Finance directe et indirecte

Finance directe et indirecte

Question 57 : Quelles différences faites-vous entre la finance directe et la finance indirecte ? e système financier aujourd’hui en place en France est le fruit d’une politique de transformations engagées dans les années 1980 pour préparer l’entrée dans runion économique et monétaire, on parle alors des 3 D : désintermédiation, décloisonnement, déréglementation(*). Le système financier reposait alors essentiellement sur l’activité des banques, et plus généralement sur le crédit.

Des taux de croissance élevés et le rythme soutenu d’investissement qu’ils supposent suscitaien n provenance des e disposition des firme • Swipe p que partiellement à I elles. Cétaient donc financement fonds propres ? s ne répondaient ortantes d’entre aient la demande de financement des entreprises. Ce système est désigné sous le terme d’« économie d’endettement » appelé également Finance Indirecte.

La mutation du système financier, organisée par les pouvoirs publics français en réponse aux contraintes de l’environnement économique, a abouti au passage progressif à un système de financement qui relève de « l’économie de marchés financiers » appelé également Finance Directe. Nous aborderons dans un premier temps la notion de « Finance indirecte » et de « Finance directe » avec leurs caractéristiques, et dans un second temps les différences qui existent entre-elle.

Finance

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indirecte La rencontre entre agents à besoin de financement et agents ? quand elle se fait par l’intermédiaire des banques. Celles-ci reçoivent des dépôts, c’est-à-dire des ressources financières inemployées, en provenance d’agents à capacité de financement, qu’elles peuvent mettre à la disposition des agents à besoin de financement. Dans l’allocation de Hépargne, deux transactions apparaissent : ne transaction entre l’épargnant et la banque, puis une transaction entre la banque et l’emprunteur.

Lorsque les banques prêtent une épargne préalablement déposée chez elles, le financement de l’économie est non monétaire en ce sens qu’il n’y a pas de création monétaire. En revanche, lorsque les capacités de financement des uns ne suffisent pas à couvrir les besoins de financement des autres, les banques prêtent au-delà de l’épargne disponible dans l’économie : elles ont le pouvoir de créer de la monnaie pour combler les besoins de financement. Le financement indirect est bien souvent un financement onétaire en ce sens qu’il relève en partie de la création monétaire. circuit de financement indirect est obligatoirement utilisé par les petites entreprises qui ne peuvent pas faire appel public ? l’épargne. Finance directe La notion de finance directe a été popularisée par les économistes Gurley et Shaw, auteurs d’ouvrages sur la théorie financière. Leur théorie distingue deux types d’agents économiques : ceux ayant un besoin de financement et ceux ayant une capacité de financement, c’est-à-dire des capitaux excédentaires par rapport à leurs besoins et qui peuvent donc ?tre placés contre rémunération. principe de la finance directe est de mettre en relation sans intermédiaires financiers tels qu’une banque ces deux types 2 directe est de mettre en relation sans intermédiaires financiers tels qu’une banque ces deux types d’agents : c’est directement le marché financier qui fera correspondre la capacité des uns et le besoin des autres, via l’émission de titres de propriété (actions) ou de dette (obligations).

Depuis les années 80, on assiste à un processus de désintermédiation financière : le financement externe indirect, ource de création monétaire et donc d’inflation, est en forte diminution. Les agents à besoin de financement se tournent de plus en plus vers les marchés financiers pour se procurer des ressources. Cintérêt de la finance directe est que le comportement du secteur financier (les banques) ne vient pas perturber la rencontre entre Hoffre et la demande d’argent.

Son inconvénient, que les règles liées aux marchés financiers visent à limiter, est l’asymétrie d’information entre l’investisseur qui engage son argent et l’agent économique qui souhaite en bénéficier. Différence entre la Finance directe et indirecte L’entreprise émet soit des titres de propriété supplémentaires (actions), dans le cas d’émission d’actions nouvelles, il faudra trouver de nouveaux partenaires et les attirer par des perspectives de profit.

