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Les drogues : comment expliquer les dependances liees a la consommation ? INTRODUCTION Amorce « Bonjour, Je me permets de contribuer a ce forum en vous exposant mon parcours avec les drogues, et plus particulierement, avec le cannabis. J’ai commence a consommer a l’age de 16 ans (j’en ai 31 ans aujourd’hui). Au depart, la consommation etait tres espacee, un ou deux joints PAR MOIS. Puis, une fois que le « tissu relationnel » inherent a une consommation s’est developpe, j’ai donc pu trouver plus facilement du cannabis, des lors, ma consommation a tout doucement commence a augmenter.

Pour moi, j’ai « bascule » a partir du moment ou j’ai commence a fumer des le matin, avant d’aller au cours. Rapidement, j’ai aussi essaye d’autres produits, tels que le LSD et l’ecstasy. Je ne veux pas tomber dans le cliche du « qui fume un joint aujourd’hui se piquera demain », car beaucoup de mes connaissances en sont toujours restes qu’au cannabis, mais ce ne fut pas mon cas. Trois ans plus tard (donc, vers 19 ans), je prenais « tout ce qui passait » ; du cannabis en doses massives, de la cocaine, des amphetamines, etc.

Sortis de mes etudes secondaires avec succes, je n’etais par contre pas en etat d’entamer

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des etudes superieures. Vers 20 ans, avec l’aide d’une amie, et avec beaucoup de volonte, j’ai stoppe toutes les drogues « chimiques » que je prenais, ce ne fut pas facile, j’en ai bave, mais je m’en suis sorti. Au depart, j’avais vraiment tout arrete, y compris les joints, mais rapidement, je me suis rendu compte que les medicaments « calmants » et de substitution que l’on me prescrivait n’etaient, finalement, guere mieux que les drogues chimiques elles-memes, donc, je me suis remis au cannabis et ai laisse tombe ces medicaments.

J’ai par la suite repris des etudes superieures, que j’ai par ailleurs reussies sans problemes et avec de tres beaux resultats…. mais, pourtant, ma consommation de cannabis n’a encore fait qu’augmenter, encore et encore. A un moment donne, je n’etais pas loin de 15 joints par jour ! Vint ensuite le debut de ma vie professionnelle, que j’ai toujours su tres bien assumer, mais pourtant, dans ma sphere privee, le cannabis etait la, toujours bien la ! …

Mais a l’epoque, l’idee d’arreter ne me traversait pas l’esprit, puisque je reussissais bien dans la vie, et, autant le dire, avec le poste que j’occupe, l’argent n’est pas reellement un probleme, donc, (et c’est cela qui est tres vicieux avec la drogue) dans de pareilles conditions, on ne pense pas a arreter « puisque tout va bien », au contraire, je voyais mes joints du soir comme une juste recompense apres une dure journee de labeur. » Temoignage de « The Voice » apel-lycee-stemarie-cholet. org/cannabis/temoignage. htm *** Selon l’Organisation Mondiale de la Sante (OMS), un « joint » contient en moyenne 750 mg de cannabis.

Ainsi cet individu a atteint a un moment une consommation quotidienne d’a peu pres 11 grammes de cannabis. Il apparait ainsi que son corps a developpe un besoin croissant de cannabis. Quand au fait qu’il ait experimente de nouvelles drogues, cela s’explique par l’envie (plus ou moins refrenee selon les individus) de decouvrir de nouvelles sensations, d’experimenter de nouvelles choses, pour definir ses limites. Nous nous demandons a present qu’est-ce qui, dans le corps de cet individu (et dans le corps des personnes dependantes a la drogue en general. ), provoque un besoin d’augmenter au fur et a mesure la consommation.

Des mecanismes ont du se mettre en place, ce qui pourrait alors expliquer la dependance physique et mentale a laquelle est soumis un drug addict (terme anglais designant une personne presentant une addiction a la drogue). Nous allons tout d’abord commencer par definir ce qu’est la drogue, et nous presenterons ensuite les caracteristiques de quelques exemples de drogues issues de differentes « familles ». Nous aborderons ensuite le fonctionnement du systeme nerveux pour enfin aboutir a l’action de drogues sur le systeme nerveux et ses consequences, a savoir les dependances physique et psychique.

