Fondements pouvoir rome

Fondements pouvoir rome

LES FONDEMENTS DU POUVOIR IMPERIAL Apr? s la guere civile, la naissance d’un nouveau r? gime : le principat. I) Origines du Principat 1. Les traumatismes de la guerre civile La crise de la R? publique commence en 133 avec les Graques et laisse des traces profondes jusqu’? Actium. On a un si? cle de guerre civile qui marque les esprits. La crise touche tous les secteurs de Rome, les provinces et l’empire, L’institution, l’? conomie, la sph? re des politiques qui s’entretuent autant qu’aujourd’hui. Guerre civile ne veut pas dire sang partout dans les rues de Rome. Ce sont des luttes d’un si? cle (4 g? n? ations) qui ne connaissent pas de paix r? elle. Lucain parle de ?? luttes paricides?? , ?? univers ? branl? , ?? deux arm? es ennemies portant les m? mes enseignes?? etc. Tuer un ennemi est valorisant ; tuer un autre romain est honteux. On refuse donc le triomphe durant les guerres civiles. 2. De Octave ? Auguste Le paroxisme vient entre 44 et 31 avec le meurtre de C? sar. Le conflit est permanent durant cette p? riode. Quand Octave met fin ? la guerre civile avec Actium, ce n’est pas toutes

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les oppositions qui sont ? limin? es. La crise de 23 est profonde et montre que les choses ne sont pas stabilis? es.

Octave s’av? re habile homme politique. Son travail a sans doute sauv? l’Empire romain. Montre une intelligence politique tr? s pr? coce. Quand il est malade, en 23, c’est la crise. En 43 la guerre de Mod? ne, Octave assi? g? par Antoine… En 42 la guerre reprend et pendant le triumvera, les violences s’enchainent. Actium en 31 n’est pas la fin des conflits mais s’impose comme un point nouveau : fin des guerres civiles, fin des affrontements. Comme Octave est victorieux, il est l? gitime. Il exploite politiquement cette victoire par des nettoyages muscl? s de ceux qui ont ? t? proches du complot ayant tu? s son p? re.

En -29, Octave ferme les porte du temple de Janus. Cela signifie que la paix est dans Rome et hors de Rome. C’est la troisi? me fois qu’elles sont ferm? es depuis l’? poque royale ! On ne sait pas quel sens a le symbole : on y enferme la guerre ou la paix ? Le 16 janvier 27, il prend le titre d’Augustus. A ses yeux, son r? gne commence ? cette date. Augustus signifie Augure, celui qui augmente et est capable de donner plus d’? lan au pouvoir. La conotation religieuse aussi : Augustus c’est la prise des auspices. Octave prend ainsi une autre dimension. 3. Les influences Le mythe d’Alexandre est d? velopp? depuis -323.

Il est celui qui incarne l’administrateur qui sait organiser son pouvoir et faire la guerre. Il sait tout faire. C’est la figure la plus connue de l’Antiquit?. Toute l’antiquit? romaine est empreinte de ce mythe. Voir l’image du mausol? e d’Auguste =; il s’inspire du mausol? e d’Alexandre. Les monarchies hell? nistiques servent de mod? les car le mythe du roi victorieux est essentiel. II) La fin de la R? publique : besoins, interpr? tation et fondements 1. Les besoins de l’Empire Les limites de l’institution, elles sont p? rim? es. En -28, Auguste fait un ressenscement des citoyens : 4 063 000 citoyens. Comment les faire participer ? a vie politique de la cit? ? Le corps civique n’est plus consult? , il y a une fiction de r? gime r? publicain qui ne correspond ? rien. Mais le refus du r? gime monarchique aboutit ? la non-utilisation de termes royaux. Il veut donc appeler cela le principat. ?? je suis comme les autres magistrats mais je l’ai emport? sur tous les autres en autorit?. La coll? gialit? ne peut plus permettre ? un Empire de fonctionner. Il faut un concept qui allie pouvoir unique sans utiliser le mot de REX. On prend donc PRINCEPS. Sur le territoires on a des consuls qui se prennent pour des monarques ou des tyrans et abusent de leur pouvoir.

Ces gouverneurs nomm? s par Sylla se sont discr? dit? donc il est urgent de remettre de l’ordre dans l’Empire. Ce territoire est sous administr? , sous ? quip? militairement (mal d? fendu ou trop), mal ou trop exploit? ?conomiquement etc. Les aspirations ? la Paix. On construit l’Ara Pacis de -13 ? -9 av. JC. Cet autel de la Paix valorise le concept de Pax Romana. Il est urgent pour Auguste de r? tablir la coh? rence de l’arm? e qui ne doit plus ob? ir qu’? lui. Les res Gestae d’Auguste est une sorte de testament : il parle ? la population de l’Empire. 2. Les interpr? tations

