qui il a sept enfants parmi lesquels trois meurent trA? s tA? t. Un mariage, cette fois-ci, heureux. En 1615, sa mA? re, alors A? gA©e de 68 ans, est accusA©e de sorcellerie. Kepler, persuadA© de son innocence, passe six annA©es A  assurer sa dA©fense auprA? s des tribunaux et A  A©crire de nombreux plaidoyers. Il doit, A  deux reprises, retourner dans le Wurtemberg. Elle passe une annA©e enfermA©e dans la tour de GA? lingen aux frais de Kepler, ayant A©chappA© de peu A  la torture. Finalement, elle est acquittA©e le 28 septembre 1621. Affaiblie par ces dures annA©es de procA? s et d’emprisonnement, elle meurt six mois plus tard. Kepler meurt en 1630 A  Ratisbonne, A  l’A? ge de 59 ans. En 1632, durant la guerre de Trente Ans, l’armA©e suA©doise dA©truit sa tombe. Ses travaux sont retrouvA©s en 1773. RA©cupA©rA©s par Catherine II de Russie, ils se trouvent A  l’observatoire de Poulkovo A  Saint-PA©tersbourg en Russie. A’uvres scientifiques [modifier]

Le Mysterium Cosmographicum [modifier] IcA? ne de dA©tail Article dA©taillA© : PolyA? dre rA©gulier. Vue dA©taillA©e de la partie interne de la modA©lisation de l’Univers selon Kepler. En 1596, il publie son premier ouvrage, Mysterium Cosmographicum, fruit de ses premiA? res recherches sur la structure de l’Univers. Il voit dans les lois qui rA©gissent les mouvements des planA? tes, un message divin adressA© A  l’Homme. Dans ce livre, oA? il affirme sa position copernicienne, il se donne pour objectif de rA©pondre A  trois questions portant sur le nombre de planA? es, leur distance au Soleil et enfin leur vitesse. Dans son livre, il dA©veloppe une thA©orie des polyA? dres rA©guliers permettant de construire un modA? le de l’Univers. Kepler remarqua que dans les six sphA? res reprA©sentant les orbites des six planA? tes connues A  l’A©poque (de Mercure A  Saturne), pouvaient A? tre contenus les cinq solides de Platon. Les solides de Platon A©tant des polyA? dres rA©guliers, ils A©taient parfaits et s’accordaient bien avec la crA©ation divine. La sphA? re A©tant le sixiA? me solide parfait nA©cessaire A  son modA? e, elle correspondait au paradis. Les cinq premiers objets A  faces rA©guliA? res reprA©sentaient la dynamique de l’Univers (le mouvement des planA? tes). Le nombre de ces solides permettait d’ailleurs d’expliquer le nombre des planA? tes. Chacun d’eux A©tait circonscrit dans une sphA? re, elle-mA? me circonscrite dans le polyA? dre suivant, lui-mA? me circonscrit dans une sphA? re, et ainsi de suite. Ainsi A  Saturne A©tait associA© le cube, A  Jupiter le tA©traA? dre, A  Mars le dodA©caA? dre, A  VA©nus l’icosaA? dre et A  Mercure l’octaA? dre.

La Terre, que Dieu avait choisie pour reflA©ter son image, marquait la sA©paration de deux groupes de ces solides. Dans le modA? le de KA©pler, les proportions des orbites planA©taires, comparA©es A  celle de la Terre, avaient pour valeurs : 0,56 pour Mercure, 0,79 pour VA©nus, 1 pour la Terre, 1,26 pour Mars, 3,77 pour Jupiter, et 6,54 pour Saturne. Les proportions rA©elles sont en fait les suivantes : 0,39 – 0,72 – 1 – 1,52 – 5,20 – 9,54. Le modA? le d’Univers de Kepler, fondA© sur les cinq polyA? dres rA©guliers. Kepler dut A©galement revoir certains dA©tails du modA? le copernicien.

