Hugo Rayons Ombres

Hugo Rayons Ombres

Les Rayons et les Ombres Victor Hugo Table of Contents Les Rayons et les Victor Hugo.. l. FONCTION DU POE or 106 Sni* to View Il. LE SEPT AOUT MIL VINGT-NEUF . Ill. AU ROI LOUIS-PHILIPPE, APRES L’ARRET DE MORT PRONONCÉ LE 12 JUILLET 1839 14 IV. REGARD JETÉ DANS UNE MANSARDE . V. LE POÈTE À LUI-MÊME 19 VI. SUR UN HOMME POPULAIRE 20 VII. LE MONDE ET LE SIECLE … 23 IX. A MADEMOISELLE FANNY DE x… 25 XI. FIAT VOLUNTAS — XII. À DUCH. 27 XII . 29 XIV. DANS LE CIMETIÈRE 30 31 XVI… 32 XVII. SPECTACLE RASSURANT XVIII. ÉCRIT sua LA VITRE DUNE FENÊTRE FLAMANDE … 33 XIX. CE QUI SE PASSAIT AUX FEUILLANTINES VERS 1813.. LX.

AU STATUAIRE DAVID — …. 24 ILLANTINES VERS … 34 XX. AU STATUAIRE DAVID . 39 XXI. À UN POÈTE 43 XXI I. GUITARE. XXIII. AUTRE GUITARE 46 XXIV.. • • • 47 XXV. EN PASSANT DANS LA PLACE LOUIS XV UN JOUR DE PUBLIQUE ………. 48 XXIX. À LOUIS B. XXVI. MILLE CHEMINS, UN SEUL XXVII • • • • • • • 52 XXVIII. À UNEJEUNE FEMME . 53 54 49 XXX. RENCONTRE. 56 NXII 57 XXXIII. L’OMBRE

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xxxv. 58 RISTESSE D’OLYMPIO — . QUE LA MUSIQUE DATE DU SEIZIÈME SIÈCLE . LA STATUE 67 70 XXXVIII. ECRIT SUR LE TOMBEAU D’UN PETIT ENFANT AU BORD DE LA MER 71 XXXX. A. L. 71 XL. CAERULEUM MARE 72 75 … 75 XIII. OCEANO NOX . 6 XLIII.

NUITS DE JUIN 77 XLIV. SAGESSE. — This page copyright @ 2001 Blackmask Online. http://www. blackmask. com • I. FONCTION DU POÈTE • II. LE SEPT AOÛT MIL HUIT CENT VINGT-NEUF • Ill. AU ROI LOUIS-PHILIPPE, APRES L’ARRET DE MORT PRONONCÉ LE 12 JUILLET 1839 • IV. REGARD JETE DANS UNE MANSARDE • V. LE POÈTE À LUI-MÊME • VII. LE MONDE ET LE SIÈCLE • VII . À M. LE D. DE • IX. À MADEMOISELLE FANNY DE P. •x • XI. FIAT VOLUN AS À LAURE, DUCH. D’A. • XII. • XIV. DANS LE CIMETIÈRE DE… • XVII. SPECTACLE RASSURANT • XVIII. ÉCRIT SUR LA VITR paGF E FLAMANDE n•xv. TRISTESSE D’OLYMPIO ?? XX»V’.

QUE LA MUSIQUE DATE DU SEIZIEME SIECLE • XXWI. LA STATUE XXXVII • XXXVIII. ÉCRIT SUR LE TOMBEAU D’UN PETIT ENFANT AU BORD DE LA MER • XXXIX. A. L. • XL CAERULEUM MARE XLII. OCEANO NOX • XLIII. NUI SDEJUIN • XLIV. SAGESSE l. FONCTION DU POÈTE pourquoi t’exiler, ô poète, Dans la foule où nous te voyons? Que sont pour ton âme inquiète Les partis, chaos sans rayons? Dans leur atmosphère souillée Meurt ta poésie effeuillée ; Leur souffle égare ton encens. Ton coeur, dans leurs luttes serviles, Est comme ces gazons des villes Rongés par les pieds des passants. Dans les brumeuses capitales

N’entends—tu pas avec effroi, Comme deux puissances fatales, Se heurter le peuple et le roi? De ces haines que tout ré Dieu n’est pas dans les multitudes ; L’homme est petit, ingrat et vain. Dans les champs tout vibre et soupire. La nature est la grande lyre, Le poète est l’archet divin! Sors de nos tempêtes, ô sage! Que pour toi l’empire en travail, Qui fait son périlleux passage Sans boussole et sans gouvernail, Soit comme un vaisseau qu’en décembre Le pêcheur, du fond de sa chambre Où pendent les filets séchés, Entend la nuit passer dans l’ombre Avec un bruit sinistre et sombre De mâts frissonnants et penchés!

