Fin Du Cours Sur LE SPLEEN DE PARIS

Fin Du Cours Sur LE SPLEEN DE PARIS

Charles BAUDELAIRE LE SPLEEN DE PARIS (PETITS POEMES EN PROSE), 1869 Ed. Livre de poche 16120 l. LA FRESQUE QUOTIDIENNE/URBAINE DIJ « PEINTRE DE LA VIE MODERNE » Poète est un flâneur qui glane des fragments de la vie moderne. Il est le « peintre de la vie moderne à l’ère industrielle, capitale du Second Empire. Doc compl : C. BaudeIaire, « Le peintre de la vie moderne dossier p. sur l’artiste Constantin Guys (cf illustration couverture de notre or 13 le travail prealablea cr•: Sni* to vieu innombrables legend La distanciation : le : & n, « déchiffrer les anslens’ ? Les fenêtres s, « Les oules » « Les veuves » : acuité de l’observation à distance, derrière une fenêtre (dehors ou dedans), chandelle éclaire les scènes d’intérieures, l’intimité et les drames secrets des parisiens ; effet d’encadrement confère caractère pictural et met sur le chemin de la restitution poétique.

Les jardins publics travaux du préfet de Paris sous le llnd Emp, baron Haussmann) est un autre lieu de prédilection pour l’inspiration du poète moderne. . La méthode du « bain de multitude » B envisageait de donner pour titre à son recueil Le Promeneur olitaire en réf à

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Rousseau, ou Le Rôdeur parisien.

Dans « Les foules », 3 appelle ce contact qu’il s’impose, pour s’imprégner des vies des passants, sainte prostitution, oxymore et paradoxe par lequel Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu’il peut, à sa guise, (universelle communion ; poésie et charité) et à la fois l’enrichissement et la préservation de son intégrité.

En pénétrant l’âme des parisiens, B possède une large palette d’existences qui lui permet, en retour, un accroissement de son être : je me couche fier d’avoir vécu et souffert dans d’autres que moi- e que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m’a aidé à vivre, à sentir que je suis et qui je suis. 173-74. Contact et contemplation des foules et activité créatrice revêtent donc une valeur existentielle pour le poète, elles participent d’une quête intérieure.

Il – PARIS PROTEIFORME, VILLE GENERATRICE DU SPLEEN AUTANT QUE FEERIE MODERNE 1- paris du jour à la nuit 1 . A. Les trépidations de la vie publique – le fourmillement des rues : la cité bouillonne du passage de ses habitants « Un plaisant » tohu-bohu, vacarme renvoie l’image ‘une activité incessante et étourdissante de la capitale (hommes, carrosses, joujoux. bonbons) ; tous grouillent dans une frénésie mouvante, colorée et sonore.

Rapport de Baudelaire à cette frénésie : – le spectacle, la fête sont le point d’intersection des parisiens dans une liesse collective : « Le vieux saltimbanque heure heureuse car perspective de gain pour les forains, répit dans la contention et dans la lutte universelles, touche aussi bien les hommes du monde, les intellectuels par son atmosphère radieuse : Tout n’était que lumière, poussière, cris, joie, umulte ; les uns dépensaient, les autres gagnaient, les uns et les autres étaient également heureux > individus nivelés par le divertissement (ironie politique).

Dans « La femme sauvage et la petite maîtresse fête pour consoler, moyen 13 politique). Dans « La femme sauvage et la petite maîtresse », fête pour consoler, moyen de se perdre, de s’oublier en ne faisant qu’un avec les foules joyeuses. paris nocturne : les différentes facettes, mais toujours la vitalité urbaine « Crépuscule du soir » amène repos, délassement, fin des turpitudes de la journée pour les pauvres travailleurs, retour ? l’intimité, à la sphère privée cf « Les Fenêtres « … ais pour ceux qui souffrent d’hystérie, se tourne en poison en les enrageant d’une turbulence qui pousse à des conceptions quasi- démoniaques. II sonne l’heure de la liberté, allume les feux de la fantaisie pour le poète qui assouvit son goût du mystère, son attirance pour les beautés cachées et équlvoques. la débauche : Paris est aussi ville des plaisirs, de la luxure « Portraits de maîtresses » évoque les lieux de plaisir privilégiés : tripots, salles de jeu privées, débits de boisson, prostituées (Paris st elle-même comparée à une énorme catin chez Baudelaire, mais aussi chez Balzac) ; « Un joueur généreux » contient une atmosphère exquise quoique capiteuse, qui faisait oublier instantanément toutes les fastidieuses horreurs de la vie. « A une heure du matin » et la fin de « Un joueur généreux » dépeignent le retour des fiacres, la fatigue de fin de soirée, l’aube qui rappelle aux réalités. . 3. Paris, capitale du second empire : deux mondes antagonistes Le monde de la prospérité Vie facile dans le luxe : c’est le monde du joli enfer des maîtresses entretenues (« La femme sauvage… décor raffiné, plats délicats, domestiques qui s’étalent parfois sous « Les yeux des pauvres L’éclairage au gaz magnifie les vitrines et objets ou personnages qu’elles e Les yeux des pauvres L’éclairage au gaz magnifie les vitrines et objets ou personnages qu’elles encadrent comme un tableau ou un spectacle de la cité neuve haussmanienne ou triomphent l’industrie et la banque.

