Hitler Jugend

Hitler Jugend

LEJUGENDBUND DER NSDAP La jeunesse intéressait Hitler dans la mesure où elle consistait une force politique, une réserve de militants, une école de formation idéologique et une source de rajeunissement du Parti. La première organisation de jeunesse créée par le parti nazi était le Jugendbund der NSDAP (ligue des Jeunes du NSDAP). Constituée le 8 mars 1922, la ligue était placée sous le commandement d’un jeune membre du Parti, Gustav Adolf Lenk.

Le mouvement des jeunes nazis était divisé en deux groupes : le Jungmannschaften (pour les garçons agés de 14 à 16ans) et le Jungsturm Adolf Hitler (pour ceux de 16 à 1 8ans). A cette époque, Sui # to page on ne comptait que 3 auxiliaire d’un organ (les bataillons d’assa du parti nazi, dont le publiques et les mee 3 Swipe v ait une branche turm Abteilung SA était la milice privée rotéger les réunions r la sécurité des colleurs d’affiches, des propagandistes et des membres du Parti.

Rapidement les SA devinrent des activistes qui n’hésitaient pas à employer la violence et représentaient la face « musclée et virile « du nazisme naissant. Le 2 mai 1925, les divers mouvements de jeunes pro-nazis furent unifiés et rebaptisés Hitler Jugend, marquant ainsi

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le culte du Führer et le lien de loyauté unissant la énération montante au chef du pari national-socialiste. Il semble que l’idée d’appeler le mouvement « jeunesse hitlérienne » soit celle de J Julius Streicher, instituteur à Nuremberg et responsable départemental du NSDAP en Franconie.

A partir de cette date, le terme Hitler Jugend recouvre deux significations distinctes. La première désigne le mouvement des jeunes nazis dans son ensemble, incluant le groupe des garçons de 10 à 14ans, ainsi que deux organisations pour les fillettes (10-14ans) et les filles (14-1 Bans) ; la seconde désigne l’organisation des adolescents de sexe masculin âgés de 14à1 8ans. Le 3 et 4 juillet 1926, lors du Reichparteitag (congrès du parti nazi) tenu à Weimar, la Hitler Jugend (HJ) fut présentée au public allemand.

Le premier congrès national de la HJ, tenu en juillet 1928, ne réunissait que 600 jeunes, mais un an plus tard à Nuremberg, lors de la célébration du « jour du parti national-socialiste il y eut 2500 jeunes présents à l’appel. Les jeunes hitlériens continuaient à marcher sur les routes, à camper, à chanter autour des feux de camp, mais ils se voulaient aussi des militants politiques qui prenaient part aux opérations de propagande : distribution de tracts, collage ‘affiches, tenue de réunions politiques.

Ils adoptaient un style violent et faisaient le coup de poing lors des bagarres de rues aux côtés de leurs aînés les SA. Avec l’enthousiasme de l’adolescence, les jeunes HJ rêvaient d’une nation puissante, régénérée par des chefs valeureux, ils voulaient assimiler l’héritage nationaloste et la révolution sociale. Un aigle tenant un marteau et une épée, tels étaient les symboles du mouvement. En mai 1929, la HJ fut déclarée légalement comme une association de jeunes, par simp 20F 13 du mouvement.

En mai 1929, la HJ fut déclarée légalement omme une association de jeunes, par simple souci du respect des formes juridiques. En 1930, la HJ connu un développement important : des groupes de cadets (de 10 à 14 ans) et des ligues pour jeunes filles (de 10 à 14 ans et de 14 à 18 ans) furent créés. Dans l’atmosphère chaotique qui régnait, les nazis réalisèrent que le pouvoir était enfin à leur portée.

La HJ fut alors largement mobilisée et joua un rôle non-negligeable dans la prise de pouvoir de janvier 1933. Elle recrutait et formait de nouveaux partisans, propageait l’idéologie nazie, tenait des discours enflammés, collait des affiches. Il fallait conquérir la rue, rendre impossible par la force les réunions et les activités politiques des opposants. Les jeunes nazis intervenaient dans les cinémas par des chahuts et des violences contres les films pacifistes qui étaient diffusés.

