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gResume de Germinal Extraits « … Dans ce roman, Etienne Lantier, devenu mineur au Voreux, entraine ses camarades a la greve, aux demonstrations de force parfois violentes. Ils echoueront, mails ils auront ete l’avant-garde d’un grand mouvement social porteur d’avenir qui emportera les bourgeois et leur ironie…  » Germinal (Cinquieme partie, Chapitre 5 – Suite) C’etait la vision rouge de la revolution qui les emporterait tous, fatalement, par une soiree sanglante de cette fin de siecle.

Oui, un soir, le peuple lache, debride, galoperait ainsi sur les chemins; et il ruissellerait du sang des bourgeois, il promenerait des tetes, il semerait l’or des coffres eventres. Les femmes hurleraient, les hommes auraient ces machoires de loups, ouvertes pour mordre. Oui,ce seraient les memes guenilles, le meme tonnerre de gros sabots, l& meme cohue effroyable, de peau sale, d’haleine empestee, balayant le vieux monde, sous leur poussee debordante de barbares; Roman de la lutte des classes, Germinal, en ayant souleve des themes sensibles, comme la « question sociale », est devenu le symbole du roman politique dans la litterature francaise.

Puissant, poignant, emouvant… Germinal a marque des generations de lecteurs et de militants. De plus, grace a sa veracite (Emile Zola s’est documente dans les mines), il se

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veut egalement etre un document important sur les rebellions et l’arrivee du marxisme en France. Publie en 1885, Germinal est le treizieme Rougon-Macquart. Premiere Partie : Chapitre I (un lundi de fevrier 1865, vers trois heures du matin) Le roman debute par l’arrivee d’un homme, en pleine nuit, a la fosse du Voreux. Cet homme n’est autre qu’Etienne Lantier, fils de Gervaise Macquart (voir L’Assommoir), frere de Claude (L’? vre), de Jacques (La Bete Humaine) et de Nana (Nana). Il arrive de Marchiennes. C’est Bonnemort, un charretier de 58 ans, qui l’accueille, et lui annonce qu’il n’y a pas de travail pour un machineur. Etienne engage la conversation et s’informe sur le Voreux. Chapitre II Etienne poursuit son exploration des lieux. Il se dirige vers le coron (habitations de mineurs attribuees par la compagnie), qui se reveille pour relever l’equipe de nuit. Le recit quitte doucement Etienne pour s’interesser a la famille Maheu.

Les parents (Maheu et La Maheude) et les sept enfants (Zacharie, Catherine, Jeanlin, Alzire, Henri, Lenore et Estelle) vivent entasses dans une petite maison du coron des Deux-Cent-Quarante. Les plus grands et Maheu se preparent a aller travailler. Chapitre III Etienne trouve du travail a la mine, en tant que haveur (ouvrier charge d’abattre le charbon). Il est integre a l’equipe de Maheu et de Chaval. Ils descendent et marchent longuement dans le dedale des galeries afin d’acceder a leur poste de travail. Etienne fait connaissance de Catherine, qu’il avait d’abord prise pour un garcon.

La relation entre Chaval et Etienne debute mal : ils « echangerent un regard, allume d’une de ces haines d’instinct qui flambent subitement ». Chaval ne voit en Etienne qu’un etranger qui vient amputer leur salaire. Chapitre IV L’equipe debute son travail. Etienne se lie d’amitie avec Catherine qui le conseille. Etienne lui explique qu’il fut renvoye de sa compagnie de chemin de fer pour avoir gifle son chef. Il lui confit aussi qu’il souffre « dans sa chair de toute cette ascendance trempee et detraquee d’alcool » : la fameuse felure hereditaire entre en scene. Etienne projette de l’embrasser.

Chaval remarque que le nouveau venu s’entend bien avec Catherine, ce qui le rend jaloux. Il s’approche soudain d’eux et embrasse Catherine, alors qu’Etienne etait sur le point de le faire. Etienne est « glace ». Chapitre V Le groupe de travail critique les chefs, qui sont trop severes et infligent des amendes. Juste a ce moment la arrivent l’ingenieur Negrel et le maitre-porion (le contremaitre en chef) Dansaert. Ils leurs infligent une amende pour « defaut de boisage », ce qui ravive leur colere. De plus, la direction annonce des mesures qui tendent a rabaisser les salaires.