Ce dernier place le centre des orbites circulaires des planA? tes non pas sur le Soleil, mais un peu en A©cart afin de s’accorder A  peu prA? s avec les mesures. Pour Kepler, le modA? le doit rester simple et tenir de la perfection divine. Or, un point situA© A  cA? tA© du Soleil comme centre des trajectoires est impensable ! Kepler s’A©tait rendu compte lors de ses calculs, que les orbites circulaires des planA? tes prA©sentaient des excentricitA©s lorsqu’on prenait le Soleil pour centre, et qu’elles A©taient plutA? t elliptiques. Il en tint compte dans la construction de son modA? e en affectant aux sphA? res une certaine A©paisseur, proportionnelle A  l’excentricitA© remarquA©e, dans laquelle A©tait contenue la trajectoire de la planA? te correspondante. Reste la question des vitesses. Pour les expliquer, il attribue au Soleil une vertu qui induit le mouvement des planA? tes. Il compare celle-ci avec la lumiA? re, qui diminue d’intensitA© en fonction du carrA© de la distance. En revanche, cette force ne se rA©partirait pas de faA§on sphA©rique comme la lumiA? re A©mise, mais n’agirait que sur un plan, propre A  chaque planA? te.

Il en dA©duit alors que cette force diminue de faA§on inversement proportionnelle A  la distance, et non pas en fonction du carrA© de la distance comme l’intensitA© lumineuse. Cette loi A©tait cependant erronA©e et il lui fallut plus de vingt ans pour la rectifier. Cette thA©orie qui nous paraA®t complA? tement fantaisiste aujourd’hui, a permis A  Kepler d’entrer en contact avec ses contemporains GalilA©e et Tycho BrahA©, mathA©maticien impA©rial A  la cour de Prague. Le premier lui fit part de son enthousiasme pour le soutien de ses idA©es coperniciennes qu’il partage A©galement.

Le second, tout aussi admiratif, l’invita A  travailler A  ses cA? tA©s. Kepler a, en travaillant sur ces sujets, dA©couvert deux nouveaux solides, aussi rA©guliers que les solides de Platon, mais constituA©s de faces non-convexes : le petit dodA©caA? dre A©toilA©, et le grand dodA©caA? dre A©toilA© (voir Les polyA? dres de Kepler-Poinsot). Le calcul de l’orbite de Mars [modifier] IcA? ne de dA©tail Article dA©taillA© : Lois de Kepler. Tycho BrahA© Statue de Tycho Brahe et Johannes Kepler A  Prague, RA©publique tchA? que.

Poursuivi pour ses convictions religieuses et ses idA©es coperniciennes, Johannes Kepler doit quitter Graz en 1600. Il se rA©fugie A  Prague, invitA© par l’astronome danois Tycho BrahA© pour y devenir son assistant. Les relations entre les deux personnages furent particuliA? rement houleuses ; Tycho BrahA© ne croyant pas A  l’hA©liocentrisme de Copernic mais soutenant une autre thA©orie dans laquelle la Terre est au centre mais les autres planA? tes tournent autour du Soleil. Kepler voyait en Tycho BrahA© un homme plein de richesses (ses mesures A©taient trA? s prA©cises) mais qui ne savait les exploiter correctement.

BrahA© lui demanda de calculer l’orbite prA©cise de Mars, pour laquelle il avait remarquA© une excentricitA© dans sa trajectoire, considA©rA©e comme une anomalie A  une A©poque oA? l’on pensait encore que les planA? tes dA©crivaient des cercles, figure parfaite. Cette tA? che A©tait auparavant assignA©e A  son assistant Longomontanus qui passe alors A  l’A©tude des mouvements de la Lune. Pensant accomplir sa tA? che en quelques semaines, il ne lui fallut pas moins de six ans pour achever son travail. C’est durant ce travail que Johannes Kepler dA©couvrit les deux premiA? res des trois lois fondamentales : Les planA? tes dA©crivent des trajectoires elliptiques dont le Soleil est un foyer. * Le mouvement de chaque planA? te est tel que le segment de droite reliant le Soleil et la planA? te balaie des aires A©gales pendant des durA©es A©gales. Ces lois furent publiA©es dans Astronomia Nova en 1609, oA? Johannes Kepler fut A©galement le premier A  A©mettre l’hypothA? se d’une rotation du Soleil sur son axe. En 1618 viendra sa troisiA? me grande loi : * Pour toutes les planA? tes, le rapport entre le cube du demi grand axe de la trajectoire et le carrA© de la pA©riode est le mA? e a?  » cette constante est indA©pendante de la masse de la planA? te. Ce travail fut d’autant plus long que Kepler dut mener en parallA? le une A©tude sur l’optique afin de mieux comprendre et interprA©ter ses observations, et qu’il A©tait encore trop A« conditionnA© A» par les anciennes croyances en astronomie : il doute A  plusieurs reprises de la nature circulaire de la trajectoire et pense alors A  une ellipse, tout en continuant d’essayer de prouver le contraire, en ressortant de vieilles idA©es faisant appel A  l’utilisation d’A©picycles.