Les bagarres, les manifestations et les parades étaient incessantes, il fallait attirer l’attention de tous, que l’opinion publique soit tenue en haleine, que l’on parle en permanence des nazis dans les journaux et à la radio, que la montée du parti paraisse irrésistible. Les jeunes HJ étaient au premier rang pour « la victoire ou la mort ! ». Tout cela était orchestré et organisé par la direction du Parti et par le service de propagande dirigé par Josef Gôbbels. Les parades nazies étaient particulièrement impressionnantes.

Les défilés de troupes en uniforme, impeccablement alignées, les bottes frappant le pavé, les chansons nazies, les forêts de drapeaux rouges marqués de la croix g 30F 13 bottes frappant le pavé, les chansons nazies, les forêts de drapeaux rouges marqués de la croix gammée flottant au vent étaient destinés à renforcer la cohésion des troupes nazies et ? conforter leur détermination, leur vitalité et leur fierté, et aussi ? communiquer au public un sentiment de volonté inébranlable, d’unité, de force irrésistible, et d’imposer à la population l’idée que la prise de pouvoir est inéluctable.

Le 13 mai 1932, La HJ devint administrativement indépendante de l’autorité des SA Six mois plus tard, en octobre, la HJ- désormais un Gliederung (association du NSDAP à part entière) tenait son congrès national à Ptsdam, rassemblant des centaines de milliers d’adolescents. Cette manifestation grandiose marquait le point culminant de l’époque héroique de la HJ. Dans un climat de violence, rexaltation es jeunes de la HJ occasionnait des conflits avec les parents qui s’inquiétaient pour leur avenir professionnel, leur santé et même leur vie.

A la fin de 1932, la HJ n’était encore que la jeunesse d’un Parti en lutte pour le pouvoir. Bientôt l’organisation fut la jeunesse d’un Etat lancé à la conquête du monde. CADHESION A LA HJ A long terme, les jeunes nazis représentaient Pavenir du mouvement nazi, le futur du Troisième Reich qui devait « durer mille ans ». Lorsque la génération au pouvoir aurait disparu, ce seraient ses jeunes qui deviendraient les dirigeants du pays, es notables du parti, les cadres des organisations nazies, les généraux, officiers et soldats de l’armée.

La direction de la jeunesse représentait un enjeu considérable, fort convo 4 3 soldats de Parmée. La direction de la jeunesse représentait un enjeu considérable, fort convoité et sollicité par les autres branches du Parti. Etant donné le potentiel représenté par la jeunesse hitlérienne, il était fondamental qu’un maximum de jeunes participe à ses activités, que le plus grand nombre soit soumis à l’idéologie et éduqué selon les principes d »finis par le NSDAP. adhésion d’un jeune au mouvement dépendait de toute ?vidence de son milieu social. Avant la prise du pouvoir, l’adhésion à la HJ était basée sur le volontariat, et les membres du mouvement de jeunesse étaient les enfants des militants et des sympathisants nazis. Après la prise de pouvoir, les rangs des convaincus de la première heure furent grossis au fur et à mesure.

Lorsque le régime fut solidement implanté, lorsque toutes les oppositions furent balayées, il était bien vu de militer dans une organisation nazie ou d’avoir un fils membre de la HJ, surtout si l’on désirait faire carrière dans la fonction publique, à la poste, ou aux chemins de fer, par exemple. Le volontariat restait la base du recrutement mais il était évident que les mentalités racistes de certains parents augmentaient le nombre des adhérents.

Le régime utilisait aussi la séduction par l’attribution de bourses d’études, en promettant au jeune une future admission dans la fonction publique et autres privilèges. La pression et la contrainte sociale jouèrent également un rôle De nombreux enfants demandèrent à leurs parents , qui n’étaient pads forcément sympathisants, de les laisser participer au mouvement, pour « faire comme I 3 n’étalent pads forcément sympathisants, de les laisser articiper au mouvement, pour « faire comme les autres par enthousiasme, ou entraînés par leurs camarades déjà membres.