Exaspere, Maheu, jugeant la journee perdue, decide de remonter. Chapitre VI Arrives a la surface, les travailleurs se separent. Etienne, sur les conseils de ses collegues, va a L’Avantage, le cabaret de Rasseneur. C’est un lieu de rassemblement des mecontents et d’activite politique importante. Etienne s’y installe. Il discute politique et fait savoir qu’il connait Pluchart, responsable departemental de L’Internationale. Seconde Partie : Chapitre I La seconde partie s’ouvre sur la vie de bourgeois vivant sur le dos des mineurs, dans un tout autre cadre.

M Gregoire est un actionnaire important de la compagnie, lui et sa famille vivent (tres confortablement) des rentes de leurs actions. Deneulin, un cousin, agit differemment : il investit beaucoup et modernise les installations de la mine Jean-Bart. Mais ce choix le prive de revenus, et il vient emprunter aupres des Gregoire. Ceux-ci refusent, lui conseillant plutot de vendre la mine a la compagnie, et de ne se soucier de rien. Chapitre II La Maheude, ne reussissant plus a nourrir tout le monde, n’ayant plus credit chez l’epicier, decide d’aller quemander chez les Gregoire.

Les rentiers lui offrent des vetements, mais refusent par principe de lui donner de l’argent. Elle retourne alors chez l’epicier, en implorant sa bonte. L’epicier accepte, mais a condition que Catherine vienne au magasin… Chapitre III Au coron des Deux-Cent-Quarante, les commerages vont bon train… Les liaisons, amours et amourettes sont des sujets de discussion tres prises. Ce chapitre nous permet de decouvrir le quotidien chez les autres familles du coron. Mme Hennebeau, la femme du directeur de la fosse du Voreux, fait visiter (comme un zoo) le coron a des amis parisiens. Mais cette visite ne hange pas l’avenir des mineurs, qui ne peuvent que saliver devant l’accoutrement couteux et l’aspect « bien nourri » des bourgeois. Chapitre IV Juste apres, les mineurs rentrent chez eux. Il faut faire a manger, coucher les enfants… une soiree comme les autres debute chez la famille Maheu. Un quotidien qui ne se veut d’ailleurs guere rejouissant… Chapitre V Etienne, apres avoir mange chez Rasseneur, part se promener pour calmer ses maux de tete. C’est la fin de journee au coron : la population, ereintee, s’endort. La nuit est paisible. Il s’eloigne du coron. C’est alors qu’il entend Chaval et Catherine.

Il les observe. A son grand dam, il assiste au viol de Catherine sous ses yeux. Catherine devient, « avec soumission hereditaire », la maitresse de Chaval. Etienne est hors de lui : « Cela le rendait fou, il serrait les poings, il aurait mange cet homme dans un de ces besoins de tuer ou il voyait rouge.  » Troisieme Partie : Chapitre I (fevrier – juillet 1865) Etienne devient au fur et a mesure, avec l’aide de Catherine, un bon haveur. Leur amitie se resserre, malgre les evenements precedents. A L’Avantage, Etienne fait la connaissance de Souvarine, un anarchiste russe refugie chez Rasseneur.

Tous trois ont de longues discussions politiques sur l’avenir des ouvriers. Souvarine plaide la destruction totale, « la terre lavee par le sang, purifiee par l’incendie ! « . Zola debute ici son inventaire des theories politiques de l’epoque. Chapitre II En accord avec son ami Pluchart, Etienne cree une division locale de l’Internationale. Lors de la fete de la Ducasse, Etienne tente d’endoctriner de nombreux ouvriers, afin de lutter contre le capitalisme. Il propose la creation d’une « caisse de prevoyance », financee par les cotisations, qui permettrait de resister plus longtemps en cas de greve.

Mais les mineurs sont assez reticents face a ses projets. Il reussit cependant a faire adherer son ennemi Chaval. Zola conclue le chapitre par un requisitoire d’Etienne : « Il n’y a qu’une chose qui me chauffe le c? ur, c’est l’idee que nous allons balayer les bourgeois ». Chapitre III (aout – octobre 1865) L’aine des Maheu se mariant, Zacharie, Etienne se voit proposer la possibilite de loger chez eux. Il accepte. Il est desormais encore plus souvent avec Catherine, et sa (deja) tres forte amitie pour elle se transforme peu a peu en desir ardent. Ce desir est reciproque, mais rien ne se passe.