Hélas! hélas! dit le poète, J’ai l’amour des eaux et des bois ; Ma meilleure pensée est faite De ce que murmure leur voix. La création est sans haine. Là, point d’obstacle et point de chaîne. Les prés, les monts, sont bienfaisants Les soleils m’expliquent les roses ; Dans la sérénité des choses Mon âme rayonne en tous sens. Je vous aime, ô sainte nature! Je voudrais m’absorber en vous ; Mais, dans ce siècle d’aventure, Chacun, hélas! se doit à tous. Toute pensée est une force. Dieu fit la sève pour l’écorce, Pour l’oiseau les rameaux fleuris, Le ruisseau pour l’herbe des laines Pour les bouches, les cou

Rayons et les Ombres Par la porte de la cité! Le poète en des jours impies Vient préparer des jours meilleurs. Il est l’homme des utopies ; Les pieds ici, les yeux ailleurs. C’est lui qui sur toutes les têtes, En tout temps, pareil aux prophètes, Dans sa main, où tout peut tenir, Doit, qu’on l’insulte ou qu’an le loue, Comme une torche qu’il secoue, Faire flamboyer l’avenir! Il voit, quand les peuples végètent! Ses rêves, toujours pleins d’amour, Sont faits des ombres que lui jettent Les choses qui seront un jour. On le raille. Qu’importe? il pense. Plus d’une âme inscrit en silence Ce que la foule n’entend pas.

Il plaint ses contempteurs frivoles ; Et maint faux sage à ses paroles Rit tout haut et songe tout bas! Foule qui répands sur nos rêves Le doute et l’ironie à flots, Comme l’océan sur les grèves Répand son râle et ses sanglots, L’idée auguste qui t’égaie À cette heure encore bégaie ; Mais de la vie elle a le sceau! Ève contient la race humaine, un oeuf l’aiglon, un gland le chêne! Une utopie est un berceau! De ce berceau, quand viendra l’heure, Vous verrez sortir, éblouis, une société meilleure Pour des coeurs mieux ép matelots la nef chavire ; l. FONCTION DU POETE 4 Et, comme aux deux flancs d’un navire,

Il faut que Dieu, de tous compris, Pour fendre la foule insensée, Aux deux côtés de sa pensée Fasse ramer de grands esprits! Loin de vous, saintes théories, Codes promis à l’avenir, Ce rhéteur aux lèvres flétries, Sans espoir et sans souvenir, Qui jadis suivait votre étoile, Mais qui, depuis, jetant le voile Où s’abrite l’illusion, A laissé violer son âme Par tout ce qu’ont de plus infâme L’avarice et l’ambition! Géant d’orgueil à l’âme naine, Dissipateur du vrai trésor, Qui, repu de science humaine, A voulu se repaître d’or, Et, portant des valets au maître Son faux sourire d’ancien prêtre Qui vendit sa divinité,

S’enivre, à l’heure où d’autres pensent, Dans cette orgie impure où dansent Les abus au rlre effronté! Loin ces scribes au coeur sordide, Qui dans l’ombre ont dit sans effroi À la corruption splendide : Courtisane, caresse—moi! Et qui parfois, dans leur iv infâmes Dont les jours, comptés par la nuit, Se passent à flétrir des femmes Que la faim aux antres conduit! Lâches à qui, dans leur délire, Une voix secrète doit dire : Cette femme que l’or salit, Que souille l’orgie où tu tombes, N’eut qu’à choisir entre deux tombes . La morgue hideuse ou ton lit! Loin de vous les vaines colères Qui s’agitent au carrefour!

Loin de vous ces chats populaires Qui seront tigres quelque jour! Les flatteurs du peuple ou du trône! L’égoiSte qui de sa zone Se fait le centre et le milieu! Et tous ceux qui, tisons sans flamme, N’ont pas dans leur poitrine une âme, Et n’ont pas dans leur âme un Dieu! Si nous n’avions que de tels hommes, Juste Dieu! comme avec douleur Le poète au siecle où nous sommes Irait criant : Malheur! malheur! On le verrait voiler sa face ; Et, pleurant le jour qui s’efface, Debout au seuil de sa maison, Devant la nuit prête à descendre, Sinistre, jeter de la cendre Aux quatre points de l’horizon! Tels que l’autour dans les 06