Histoire de la RDA

Histoire de la RDA

L’histoire de la République démocratique allemande (en allemand, DDR pour Deutsche Demokratische Republik) s’étale sur plus de quatre décennies, de la gestation de ce régime communiste en 1945 à sa disparition lors de la réunification allemande en 1990. Sommaire 1 Les prémices (1945- 1949) 1 Les causes de la scission 1. 2 Les premières mesures 1. Fondation du SED et début de la normalisation politique 1. 4 La réforme monétaire 2 La formation de I 2. 1 Proclamatio dictature 2. 2 Un plan quin 2. 3 Les événem p g e en place de la 3 La normalisation (1954 – 1975) 4 Le déclin et la Chute (1975 – 1990) . 1 La crise du café 4. 2 Le tournant 43 Cexode massif 4. 4 Les mouvements populaires 4. 5 Chute du mur de Berlin 4. 6 Le chemin vers l’unité 4. Réunification 5 Héritage 6 Bibliographie 7 Notes et références 8 Articles connexes Les prémices (1945 – 1949) est prévu pour la direction d’une Allemagne unifiée, les alliés administrent néanmoins à leur guise les zones qui leur ont été confiées en fonction de leurs intérêts et de leurs idéologies respectives. Le retour au capitalisme qui s’impose peu à

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peu dans les secteurs occidentaux (formant la bizone, puis la trizone) ‘oppose au socialisme triomphant qui domine déjà dans l’est de Allemagne sous occupation de l’Armée rouge.

Afin de mettre en œuvre leur politique, les Soviétiques n’hésiteront pas à s’appuyer notamment sur le Nationalkomitee Freies Deutschland Comité national pour une Allemagne libre » ou NKFD) organisation de résistance anti-nazie fondé le 12 juillet 1943, à Krasnogorsk (à proximité de Moscou), dans le camp modèle no 27, par les membres du comité central du parti communiste d’Allemagne (Kommunistische Partei Deutschlands – KPD) exilés en URSS et par quelques soldats allemands risonniers (tant hommes de troupe qu’officiers).

Même si le comité sera dissout le 2 novembre 1945, leurs membres communistes les plus influents, Wilhelm Pieck et Walter Ulbricht deviendront néanmoins par la suite les futurs dirigeants de la RDA Ulbricht est chargé avec 9 autres membres du KPD réunis au sein du groupe qui porte son nom, de poser les bases de la reconstruction allemande dans un programme en 4 points : Réforme agraire (die Bodenreform) ; Essor de l’industrie nationalisée : mines, chimie, etc. , Organisation d’élection libre et secrète , Réalisation de l’unité de la classe ouvrière. premières mesures La mise en place de régimes communistes en Europe de l’Es 2 ouvriere. Les premières mesures La mise en place de régimes communistes en Europe de l’Est s’amorce aussi dans la zone d’occupation soviétique. Ainsi, en juillet 1945 est créé un Front national regroupant les formations politiques ayant une activité légale dans la zone, notamment le Parti communiste d’Allemagne (KPD), le Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD), la Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU) et Parti libéral-démocrate (FPD), opérant de cette manière un scission de fait avec leurs homologues de l’ouest.

Les ommunistes prennent pourtant rapidement l’ascendant dans cette structure. Le 27 juillet, onze administrations centrales sont mises en place pour gérer le territoire. En septembre 1 945, la réforme agraire destinée à redistribuer la terre aux paysans exproprie les grands propriétaires terriens (les Junkers)l possédant plus de 100 ha, les nazis et les criminels de guerre sont également concernés. Cependant, ces derniers garderont leurs titres de propriété obtenus à la suite de cette réforme agraire. Fondation du SED et début de la normalisation politique Walter Ulbricht, Wilhelm Pieck et Otto Grotewohl.

Après que le XVe congrès du Parti communiste d’Allemagne (KPD) et le XLe Congrès du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) se sont prononcés à l’unanimité pour la fusion entre les deux organisations, les deux groupes se réunissent dans un contexte d’intimidation massive2, les 21 et 22 avril 1946 pour former le Parti socialiste unifié d’Allemagne (Sozialistische Einheitspartei Deutschlands – SED), ces délégués représentent respectivement les 620 000 communistes e 3 Einheitspartei Deutschlands – SED), ces délégués représentent respectivement les 620 000 communistes et les 680 000 ociaux-démocrates d’Allemagne orientale.