L’influence d’Etienne et de ses propos grandit, notamment grace au bouche a oreille. Il passe pour un homme instruit et capable. Sa « caisse de prevoyance » est desormais reelle. Tout comme le mecontentement de la majorite des ouvriers… Chapitre IV C’est le jour de paie au coron. La compagnie deguise une baisse des salaire en un « nouveau mode de paiement ». C’est la goutte d’eau qui fait deborder le vase. Les Mineurs sont consternes. C’est alle trop loin. De plus, Maheu se fait reprimander au sujet de son logeur, Etienne. La coupe est pleine. Il faut agir. Le soir meme, a l’Avantage, c’est decide : « la compagnie aurait la greve ».

Chapitre V (novembre 1865) Cependant, le travail continue, dans des conditions de plus en plus dures. Soudain, un accident surgit. Ce sont les accidents de la mine… Il y a des blesses, et meme un mort. Jeanlin, un des sept enfants des Maheu, en est victime et devient infirme. Ivre de jalousie du rapprochement d’Etienne et de Catherine, Chaval l’emmene. Ils partent s’installer a la fosse Jean-Bart. Etienne est tres peine de tous ces evenements, ainsi que de la pauvrete croissante des Maheu. Zola lui fait clore la troisieme partie : « Ah ! il est temps, il est temps ! « . Quatrieme Partie : Chapitre I (decembre 1865)

Alors que les Hennebeau recoivent, la greve eclate, le 15 decembre. Ils tentent de faire comme si de rien n’etait, mais les revoltes qui scandent devant la propriete les perturbent. Le repas sonne quelque peu faux. Les mineurs veulent rencontrer le directeur de la mine. M Hennebeau accepte de recevoir une delegation… Chapitre II La delegation, dont les membres furent designes la veille chez Rasseneur, est recue avec ironie : « Vous vous revoltez, a ce qu’il parait …  » interroge Hennebeau. C’est Maheu qui prend la tete du groupe, il reclame de la justice, et du pain tous les jours. Il se plaint du nouveau systeme de paiement.

Il fait part de la volonte de tous les mineurs au directeur : le retour a la mine ne s’effectuera que si les choses redeviennent comme avant, avec une hausse des salaires en prime. Le directeur promet de faire part de leurs reclamations a ses superieurs… Chapitre III Peu a peu, la greve devient generale, la plupart des mines sont arretees. Seul les mineurs de Jean-Bart continuent a travailler. Fin decembre, la caisse de prevoyance est deja vide. La compagnie ne semble pas prete a ceder. Etienne, plein d’energie, conforte sa place de chef, tout en ressentant qu’il se charge d’une tres lourde responsabilite.

Catherine, qui n’etait pas reparu depuis sa fuite avec Chaval, entre soudain chez les Maheu, ou la misere s’accentue, pour leur offrir des vivres. Elle, a la fosse Jean-Bart, continue toujours a travailler. Mais Chaval, qui l’avait suivie, arrive et la querelle eclate entre Etienne et Chaval. Injures et menaces fustigent… Chapitre IV Etienne organise une reunion pour decider de la marche a suivre. Il compte sur la presence de Pluchart, car il envisage de demander de l’aide a l’Internationale. Au cours de cette reunion, Etienne est fortement critique, on le croit seulement interesse par le pouvoir.

Mais les gendarmes sont sur le point d’arriver pour dissoudre la reunion. Etienne et Pluchart ont tout juste le temps de finir de convaincre les derniers reticents, et les dix milles mineurs de Montsou decident l’adhesion a l’Internationale. C’est une victoire pour Etienne. Chapitre V (janvier 1866) La situation devient difficilement supportable pour les mineurs : « la misere avait empire encore, les corons agonisaient d’heure en heure, sous la disette croissante ». De plus, le froid d’un mois de janvier dans le nord de la France n’arrange guere les choses. Etienne et les delegues, pour accelerer les choses, decident de rencontrer M Hennebeau.

Ce dernier les recoit durement, ses concessions sont minimes, le sommet est un echec… Les femmes tentent d’obtenir de l’aide aupres de l’epicier Maigrat, mais le resultat n’est pas plus concluant… La misere noire s’installe definitivement aux corons. Mais les mineurs n’en sont que plus determines, ils veulent « regler leur compte » aux traitres, et organiser une reunion dans la foret, puisque les reunions publiques sont reprimandees. Chapitre VI Ce chapitre est consacre a la vie au coron lors de la greve, et plus precisement a trois enfants, Jeanlin (fils des Maheu), Lydie et Bebert.

