Fiche de lecture Le lien d’accompagnement

Fiche de lecture Le lien d’accompagnement

Le concept de ces deux socialistes est emprunté à la théorie d’alliant Caillé qui définit en premier lieu la socialistes primaire comme le lieu e « l’internationaliste directe et concrète »(caille, 1991 b) des individus. En ce sens que les individus communiquent « naturellement » les uns avec les autres, sans trop de filtres sociaux. La socialistes primaire régit les groupes communautaires tels que la famille, le voisinage, une association… En opposition, la socialistes secondaire est celle qui régit les rapports équilibrés du lien.

Elle est neutre car conventionnée par le contrat. Cette forme de socialistes aura tendance à vouloir effacer les liens interpersonnels au profit de l’échange par intérêt réciproque. C’est dans cette forme de socialistes que nous retrouverons « l’échange marchand ou le lien salarial » (fustige,p 10) La place de l’institution Dans une deuxième sous-partie, l’auteur nous explique que l’institution est une organisation économique qui emploie des individus effectuant des tâches en contre partie d’un salaire.

L’échange y est , à priori, équilibré, et appartiendrait donc à la sphère de la socialistes secondaire. Or, l’auteur nous démontre par un argumentaire retraçant historique de l’institution spécialisée que l’échange n’est pas exclu de dons et appartient égalée ‘historique de

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l’institution spécialisée que l’échange n’est pas exclu de dons et appartient également à la socialistes primaire. En effet, au départ les institutions étaient d’origines cléricales.

En se référant à un texte du Emme siècle, fustige nous dit « On voit bien que les valeurs invoquées sont celles du don absolu, du dévouement total, incarnées, pour ainsi dire, dans le personnage de la religieuse » (fustige, plu 2). L’auteur juge nécessaire également de préciser que la tradition en France est de rejeter tout ce qui est attrait à l’argent, quel fié de « sale » et ui renverrait à « la figure du mercenaire ».

L’argent pervertirait le lien et « le sujet humain y perdrait son âme et sa pureté » (plu 3) LE DON Idée centrale de son ?ouvre, l’auteur s’appuie sur les travaux de marche amusa et son « essai sur le don » pour définir les liens entre professionnels et usagers. Il nous décrit le mécanisme du don qui suppose trois obligations: obligation de donner, d’accepter et de rendre. Obligation de donner C’est selon l’auteur, enraciné dans notre culture d’effectuer des dons, de faire preuve de générosité.

Il en résulterait même une note à ne pas donner dans certains cas, nous dit-il. Cependant, il faut préciser que ce don peut prendre plusieurs formes. AI peut s’agir d’un objet mais il peut avoir aussi une notion symbolique comme par exemple le don narcissique. Prenons par exemple celui cité dans l’ouvrage où la posture héroïque d’un beau-père ayant sauvé son hypothétique gendre correspond à un don narcissique éminemment puissant beau-père ayant sauvé son hypothétique gendre correspond à un don narcissique éminemment puissant.

Obligation d’accepter le don C’est celle qui provoquerait la rupture en cas de refus de ‘acceptation. Et l’auteur cite amusa pour étayer son propos en parlant de « refuser l’alliance et la communion « (amusa 1925, plu 63) du donateur. AI précise aussi que recevoir un cadeau n’est pas toujours évident car il met le donataire dans un situation de dette, créant ainsi un malaise dans la relation. Obligation de rendre les don Comme nous venons de le voir, l’acceptation du don met le sujet en position inférieure, il est soumis à la dette.

Pour rééquilibrer sa situation, le donataire devra rendre un don supérieur au don offert. Il prendra alors la place de donateur qui obligera le veau donataire à faire un contre-contre don, etc.. Il faut préciser que le don lui même n’est pas vide et creux, mais qu’il est chargé dune âme (hua en langage marri, sujet de l’étude de amusa), celle du donateur : « Accepter quelque chose de quelqu’un, c’est accepter quelque chose de son essence spirituelle, de son âme » (essai sur le don, M.

amusa, p 161) LE POTENTAT Nommé ainsi par amusa en langue amarreraient, il s’agit d’une forme de violence par le don. Ces un système de don/contre don puis de contre-contre don entre deux personnes (chefs de tribus dans notre cas) jusqu’ moment où celui qui ne peut plus Indre doit s’avouer valu et se soumettre à l’autre. L’auteur essaie de nous montrer par cette parabole le danger que représenterait une ni 4 FO ‘autre. L’auteur essaie de nous montrer par cette parabole le danger que représenterait une institution ou un professionnel qui ne laisserait pas la place au contre don.

Il s’agirait alors pour l’usager d’accumuler une dette qu’il ne pourra jamais rendre et provoquera un « état de guerre » par le refus de se soumettre l’autre et le refus de l’aliénation qui en découle. Le don originel aurait perdu toute signification et serait vécu comme une violence. LE DON ET LE MARCHAND Comme nous l’avons vu dans notre introduction, le travail social est régit par la socialistes secondaire, car nous considérons ‘institution comme un agent économique qui emploie du personnel.