I – Les drogues Presentation generale, definition L’OFDT (Observatoire Francais des Drogues et Toxicomanies) propose la definition suivante pour le mot drogue : produit psycho-actif naturel ou synthetique, utilise par une personne en vue de modifier son etat de conscience ou d’ameliorer ses performances, ayant un potentiel d’usage nocif, d’abus ou de dependance et dont l’usage peut etre legal ou non. Les drogues (au sens tel qu’il a ete defini ci-dessus) se divise en trois grandes groupes : Les excitants, ou psychostimulants. On trouve dans ce roupe les drogues appartenant aux categories suivantes : amphetamines, antidepresseurs, cocaine. Les effets que peuvent provoquer la consommation de ce type de drogue sont : Stimulation physique et intellectuelle Lutte contre la fatigue Sentiment de puissance Les hallucinogenes, ou psychodysleptiques. On trouve dans ce groupe les drogues appartenant aux categories suivantes : LSD, solvants, THC (tetrahydrocannabinol), champignons & plantes dites « hallucinogenes ». Les effets que peuvent provoquer la consommation de ce type de drogue sont : Euphorie, detente Excitation Hallucinations, delires

Les sedatifs, ou psychodepresseurs. On trouve dans ce groupe les drogues appartenant aux categories suivantes : somniferes, tranquillisants, anesthesiques, neuroleptiques, opiaces, substances ethyliques (alcool). Les effets que peuvent provoquer la consommation de ce type de drogue sont : Detente, endormissement « Defonce », flash Fortes detentes physiques et psychiques Toutes les drogues provoquent des effets sur les systemes nerveux central, respiratoire, gastro-intestinal et cardiovasculaire. Voila maintenant quelques exemples de drogues, leurs caracteristiques, leurs effets principaux et secondaires.

Il est a noter que l’es effets d’une drogue varient selon le poids et l’age de la personne, la quantite absorbee, la frequence d’utilisation (qui definit la tolerance a cette drogue), la duree d’utilisation, la methode d’absorption, les antecedents medicaux et psychiatriques, et la consommation simultanee d’alcool et d’une autre drogue (polyconsommation). L’heroine (groupe des sedatifs, categorie des opiaces) Histoire, caracteristiques, argotisme : L’heroine est un derive de la morphine, et l’opiace le plus utilise en usage illegal. Elle est detectable pendant 2 a 4 jours dans l’urine et dans le sang.

Synthetisee pour la premiere fois en 1874 a Londres, mais son potentiel n’est pas reconnu avant qu’elle ne soit de nouveau synthetisee en 1898 par un chimiste allemand. On l’utilisa d’abord comme produit de substitution a la morphine, comme anti-douleur, et elle fut a la fin du 19eme siecle commercialisee sous forme de pilule en vente libre comme traitement contre l’asthme ou la diarrhee. Mais la consommation d’heroine devient vite un probleme de sante publique, et elle sera progressivement interdite a la vente et a la consommation pendant le 20eme siecle.

Elle est familierement appelee H, Hero, Dust, Horse, Smack, Junk, Schnouff, Borwn Sugar… Fabrication : Des capsules de pavot sont incisees, permettant l’ecoulement d’une espece de latex blanchatre, l’opium. A l’air libre, il durcit et devient noiratre. Melange a de l’eau chaude puis filtre, il est ensuite soumis a une succession de reactions chimiques en milieu acide, puis basique, permettant d’obtenir la morphine-base. (L’operation est repetee trois a quatre fois). On fait reagir la morphine-base avec un reactif d’acetylation (habituellement l’anhydre acetique).

On est alors en presence d’heroine-base. (Heroine n°3) Insoluble dans l’eau, elle peut etre fumee mais n’est pas injectable. Pour la rendre injectable, on la transforme, par reaction avec de l’acide chlorhydrique, en chlorhydrate d’heroine, ou plus communement heroine (Heroine n°4). Composition : Consommation : L’heroine est une drogue qui peut etre consommee par : Inhalation : on parle alors de « chasser le dragon », technique consistant a inhaler les vapeurs d’heroine posee sur une feuille d’aluminium et chauffee par le dessous.

Injection intraveineuse : technique consistant a melanger de l’heroine, de l’acide ascorbique (ou citrique) et de l’eau sterile, a porter a ebullition le melange, puis utiliser une seringue pour s’injecter le produit ainsi obtenu. Cette technique comporte un fort risque de transmission des maladies (telles que le sida) si la seringue utilisee n’est pas sterile et a deja ete utilisee par une personne porteuse d’une maladie transmissible par le sang. « Sniff » : il s’agit d’inhaler par le nez de la poudre d’heroine. Ingestion : mode d’admission extremement rare, consistant a ingerer de l’heroine sous forme de poudre ou de cailloux.