Cette solution étant conditionnée par l’ambiance générale du marché, une période de dépression économique y est défavorable. De plus, l’ouverture du capital peut fragiliser l’équipe dirigeante en place et contrarier sa stratégie de long terme. Centreprise peut également devenir la proie d’autres sociétés si la propriété du capital est dispersée ans le public (on parle de capital « flottant Soit des titres de créances (obligations, bill 3 public (on parle de capital « flottant »).

Soit des titres de créances (obligations, billets de trésorerie… ), dans le cas de l’émission de titres de créance, un remboursement ultérieur et le versement d’intérêts sont programmés. Lorsque la durée de VIe du titre s’inscrit dans le moyen ou le long terme, il s’agit d’une obligation, son niveau de taux d’intérêt dépendant des conditions du marché et de l’évaluation du risque représenté par l’activité de l’entreprise ou sa santé financière.

En cas de ralentissement du rythme de l’activité, la charge de cet endettement peut peser lourdement sur la rentabilité de la société. Risque porté par l’actionnaire Taux déterminés par le marché VLes prêts consentis sont inscrits comme créances à l’actif des bilans des banques. Les banques en assument le risque et, la plupart du temps, l’atténuent en recourant à des garanties.

Bien que cette méthode ait fait débat à la suite de la crise financière des Sub-Primes en 2007-2008, les banques, par la titrisation, peuvent essayer de s’affranchir des risques de crédit excessifs en les transférant sur e marché. VEn consentant des « découverts bancaires » à leurs clients, les banques de dépôt participent à la création monétaire (risque d’inflation), celle-ci étant adossée à une créance. Cette garantie pourra en retour être mobilisée auprès de la Banque centrale ou sur le marché pour obtenir des liquidités.

Intervention de la banque Centrale Taux déterminés par la banque (en liaison avec la banque centrale) Conclusion Depuis de nombreuses an 4 its de financement de circuits de financement de l’économie ont connu un phénomène de désintermédiation. Bien que les ménages et les entreprises qui e peuvent faire appel public à l’épargne, c’est-à-dire s’adresser au marché financier, sont toujours dans l’obligation de recourir au crédit bancaire lorsque leurs fonds propres sont insuffisants pour financer leurs projets.

Dans cette explosion de la finance directe, parler d’une désintermédiation apparaît pourtant déplacé. La désintermédiation du bilan des banques, en effet, si dans un premier temps, cette «archéisation» des financements pouvait être associée à une désintermédiation au détriment du système bancaire, la capacité des banques à répondre à ce défi en se ançant elles-mêmes sur les métiers associées impose une clarification : ce qui est désintermédié par le développement des marchés des capitaux est moins le système bancaire que le bilan des banques.

En d’autres termes, à travers les mutations des dernières décennies, les banques génèrent de plus en plus de profits à travers leurs commissions qu’à travers leurs marges d’intermédiation, en augmentant leurs activités de hors bilan (BFI… ), même si elles sont soumises à une concurrence de plus en plus vive de la part d’intervenants non bancaires sur certains e leurs métiers comme le Shadow Banting et le Crowdfunding ; elles ont réagir en élargissant leurs gammes de métiers et fonctions.

Annexes Economie d’endettement (finance indirecte prépondérante) Economie de marchés financiers (finance directe prépondérante Approche de la monnaie S Currency principle (monnaie exogène) Financement de l’investissement Investissement premier, épargne seconde Epargne préalable à l’investissement Ajustement entre épargne et investissement Identité comptable (surdétermination et politique économique active) Processus d’égalisation (autorégulation espérée)

Taux d’intérêt Déterminé assez librement par la banque centrale Déterminé par le marché Politique monétaire Par les quantités (encadrement du crédit), on peut jouer sur les taux pour relancer l’activité (relative dissociation prix/quantités) Par les taux sur des marchés décloisonnés (politique peu libre car contrainte du taux de change) Aspect institutionnel Banque centrale sous contrôle politique Contrôle des changes Contrôle des activités financières Banque centrale autonome Déréglementation (accès de tous les agents à tous les marchés, despécialisation des activités financières)