Rappel historiographique : une centaine d’ouvrages traitent de la question du Principat. C’est une notion complexe. Pour MONSEN, Auguste veut partager le pouvoir entre le Princeps et le S? nat. il prend soin de pr? server l’autorit? d’Etat mais de respecter la volont? populaire en ? tant repr? sent? dans l’Empire. Pour d’autres voire tous les historiens, l’Autorit? est au contraire le fondement du pouvoir d’Auguste. Le coeur du principat serait ce noyau d? r de l’autorictas. Cette interpr? tation est toujours d’actualit? car on sent que c’est Auguste qui a impos? cette ? volution durant ses 57 ans de pouvoir entre ses d? uts de consuls et son statut d’Empereur. Les empereurs ne savent pas faire la diff? rence entre budgets priv? s et budgets publics. Auguste, lui, il sait faire bordel ! 3. Les fondements juridiques du pouvoir : survivance des institutions r? publicaines ? La fiction de la restitution de la res publica vers -28 : Auguste restitue les diff? rentes institutions fictivement. En effet (elles fonctionnent mais n’ont pas de pouvoir) L’imperium proconsulaire (le commandement de l’arm? e) revient en viager ? l’Empereur. C’est lui qui commande l’arm? e ? Rome et dans les provinces (illimit? ). Cet imperium est un pouvoir administratif sup? ieur sur les choses et les personnes. Un magistrat inf? rieur qui n’avait que la potestas ne pouvait pas avoir l’Imperium, c’? tait un fondement repect?. L? Auguste bouleverse tout ! Le triomphe est reserv? ? ceux qui ont l’Imperium. Tous les magistrats qui ont remport? s des victoires ne peuvent pas en b? n? ficier ! C’est le Princeps. ! La juridiection civiles et criminelle est faite par le Princeps. Les comices centuriates ne peuvent plus voter de loi, ces lois n’? manent que de l’empereur : on est dans un r? gime monarchique. La puissance tribunicienne : auguste contourne l’obstacle de ne pas pouvoir ? re tribun de la pl? be. Au lieu de ? a, il prend le pouvoir des tribuns en tant que protecteur du peuple. Il prend cette puissance en viager… mais tous les ans elle est renouvel? e. L’inviolabilit? e est associ? e ? cela. Quand on est coupable d’action contre l’Empereur, on est expuls? et condamn?. Cela n’a pas emp? ch? les meurtre d’Empereur. Il a le droit d’auxilium aussi (la gr? ce) Autres privil? ges : la convocation de la pr? sidence du S? nat. Il obtient aussi l’? largissement du pomerium. Auguste est l’heureux fondateur de Rome dont se permet de modifier le trac? sacr?. Il st le 3eme fondateur apr? Romulus et R? mus, et Camille. C’est le Princeps qui soutient les candidat aux magistratures : il propose ceux qu’il veut voir ? lu. Il a une clause discr? tionnaire. Et ? le droit de conclure les trait? s. III) L’exercice des pouvoirs imp? riaux Auguste n’abuse pas de son statut monarchique. Cette accumulation aurait pu amener beaucoup de d? rapages. Il d? pouille le S? nat de toutes ses comp? tences tout en conservant les magistratures. Ces magistrats, soulignons-le encore, n’ont aucun pouvoir… le Princeps a tout vid? ! Bon depuis un demi si? cle, le S? nat n’avait plus de pouvoir sur la politique ext? rieure.

Auguste ne fait qu’enteriner un ? tat de fait. 1. Les pouvoirs religieux Droits d’auspices : il se substitue au coll? ge de Augures. Il peut ? sa guise rendre des auspices favorables ou d? favorables pour empecher ou accelerer une initiative. Droit d’initiative religieuse : l’Ara Pacis. Il n’y a pas de dieu de la paix ? Rome. Faire un autel de la paix bouleverse les traditions religieuse qui pr? conisent la guerre. La paix ne se con? oit qu’apr? s la victoire. La paix n’est pas concevable apr? s la d? faite. Membre de tous les coll? ges majeurs : pontife, augure, pontifex maximus. Voir l’image de Auguste Grand pontife.

IL y est id? alis? , un visage d’ange, presque eff? min? , juv? nile. 2. La survivance des institutions Les comices sont de nouveau r? unie mais ne d? cident rien. Les magistrats sont ? lus et parfois se font ? lire consuls : mais ce sont des pantins. Sous la r? publique, il n’y avait personne au dessus des consuls. (voir sur internet ?? sch? ma simplifi? d’un cursus s? natorial sous le haut Empire?? ) 3. La r? alit? de pouvoir de l’empereur dans les provinces Il a des pouvoirs et une autorit? poconsuaire qui lui donne une autorit? totale sur les provinces de l’Empire. Elle n’a comme limite que l’Italie et Rome, g? ? e de fa? on diff? rentes. Rome est g? r? e en districts administratifs. Auguste n’a pas dans l’espace italien un pouvoir. Auguste connait l’histoire de Rome… et les romains des ? lites cultuv? es en g? n? ral ont une connaissance saisissante de leur histoire. Il aurait ? t? maladroit de la part d’Auguste d’organiser l’Italie comme une province par rapport ? la guerre sociale de Soccii en -78. Il n’a pas os? toucher ? leur statut administratif. Les groupes de pressions italiens sont tr? s actifs ? Rome. L’Italie est pacifi? e donc pas besoin de l? gion. L’Italie proconsulaire d’Auguste n’a donc pas lieu d’? tre.