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Haiti : Les causes de l’augmentation de la pauvreté entre 1981 et 2003 1) Une pauvreté séculaire 2) Les déterminants du maintien de la pauvreté entre 1981 et 2000 2. 1) un contexte s persistante or 13 une inflation 2. 2) Une évolution négative du PIB 2. 3) Les causes spécifiques de la reproduction de la pauvreté a) tendances de fond de l’économie b) contexte socio-politique c) chocs exogènes d) ajustement structurel les pays d’Amérique.

Elle a gardé la même place depuis alors que Pécart s’agrandissait entre elle et les autres pays entre 1950 et 1980. C’est donc sur une toile de fond fait de rachitisme ?conomque et de retards importants au nlveau de tous les indicateurs socio-économiques qu’Haiti a abordé un cycle long de stagnation et de difficultés énormes à partir de 1981. Il est présenté dans le tableau synoptique qui suit les principaux facteurs qui ont déterminé sur le plan économique le très faible niveau de développement d’Halti jusqu’au dernier quart du vingtieme siècle.

Ces facteurs continuent d’avoir une influence négative sur l’économie, Quelques déterminants économiques (historiques) de la pauvreté en Haiti Faits économiques Faits économiques (suite) Résultats Niveau Système –Système mixte en termes de structures de propriété foncière et de

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relations de production entre 1804 et la deuxième guerre mondiale : grande propriété demeure importante en terme de surface sans contrôle de la force de travail // petite exploitation dominante en termes de production et déterminante en termes de structure de production.

D’où faible progression du capitalisme et faible progression des forces roductives me de production 2– Emergence et progress PAGF 13 20ème siècle : intensification du travail familial de faible productivité, intensification du métayage et augmentation du alariat agricole Capital, revenus, investissements 1–prédominance au démarrage d’ des pauvres vivant autour du niveau de « pauvreté » (au moins 90% de la population) 2–Faiblesse du capital financier, pénurie de monnaie, faiblesse chronique des revenus publics et taxation régressive 3–Budget dominé par dépenses pour l’armée (50% ou plus) et quasi-absence d’investissement public 4-—Dégradation capital physique (route, port ,système irrigation) 5–Capacité d’investissement privé interne limitée et quasiment pas d’investissement étranger dans l’agriculture (Constitutions) –Dépenses de consommation ostentatoire des catégories aisées et rachitisme des classes moyennes 7–Pénurie de ressources humaines qualifiées et faiblesse de la formation 8–0stracisme des nations étrangères et mauvaises conditions du commerce international (longues périodes de baisse prix café et détérioration des termes de l’échange) 9- Drainage capitaux par paiement indemnité à colons et dette internationale 10—Sortie importante de capitaux au dix-neuvième et vingtième siècle par classes capitalistes 11–Croissance démographique en présence de ressources naturelles limitées 1. Faiblesse du surplus interne 2. Faiblesse de l’investissement 3. Très faible développement des forces productives 4. Tendance au repli sur soi de l’économie (baisse tendancielle de EXP/PIB) 5. Croissance extensive : é uction plus ou moins vulnérabilité touchant la majorité de la population ( environ 80 %) 7 Production permettant un revenu moyen proche du niveau de subsistance.

Compte tenu de la mauvaise répartition du revenu, cela implique un niveau de vie précaire pour la majorité de la population. 2. 1 Une combinaison de facteur négatif Les causes de la persistance d’un taux de pauvreté élevé 60 % en moyenne de la population à partir des données locales) entre 1981 et 2000 ainsi que de l’augmentation du taux de pauvreté entre 2000 et 2003 sont mécaniquement liés au ralentissement de la croissance dû à la chute des investissements, à la baisse de la productivité et des exportations. Cependant, cette relation mécanique doit être mise dans un contexte socio-politique particulièrement néfaste pour la croissance.

La croissance négative du PIB par habitant et l’augmentation de la population dans un contexte d’inflation persistante ont poussé des milliers de ménages additionnels dans a pauvreté absolue entre 1980 et 2003 en dépit d’une légère hausse de la consommation moyenne due essentiellement ? l’accroissement des transferts sans contrepartie. Ces derniers ont facilité une amélioration du revenu moyen des ménages pauvres entre 1987 et 2000. Il s’en est suivi une réduction de l’écart de pauvreté ( poverty gap) enregistrée au dessous de la ligne de pauvreté. Mais, la dégradation du PIB per capita dans un contexte de crise politique persistante entre 2000 et 2003 ont inversé la tendance positive enregistrée au dessous de la ligne de auvreté.

