Jean de florette

Jean de florette

Introduction : La Premiere Guerre mondiale qui annonca la fin du symbolisme amene de nouveaux themes et ouvre de nouveaux horizons. Au XXe siecle, vers 1940, apparait le regionalisme, un sous courant litteraire de l’existentialisme, alors, sont aborde les themes des m? urs et coutumes des gens de Provence, en campagne. Ainsi, Marcel Pagnol, veritable auteur dramatique, ne le 28 fevrier 1895 a Aubagne, demontre dans son roman de Jean de Florette que tous les personnages cherchent le bonheur, mais chacun a sa facon.

Pour Jean de Florette, cette joie se relate par le desir de vivre en harmonie avec la nature, tandis que pour Papet veut acheter une terre, pour les Soubeyran. IP1 : Pour pouvoir atteindre ce bonheur parfait, Jean de Florette vivre en communion avec la nature. IS1 : Pour ce, Jean aimerait cultiver sa terre pour pouvoir vivre de ses recoltes. Exemple : (p. 99) « le seul bonheur possible c’est d’etre un homme de la Nature […] Je ne m’interesse plus qu’a ce qui est vrai, sincere, pur, large, en un seul mot, l’AUTHENTIQUE, et je suis venu ici pour cultiver l’AUTHENTIQUE. …] Je veux vivre en communion avec la Nature. Je veux manger les legumes de mon jardin, l’huile de mes

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olives, gober les ? ufs frais de mes poules, m’enivrer du seul vin de ma vigne, et des que ce sera possible, manger le pain que je ferai avec mon ble. » Commentaire : Jean de Florette est un reveur et un battant. A cause de son desir ardent de bonheur et de contentement, il ose abandonner son travail de percepteur pour aller vivre a la campagne et faire de l’agriculture; lui, un homme de la ville. Il est tout sur qu’il atteindra seulement son but avec et dans la nature.

L’hyperbole du mot « seul » accentue le fait que pour lui il n’y a qu’une maniere d’etre heureux et pleinement epanoui avec la nature. L’emploi de la majuscule sur « nature » et « authentique » met de l’emphase sur ce mot pour nous faire comprendre qu’il accorde beaucoup d’importance a cette surface non modifiee par l’homme et qu’il est pret a tout pour cultiver cette terre de facon sincere et integre. Il ne veut plus gagner de l’argent en ne faisant rien, mais il veut, avec du temps et du travail, etre capable de vivre de ses recoltes, pour ainsi se rendre utile.

La metaphore « etre un homme de la Nature » montre que Jean Cadoret veut vraiment faire partit integrante de la nature, il veut se confondre a elle, pour ainsi ne faire qu’un avec elle. L’homme, un animal denature, transcende la nature, mais Jean ne veut point ceci, il veut s’integrer a elle. L’enumeration de toutes les aliments qu’il voudrait cultiver puis recolter et manger, produit un effet d’accumulation qui nous fait realiser l’ampleur de ses projets, bref, il reve a de merveilleuses cultures

IS2 : Il demontre aussi cette communion par le respect et la confiance qu’il met envers la nature. Exemple : (p. 230) « mon affaire est manquee. Je pourrais accuser l’injustice du Ciel, ou des conditions atmospheriques exceptionnelles; je prefere attribuer mon echec a ma propre sottise, a mon manque de bon sens… Cette lecon est bien cruelle, mais elle ne sera pas perdue. […] Je me suis cru tres habile et tres prudent, alors que precisement je ne voyais pas l’essentiel : c’est-a-dire que le seul probleme, c’etait celui de l’eau. »

Commentaire : En effet, Jean Cadoret a une volonte de fer et beaucoup d’espoir, mais des qu’il doit la laisser tomber, il ne voit plus le sens de vivre. Dans un recit au present, le futur exprime un fait futur probable. Jean veut dire par la qu’il lui serait possible d’accuser le Ciel ou les mauvaises conditions atmospheriques, comme la plupart des hommes feraient, mais lui decide de prendre la faute sur lui. Il demontre alors le respect et la consideration qu’il a l’egard de la nature, ce respect qui lui permet de vivre en union avec l’ecosysteme qui l’entoure.

L’utilisation des points de suspension montre la grande affectivite que l’inachevement de son projet lui procure. Ils suggerent qu’il ne veut pas ou qu’il ne peut pas continuer sa phrase, car l’emotion ressentie est trop grande. Son but premier de vivre en compatibilite avec son milieu echouait et ca le desole au plus haut point. Mais il demeure quand meme optimiste, car, il dira plus loin qu’il prevoit construire en autre puits. Cela montre son acharnement, sa volonte et son ardeur dans le travail.

