Introduction à la sémiologie

Introduction à la sémiologie

Axe Les théories incontournables en sémiologie La sémiologie, c’est quoi ? 1 er Séance (19 décembre 2014) ntroduction à la sémiologie 1/ Umberto. Eco et les signes A/ Un récit d’Umbe B/ Les définitions d 2/ La sémiologie : un 3 p g Al L’image reflet du monde ? B/ Le triangle sémiotique Dans les métropoles mondialisées, l’homme croule sous les signes et les informations. Les individus postmodernes doivent en permanence produire des significations pour se repérer dans des environnements de plus en plus complexes, mobiles et subtils. En effet, la vie sociale baigne sous les signes de la publicité : les rédibles.

Les fils du web et de la Pub’ sont des individus de plus en plus avisés pour décoder les similitudes et les différences que proposent les démocraties de marché en termes de marchandises et de services publics. Depuis toujours, l’homme est sollicité par son milieu social. Animal doué de logos, l’homme communique avec ses pairs. Au travail, en famille, l’homme communique. Pour des raisons professionnelles ou amoureuses, il rentre en relation avec autrui. Le langage lui permet de dénouer des conflits, de conclure des affaires ou encore de séduire et de dialoguer avec ses contemporains.

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problèmes et de la vie, l’homme est face à l’apparence des choses. Dans ce théatre, il n’a pas d’autre choix que de composer avec les indices qu’il perçoit et décrypte. Il communique avec les autres sur ses mêmes signes qu’autrui comprend et partage. Bref, les hommes partagent des états de conscience sur la base des mêmes signes. La science qui étudie les signes se nomme la sémiologie. Cette science peut étudier : les mots, les gestes, les sons ou la musique, les graphiques et la typographie, les images et les symboles.

Dans chaque cas, elle va tâcher de rendre visible l’invisible. Du moins, lle va essayer de comprendre les significations qui se cachent derrière les signes. Au départ, la sémiologie est proche de la science médicale. En effet, les médecins doivent interpréter les signes des maladies. Derrières les premiers symptômes, le corps humain peut recouvrir une multitude d’affections. Face à ses patients, le médecin est tou 23 le corps humain peut recouvrir une multitude d’affections. Face ? ses patients, le médecin est toujours conduit à interpréter ce qul cache derrière les symptômes.

De même, le langage des sourds et muets est un système de signe réservé au handicapés dont le sens échappe aux non- andicapés. Pourtant, chaque geste et les expressions du visage renvoient tous deux à des théâtres mentaux et une grammaire comportementale que les initiés peuvent décrypter. De même, face au cosmos l’homme dit « primitif » décode la position des étoiles comme des signes lui révélant l’ordre du monde. Egalement, les religions prévoit la fin des temps sur la base d’une interprétation de signes divins (ex : les prophéties de 2012).

On pourrait dire la même chose avec les astrologues quand ces derniers nous demandent notre signe pour deviner notre avenir. Nous vivons parmi « une forêt de symboles » dit Baudelaire. Entre ous et la réalité, nous retrouvons des musiques, des récits, des symboles et des savoirs culturels. Ces savoirs culturels sont », c’est-à-dire des stocks signes autant de « on dit » et de « on sait avec lesquels on repeint la nature et notre monde immédiat. Dans cette initiation à la sémiologie, nous présenterons deux points.

Avec le sémiologue Umberto Eco, nous présenterons d’abord l’histoire d’un « touriste italien en visite à Paris cherchant un médecin parce qu’il a mal au ventre Y. Ce récit montre d’une manière assez pédagogique le rôle des signes et de leur interprétation qui se joue dans la vie de tout un chacun. A la suite de cette histoire, nous do leur interprétation qui se joue dans la vie de tout un chacun. A la suite de cette histoire, nous donnons des définitions à la notion de signe. Dans un deuxième temps, nous proposons de réfléchir à la sémiologie comme une réflexion philosophique sur la question de l’image.

Cette initiation à la sémiologie se terminera par l’incontournable triangle sémiotique qui permet de comprendre le signe comme l’union inséparable du signifiant et du signifié. Dans son ouvrage intitulé « Le Signe le sémiologue italien invite le lecteur à comprendre la notion de signe à travers le récit d’un ouriste italien à paris cherchant un médecin pour soigner son mal de ventre. En effet, il vaut mieux parfois une histoire que mille explications pour comprendre le sens des choses. Par la suite, nous proposons une série de définitions pour approfondir la notion de signe que propose le sémiologue dans le même ouvrage.