Les soixante-dix chapitres de l’Astronomia Nova comprennent ainsi toutes les dA©marches scientifiques et erreurs de Kepler qui lui permirent d’aboutir A  ses deux premiA? res lois, mais aussi A  d’autres conclusions intA©ressantes comme la nature de la force responsable du mouvement des planA? tes, force A« quasi magnA©tique A», donc physique et non plus divine. A? la mort de Tycho BrahA© en 1601, Johannes Kepler fut dA©signA© comme mathA©maticien impA©rial A  la cour de Rodolphe II. Il garda ce statut jusqu’en 1612. L’optique [modifier]

Une planche d’Astronomiae Pars Optica (1604), illustrant le fonctionnement de l’A »il. Alors qu’il A©tudie l’orbite de Mars, Kepler voit la nA©cessitA© d’A©tudier A©galement l’optique afin de mieux comprendre certains phA©nomA? nes observA©s tels la rA©fraction atmosphA©rique. DA? s 1603, il parcourt divers ouvrages sur le sujet dont celui de l’Arabe Alhazen. Kepler rassemble les connaissances de l’A©poque dans son livre Astronomia pars Optica, publiA© en 1604. Il y explique les principes fondamentaux de l’optique moderne comme la nature de la lumiA? re (rayons, intensitA© variant avec la surface, vitesse infinie, etc. , la chambre obscure, les miroirs (plans et courbes), les lentilles et la rA©fraction dont il donne la loi i = nA? r, qui est correcte pour de petits angles (la vraie loi a?  » sin i = nA? sin r a?  » fut donnA©e plus tard par Willebrord Snell et RenA© Descartes). Il aborde A©galement le sujet de la vision et la perception des images par l’A »il. Il est convaincu que la rA©ception des images est assurA©e par la rA©tine et non pas le cristallin comme on le pensait A  cette A©poque, et que le cerveau serait tout A  fait capable de remettre A  l’endroit l’image inversA©e qu’il reA§oit.

En 1610, il prend connaissance de la dA©couverte de quatre satellites autour de Jupiter grA? ce aux observations de GalilA©e avec sa lunette astronomique et A©crit une lettre de soutien publiA©e sous le titre de Dissertatio cum Nuncio Sidero (Conversation avec le messager des A©toiles), puis aprA? s avoir lui-mA? me observA© ces satellites, il publie ses observations dans Narratio de Observatis Quatuor Jovis Satellibus. C’est d’ailleurs Kepler qui, le premier, dans son ouvrage de 1611, utilisa le mot A« satellite A» pour dA©signer les quatre petits astres tournant autour de Jupiter.