Dès 1933, Hitler envisage l’enrôlement obligatoire de tous les jeunes dans la H], mais ils furent rapidement confrontés à des difficultés insurmontables. Comment encadrer des millions de jeunes de manière efficace et durable ? Pendant toute son existence, en effet, le problème majeur de la HJ fut le manque de cadres et la carence en moyens financiers et matériels. Cest pourquoi, si la loi de décembre 1936 stipulait que la HJ était le seul mouvement de jeunesse autorisé, l’adhésion obligatoire e put être décrétée qu’au printemps 1939, à l’approche de la guerre.

La jeunesse hitlérienne, composée de 7milIions de membres, était alors déclarée « service d’honneur obligatoire » rendu à la nation allemande. Elle prit la forme d’un mouvement de masse par lequel devait passer, de gré ou de force, toute une génération. Les parents récalcitrant furent soumis à de violentes pressions, amendes et menaces d’emprisonnement. UNITE ET GRADES En avril 1933, la jeunesse hitlérienne fut réorganisée. Elle s’articulait en quatre groupes divisés par le sexe et l’âge.

Pour les arçons âgés de 14 à 18ans, il y avait la Kern Hitler Jugend. Les jeunes garçons de 10 à 14ans étaient formés dans le Deutsches Jungvolk in der H]. pour les filles, il y avait deux organisations, la Bund deutscher Madel in der HJ pour les jeunes filles de 14 à 18 ans, et les Jungmàdel im Bund deutscher Màdel in der HJ pour celles âgées de 6 3 de 14 à 18 ans, et les Jungmàdel im Bund deutscher Madel in der HJ pour celles âgées de 10 à 14 ans.

Les unités des quatre branches de la HJ avaient une structure militarisée avec uniforme, insignes, drapeaux et bannières, hiérarchie et grades. L’adhésion ? la Deutsches Jungvolk (DJ) était précédée d’un examen du jeune et du contrôle de son milieu familial afin de garantir la « pureté de la race » (contrôle de l’arbre généalogique) De 10 à 14 ans, les jeunes du Jungvolk étaient appelés Pimpfen (bambin, ou gamin en allemand). Dix « pimpfen » formaient une Horde (une bande) dirigée par des soldats de première classe.

Ces grades permettaient de développer le respect de la hiérarchie, la mystification du chef et la militarisation. (Emblème de la DJ : le Sowelu, le Sieg-Rune, la lettre S en forme d’éclair symbolisant la victoire. L’emblème décorait les écussons, es drapeaux, les bannières) HITLERJUCEND La jeunesse hitlérienne était la branche la plus importante du mouvement puisqu’elle regroupait les adolescents de 14 à 18ans, ceux qui étaient destinés à devenir) court terme des soldats et des cadres. C’était un mouvement populaire, au service de retat.

L’entrée officielle du jeune garçon de 14 ans dans la HJ était marquée par une cérémonie publique tenue le 20 avril (date de naissance d’Hitler, en 1889) en présence de membres et de cadres de la HJ et d’officiels du parti. Le commandement suprême de la jeunesse hitlérienne était le Reichjugendamt (direction entrale de la Jeunesse du Reich) comprenait les services suivants : Service L : Education physique et sport Jeunesse du Reich) comprenait les services suivants : Service KE : Service d’examen des capacités pour le tir, l’aviation, la marine et permis de conduire Service HBA : Installations, bâtiments et matériels.

Service O : Organisation générale. Services S : Affaires sociales. Service G : Santé et hygiène. Service Pr : Presse, radio, propagande. Service WS : Formation et éducation politique. Service K : Culture. Service A : Relation avec les jeunes Allemands vivant à Fétranger. Service GV : Affaires étrangères. Service JHF : Voyages, excurslons et auberges de jeunesse. Service V : Administration. Service P : Personnel. Un jeune homme désirant devenir chef de district devait suivre dun stage de trois semaines.