A/ Un récit d’Umberto Eco sur les signes Supposons le récit suivant : Monsieur Sigma, un italien en vacances à Paris dans une brasserie dans les années 1980. Mr Sigma a soudain mal au ventre. Il ressent une sensation confuse. Son ventre lui envoie des signaux de souffrance. Mais l ne sait pas mettre des mots sur ce qu’il ressent. Comment peut-il définir ce qu’il ressent ? Est-ce une colique ? Est-ce une brûlure d’estomac ? Est-ce une gastroentérite ? Est-ce un spasme passager ? A-t-il mangé quelque chose qu’il ne fallait pas ? Par ce travail de qualification et d’interprétation, Mr Sgma met des mots sur de 4 23 fallait pas ? ar ce travail de qualification et d’interprétation, Mr Sigma met des mots sur des stimuli et ses sensations corporelles. Il opère un travail d’observation et de nomination. Il passe de la nature ? la culture, de son corps au travail de son esprit. En effet, il décode et codifie ces stimuli sous des catégories de connaissances déj? rencontré dans des livres ou des journaux médicaux. Quand Mr Sigma trouve dans sa mémoire d’italien le mot / X/ le plus adapté à ses douleurs, il envisage de transmettre ce signe en français au médecin.

En sachant que ce Médecin ne sentira rien de la maladie du touriste. Mais cette maladie sera diagnostiquée par le médecin. Celui-ci devra ensuite faire un travail d’interprétation entre ce que ressent l’italien, le signe IX/ employé par Mr Sigma pour définir ce qu’il ressent et les symptômes physiques observables (le nom e la maladie n’est pas la maladie elle-même). Mais aussi mettre l’ensemble de ces informations en rapport avec la formation médicale reçut durant ses années universitaires (formation perçut comme un stock de signes enregistré dans la mémoire du médecin).

Mais revenons à Mr Sigma. Une fois la maladie identifier sous le signe / X /, Mr Sigma doit contacter un médecin dans une ville qui n’est pas la sienne. Rappelons que Sigma est un italien en vacances à Paris. Pour cela, il doit prendre un bottin. Nous sommes dans les années quatre vingt. Il n’y a pas encore Internet ni les Smartphones. Le bottin est le monde des signes par excellence. Le bottin est en Français. On devine aisément s 3 Le bottin est le monde des signes par excellence. Le bottin est en Français.

On devine aisément que notre italien doit traduire ce qul est écrit pour savoir qui est médecin et qui ne l’est pas. Mr Sigma est dans une brasserie. Connaissant la culture française et les codes sociaux parisiens, il sait que les téléphones sont au sous sol des établissements à proximité des toilettes. En Italie, les téléphones sont généralement proches des caisses. Si l’on doit faire un travail d’interprétation sur la scène que l’on ient de décrire, on peut dire que notre environnement physique est un support de sens et d’intelligibilité.

Formulé différemment, le monde est un texte. Il est composé de signes dont le sens est dévoilé que si l’on connait les règles d’interprétation. Ces signes nous informent à la condition de savoir lire notre milieu social. par contre, les signes et les textes peuvent rester un mystère pour ceux qui n’ont pas un minimum de savoir pour décoder et colmater le blanc entre les lignes. Nous ne sommes pas tous égaux face aux signes. Ils restent cryptés pour les moins éduqués t se décryptent plus facilement pour les mieux dotés en capital culturel.

Au sous sol, nous retrouvons Mr Sigma face à trois cabines téléphoniques. Dans ce cadre aussi, il y a des règles qui indiquent à l’utilisateur italien comment se servir du téléphone français. On ne peut pas mettre n’importe qu’elle pièce de monnaie dans n’importe qu’elle embrasure ou orifice. Il y a une signalétique composé de symboles fléchés et d’indices explicites qui informent Mr Sigma de 6 3 une signalétique composé de symboles fléchés et d’indices explicites qui informent Mr Sigma de l’utilisation du téléphone.

De plus, au bout du fil, un signal indique que la ligne est disponible. Mr Sigma comprend que la tonalité du son est différente de la tonalité du son italien. Selon le contexte, le son c’est un sens qui peut avoir plusieurs significations. Ici aussi, Mr Sigma décode correctement son environnement immédiat. Chaque étape accomplie pour soigner son mal au ventre est une série de réponse à des questions qui jalonne son périple sémiotique. Ensuite, Mr Sigma doit composer une série de chiffres dans l’ordre en oubliant pas l’indicatif en français.

Là aussi Mr Sigma ne doit pas se tromper dans la combinaison et l’ordre des chiffres s’il ouhaite avoir son correspondant au bout du fil. Il doit connaitre le code. De même, quand il téléphone à son correspondant, il tombe sur une voix dont le timbre est féminin. Il comprend que ce n’est pas le médecin. Il décode ce qu’il entend. Le son c’est du sens (ton, timbre, débit, voie etc. ). Il doit parler en français et passer ainsi de l’italien au français. La secrétaire lui donne un lieu de rendez-vous et une date.

Cette adresse renvoie à une position dans la ville. Il pourra prendre connaissance de cette adresse que par sa capacité à lire une carte. Il peut aussi choisir l’option de prendre un taxi pour lui ommuniquer en français le lieu de son rendez-vous. Quoi qu’il en soit l’adresse et le calendrier sont des systèmes de code qui permettent à tous les individus de se repérer dans le temp calendrier sont des systèmes de code qui permettent à tous les individus de se repérer dans le temps et dans l’espace d’une ville.