La croissance négative du PIB avec ses conséquences en terme de chômage est du 13 négative du PIB avec ses conséquences en terme de chômage est due à cinq types de causes : (a) la poursuite de certaines tendances longues à effets néfastes sur la productlon (b) un contexte socio-politique néfaste pour les investissements et une gouvernance débile et erratique (c) l’impact de chocs exogènes ayant affecté directement et durablement certains secteurs (d) les politiques d’ajustement structurel partiellement appliquées dans un contexte politique inapproprié e) les effets du marché international (f) la forte réduction de l’aide internationale et la politique macro- économque inflationniste dans un contexte de croissance négative entre 2000 et 2003 2. une évolution négative du PIB La raison fondamentale de la reproduction de la pauvreté : 2003 . la croissance négative du PIB 1987 – En 1950, Halti se positionnait à la dernière place au classement des revenus per capita parmi les pays d’Amérique. Elle a gardé la même place depuis alors que l’écart s’agrandissait entre elle et les autres pays entre 1950 et 1980. C’est donc sur une toile de fond fait de rachitisme economique et de retards importants au niveau de tous les indicateurs socio-économiques qu’Haiti a abordé un cycle long de stagnation et de difficultés énormes à partir de 1981. L’investissement total a représenté en moyenne 1 7 % du PIB.

Cependant, il a enregistré une tendance àn la baisse en passant de 18% en moyenne sur la ériode 1980/87 à environ 14 % n pays au niveau de en moyenne entre 2000 e d’investissement aurait dû être beaucoup plus élevé, c’est-à- dire de l’ordre d’au moins 4 à 5% par année si la productivité ?tait plus élevée alors qu’ il y a été enregistré une décroissance moyenne du PIB par tête de 2. 1% ente 1987 et 2003. Cette tendance négative a été heureusement contrecarrée par une forte progression des transferts courants qui ont permis une croissance très modérée du revenu et de la consommation par tête (1. 2 %) par tête. Il s’agit bien entendu d’ une moyenne poussée à la hausse par le revenu des ménages bénéficiaires de ces transferts, ce qui n’est pas encore le cas dela majorité des familles.

Comment donc expliquer des performances aussi médiocres ? Sommairement, on peut mentionner les facteurs suivants : a) la composition du financement externe où l’humanitaire, l’appui à la balance des paiements, c’est-à-dire la consommation courante de produits importés, les secteurs sociaux comptent pour une part importante sans contribuer pour beaucoup à la croissance , b) la composition de l’investissement réalisé par le Trésor public qui cache un volume non négligeable de dépenses courantes ; c) les changements importants dans le cadre macroéconomique, notamment au niveau de la politique commerciale qui a consacré l’ouverture de l’économie.

Ces changements ont conduit, dans un contexte politique défavorable à un certain attentisme du secteur privé quant à l’investissement industriel et à une forte concentration du capital dans le domaine commercial dont l’effet multiplicateur a été plus faible que celui du secteur secondaire. d) la très faible productivité du secteur agricole qui constitue encore près du tiers du PIB, mais dont les capacités d’adaptation aux nouvell 6 3 agricole qui constitue encore près du tiers du PIB, mais dont les capacités d’adaptation aux nouvelles conditions du marché se sont révélées très limitées. L’ensemble de ces facteurs peut être synthétisé dans la notion d’une productivité extrêmement faible qui se traduit par un rendement dérisoire par rapport au capital investi. 2. Les causes spécifiques de la reproduction de la pauvreté Les causes spécifiques de la persistance d’un taux de pauvreté élevé entre 1981 et 2000 ainsi que de l’augmentation du taux de pauvreté entre 2000 et 2003 sont mécaniquement liés au ralentissement de la croissance dû à la chute des investissements, à la baisse de la productivité et des exportations. Cependant, cette relation mécanique doit être ise dans un contexte socio-politique particulièrement néfaste pour la croissance. La croissance négative du PIB avec ses conséquences en terme de chômage est due à cinq types de causes : (a) La poursuite de certaines tendances longues à effets néfastes Dans cette catégorie de causes, il est important de souligner pour les années 80 et 90 les phénomènes suivants: .

L’émiettement continu des propriétés couplé à la stagnation technologique ont conduit à l’incapacité à créer de nouveaux emplois productifs dans l’agriculture, constituant un important facteur (push) de migration. La dégradation de la qualité du sol et l’érosion notamment en montagne ont contribué à faire baisser la productivité et même ? provoquer des rendements décroissants affectant ainsi les revenus 7 3 croissance négative L’accélération dans les années 90 de la tendance ? la baisse de la production et des exportations de café amorcée dès les années 1880. Le café est pourtant demeuré la denrée principale d’exportation du pays, ce qui atteste d’une forte chute des revenus des producteurs compte tenu du faible niveau des cours internationaux.