L’invention rA©cente de la lunette enthousiasme beaucoup Kepler qui, en 1611, A©crit un second ouvrage d’optique, Dioptricae, reprenant de nombreux thA? mes abordA©s dans l’Optica en les approfondissant. Dans ce livre trA? s mathA©matique, il rassemble 141 thA©orA? mes visant A  faire la thA©orie des lentilles et de leurs associations possibles, donc la thA©orie de la lunette de GalilA©e que ce dernier n’avait pas faite. L’Harmonie du monde [modifier] IcA? ne de dA©tail Article dA©taillA© : Harmonice Mundi. Kepler dA©couvrit grA? ce A  des travaux antA©rieurs que l’Univers A©tait soumis A  des lois A« armoniques A», faisant un lien entre l’astronomie et la musique. Dans le Harmonice Mundi, publiA© en 1619, il attribue aux planA? tes un thA? me musical. Les variations des vitesses de ces planA? tes sont reprA©sentA©es par les diffA©rentes notes composant la musique. Ainsi, il A©tait facile de distinguer les orbites les plus excentriques. Mais c’est aussi dans cet ouvrage en cinq volumes que Kepler A©nonce sa troisiA? me loi fondamentale : le carrA© de la pA©riode est proportionnel au cube du demi-grand axe [de l’ellipse]. Celle-ci dA©coule de ses recherches sur un modA? e d’Univers harmonique. Ses autres travaux [modifier] La supernova de 1604 dans De Stella Nova. PlanisphA? re de KA©pler rA©alisA©e en 1627 dans son ouvrage Tabulae Rudolphinae. Suite A  l’observation d’une supernova en 1604-1605, il A©crira deux ans plus tard De Stella nova in pede serpentarii. L’annA©e 1613 est marquA©e par la publication d’un travail sur la chronologie et l’annA©e de naissance de JA©sus de Nazareth. D’abord en allemand, puis en latin l’annA©e suivante (De Vero Anno quo Aeternus Dei Filius Humanam Naturam in Utero Benedictae Virginis Mariae Assumpsit).

Il y dA©montra que le calendrier chrA©tien comportait une erreur de cinq ans et fut ainsi le premier A  revoir la date de naissance de JA©sus, en l’an -4. Frontispice des Tables Rudolphines. Entre 1617 et 1621, il A©crit Epitome Astronomiae Copernicae, une introduction A  l’astronomie copernicienne. Il construisit une table de logarithmes, publiA©e en 1624 dans Chilias logarithmorum A  Marbourg, en amA©liorant la mA©thode de calcul proposA©e par John Napier. Bien qu’achevA©es depuis un moment dA©jA , il publia A  Ulm, en 1627, ses tables rudolphines (Tabulae Rudolphinae) en hommage A  Rodolphe II.

Ces tables de positions planA©taires A©taient fondA©es sur les observations de Tycho BrahA© et de ses propres travaux sur la mA©canique cA©leste. Ce retard A©tait dA» A  un diffA©rend avec les hA©ritiers de Tycho BrahA© qui ne voulaient pas que les travaux de Tycho soient exploitA©s sans percevoir une partie des gains, ainsi qu’A  leur demande de modification de l’introduction de l’ouvrage. Lors de son sA©jour A  Ulm, il est chargA©, avec Faulhaber, de dA©finir des unitA©s de mesure pour les activitA©s commerciales et militaires. Il A©mit la conjecture mathA©matique appelA©e A« conjecture de Kepler A» concernant l’empilement des sphA? es (ou des boulets de canons). Celle-ci n’a A©tA© dA©montrA©e par l’AmA©ricain Thomas C. Hales qu’en 2003 et encore pas tout A  fait suivant les critA? res des mathA©maticiens. Elle A©nonce que l’empilement des sphA? res dans l’espace le plus dense est celui du marchand des quatre saisons A  savoir le cubique face centrA©e (voir systA? me cristallin). Quatre annA©es aprA? s sa mort, est publiA© Somnium, un texte fantastique (proche de notre science-fiction) relatant d’un voyage de la Terre A  la Lune qu’il aurait achevA© peu avant sa mort. Il profite de ce rA©cit pour vulgariser ses idA©es coperniciennes.

Kepler et l’astrologie [modifier] Kepler A©tait persuadA© que l’astrologie pouvait devenir une science au mA? me titre que la physique ou les mathA©matiques. Il A©tait convaincu que les positions des planA? tes affectaient les humains et influenA§aient la mA©tA©o terrestre. Pour lui, astronomie et astrologie A©taient liA©es. C’est ainsi qu’il essaya de poser des bases scientifiques rigoureuses A  l’astrologie en faisant intervenir les principes physiques de son A©poque, essentiellement autour de considA©rations sur la nature de la lumiA? re. Par exemple diffA©rences entre lumiA? re propre (du soleil) et lumiA? e rA©flA©chie (de la lune, mais aussi des planA? tes), etc. La publication de ses horoscopes et de ses prA©dictions lui fit une bonne renommA©e. En 1595, il prA©dit un soulA? vement de la population, une invasion turque ainsi qu’un hiver rigoureux. Il se trouve que de tels A©vA©nements se produisirent. De lA  A  faire un lien avec la validitA© de l’astrologie, c’est une autre histoire. Il compila plus tard l’horoscope du gA©nA©ral Albrecht von Wallenstein qui s’arrA? ta par un A« violent A©vA©nement A» en 1634. Wallenstein fut en effet assassinA© le 24 fA©vrier de cette annA©e.