Sur les 170 heures de formation, 105 étaient consacrées à l’entraînement physique, sport et tir, et 65 à la raciologie, à la culture nazie et l’histoire germanique. UNIFORMES, INIGNES, BANNIERES Les uniformes et les insignes ont toujours exercé une grande fascination sur les hommes de guerre et ont souvent été un encouragement au combat. Ils montrent l’unité de la nation, réent un rapport sentimental avec le pays et un lien d’identité avec les camarades.

Ils permettent de reconnaître de façon immédiate l’ami et l’ennemi sur le champ de bataille, et le besoin ressenti par le soldat de se distinguer des non-combattants et des civils. La jeunesse hitlérienne était conçue pour préparer les jeunes Allemands à la guerre et donc le port de l’uniforme et d’insignes, l’utilisation d’écussons et de grades s’imposaient d B3 et donc le port de l’uniforme et d’insignes, l’utilisation d’écussons et de grades s’imposaient de toute évidence.

L’uniforme de la jeunesse hitlérienne servait à effacer les ifférences sociales, à donner de l’organisation une image forte et unifiée, et à inculquer fierté et esprit de Corps aux jeunes hitlériens. Les tailles et la coupe des uniformes étaient soignées, afin de donner une image édifiante de la jeunesse. L’achat de l’uniforme, de l’équipement et des insignes de la HJ était à la charge des parents. Le tout était relativement coûteux et pouvait représenter des frais importants pour une famille nombreuse aux revenus modestes.

L’uniforme officiel comprenait un calot kaki (casquette souple à visière rigide), une chemise marron clair avec eux poches, un foulard noir ou une cravate noire, une veste ? quatre poches, un brassard rouge avec une bande blanche et une croix gammée noire dans un carré blanc, une culotte courte en velours noir, une ceinture de cuir dont la boucle portait la devise HJ, un baudrier de cuir, des chaussettes blanches et des solides chaussures de marche.

Les fillettes et les jeunes filles des ligues hitlériennes portaient un uniforme comprenant un chemisier blanc, une cravate noire ou un foulard noir semblable à celui des garçons, une courte veste marron clair, une jupe plissée noire ou bleu marine descendant usqu’au mollet, des chaussettes blanches, et des sandales. En règle générale, les filles ne portaient pas de brassards à croix gammees. LE COUTEAU HJ Le couteau de la HJ était un Fahrtenmesser (couteau de voyage) avec la lame frappée LE COUTEAU H] avec la lame frappée de la devise « Blut und Ehre ! ? (Sang et Honneur ! ). Ce couteau était porté dans un fourreau de cuir ou de métal accroché au ceinturon. Le couteau était accordé comme récompense aux membres particulièrement méritants, par exemple à ceux qui avaient brillamment participé à diverses manifestations, manœuvres, marches et exercices de tir. Le couteau était très convoité par les jeunes hitlériens et le fait d’être autorisé à le porter constituait un objet de fierté.

Cependant, les couteaux achetés par ceux qui avaient le droit de les porter n’étaient pas considéré comme propriété privée, et lorsqu’un détenteur était exclu ou devait quitter l’organisation, les armes devaient être rendues aux autorités. LE SALUT HITLERIEN Tous les jeunes de la HJ, comme tous les membres du Parti et ceux des organisations affiliées au NSDAP, étaient soumis à une discipline stricte et une politesse rigide illustrée par le Deutscher GruB (salut hitlérien).

Ce salut, également adopté par les fascistes italiens était, semble-t-il une adaptation du salut des anciens Romains. La personne qui saluait était debout, bien droite, dans la position du garde-à-vous, la main gauche posée sur la boucle du ceinturon. Elle levait le bras droit un peu plus haut que l’épaule et disait d’une voix ferme et enthousiaste Heil Hitler ! (vive Hitler ! ) tout en claquant vigoureusement des talons. Le salut devait exprimer le respect, la fermeté et la virilité. Il devint rapidement la norme parmi les militants et les symp 0 3