Déréalisation produite par la féerie moderne : les nantis ne sont pas comme nous Les yeux des pauvres »), ou encore les enfants qu’on croirait faits d’une autre pâte (« Le joujou du pauvre »). Insolence de la richesse et de l’heureuse oisiveté qui s’exhibent « Les Veuves », ou jérémiades ridicules « La femme sauvage…

Le monde des misérables, exclus de la fête impériale Il s’agit des vieilles esseulées, des mendiants que le dénuement pousse à l’avilissement cf humiliation « La Fausse monnaie », « Les Tentations qul vivent dans ce pays superbe où le pain s’appelle gâteau, et dont la convoitise suffit à allumer des guerres fratricides (« Le gâteau > dislocation sociale ; compte aussi les fous qui vivent dans un univers sordide, touchant parfois ? ‘insolite « Mademoiselle Bistouri » ; les saltimbanques, artistes de la rue oubliés, méprisés dans « Le vieux saltimbanque » et « Le fou et la Vénus les « Veuves » qui traînent leur solitude, souvenirs et regrets dans les jardins publics. Bonheurs fugitifs pour les déshérités : la fête et le spectacle populaire, la contemplation de l’opulence bourgeoise, avec ironie de B : c’est tjs une ch intéressante que ce reflet de la joie du riche dans fœil du pauvre « Les Veuves viennent s’agglutiner sur la barrière extérieur pour saisir à la dérobée un lambeau de usique, « Les yeux des pauvres Sympathie du poète pour ces âmes tumultueuses et fermées dont il admire le statisme dans le malhe 3 dont il admire le stoiCisme dans le malheur et la misère ; avec une projection de l’ordre de l’identification à ces parias de la société, ceux qul sont rejetés de la fête impériale (« Le vieux saltimbanque image de l’artiste déchu, esseulé, et « Les Bons chiens » > de l’altérité à l’identité cf« Les Veuves » 95 : Je ne puis jms m’empêcher de jeter un regard, sinon universellement sympathique, au moins curieux, sur la foule de[s] parias. Poème ‘achève sur le portrait d’une inconnue croisée dans un parc 96 // « A une passante » des FDM, mêmes attributs : une tristesse (deuil) majestueuse, co l’Andromaque du « Cygne » > beauté de l’affliction, idéal de la beauté mélancolique. – influence du panorama parisien sordide, mepris pour la « tyrannie de la face humaine » et la fuite dans l’isolement Catmosphère « Le mauvais vitrier » : la lourde et sale atmosphère parisienne pousse le poète à recourir à l’artifice (vitres colorées) pour voir la vie en beau > pulsion incontrôlable, accès de folie démoniaque. « Perte d’auréole » : boue, fange du acadam, chaos mouvant où la mort arrive au galop de tous côtés à la fois, turbulence effrayante – Les lieux misérables. « Assommons les pauvres « Le mauvals vitrier » : quartiers sordides, banlieue déserte, quartiers pauvres ; taudis, mansardes insalubres et lugubres dans « La Chambre double « Mademoiselle Bistouri « Les Bons chiens » – « La chambre double » évoque le harcèlement infernal des nécessités matérielles : obligations sociales, professionnelles, domestiques avec la maîtresse qu’il faut entretenir, font chuter le poète de l’Idéal. L’inculture PAGF s 3