Finalement, Mr Sigma prend un taxi et communique les coordonnées de son rendez-vous au chauffeur. Le chauffeur décode le message de Mr Sigma. De même, pour conduire son client à destination, le chauffeur doit être en mesure de décoder le code de la route. Voilà enfin Mr Sigma devant le Médecin. Il dit à ce dernier : « j’ai mal au ventre Mais le médecin ne prend jamais au pied de la lettre ce que disent ses patients. Ces patients n’ont pas les codes de la médecine. II sait qu’il existe un écart entre le langage des non-initiés et la réalité.

Dès lors, le docteur interroge Mr Sigma sur les douleurs ressenties. Il le fait parler. De plus, le médecin palpe l’estomac de son patient. Ces expériences tactiles lui ont été enseignées à la faculté. Chaque impression tactile correspond à diverses altérations organiques possibles. Le diagnostic du médecin est le produit d’une interprétation d’un aisceau de signes. Entre ce qu’il entend dire, ce qu’il touche et ce qu’il a appris à la fac, le docteur filtre des informations. II trie des signes dans sa tête. Classer des signes dans sa tête, c’est penser.

Penser, c’est sélectionner, hiérarchiser et combiner des signes sur la base d’une comparaison entre la réalité présente (la maladie de Mr Sigma) et le passé de sa mémoire de médecin (sa formation médicale). Ainsi le médecin tente d’interpréter une maladie qu’il n’éprouve pas lui-même. De même, il tente d’interpréter les d’interpréter une maladie qu’il n’éprouve pas lui-même. De ême, il tente d’interpréter les mots utilisés par Mr Sigma pour décrire sa maladie (le ventre n’est pas le foie). D’expérience, le médecin sait très bien que les mots utilisés par ses patients ne sont jamais très précis.

Du moins, ils ne correspondent pas au paradigme et à la culture médicale. Egalement, il peut chercher à savoir si Mr Sigma est un i nculte en s’informant sur son niveau scolaire et sa situation professionnelle. Le médecin volt les paumes de Mr Sigma. II observe des tâches rouges. Il murmure : « Mauvais signes Il questionne son patient : « Vous ne buvez pas ? Ce dernier répond : « Comment le savez-vous ? Pour le médecin, ces signes sont suffisamment éloquents. Du moins, il tient une piste. Son métier est de mettre en relation des signes et les maladies qui se cachent derrière les symptômes.

Mais le médecin est un bon médecin. Il reste prudent avant de se prononcer définitivement car il sait que derrière des signes identiques, on peut observer des réalités médicales différentes. Il pourrait approfondir son observation en faisant une radiographie. Ce faisant, le médecin travaillerait sur l’intérieur du corps de Mr Sigma. C’est-à-dire un autre système de signe et d’autres conventions interprétatives. Mais il prend le risque de raiter trop d’informations et de faire une erreur de diagnostic. Le diagnostic tombe ! « Arrêtez de boire » dit le médecin à Mr Sigma.

Il ajoute : « Reprenez un rythme de vie plus sain. Mangez correctement et faite un peu plus d’activité p 3 ajoute : « Reprenez un rythme de vie plus sain. Mangez correctement et faite un peu plus d’activité physique Mais Mr Sigma ne l’entends de la même oreille. En effet, le touriste italien est un bon vivant qui ne « souhaite pas devenir un hypocondriaque qui pèse ses aliments ». Comme l’artiste, Mr Sigma pose des valeurs contre celle du médecin. Il oppose à la santé, la belle vie. A l’ennuie, il oppose l’insouciance. En effet, le médecin est dans un système de pensé médical.

Sa catégorie mentale est le paradigme de la santé. Mais ce système de pensé est interprété par Mr Sigma comme ennuyeux. Ce n’est pas sa philosophie de vie. Il voit les choses différemment. Ils n’ont pas les mêmes définitions du monde. B/ Les définitions du signe On vient de voir qu’« avoir mal au ventre » signifie beaucoup de réalités. C’est une phrase qui s’inscrit au cœur d’un réseau de conventions et d’un système idéologique et philosophiques. « Avoir mal au ventre » présuppose des acteurs, des lieux, une ?poque, des o,’thmes, des objets, des savoirs, des récits, des situations etc…

Bref, un ensemble de signes demandant à être interpréter. « Avoir mal au ventre » est un texte qui suppose un contexte. A la question qu’est ce qu’un signe ne peut-on pas dire que tout est signe ? Que le monde est un vaste réseau de signes. En effet, les sémiologues l’affirment. Le monde social est un texte. Un texte composé de signes. C’est-à-dire des signes organisés entre-eux et dotés de significations plus moins ou précises et demandant à être déchiffrées. Le monde est une so 0 3