Effets : A court terme : analgesie, euphorie, sensation de bien-etre, relaxation, somnolence, contraction des pupilles, diminution du rythme respiratoire (en cas d’overdose (trop forte dose) : mort par insuffisance respiratoire), diminution de l’appetit, nausees et vomissements, diminution de la tension arterielle et du rythme cardiaque a fortes doses, transpiration, demangeaisons cutanees. A long terme : contraction des pupilles, ralentissement general des actions, fluctuation de l’humeur, indifference a l’environnement, infertilite asculine, irregularites menstruelles. Dependances : Dependance psychologique des les premieres prises, tres forte dependance physique. Le cannabis (groupe des hallucinogenes, categorie du THC) Histoire, caracteristiques, argotisme : Le cannabis est le nom latin du chanvre (Cannabis sativa L. ). Le chanvre est une plante qui fut tres largement utilisee au cours des siecles (c’est une des premieres plantes a avoir ete « domestiquee » par l’homme au neolithique), mais progressivement interdite en raisons de ses caracteristiques psychotropes.

En effet on recense dans le chanvre un grand nombre de cannabinoides (substances chimiques qui activent les recepteurs cannabinoides du corps), parmi lesquels le THC (tetrahydrocannabinol, molecule a caractere psychotrope). Selon la technique utilisee, le produit fini issu du chanvre est appele marijuana (melange de fleurs et de feuilles sechees) ou haschich (resine). Ces differents produits peuvent etre familierement appeles Pot, Herbe, Mari, Ganja, Marijane, Weed, Beuh (pour la marijuana) ou Hasch (pour le haschich).

Fabrication : Marijuana : il s’agit de fleurs femelles de chanvre, ou de feuilles, qui une fois sechees sont pretes a etre consommees. Haschich : Les glandes secretoires des fleurs et feuilles que porte la plante femelle de chanvre secretent de la resine. Cette resine est separee de la matiere vegetale a l’aide d’un tamis, puis chauffee, et enfin pressee. E bloc de resine ainsi obtenu est pret a la consommation. Composition : C21H30O2 Consommation : Le haschich et la marijuana sont tous deux destines a etre fume. On parle alors de Joint, Petard, Stick, Bob, Bedo, Oinj, Tarpe… Effets :

A court terme : Detente, relaxation, desinhibition, euphorie, hilarite, augmentation de l’acuite sensorielle, modification de la perception du temps et de l’espace, confusion legere, desorientation, diminution de la coordination motrice, equilibre perturbe. Augmentation du rythme cardiaque, rougeur des yeux, hypotension posturale. Augmentation de l’appetit, secheresse de la bouche et de la gorge. (A fortes doses) Synesthesie (augmentation de la perception sensorielle), perturbation de la memoire a court terme, alteration de jugement, de la pensee, de la concentration, maux de tete, hallucinations.

Parfois sentiment de crainte, d’angoisse, de peur, de panique. A long terme ( fumeurs reguliers) : Syndrome de non-motivation, problemes de memoire et de concentration, difficultes d’apprentissage, problemes pulmonaires (toxicite equivalente, voire pire, a la cigarette). Dependances : Dependance psychologique en usage regulier, dependance physique en usage regulier a fortes doses avec symptomes de sevrage lors de l’arret brutal de la consommation. L’ecstasy (groupe des excitants, categorie des amphetamines)

Histoire, caracteristiques, argotisme : Initialement synthetisee dans le but de servir de coupe-faim (ce ne fut jamais le cas), la molecule MDMA (methylenedioxymetamphetamine), nom chimique de l’ecstasy, fut synthetisee pour la premiere fois en 1914. Son usage recreatif s’est developpe aux Etats-Unis dans les annees 1980, avant d’etre interdite en 1985 a la suite de plusieurs deces. L’ecstasy est une drogue de synthese se vendant entre $20 et $40 la pilule. Elle stimule le systeme nerveux central et possede des caracteristiques psychedeliques. Elle est souvent melangee a d’autre produits tels que la cafeine, la codeine ou des amphetamines.

L’ecstasy est d’ailleurs une amphetamine. Elle agit sur le cerveau en liberant une forte dose de serotonine. Fabrication : Le Sassafras est un arbre qui pousse en Asie et en Amerique du Nord et du Sud, et qui est principalement cultive au Bresil, en Thailande et au Vietnam. Une huile essentielle peut etre obtenue de ses racines, l’huile essentielle de Sassafras. Par distillation, on obtient de cette huile le Safrole. Composition : C11H15NO2 Consommation : L’ecstasy se presente generalement sous forme de pilule qui sont alors ingerees. Effets : Dependances : Cocaine Histoire, caracteristiques, argotisme :

Fabrication : Les feuilles de coca recoltees sont mises a secher plusieurs jours, puis melangees a du kerosene et du carbonate de calcium, de sodium ou de potassium. Les feuilles sont ensuite pietinees pendant plusieurs heures. La cocaine se transforme alors en carbonate de cocaine , qui a la capacite de se dissoudre dans le kerosene. Puis on filtre le tout afin d’eliminer les debris de feuilles, et on melange la solution obtenue a de l’acide sulfurique. Le produit final (sulfate de cocaine, appele pate base), precipite et se depose au fond de la cuve. On fait secher cette pate au soleil .