Il laissa trois A©crits sur l’astrologie : De fundamentis astrologiae, en 1601 ; le Tertius interveniens en 1610 et Astrologicus, en 1620. Il attribue d’ailleurs aux astres le malheur et le comportement de ses parents, qu’il croit nA©s sous une mauvaise A©toile, ainsi que son premier mariage a?  » dA©cevant a?  » sous un A« ciel calamiteux A». Il est par ailleurs trA? s critique vis A  vis de l’astrologie populaire et de ses prA©dictions, comme de tout temps (aujourd’hui encore) les astrologues A« savants A» ont critiquA© les astrologues A« populaires A» sans rA©ussir A  dA©finir la ligne de dA©marcation.

Le De fundamentis astrologiae de 1601 par exemple, est un mini-traitA© visant A  fonder physiquement l’astrologie (contre la tradition, ce pourquoi le Tertius interveniens 1610 est une rA©ponse aux objections formulA©es par quelques astrologues de son temps contre ses considA©rations A« physiques A» sur l’astrologie). Il y A©tablit quelques prA©dictions (essentiellement mA©tA©orologiques) pour l’annA©e 1602 suite A  la mort quelques semaines plus tA? t, de Tycho BrahA©, A« Le PhA©nix des astronomes A» (thA? se 6). Dans l’introduction de ce texte, Kepler nous explique qu’il va s’atteler A  cette tA? he A« puisqu’il le faut A». C’est en effet l’une des responsabilitA©s liA©es A  la fonction d’astronome impA©rial dont il a hA©ritA© avec le dA©cA? s inattendu de Tycho BrahA©. Ouvrages de Kepler [modifier] Bibliographies de Kepler [modifier] * Caspar (Max), Bibliographia Kepleriana, 2e ed. Martha List. MA? nchen : C. H. Beck, 1968. * Hamel (Juergen), Bibliographia Kepleriana. ErgA¤nzungsband zur zweiten Auflage. MA? nchen : C. H. Beck, 1998. ISBN 3-406-01687-1. Chronologie et traductions franA§aises existantes [modifier] * 1596, Mysterium Cosmographicum, sur la relation entre les distances des planA? es et les cinq solides de Platon. Seconde A©dition en 1621. Traduction franA§aise : Le secret du monde, tr. Alain Philippe Segonds (Paris : les Belles Lettres, 1984). ISBN 2-251-34501-9. Le secret du monde, TEL nA°228, 1993, ed. Gallimard. * 1601 ? , Contra Ursum. Traduction franA§aise in : La guerre des astronomes. La querelle au sujet de l’origine du systA? me gA©o-hA©liocentrique A  la fin du XVIe siA? cle. Vol. 2, Le Contra Ursum de Kepler ; par Nicholas Jardine et Alain Philippe Segonds. (Paris : Les Belles Lettres, 2008). ISBN 978-2-251-34512-3. * 1601, De fundamentis astrologiae certioribus, sur l’astrologie.

Traduction en anglais par J. V. Field, A Lutheran Astrologer : Johannes Kepler in Archive for History of Exact Sciences Berlin, 1984, vol. 31, no3, pp. 189-272 (3 p. 2/3) * 1604, Astronomia pars Optica, sur l’optique et la vision. Traduction franA§aise partielle : ParalipomA? nes A  Vitellion, tr. Catherine Chevalley (Paris : J. Vrin, 1980). * 1606, De Stella nova in pede serpentarii, sur la supernova de 1604. * 1609, Astronomia Nova, A©nonce les deux premiA? res lois fondamentales. Traduction quasi intA©grale de la partie sur les forces magnA©tiques dans Alexandre KoyrA©, La rA©volution astronomique.