Ils errent sur les routes en quete de mauvaises actions a effectuer (principalement pour se nourrir). Etienne remarque tout a coup Jeanlin disparaitre sous terre. Etienne le suit, et decouvre que Jeanlin s’est cree un repere, un havre de paix sous terre, dans une partie desaffectee des mines. Chapitre VII C’est au Plan-des-Dames, une « vaste clairiere qu’une coupe de bois venait d’ouvrir » que les organisateurs de la greve on choisit de situer la reunion clandestine. Chaval n’est plus ecoute, Rasseneur n’interesse personne… Etienne s’impose comme meneur inconteste. Les mineurs le suivent et partagent ses opinions.

La reconduction de la greve est decidee, et les mecontents decident de se rendre le lendemain a la fosse Jean-Bart, encore en activite, pour saccager les installations des « traitres ». Chaval tente de sauver sa popularite en les y entrainant : « Venez demain a Jean-Bart, et vous verrez si je travaille » Cinquieme Partie : Chapitre I Deneulin apprend que sa fosse se met en greve, et tente de convaincre les mineurs de descendre. Il sait que si la greve eclate chez lui, la compagnie avalera sa mine. Il a l’ingenieuse idee de corrompre Chaval. Il voit en lui le meneur, et lui propose un poste de chef si la greve est evitee.

Personnage egoiste et avide de pouvoir, Chaval accepte et met un terme a la revolte : il trahit Etienne et les mineurs de Montsou. Chapitre II Catherine a repris le travail depuis deux heures a Jean-Bart alors qu’elle est victime d’un autre danger de la mine : un coup de grisou lui fait perdre connaissance quelques instants. Chaval s’attendrit, il a eu peur pour Catherine. C’est alors que la mine se met en emoi, de toute part on crie : « Ceux de Montsou coupent les cables ! Que tout le monde sorte ! « . La seule issue restante est de remonter par des echelles de secours. La montee st difficile, des altercations ont lieu, les echelles se cassent, les mineurs sont trop nombreux… Mais ils reussissent a retourner a la surface. Ils se retrouvent, eblouis par le jour, au milieu d’une foule hurlante et huante : « ceux de Montsou » les attendent, la situation s’annonce tendue… Chapitre III Un petit retour en arriere s’impose : pourquoi les cables ont-ils ete coupes ? Que s’est-il passe ? A la fin de la quatrieme partie, Chaval avait promit aux grevistes que les mineurs de Jean-Bart les rejoindraient. Etienne est sceptique ; il doute de la bonne foi de Chaval. Il part donc, avec 300 compagnons, en direction de Jean-Bart.

Ils comprirent rapidement qu’ils avaient ete trahis par ceux de Jean-Bart, menes par Chaval. Ils assurent a Deneulin, le directeur de la mine, qu’il « faut que le travail cesse partout ». Deneulin refuse de faire remonter ses ouvriers, malgre la colere croisante des manifestants. Etienne tente de parlementer, mais c’est trop tard. Les mineurs, surexcites, donnent l’assaut, et en quelques instants les installations de Jean-Bart leur appartiennent. Deneulin est epargne, grace aux principes pacifistes d’Etienne. La foule veut detruire les installations, alors que l’idee de punir les traitres en coupant les cables s’impose.

Ils laissent cependant les echelles intactes, ne voulant la mort de personne. Puis les mineurs (surtout les femmes) s’attaquent aux chaudieres, et en quelques minutes, tout est detruit. Toute reprise de travail a Jean-Bart devient donc impossible. Puis les « traitres » remontent. Les grevistes se rangent en deux files a la sortie, afin de les obliger a passer devant ceux qu’ils ont trompes. Chaval est bleme de peur. Les mineurs de Montsou decident de se diriger desormais vers les autres fosses. Ils emmenent Chaval et Catherine tetanises, en symbole de leur force grandissante…

Chapitre IV La foule de mineurs va desormais de fosse en fosse avec une puissante energie destructrice. A Mirou, ils tentent de faire sortir quelques mineurs descendus malgre tout. Mais ils echouent face a la petitesse d’esprit du porion. Ils se dirigent vers d’autres puits, la Madeleine, la Victoire, Feutry-Cantel… mais les mineurs redoutent les gendarmes et les dragons. Ils detruisent cependant quelques installations. Etienne et Chaval en viennent aux couteaux, Catherine les raisonne et empeche le drame. Les mineurs se dirigent vers la direction, a Montsou, pour obtenir du pain…