Pour purifier cette pate, on ajoute a nouveau de l’ acide sulfurique ( H+SO4 2-) puis du permanganate de potassium (MNOH4 ) pour eliminer le kerosene et autres impuretees . Apres filtrage, on rajoute de l’ ammoniac ( NH4 ) , puis on refiltre le tout et on fait secher . Dernieres etapes : on isole la cocaine des autres composants en ajoutant de l’ ether ethylique ou de l’ acetone, qui va alors dissoudre le sulfate de cocaine. Il faut finalement ajouter de l’ acide chlorhydrique ( H+Cl- ) et de l’ alcool a 100°, qui va entrainer la formation d’un precipite de chlorhydrate de cocaine qui va cristalliser entierement au bout de 3 a 4 jours .

La poudre blanche ainsi obtenue est prete a la consommation et a la vente. Composition : C17H21NO4 Consommation : La cocaine est le plus souvent prisee, ou « sniffee » par le nez. Elle peut egalement etre injectee en intraveineuse, fumee sous forme de joint ou encore inhalee (il s’agit la, comme pour l’heroine, d’inhaler les vapeurs de cocaine). Effets : Dependances : Le rapport Roques (1998) sur la dangerosite des drogues classe les drogues selon ce tableau : Modeles moleculaires (presentation), un pour chaque drogue presentee Dans l’organisme, sur quoi ces drogues agissent-elles ?

Repartir du temoignage ? action sur le systeme nerveux II – Fonctionnement du systeme nerveux Description generale Le systeme nerveux coordonne les mouvements musculaires, controle le fonctionnement des organes, et vehicule les informations sensorielles et motrices vers les effecteurs. Le systeme nerveux central (SNC) est une portion du systeme nerveux (SN) constituee du cerveau, du cervelet, du tronc cerebral et de la moelle epiniere. Il joue un role de reception, d’integration, de traitement et d’emission des messages nerveux.

Il est protege par une enveloppe osseuse. En effet, la boite cranienne enserre le cerveau et le cervelet, et la colonne vertebrale entoure la moelle epiniere et le tronc cerebral. Le SNC est egalement protege par trois enveloppes d’un tissu protecteur : les meninges. Le cerveau est l’organe central : il supervise le systeme nerveux et est le centre de la pensee consciente. Le tronc cerebral fait office de jonction entre le cerveau, le cervelet et la moelle epiniere, et est situe au niveau du cou.

Il est constitue de haut en bas du mesencephale (pedoncules cerebraux), du metencephale (protuberance bulbaire ou pont de Varole) et du myelencephale (bulbe rachidien). Le cervelet est la partie la plus archaique du cerveau (archeocerebellum), et est « branche » parallelement a la face dorsale du tronc cerebral. Il exerce les fonctions de maintien de la posture, de l’equilibre, de coordination entre les mouvements et de memoire gestuelle. La moelle epiniere a un role de transmission des messages nerveux entre le cerveau et le reste du corps. Elle est en grande partie constituee de nerfs.

Un nerf est une structure anatomique composee de fibres nerveuses, naissant de la moelle epiniere et se terminant sur sa « cible » (peau, muscle, organe, …) ou des organes sensoriels pour rejoindre le SNC. A l’extremite des fibres nerveuses se trouvent les neurones, ou cellules nerveuses. Ce sont les unites de base du systeme nerveux, ils assurent la transmission de l’influx nerveux sous forme d’impulsions electriques. La transmission de l’influx nerveux de neurone a neurone s’appelle la transmission synaptique et a lieu dans une zone tres precise : la synapse.

Transmission synaptique : schema, notion de neurotransmetteur. POUR ORAL : MAQUETTE On distingue deux types de synapses : la synapse chimique et la synapse electrique (trouver un exemple). Nous nous interesserons a la synapse chimique, qui utilise des neurotransmetteurs pour transmettre l’information. ===> SCHEMA SYNAPSE ===> NOTION DE NEUROTRANSMETTEUR III – « Drogues et dependances » Definition dependance OMS 1964 Mode d’action des drogues Faire apparaitre votre demarche : pour comprendre le ma des drogues ? temoignage (mouvements, etc…) ? montre interaction avec le SN

Hyp : les drogues exercent leur action sur le SN, sans doute au nouveau des synapses (justifiant) Comparaison des Nt endogene avec les drogues pour trouver des PC structuraux. Images Comparaison drogues/Nt/Rr pour trouver la zone de reconnaissance Images Demarche : comparaison entre les modeles des recepteurs et les molecules correspondantes Explication des dependances Repartir d’un schema synapse Nt/drogues Aug du nb de Rr , etc.. Fct du systeme de la recompense Conclusion/ la dependance est reversible. Traitement Etc.. Medicaments, therapie. CONCLUSION