Fiche Lecture

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FICHE DE LECTURE Caroline Eliacheff : A corps et à cris Etre psychanalyste avec les tout-petits or 8 Sni* to View 1- Présentation de l’ouvrage A corps et à cris : être psychanalyste avec les tout-petits et a travaillé auprès de Claude Chabrol (La cérémonie en 1 995, Merci pour le chocolat en 2000, La fleur du mal en 2003). 2- Présentation de l’ouvrage Tout au long de cet ouvrage, l’auteur nous fait part de son expérience de psychanalyste auprès d’enfants âgés de O à 6 ans, placés en pouponnière (confiés par l’Aide Sociale à l’Enfance – ASE).

Ils vivent tous des situations de souffrance importante t présentent des séquelles physiques et psychiques, suite ? des abandons, des naissances sous X, des attentes d’adoption ou encore des séparations avec leurs parents incarcérés pour meurtre. A travers ces exemples, elle démontre l’importance du langage pour le bon développement de l’enfant. Dans son ouvrage, Caroline ELIACHEFF évoque des situations, des histoires qui se sont déroulées pendant ses consultations lorsqu’elle recevait des enfants confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance.

Caroline ELIACHEFF a effectué ses premiers pas de psychanalyse pour enfants aux cotés de Françoise DOLTO en assistant à ses onsultations. L’auteur explique très clalrement et à

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plusieurs reprises qu’il est difficile de retranscrire ces histoires de vie, ces consultations car celles-ci posent de nombreux problèmes d’éthique. Le rôle de la psychanalyste n’est pas de juger l’enfant ou ce qu’il vit, mais de lui parler en évoquant son histoire passée et surtout les non-dits. En effet, tous les enfants dont il est question dans ce livre ont été séparés brutalement de leurs parents géniteurs.

Or, l’auteur il est question dans ce livre ont été séparés brutalement de leurs parents géniteurs. Or, l’auteur spécifie que « dès qu’un enfant arrive au monde, il fait entendre sa voix, il est nommé, et il entend parler, cela lul confère une existence sociale et une activité symbolique s. Si cette rupture est brutale et non expliquée, elle devient alors pathogène pour l’enfant qui n’a plus de repères sur ses origines de vie et exprime alors ce traumatisme à travers son corps (troubles respiratoires, digestifs, sensoriels, etc. ).

Ces séances de psychanalyse qui découlent de l’apparition de ces symptômes ont pour but d’aider l’enfant dans sa restructuration psychique, en lui apportant des paroles ? organisatrices » et « réparatrices » qui permettront de donner un sens à ses perceptions et ainsi de pallier à ses traumatismes ; et comme le mentionne Caroline Eliacheff : « [quand les paroles] sont ‘justes », leur effet sur le corps est immédiat, durable Il est important d’expliquer à l’enfant ce qu’il vit, ce qu’il ressent pour l’aider dans sa construction psychologique.

Mais il est certain qu’en parallèle de ces séances de psychanalyse, l’enfant a nécessairement besoin d’un maternage de qualité au sein de la pouponnière (ou de l’endroit où il est accueilli) pour lui apporter ne sécurité suffisante et un soutien affectif pour son bon développement sociocognitif et psychomoteur.

Au début des consultations, les conditions du placement et les troubles de l’enfant sont toujours évoqués en consultations, les conditions du placement et les troubles de l’enfant sont toujours évoqués en sa présence par la maternante (personne référente qui s’occupe de l’enfant) ou par le chef d’unité, pour que l’enfant entende ce qui se dit de lu, ce qui lui est arrivé et là où il en est. Selon Caroline ELIACHEFF les bébés ont un langage. Ils comprennent ce qu’on leur dit.