Chapitre V M Hennebeau, le directeur, decouvre l’infidelite de sa femme alors que les mineurs arrivent. « Du pain ! Du pain ! « , la foule est bruyante, mais il a d’autres soucis en tete… Me Hennebeau, sa fille, Cecile (la fille des Gregoire) et Negrel se promenent dans la campagne. A l’arrivee de la foule, ils croient a une revolution, et se cachent dans une grange. Ils sont impressionnes par l’ampleur du mouvement… Chapitre VI Le siege de la maison des Hennebeau debute. Les pierres volent, les insultes fusent… Les Gregoire arrivent chez les Hennebeau, sans trop d’encombres.

C’est alors que les promeneurs reviennent, et les mineurs prennent d’assaut l’arrivee en caleche des bourgeois. Cecile est engloutie par la foule, insulte et humilie. Heureusement, Deneulin intervient a temps pour eviter la mort de la jeune femme. Etienne tente de calmer la foule en les reorientant vers l’epicerie de Maigrat. La foule affamee et ereintee encercle rapidement l’epicerie. Ils debutent la destruction de la boutique et pillent ce qui reste. En tentant de fuir, Maigrat fait une chute et meurt. Les femmes sont soulagees, justice est faite, il n’abusera plus des femmes qui ne peuvent payer.

Folles de joie, elles lui prelevent ses organes genitaux, qu’elles brandissent en signe de victoire… Mais la foule est vite dispersee par l’arrivee annoncee des gendarmes. Sixieme Partie : Chapitre I (debut fevrier 1866) L’hiver dure, et le froid devient sans vivres de plus en plus intenable. Desormais, l’armee est a Montsou pour surveiller les mineurs. Pourtant, la greve s’intensifie, les grevistes ne lachent pas prise. Etienne, pour eviter la colere des mineurs, qui l’on suivit mais qui n’obtiennent rien, se cache dans le terrier de Jeanlin. Mais vivre sans lumiere et sans air pur lui est difficile.

Une nuit, Jeanlin lui ayant signale que les gendarmes le croient parti, Etienne ose s’aventurer a l’exterieur. Il va au devant d’un jeune soldat, avec qui il parle. La jeune recrue lui raconte sa vie, sa situation familiale, son mal du pays… Etienne lui parle de son enfance en Provence. Chapitre II Il neige a Montsou. La situation chez les Maheu est catastrophique : pas de nourriture, pas de chauffage… on sent la mort roder dans les parages. Alzire se porte mal. L’abbe Ranvier vient les voir, et tente de raffermir leur foi. Mais les Maheu se demandent pourquoi dieu les laisse mourir.

Ranvier ne les convainc pas d’aller a la messe. Etienne vient aussi leur rendre visite. Il apprend que Maheu a ete renvoye. Le medecin arrive, juste a temps pour constater la mort d’Alzire. Chapitre III La reprise du travail est annonce, l’ingenieur Negrel devrait revenir bientot avec des travailleurs belges. Etienne, qui vit de plus en plus a l’exterieur, se rend chez Rasseneur qui continue a trouver la greve absurde et inutile. Ils opposent leurs idees. Tout a coup, Catherine et Chaval penetrent dans L’Avantage. Tres fier de lui, il annonce qu’il reprend le travail le lendemain au Voreux, a la tete de douze belges.

Cela en est trop pour Etienne, et la bataille debute. Etienne le domine, mais lui laisse la vie sauve… Chapitre IV Etienne et Catherine quittent L’Avantage et se promenent. Etienne lui propose de s’installer avec lui, mais elle refuse. Ils se separent. C’est alors qu’il reconnait Jeanlin qui rode pres de la sentinelle du premier chapitre. Stupefait, Etienne ne peut reagir quand Jeanlin enfonce son couteau dans la gorge du soldat. Comme seule justification, il assure qu’il « en avait envie ». Il vont cacher la cadavre dans l’ancienne fosse, celle ou Jeanlin a un repere. Chapitre V

Les travailleurs etrangers, des Borains, sont arrives et s’appretent a descendre dans la fosse. Les mineurs sont excedes. Ils se reunissent a l’entree du Voreux, gardee par des militaires armes. Malgre les appels aux calme du capitaine, les grevistes sont en colere, se sentent trahis. « A mort les Borains ! Nous voulons etres les maitres chez nous ! « , scandent-ils. Etienne sent bien qu’il ne plus retient la foule, qui ne remarque guere qu’elle a a faire a des ennemis armes. Il se resigne et craint le pire. La foule tente d’avancer, de faire reculer les soldats, tout en les injuriant.