Wilhelm Pieck et Otto Grotewohl, leaders respectifis des deux partis, furent élus conjointement présidents de la nouvelle formation. Les fonctions de direction furent réparties en respectant la parité entre membres issus du KPD et ceux du SPD. Il est également décidé de fusionner les deux organes de presse. Là aussi, la répartition paritaire entre les communistes et les sociaux-démocrates est respectée. En décembre 1 947 est convoqué un « congrès du peuple » pour l’unité et la paix sous la direction du SED.

De là naît en mars 948 le premier « conseil du peuple » allemand, chargé d’établir la constitution d’une République démocratique allemande (Verfassung der Deutschen Demokratischen Republik). La réforme monétaire Les États-Unis, le Royaume-Uni et la France mettent en place la réforme monétaire du 20 juin 1948 en zone occidentale, en lançant le Deutsche Mark pour remplacer le Reichsmark. Les autorités soviétiques décident alors de créer dans leur zone d’occupation leur propre unité monétaire, le Ostmark. a formation de la RDA (1949 1954) Proclamation de la république et mise en place de la dictature Drapeau de la RDA blocus de Berlin contraint l’URSS à quitter le Conseil de contrôle allié mettant fin à une éventuelle politique commune pour l’Allemagne. C’est donc cette méfiance mutuelle entre Est et Ouest qui mène finalement à la fondation de la République fédérale d’Allemagne dans la Trizone occidentale le 23 mai 194 4 fondation de la République fédérale d’Allemagne dans la Trizone occidentale le 23 mai 1949.

En réponse, la République démocratique allemande voit le jour le 7 octobre 1949 et se dote de son propre hymne national. Le premier président de la RDA est Wilhelm Pieck (1 876—1960), le remier ministre-président Otto Grotewohl (1 894—1964), mais l’homme fort du régime est Walter Ulbricht (1893-1973), le secrétaire général du comité central du SED. Une constitution fédéraliste est également rédigée, mais le pays devient rapidement une dictature de parti totalitaire3 : les procès de Waldheim en avril 1 950 condamnent les nazis et les opposants politiques restés dans les camps spéciaux depuis 19454.

Le SED est purgé de 1 50 000 « éléments suspects » en 1950-19515. En octobre 1950, une seule liste est proposée au vote pour les élections à la chambre du peuples. Une politique antireligieuse est mise en place qui provoque l’arrestation de plusieurs pasteurs évangéliques6. Dans les universités, les cours de russe deviennent obligatoires6. Redoutant les éventuelles velléités d’indépendance des diètes régionales vis-à-vis du pouvoir central, la réforme territoriale de 1952 supprime les cinq Lénder qui existait jusqu’ici pour les remplacer par une structure d’État plus centralisatrice constituée de 15 Bezirke (districts).

Le contrôle que le régime exerce sur la population incombe, ? partir de 1 950, au ministère de la Sécurité d’État, la Stasi, calqué ur le NKVD soviétique, mais de plus réorganisé par certains anciens de la Gestapo : traque des opinions non-conformes, contrôle systématique des moyens de comm S contrôle systématique des moyens de communication, espionnage des suspects jour et nuit, etc… n plan quinquennal controversé Le 3e congrès du SED convoqué en juillet 1950 souligne un net progrès dans l’industrialisation du pays.

Le secteur industriel qui emploie alors 40 % de la population active, est soumis à la nouvelle politique de nationalisation, qui a abouti à la formation de véritables entreprises populaires (Volkseigene Betrieb VEB). Ces entreprises ont incorporé 75 % du secteur industriel. e premier plan quinquennal (1951-55) présenté par l’État prévoit de hauts quotas de production pour l’industrie lourde et l’augmentation de la productivité de travail. Les pressions du plan causent un exode de citoyens Est-allemands vers Allemagne de l’Ouest (180 000 en 1952)7. eux qui décident de rester n’eurent d’autre alternative que de lutter. Les événements de juin 1953 Article détaillé : Émeutes de 1953 en Allemagne de l’Est. Les premières grèves contre les cadences de travail éclatent le 11 juin 19538. Elles sont relayées par les premières émeutes qui éclatent le 16 juin à Berlin-Est, dans lesquelles 60 000 manifestants s’en prennent aux symboles du pouvoir communiste. Ils exigent l’abaissement des normes de production et des élections libres8.

Le Politburo (Bureau politique du SED) décide de satisfaire la première exigence. Mais dès le lendemain, l’agitation gagne très vite le reste du pays, où des centaines de milliers de personnes descendent dans les rues des principales villes. provoquant la mort de 55 personnes. W descendent dans les rues des principales villes. provoquant a mort de 55 personnes. Walter Ulbricht dut faire appel aux soviétiques afin de rétablir l’ordre8. L’URSS envoie ses chars dès le 17 juin contre les manifestants8.