Déficit budgétaire Couvert par les avances de la banque centrale (« planche ? billets ») Couvert par emprunts au risque d’une hausse des taux d’intérêt (effet d’éviction) Agent supportant le risque d’insolvabilité Banque centrale Epargnant Risque macroéconomique nflation/stagflation (banque centrale contrainte de refinancer ? l’excès) Economie de la bicyclette (croissance our couvrir les charges financières) sur la croissance Stimulation (mais risque accélérationniste) Ralentissement (difficulté à financer la croissance endogène car investissement en R&D et activités de pointe trop risqué et à délai rop long) La monnaie est considérée comme endogène si son émission provient plutôt du fonctionnement du système lui-même (l’investissement implique une demande de crédits refinancés par la Banque centrale). Elle est exogène si sa création est décidée à l’extérieur du système (gisements d’or, politique monétaire poursuivant librement ses objectifs). Cette distinction renvoie à la polémique qui opposa Ricardo (currency principle) à Tooke (banking principle). e risque accélérationniste apparait lorsque, pour réduire le chômage, les pouvoirs publics peuvent être amenés à provoquer oujours plus d’inflation par la politique de relance de l’économie (« d’argent facile »).

Agents économiques Ménages Entreprises Administrations publiques Ressources propres des a 9 igues non financiers fiscales (revenus de la françaises des jeux, revenus des entreprises publiques, cessions) Besoin ou capacité de financement Les ménages ont une capacité de financement sous forme d’épargne. L’épargne est la partie du revenu disponible qui n’est pas immédiatement consommée. Certains ménages ont un besoin de financement (ils doivent financer l’acquisition d’une automobile, d’électroménager ou un ogement). Les entreprises ont un besoin de financement à court terme pour financer leur cycle d’exploitation (achats, production, vente) : il y a un décalage entre les décaissements qui sont immédiats (achats des matières premières, paiement des salariés,… ) et les encaissements qui n’auront lieu que lors de la vente.

Les entreprises ont un besoin de financement à moyen et long terme pour financer les investissements : les investissements ont un coût immédiat très élevé pour l’entreprise alors qu’ils ne commencent à être rentables que quelques années plus tard. Les administrations peuvent avoir des difficultés temporaires pour faire face à leurs dépenses de fonctionnement. (décalage entre les rentrées fiscales et les décaissements mensuels qui permettent de payer les fonctionnaires). CEtat doit également faire face à ses dépenses d’investissement comme celles liées aux infrastructures (constructions d’écoles, de routes, de ponts, etc… ).

Si ses recettes budgétaires sont insuffisantes, l’Etat fait appel à des sources de financement externes. La désintermédiation désigne l’autonomisation progressive des agents non-financiers vis-à-vis des banques. Les entreprises d’une certaine taille peuvent effectuer directement leurs emprunts sur le marché auprès des épargnants 8 taille peuvent effectuer directement leurs emprunts sur le marché auprès des épargnants. De nouveaux titres sont émis par les agents non financiers. e décloisonnement désigne l’ouverture internationale des marchés de capitaux par l’abolition du contrôle des changes et la disparition de la distinction des établissements de crédit en banques de dépôt et banques d’investissement.

La déréglementation a consisté en des changements des règles e contrôle des marchés, en la mise en œuvre des nouveaux produits financiers et en une libéralisation de la rémunération de Les marchés boursiers ont connu un essor sans précédent durant les années 90 « La finance de l’ombre où le shadow banking » Selon le conseil de stabilité monétaire (CSF) : « le shadow-banking est un système d’intermédiation de crédit auquel concourent des entités et activités extérieures au système bancaire régulé Ce système concerne des activités de transformation d’échéances et de risque de crédit, fonctions traditionnelles des banques, sans ?tre soums à la réglementation. La finance participative ou le crowdfunding Pur produit de l’économie numérique, il s’agit de financer via des plateformes internet des projets de création, d’investissement ou de développement. Les fonds sont levés auprès d’un large public afin de permettre aux PME, TPE, artisans, entrepreneurs individuels, artistes de créer leur entreprise, de financer des projets ou des investissements. Les plateformes concernées par cette activité proposent certaines garanties aux investisseurs et notamment une certaine transparence. 9