Il veut rester sur cette terre et faire de son mieux pour mettre a terme ses projets. De plus, le deux-points souligne la rationalite de Jean, il temoigne d’un souci ou d’un probleme, celui de l’eau, qui etait essentiel a la realisation de son projet. ( Pourtant, apres toute cette deception, il ne perd pas espoir et tirera une lecon tres importante de cette situation, non pas celle de ne plus faire confiance en la nature ou au Saint-Esprit, mais celle d’etre plus prudent et prevoyant.

Certes, Jean a manque de prevoyance, il ne connait pas la peine du travail physique, il sous-estime le climat de la Provence, il surestime la productivite de la terre seche, la quantite de l’eau, sa propre force. Il sous-estime en general le risque auquel il s’expose avec sa famille. Jean de Florette s’appuie sur une base tres instable avec ces reves et vastes projets, il se soumet a des risques et des dangers. ) Conclusion partielle : Donc, Jean est venu en Provence pour pouvoir mieux etre en accord avec son environnement, et ce, en travaillant une terre pour subsister et en traitant avec consideration et respect ce qui l’entoure.

Transition : Un autre personnage de l’histoire voit ce bonheur d’une autre maniere, c’est Cesar Soubeyran qui le represente par l’achat du champ et de la source de Pique-Bouffique, aux Romarins. (Il respire les odeurs et se sent dans le Paradis. Les melodies de son harmonica sont sa deuxieme langue, avec laquelle il exprime la tristesse, la douleur et le bonheur mille fois plus intensement. Les tons de cet instrument sont meme un moyen pour calmer, consoler ou juste pour amuser les gens.

Cet amour pour la nature et la musique montre que Jean de Florette est un homme aimant, tendre ainsi que vulnerable. ) IP2 : Pour Papet, cette quete du bonheur represente l’appropriement de nouvelle terre. IS1 : Cette terre lui permettra d’assurer la descendance des Soubeyran. Exemple : (p. 26) « C’est pour les Soubeyran. Ceux du cimetiere, et ceux qui viendront. Hue, carogne! » Commentaire : Cesar Soubeyran, un homme d’un certain age, est influent et riche. Il descend d’une famille riche, des Soubeyran.

La phrase courte amene une rupture de rythme, exprimant ainsi l’emotion du Papet. L’expression du futur « viendront » exprime les souhaits de Papet pour un avenir plus ou moins rapproche. Ces souhaits sont d’echapper a la honte que la disparition de sa famille lui causerait, puisque son neveu, Ugolin, est le dernier vivant des Soubeyrans. Alors, il veut assurer la descendance des Soubeyrans. Puis l’emploi de la phase exclamative montre l’intensite des emotions ressenties, elle traduit la joie et le desir de Cesar face a cette idee.

IS2 : Cette terre lui permettra aussi de refaire les terres des Soubeyran. Exemple : (p. 21) « C’est de refaire le grand verger Soubeyran, sur tout le plateau du Solitaire, comme il etait du temps de mon pere. » Commentaire : Conclusion : Certes, tous les personnages du roman de Jean de Florette cherchent le bonheur, mais chacun de facon differente. Jean de Florette, c’est le desir de vivre en parfait accord avec la nature par sa culture et le respect, tandis que Papet desire obtenir le champ et la source de Pique-Bouffigue pour refaire sa riche famille. Jean de Florette et sa famille sont venus de la ville en Provence pour vivre dans, avec et de la nature. Il est vrai qu’ils se sont bien prepares pour l’autre vie dure et imprevisible, mais ils n’ont pas remarque qu’il ne faut pas seulement avoir des instruments optimaux pour faire de l’agriculture, qu’il ne faut pas seulement avoir des plantes extraordinaires pour alimenter les lapins, qu’il ne faut justement pas avoir un enthousiasme incassable.

Ils n’ont pas realise qu’il est tres important de s’ajuster non seulement a la nature, mais aussi a la societe de ce lieu. En Provence il manque d’eau et il est impossible de survivre avec une famille en ce climat sans l’aide des autres. Malheureusement, les Cadoret ne sont pas arrives a comprendre qu’aux Bastides Blanches les regles sont autres qu’en ville. ) Ouverture : Jean de Florette, une histoire triste et vraisemblable qui exprime les problemes qui apparaissent entre deux societes differentes.

Celle-ci a lieu au debut du 20e siecle, mais quand meme, elle n’est pas du tout vieille et inactuelle. Le temps a change, les hommes ont change, leurs pensees ont change, mais les problemes eux restent les memes : Jalousie, avarice et injustice possedent encore notre vie, sinon plus qu’autrefois. Cette histoire s’apparente a celle de…. Bibliographie : Pagnol, Marcel : Jean de Florette; Editions de Fallois. Paris, 1999 (1988)