Fort de leur nombre, ils ne craignent rien. Tous sont venus pour ce qui s’annonce etre la lutte finale. Ils sont tres sur d’eux, et n’ont rien a perdre… sauf leur vie, tout ce qui leur reste… Les militaires font feu, beaucoup tombent, dont Maheu… C’est le desastre : 25 blesses et 14 morts. La sixieme partie se termine par l’arrivee de l’abbe Ranvier, « il annoncait l’ere de la justice, la prochaine extermination de la bourgeoisie par le feu du ciel, puisqu’elle mettait le comble a ses crimes en faisant massacrer les travailleurs et les desherites de ce monde ». Septieme Partie : Chapitre I

La Compagnie, confuse de la tournure des evenements, incite les mineurs a reprendre le travail, en leur promettant des ameliorations. Chez la Maheude, on reste ferme, pas de reprise du travail : « ce serait trop fort, de tuer le pere et de continuer ensuite a exploiter les enfants ! « . Etienne doit subir l’hostilite des grevistes, qui l’accusent de tous les malheurs qui se sont passes. Il est la cible de toutes les insultes que les mineurs ont sur le c? ur. Deja, des briques volent a son passage. C’est Rasseneur qui reprend le flambeau de meneur. Chez les Gregoire, ont fete tranquillement les fiancailles de Cecile et de Negrel.

Deneulin, ruine, a vendu sa concession a la compagnie. Chapitre II Etienne, au cours d’une longue promenade, rencontre Souvarine. Ils parlent du succes de Pluchart a Paris, des theories de Darwin (theses que soutient d’ailleurs Zola), du socialisme… Souvarine lui conte que sa femme a ete execute pour activite politique. Ils parlent ensuite de la prochaine reprise du travail. Souvarine confit a Etienne qu’il compte partir. Puis ils se separent. C’est alors que Souvarine, juste avant son depart, applique ses idees anarchistes et sabote la fosse du Voreux…

Etienne, ayant repris sa place chez les Maheu, entend, tot le matin, Catherine se lever. Surpris, il l’interroge : elle part travailler, lasse de voir sa famille dans le besoin. Elle ne craint pas les reproches. Emporte par son amour, Etienne decide de l’accompagner, sans se rendre comporte de ce qu’il vient de dire. C’est alors qu’a l’entree de la fosse, il rencontre Souvarine, qui fremit a l’idee que son action risque de blesser aussi Etienne… Chapitre III Beaucoup reprennent le travail, la laborieuse greve est finie. Les mineurs y ont beaucoup perdu, mais rien gagne.

Etienne, Catherine et Chaval se retrouvent ensemble. Les fuites d’eau, dues au sabotage de Souvarine, se font de plus en plus importantes. Mais les porions n’y pretent guere attention. Tout a coup, l’equipe se trouve nez a nez avec un veritable torrent qui inonde leur tunnel. La catastrophe s’annonce, et on se bouscule aupres des cages pour remonter. Mais une vingtaine reste en bas, arrivee trop tard, dont Etienne, Catherine et Chaval. Negrel remonte a la surface, et annonce que « la fosse est perdue ». Negrel decide cependant d’y retourner pour sauver les derniers, il y a deja eu assez de morts.

En observant les « blessures » des installations, il comprend qu’il s’agit d’un sabotage. Il remonte rapidement, la voie n’etant plus libre. Une immense s’est deja reunie devant la fosse, en entendant les affolements des survivants. C’est alors que la catastrophe a lieu : la mine, saturee d’eau, s’affaisse et disparait dans le sol. « Une supreme convulsion du sol les mit en fuite. Des detonations souterraines eclataient. [… ] D’abord, une sorte de tourbillon emporta les debris du criblage et la salle des recettes. Le batiment des chaudieres creva ensuite, disparut. [… Et l’on vit alors une effrayante chose, on vit la machine, disloquee sur son massif, les membres ecartelees, lutter contre la mort : elle marcha, elle detendit sa bielle, son genou de geante, comme pour se lever ; mais elle expirait, broyee, engloutie. [… ] Et rien ne depassait. [… ] Le Voreux venait de couler a l’abime ». Chapitre IV (debut mars 1866) A paris, M. Hennebeau est fait officier de la legion d’honneur. Dansaert est renvoye. On se souciait beaucoup pour ceux qui sont restes en bas, autant dans les journaux que sur le terrain. Les mineurs, grevistes ou non, se proposent par centaines pour effectuer les travaux de sauvetage.

