Fichier Bogoss

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• L’homme aux deux portraits : public et privé À cet égard, les autres personnages dressent de lui un portrait très discordant. Deux visions de Lorenzo s’opposent : – d’une part, Lorenzo est caractérisé selon son image « publique Cette image est peu valorlsante : «ivrogne « un gredln » (l, 2) b, « le plus fieffé poltron ! une femmelette, l’ombre d’un ruffian énervé I un rêveur « gli Fichier Bogoss Premium gy black-boy MapTù 1 2, 2015 IO pages Objectif Comprendre les caractéristiques du héros romantique ainsi que la particularité et l’évolution du héros créé par Musset. . Lorenzo, un héros ? La caractérisation de Lorenzo en tant que héros fait question. La pièce porte son nom et l’intrlgue principale est centrée sur son geste et son évolution mais si l’on s’intéresse à sa présence scénique et à ses prises de parole, on remarque que Lorenzo est présent dans 15 scènes sur 39 (si l’on exclut la scène 2 du premier acte où il ne fait qu’une apparition déguisé en nonne), ce qui peut sembler assez peu.

En revanche, si l’on considère sa présence de manière plus large, on se rend compte qu’il est sauvent l’objet Swipe to nex: page

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des discussions d’aut ayonnement dans l’i multiples interrogati permettent de le car et de compléter, en Igu or 10 Sni* to View neKtÇEge témoigne de son Ier, suscite de uns et des autres ge qu’il donne à voir « glissant comme une anguille », « mon entremetteur », « ce petit corps maigre, ce lendemain d’orgie ambulant « libertin », « le modèle titré de la débauche florentine « Double poltron ! ils de catin ! » (l, 4) ; « ce misérable « cette canaille » (Il, 5) ; « traitre ? la patrie et assassin de son maître » (décret) (V, 2). C’est une image peu positive et peu héroïque de Lorenzo qui e construit mais il manifeste toutefois desqualités, mises au service du vice : il est séducteur, habile, rusé, hypocrite et particulièrement redoutable dans son rôle d’espion. Dès le début, des indices le présentent comme un potentiel traitre présentant une menace pour le duc.

On craint son geste : il apparait donc comme un personnage peu fiable voire inquiétant. À bien des égards, il se distingue comme une sorte de contre modèle ou de faux modèle. D’autre part, Lorenzo est évoqué dans une sphère plus privée, par des personnages qui le connaissent plus intimement. L? encore sont évoqués plusieurs Lorenzo par sa mère : « un spectre hideux qui vous tue en vous appelant encore du nom de mère P, « Ce ne sera jamais un guerrier », «Lorenzino dautrefois « cet enfant » (l, 6).

Marie semble vouloir conserver l’image passée, enfantine et intacte, de Lorenzo. Elle évoque même, dans un de ses rêves, un paradis perdu où elle se voit bercée par une représentation idéale de son fils. Cette vision maternelle contraste avec l’image publique que renvoie le Lorenzo 10 son fils. Cette vision maternelle contraste avec l’image publique ue renvoie le Lorenzo du présent. • un combattant déterminé Si l’image d’un Lorenzo guerrier est niée par sa mère, Lorenzo tend pourtant à s’affirmer comme un combattant, un personnage de défi.

Il apparait d’ailleurs comme une fine lame lors de son entraînement avec le spadassin Scoronconcolo (Ill, 1), bien loin de l’image publique de couard s’évanouissant à la vue d’une épée (l, 4). Surtout, c’est à travers les yeux de Philippe Strozzi que Lorenzo apparait comme un libérateur. « Tu es un Médicis toi-même, mais seulement par ton nom », « que l’homme sorte e l’histrion « Ne m’as-tu pas parlé d’un homme qui s’appelle aussi Lorenzo, et qui se cache derrière le Lorenzo que voilà ? » (Ill, 3). Philippe l’exhorte à s’affirmer et à retrouver son honneur et sa vertu par un geste fort. ? O notre nouveau Brutus ! Mon Brutus ! mon grand Lorenzo ! » (V, 2). Lorenzo est ainsi lié, pour Philippe, à son image de sauveur de la cité. Mais si Lorenzo apparait bien souvent en public comme un être carnavalesque et léger, il manifeste une détermination assurée. lié à un désir de vengeance ? Quelles en sont Son geste est_i les motivations ? ? Il faut que je sois un Brutus « j’ai travaillé pour l’humanité « je voulais… me prendre corps à corps avec la tyrannie vivante » déclare-t-il, acte Ill, scène 3.

Son acte résulte d’une réflexion, d’une maturation, d’une préparation de plusieurs Ill, scène 3. Son acte résulte d’une réflexion, d’une maturation, d’une préparation de plusieurs années. Ce désir de délivrer Florence de la tyrannie semble converger avec les idées républicaines. pourtant Lorenzo exprime un désir de vengeance envers les républicains et le mépris qu’ils lui ont manifesté, le royant au service du tyran. À travers eux, il manifeste un désir de reconnaissance bien plus général envers tous ceux qui l’ont conspué : « Et me voilà dans la rue, moi, Lorenzaccio ?

Et les enfants ne me jettent pas de la boue ? » (III, 3). Ainsi, Lorenzo, en prenant de la distance par rapport à Lorenzaccio, tend à réaffirmer son amour propre auprès de l’humanité : « voil? assez longtemps… que l’exécration des hommes empoisonne le pain que je mâche Il faut que le monde sache un peu qui je suis, et qui il est « (Ill, 3). 2. une identité problématique • Héros de la duplicité ? Il faut que le monde sache un peu qui je suis Cette déclaration pose problème car Lorenzo est le héros insaisissable, le héros de la duplicité.

Cette duplicité est suggérée par ses multiples noms et par les réactions contrastées qu’il suscite chez les autres (et les visions opposées qui en découlent). Elle est également suggérée par son rôle d’espion au sen,’lce d’Alexandre qui lui impose d’être double. Mais surtout, elle s’exprime à travers les images contradictoires que Lorenzo donne de lui-même. Les thèmes du masque et du double sont évidemment liés chez Lorenz 0