La fuite de cerveaux par l’émigration de professionnels et de echniciens qualifiés affectant la productivité de l’économie Haitienne, sa compétitivité et sa capacité à absorber l’épargne externe notamment l’assistance externe. (b) Un contexte socio- politique néfaste pour les investissements et une gouvernance débile et erratique Sur ce plan, il suffit de mentionner les différents changements de Présidents et de gouvernements ( neuf présidents et plus d’une quinzaine de Gouvernements entre 1985 et 2003), les élections avortées, contestées et ou non reconnues par des acteurs influents sur la scène politique avec leurs onséquences multiformes sur le budget de ‘état et sur le niveau de l’aide externe.

Les remous politiques affaiblissent l’autorité de l’état, amenuisent les capacités de l’administration publique à travers une rotation rapide des personnels de décision et une tendance à la dégradation des salaires réels. Ainsi, les salaires de la fonction publique ont perdu deux tiers de leur valeur entre 1999 et 2003. un tel phénomène décourage les fonctionnaires honnetes et compétents, les porte à abandonner la carrière publique ou à multiplier les sources de revenus, engendre la orruption chez certains déjà prédisposés par ailleurs. Tout cela affecte la productivité et la qualité du service public au détri 3 prédisposés par ailleurs.

Tout cela affecte la productivité et la qualité du service public au détriment de la population comme peut en témoigner la situation dans les hopitaux publics où la qualité des sons a baissé tandis qu’augmentait le niveau des frais exigés des usagés. L’accès plus difficile à des services sociaux de qualité notamment dans le domaine des soins curatifs, a contribué à l’accroissement de la pauvreté absolue. Il faut ouligner que des ONG et autres fondations ont pallié en partie le recul de l’Etat. L’instabilité sociale et politique après 1 986 a provoqué par ailleurs successivement le tassement de la croissance du secteur de la sous-traitance, sa décroissance et enfin à sa quasi- disparition sous l’effet de l’embargo imposé à Halti en octobre 1991 avec disparition de plusieurs milliers d’emplois directs et indirects.

La reprise des activités dans ce secteur pas encore permis de retrouver le niveau d’emplois de la première moitié des années 80. (c) Cimpact de chocs exogènes ayant affecté directement et Dans cette catégorie , l’on peut se limiter à mentionner trois grandes causes : – L’élimination du cheptel porcin au début des années 80 qui a réduit substantiellement et durablement le patrimoine des paysans et amenuisé leur capacité d’épargne. L’impact est demeuré durable parce qu’il a été accompagné d’un revirement des termes de l’échange à la même époque et suivi cinq à six après de la libéralisation des importations alimentalres, laquelle a mis les produits locaux à rude concurrence. L’embargo imposé à Hati en octobre 1991 par la communauté internationale a pratiquement affecté de façon négative ‘ensemble des secteu 1991 par la communauté internationale a pratiquement affecté de façon négative l’ensemble des secteurs d’activités, tout en permettant une accumulation de richesses dans des « poches économques » restreintes tant dans le secteur privé que dans le secteur public connues pour leur capacité à créer des rentes de situation. Les sanctions économiques ont constitué un facteur fondamental d’augmentation du chômage et de la pauvreté en Halti en soi et, en cela que leurs effets ont été multipliées par la gestion économique désastreuse des différents gouvernements e facto. L’aide alimentaire concomitante a créé un effet de dépendance durable dans féconomie alors que les niveaux de production d’avant l’embargo n’ont jamais encore été atteint.

Il faut ajouter que les entrepreneurs Ha-ltiens et étrangers ont gardé de cette période une perception très élevée du « risque- pays L’association d’Ha-lti et des Haitiens au SIDA par le Gouvernement américain au début des années 80 a causé un tort non négligeable au secteur du tourisme en particulier qui ne s’en est pas encore relevé dans la mesure où le contexte social t politique est loin d’être un facteur d’attraction. Ainsi, Haiti s’est laissé distancer par tous les pays de la Caraibe en consentant d’importants manques à gagner et meme des pertes de revenus et d’emplois. (d) Les politiques d’ajustement structurel partiellement appliquées dans un contexte politique inapproprié A partir de 1986, le Gouvernement Haltien a adopté une stratégie libérale qui se voulait d’être au départ une stratégie de promotion des exportations. L’application partielle de deux programmes d’ajustement structurel ( 1986/87 et 1997/98) n’a pas permis dobtenir les résultat