L’enfant ne doit pas subir son histoire, il doit la connaître afin de pouvoir évoluer et de pouvoir habiter son corps. Il faut qu’il se sente un être humain à part entière. Le corps est le lieu du langage pour renfant. Cest par l’intermédiaire du corps qu’il manifeste ses souffrances. Il faut alors que radulte et les professionnels restent attentifs aux comportements de l’enfant. Nous devons, en tant que professionnel, ne pas porter de jugement, mais nous intéresser au bien-être et à la sécurité de l’enfant.

Dans les structures d’accueil il est important de dire à l’enfant qui vient le chercher, ui dire ce qu’il va faire… Il ne faut pas mentir ou plutôt cacher des choses aux enfants. Il parait important que l’enfant connaisse son statut. II a besoin de repères tant dans le temps que dans l’espace. A travers ses consultations l’auteur réussi à faire admettre que les placements peuvent être bénéfiques dans certains cas, si l’enfant comprend que la société a le devoir de le protéger et que chaque enfant, s’il souffre, peut bénéficier d’un acte analytique.

La psychanalyse est certes bénéfique pour l’enfant PAGF souffre, peut bénéficier d’un acte analytique. La psychanalyse est certes bénéfique pour l’enfant mais on ne peut cependant pas prétendre qu’elle résout tous les problèmes. Il est parfois nécessaire de consulter plutôt que de sulvre un traitement médical. Les symptômes doivent être traités à la source (au niveau physique et/ou psychologique et/ou psychique). La parole permet bien souvent dans le cas d’enfants en difficultés leur survie psychologique.

L’auteur précise que les enfants ne sont pas adressés, à un psychanalyste, automatiquement quand ils sont confiés à l’ASE. Il s’agit d’une réflexion collective du personnel ncadrant de la pouponnière avec l’accord des parents quand cela est possible. Caroline Eliacheff rappelle que la famille est considérée comme le lieu idéal pour l’enfant, et que retirer un enfant de sa famille ne reste pas sans conséquence. Il faut donc être prudent et ne pas minimiser l’impact sur l’enfant d’une telle séparation.

Enfin, pour permettre la considération de l’enfant comme un individu à part entière et comme un individu en construction, l’auteur n’hésite pas à remettre en cause l’Aide Sociale à l’Enfance et la justice. Des disfonctionnements existent et persistent au ein de ces institutions, et augmentent les effets pathogènes sur le corps et le psychisme des enfants, tels que les longs délais d’attente pour les démarches concernant l’adoption.

Cette attente à des conséquences sur les enfants et elle est douloureuse. Selon Caroline Eliacheff Cette attente à des conséquences sur les enfants et elle est douloureuse. Selon Caroline Eliacheff, les procédures sont trop longues et ne devraient pas l’être autant. Pendant cette attente interminable, l’enfant reste dans l’incertitude de son statut et de sa place. Doit-il vivre ou mourir ? L’enfant doit être considéré omme un Sujet. ? Pour être psychanalyste avec les tout-petits, il faut considérer chaque enfant comme un être humain à part entière, susceptible d’être autonome dans son désir bien avant d’être autonome dans la réalité, sans assimiler au néant manque d’expérience et incapacité à parler. En portant la parole (au sens propre et au sens figuré) le psychanalyste est un médiateur de la fonction symbolique, sans laquelle la vie ne serait pas humaine. » C. Eliacheff 3- Commentaires J’effectue mon stage dans une Maison d’enfants à Caractère Sociale (MECS) qui accueille des enfants de 2 ans h à 15 ans.

Je suis rattachée au groupe d’enfants de 2 ans 1/2 à 6 ans. Cest un public que je connais assez peu, tant au niveau des acquisitions, du développement physique et psychologique. Après plusieurs essais de lecture c’est sur ce livre de Caroline Eliacheff que je me suis arrêtée. En effet je n’avais pas pris conscience de la « faculté » qu’ont les tout-petits à entendre et comprendre ce qu’on leur dit. J’ai été étonné de l’impact qu’ont les mots sur les tout-petits. Je ne pensais pas qu’ils pouvaient réagir à cela. L’auteur décrit d’une manière simple ce qu’elle a Ob