Copernic, Kepler, Borelli. Paris, Hermann, 1961. * 1609, Strena sive de Nive sexangula. Traduction franA§aise : L’A©trenne ou neige sexangulaire, tr. Robert Halleux (Paris : J. Vrin-CNRS, 1975). ISBN 2-222-01842-0. * 1609, Antwort auf Roeslini Diskurs, polA©mique astrologique avec Helisaeus RA¶slin. * 1610, Tertius interveniens, sur l’astrologie. * 1610, Dissertatio cum Nuncio Sidero, lettre de soutien A  GalilA©e (que ce dernier rendra publique) avant que Kepler n’ait pu observer par lui-mA? me ces 4 nouvelles « planA? tes mA©dicA©ennes » (GalilA©e n’a pas jugA© bon de lui envoyer une lunette de safabrication).

Traduction franA§aise : Discussion avec le messager celeste, par Isabelle Pantin (Paris : les Belles Lettres, 1993). * 1611, Narratio de Observatis Quatuor Jovis Satellibus, rA©cit de l’observation par Kepler des quatre satellites de Jupiter. Traduction franA§aise : Rapport sur l’observation des satellites de Jupiter, par Isabelle Pantin (Paris : les Belles Lettres, 1993). ISBN 2-251-34507-8. * 1611, Dioptricae, sur l’optique, les lentilles et l’A »il. ThA©orie de la lunette de GalilA©e suite aux hypothA? ses de l’ Astronomia pars Optica. 1614, De Vero Anno quo Aetermus Dei Filius Humanam Naturam in Utero Benedictae Virginis Mariae Assumpsit, travail sur l’annA©e de naissance du Christ. * 1615, Stereometria doliorum vinarorum, sur les unitA©s de mesures usuelles dans le commerce. * 1617-1621, Epitome Astronomiae Copernicanae. PrA©sentation pA©dagogique de l’astronomie copernicienne sous forme de questions – rA©ponses, et application des 2 lois dA©couvertes avec Mars dans l’Astronomia Nova A  toutes les planA? tes du systA? me solaire. * 1619, De cometis libelli tres. Astronomicus (Physicus, Astrologicus), 3 traitA©s sur les comA? es, suite A  la comA? te de 1618. 2 de ces traitA©s ont A©tA© A©crits une douzaine d’annA©es plus tA? t mais n’avaient pas A©tA© publiA©s. Avec sa rigueur habituelle, Kepler les reproduit intA©gralement et les commente. 3 thA? mes sont abordA©s : astronomique, physique, astrologique. * 1619, Harmonice Mundi, A©nonce la troisiA? me loi fondamentale et thA©orie sur l’harmonie musicale. * 1620, Astrologicus, rA©flexions sur l’astrologie. * 1624, Chilias logarithmorum, table de logarithmes. * 1627, Tabulae Rudolphinae, tables de positions fondA©es sur les observations de Tycho BrahA©. 1634, Somnium, seu opus posthumum de astronomia, posthume, rA©cit fantastique d’un voyage de la Terre A  la Lune. Traduction franA§aise : Le songe ou astronomie lunaire, par Michele Ducos (Nancy : Presses universitaires de Nancy, 1984). ISBN 2-86480-141-8. A’uvres complA? tes [modifier] L’A©dition de rA©fA©rence des A »uvres complA? tes est en cours de publication A  Munich, chez l’A©diteur Beck : * Kepler, Gesammelte Werke, hrsg. Max Caspar, Walther von Dyck. MA? nchen : C. H. Beck, 1938 ss. * Vol. 1, Mysterium cosmographicum. De stella nova ; hrsg. Max Caspar. MA? nchen : C. H. Beck, 1938 ; Neudr. 1993. 508 S.