La répression provoqua la mort d’une cinquantaine8 de personnes en RDA ; trois membres du SED et une quarantaine de soldats de l’Armée rouge sont tués lors des événements8. 3 000 personnes furent arrêtées par les Soviétiques et 13 000 furent emprisonnées par les autorités de la RDA9. Le soulèvement ne provoqua aucune intervention de la part des Occidentaux. Les désordres s’arrêtent à partir du 23 juin ; ne fois l’alerte passée, les autorités engagent la répression et procèdent à l’épuration du SED.

Des milliers d’Allemands de l’est cherchent à s’enfuir à l’Ouest. Pour commémorer l’insurrection, la RFA instaura un jour férié le 1 7 juin, proclamé « jour de l’unité allemande »9. ca normalisation (1954 – 1975) Le Mur de Berlin. En 1954, l’Union soviétique accorde la souveraineté pleine et entière à la République démocratique allemande et la Commission de Contrôle soviétique à Berlin est dissoute. À ce moment-là, le paiement des réparations de guerre avait été totalement honoré.

L’année suivante, un traité d’amitié fut signé entre les deux pays, et en 1956, la Nationale Volksarmee (NVA) intègre le dispositif militaire du tout nouveau pacte de Varsovie. Entre 1949 et 1961, l’économie de guerre qui règne en RDA et la dureté du régime politique incite plus de trois millions de personnes à partir vers l’Allemagne de l’Ouest. Le régime hésite quant aux moyens de colmater ce quant aux moyens de colmater cette hémorragie, Staline et ses successeurs immédiats ayant même un temps envisagé de renoncer à la RDA, dont la pérennité n’allait alors pas de soi.

La construction du mur de Berlin (ainsi que le renforcement des contrôles sur le Rideau de fer dans sa section inter-allemande) commence dans la nuit du 12 au 13 août 1961 avec la pose de grillages et de barbelés autour de Berlin-ouest, dispositif progressivement remplacé par un mur de briques, puis de béton10. L’objectif de ce dispositif est d’empêcher l’émigration est- allemande par le secteur occidental de la ville. Les soldats est- allemands reçoivent l’ordre d’ouvrir le feu sur toute personne qui tenterait de franchir cette frontière quasi inviolable qui divisera

IAIIemagne de manière presque hermétique pendant presque trente ans. Le 21 décembre 1972 est signé à Berlin-Est le Traité fondamental, qui régularise les relations entre les deux États allemands et reconnaissent ainsi leurs existences mutuelles. Cet accord étant le résultat d’une initiative qui s’inscrit dans l’Ostpolitik du chancelier ouest-allemand Willy Brandt. Malgré ce rapprochement, la RDA reste le plus fidèle allié de l’Union soviétique jusqu’au début des années 1980. Calquant sa politique extérieure sur celle du « grand-frère » russe.

Le régime est-allemand apportera également son soutien echnique, logistique et financier aux divers régimes, guérillas et mouvements terroristes (généralement d’obédience marxiste) qui agissent alors à travers le monde. Le déclin et la Chute 8 (généralement d’obédience marxiste) qui agissent alors à travers le monde. Le déclin et la Chute (1975 – 1990) La crise du café En raison de la forte propension des Allemands à la consommation de café, l’importation de ce produit était une des plus importantes pour des consommateurs de la RDA.

Une hausse massive des prix du café dans les années 1976/1 977 (4 ois plus élevés que pendant la période 1972/1975) provoque un gonflement important des dépenses annuelles en devises fortes dans la balance commerciale, créant de graves problèmes financiers pour le pays. Erich Honecker passant des troupes en revue, en 1976. En conséquence, durant l’été 1977, le Politburo fait retirer de la vente la plupart des meilleures marques existant sur le marché est-allemand. De plus, la consommation de café est également limitée dans les restaurants ou tout simplement interdite dans les administrations et les entreprises publiques. ? la place, un ouveau type de boisson le Mischkaffee (« café mélangé ») est distribué : celui-ci n’était qu’une mixture ne comportant que 51 % de café, le reste étant constitué d’un mélange de chicorée, de seigle et de betterave à sucre. Cette crise prend fin après 1978 lorsque les prix mondiaux commencent de nouveau à chuter, et grâce également à la signature d’un accord commercial entre RDA et le Viêtnam. Cet épisode que l’on connaît sous le nom de « crise du Café » illustre de façon éclatante les problèmes économiques, financiers et structurels que connaît le régime communiste. 9