Mais le travail s’annonce complique, et on ne percoit aucun signe de vie… Cependant, trois jours apres la catastrophe, ont se met a la besogne, apres avoir entendu des battements. Zacharie meurt par inadvertance : il a laisse bruler ouvertement une flamme, contrairement a toute regle miniere. Du grisou s’enflamme… Jeanlin a aussi fait de nombreux blesses. Cecile, au cours d’une visite avec sa famille dans le coron, se fait etrangler par le pere Bonnemort. Chapitre V Dans la mine, les « miserables abandonnes » ont de l’eau jusqu’au ventre. Les mineurs tentent de trouver une sortie, et se separent.

Ils se perdent dans le dedale des galeries et des veines. Etienne, Catherine et Chaval finissent par se retrouver tous les trois dans un recoin qui semble plus propice a la survie. Les rivalites entre Etienne et Chaval reprennent le dessus sur les instincts de survie. Etienne finit par tuer Chaval. « Et penche, l’? il elargi, Etienne le regardait. C’etait donc fait, il avait tue. Confusement, toutes ses luttes lui revenaient a la memoire, cet inutile combat contre le poison qui dormait dans ces muscles, l’alcool lentement accumule de sa race. Pourtant, il n’etait ivre que de faim, l’ivresse lointaine des parents avait suffi ».

La felure a agit… La situation s’aggrave : l’eau monte, et ils s’epuisent. Ils tentent de monter plus haut. Une lueur d’espoir subsiste : ils entendent les mineurs au loin creuser pour les retrouver. Au neuvieme jour, en compagnie du cadavre de Chaval, ils laissent libre-cours a leurs pulsions sexuelles et s’unissent enfin, apres tant d’hesitations… Peu de temps apres, Catherine meurt. Les secours parviennent enfin a la hauteur d’Etienne, qui est desormais le seul survivant. A la surface, c’est la stupeur. Chapitre VI (avril 1866) Etienne part, quitte la mine et y laisse ces mauvais souvenirs.

Il fait ses adieux a ses compagnons, qui ont tous repris le travail. Ils gardent cependant l’espoir d’une revanche. Etienne part pour Paris, ou il rejoindra Pluchart. Il est plein d’ambitions politiques, ses experiences l’ont muri. Il part en sentant que « la germination allait faire bientot faire eclater la terre »… Fin de Germinal Style particulier Le projet scientifique rigoureux est constamment subverti par les modeles narratifs et les stereotypes preexistants, en particulier ceux du roman-feuilleton et du melodrame, ainsi que le systeme preconstruit de la formation ideologique de l’ecrivain et ses obsessions personnelles.

Germinal, dont le canevas, le role devolu a Etienne et le sens du roman ont ete bouleverses apres le voyage fait par le romancier a Anzin. C’est ainsi qu’Etienne, longtemps concu comme un meurtrier et l’amant de Catherine, devient le porte-parole de Zola et un heros revolutionnaire… EMILE ZOLA Emile Zola, ne a paris le 2 avril 1840, mort a Paris le 29 septembre 1902, est un ecrivain, journaliste et homme public francais, considere comme le chef de file du naturalisme. C’est l’un des romancier francais les plus universellement populaires, l’un des plus publies et traduits au monde.

Ses romans ont connu de tres nombreuses adaptations au cinema et a la television . Sa vie et son ? uvre ont fait l’objet de nombreuses etudes historiques. Sur le plan litteraire, il est principalement connu pour les rougont-macquart fresque romanesque en vingt volumes depeignant la societe francaise sous le second empire. Les dernieres annees de sa vie ont ete marquees par son engagement dans l’affaire dreyfus avec la publication en janvier 1898, dans le quotidien l’aurore de l’article intitule « j’accuse ! » qui lui a valu un proces pour diffamation et un exil a londres.