ISBN 3-406-01639-1. * Vol. 2, Astronomiae pars optica. Ad Vitellionem Paralipomena ; hrsg. Franz Hammer. MA? nchen : C. H. Beck, 1939. 465 S. * Vol. 3, Astronomia nova aitiologetos seu Physica coelestis ; hrsg. Max Caspar. MA? nchen : C. H. Beck, 1938. 487 S. * Vol. 4, Kleinere Schriften. Dioptrice ; hrsg. Max Caspar. MA? nchen : C. H. Beck, 1941. 524 S. * Vol. 6, Harmonices Mundi libri V ; hrsg. Max Caspar. MA? nchen : C. H. Beck, 1940 ; Neudr. 1990. 562 S. ISBN 3-406-01648-0. * Vol. 7, Epitome Astronomiae Copernicanae ; hrsg. Max Caspar. MA? nchen : C. H. Beck, 1953. 617 S. * Vol. 8, Mysterium cosmographicum. De cometis.

Tychonis Hyperaspites ; hrsg. Franz Hammer. MA? nchen : C. H. Beck, 1963. 516 S. * Vol. 9, Mathematische Schriften ; hrsg. von Franz Hammer. MA? nchen : C. H. Beck, 1955. 2e A©d. 2000. 560 S. ISBN 3-406-01655-3. * Vol. 10, Tabulae Rodolphinae ; hrsg. Franz Hammer. MA? nchen : C. H. Beck, 1969. * Vol. 11-1, Ephemerides novae motuum coelestium ; hrsg. Volker Bialas. MA? nchen : C. H. Beck, 1983. 596 S. ISBN 3-406-01659-6. * Vol. 11-2, Calendaria et Prognostica. Astronomica minora. Somnium seu Astronomia lunaris ; hrsg. Volker Bialas & Helmuth GrA¶ssing. MA? nchen : C. H. Beck, 1993. 561 S. ISBN 3-406-37511-1. * Vol. 2, Theologica. Hexenprozess. Gedichte. Tacitus-Uebersetzung; hrsg. JA? rgen HA? bner, Helmuth GrA¶ssing. MA? nchen : C. H. Beck, 1990. 443 S. ISBN 3-406-01660-X. * Vol. 13, Briefe 1590-1599 ; hrsg. Max Caspar. MA? nchen : C. H. Beck, 1945. 449 S. * Vol. 14, Briefe 1599-1603 ; hrsg. Max Caspar. MA? nchen : C. H. Beck, 1949. 520 S. * Vol. 15, Briefe 1604-1607 ; hrsg. Max Caspar. MA? nchen : C. H. Beck, 1951. 568 S. * Vol. 16, Briefe 1607-1611 ; hrsg. Max Caspar. MA? nchen : C. H. Beck, 1954. 482 S. * Vol. 17, Briefe 1612-1620 ; hrsg. Max Caspar. MA? nchen : C. H. Beck, 1955. 535 S. * Vol. 18, Briefe 1620-1630 ; hrsg.

Max Caspar. MA? nchen : C. H. Beck, 1959. 592 S. * Vol. 19, Dokumente zu Leben und Werk ; hrsg. Martha List. MA? nchen : C. H. Beck, 1975. 551 S. ISBN 3-406-01674-X. * Vol. 20-1, Manuscripta astronomica I ; hrsg. Volker Bialas. MA? nchen : C. H. Beck, 1988. 591 S. ISBN 3-406-31501-1. * Vol. 20-2, Manuscripta astronomica II ; hrsg. Volker Bialas. MA? nchen : C. H. Beck, 1998. 651 S. ISBN 3-406-40592-4. * Vol. 21-1, Manuscripta astronomica III ; hrsg. Volker Bialas, Friederike Boockmann, Eberhard Knobloch [et alii]. MA? nchen : C. H. Beck, 2002. 651 S. ISBN 3-406-47427-6. KA©pler dans les arts [modifier]

Paul Hindemith a crA©A© un opA©ra basA© sur la vie de KA©pler = Die Harmonie der Welt. Annexes [modifier] Article audio A? couter cet article (info sur le fichier) Lire le son Ce fichier audio a A©tA© crA©A© A  partir de la version du 7 juin 2007, et ne reflA? te pas les changements ayant eu lieu depuis. (Aide pour les sons) a? ‘ D’autres articles audio Wikimedia Commons propose des documents multimA©dia libres sur Johannes Kepler. Articles connexes [modifier] * Harmonie des sphA? res * Histoire du mouvement keplerien * HypothA? se GaA? a * Lois de Kepler * Solides de Kepler-Poinsot * RA©volution copernicienne