Or, dans notre société, tout ce qui a un rapport avec l’argent est très mal perçu, surtout lorsqu’ s’agit d’un don. Il n’ a qua voir, nous dit l’auteur, avec quel soin nous retirons l’étiquette du prix lorsque nous offrons des cadeaux (fustige, pp). C échange marchand est un lien équilibré, dépourvu, en théorie, d’affecte. Son but est de favoriser la circulation des biens. Si ce lien est dit équilibré c’est que les relations sont établies par avance le vendeur donne un bien, l’acheteur donne de l’argent en échange. Les liens sont stables et sans ambiguïté.

C’est dans ce cadre que Paul fustige décrit la tendance actuelle de la « purification » du travail social, le ramenant à un échange marchand dépourvu d’affecte : « Cette demande de purification voudrait éliminer du travail social les scories, les impuretés de ‘affecte que produit le lien, au profit d’une « sapes sauf social les scories, les impuretés de l’affecte que produit le lien, u profit d’une « asepsie du service » qui pourrait parvenir n’être que ce que propose sa définition fonctionnelle, sans « débordements relationnels » » (fustige, pp).

Dans une Institution de travail social, il s’agirait donc de penser que les professionnels sont des techniciens qui effectuent une tâche en échange d’un salaire. Il faudrait donc apporter une solution rationnelle à un problème. Par exemple, nous dit l’auteur, il suffit de trouver un logement à un sans-abri ou de trouver une famille un enfant placé. Pour autant, en pratique, la chose est beaucoup complexe. En effet, les problématiques des personnes carences sont chargés d’affecte et les difficultés qu’elles rencontrent dans le fait de trouver un logement par exemple sont plus le fait d’un symptôme que d’une cause.

Le travail du professionnel s’axera donc sur ces affecte dans ce qu’on pourrait appeler une « socialistes mixte » (fustige, p 75) à la fois secondaire et primaire. La socialistes primaire étant conçue par la mécanique du don, l’échange sera donc complexe car on en vient à la question, lors d’un acte posé par le professionnel, de l’interprétation. Est ce parce que c’est son rival ? Est ce parce que j’existe pour lui ? LE SENS DU DON En ce qui concerne le professionnel, le sens qu’il met dans ses actes et dans sa pratique est généralement identifié.

Il sait d’instinct ce qui relève du don et ce qui relève de l’échange marchand, formalisé par son contrat de travail. En revanche il n’en est pp qui relève de l’échange marchand, formalisé par son contrat de travail. En revanche il n’en est pas de même pour l’usager. Qu’il s’agisse d’objet réels ou symboliques « recevoir n’est pas simple et amène à ce que l’on se questionne pour connaître les oisons de celui qui a fourni l’objet pourquoi fait-il cela ? Que me veut-il ? (fustige, pp) accuser sera donc obligé de faire un choix interprétatif entre ce qu’il considérera comme relevant de la socialistes primaire et de l’échange par le don et ce qui relève de a sphère de la socialistes secondaire. Les personnes accueillies au sein d’une institution n’ont qu’une idée assez vague de la norme d’emploi des professionnels. Ajoutant à cela que, selon incognito, la part carence des individus recherche la figuration d’une image maternelle dévouée et donatrice. Il est naturel d’en déduire que interprétation du don chez l’usager est prégnante.

L’individu se basera donc sur des signaux qu’il percevra comme des dons. Ces signaux sont les petits « plus », ces choses qui dépasseraient le cadre du contrat salarial. Paul fustige en distingue quatre types : don de temps (supplémentaire), don du privé (anecdotes personnelles), don démontions ( qui montrent l’intérêt), don dénonciation (reconnu comme individu). A son tour, la personne prise en charge offrira des contre dons de plusieurs natures. Coauteur nous parle d’ « Offrir un changement » (pp). Ce contre don est souhaitable et même souhaité. C’est l’intérêt même de la création d’un lien avec l’individu.

L’auteur distingue aussi les contre- C’est l’intérêt même de la création d’un lien avec l’individu. L’auteur distingue aussi les contre-dons narcissiques et l’offre de confidence comme des réponses émanant du lien ainsi créé. LA POSTURE PROFESSIONNELLE EN QUESTION. Personnellement, c’est dans ce thème que réside pour moi l’intérêt de ce livre. Comme nous l’avons vu précédemment, un don entraîne un contre-don et ainsi de suite. Cette relation est acceptable dans la mesure où elle produit des contre- nos souhaités par le professionnel (notamment celui du changement).

Or, si l’on ne voit la relation que par le prisme du don, la mécanique risque de s’emballer jusqu’ ce que l’un des deux protagonistes ne puisse plus rendre et s’effondre. C’est le cas du potentat dans un premier cas, mais il y a d’autres symptômes de l’effondrement du lien. C’est le cas du « sacrifice de la professionnalisme » qui, selon l’auteur (plu 06) s’opère lorsque le professionnel a reçu un don si intense de la part du patient (atteint du VIA dans l’exemple cité) que toute autre contre-don serait dérisoire.

L’identité du professionnel s’efface au profit de la sympathie et de pratique qui ne sont pas permises par l’éthique dans un « renoncement à la relation asymétrique, marquée par la différence Dans la dimension de la personne accueillie et considérant que selon incognito cette personne est en recherche d’une dévotion maternelle, il y a risque de mettre en place ce que Paul fustige nomme la « carbonisation bienheureuse » (p 110). Il s’agit en fait d’un contre-don où la personne carence se donne août « carbonisation bienheureuse » (p 110).

Il s’agit en fait d’un entre-don où la personne carence se donne toute entière l’institution et refusera de s’en détacher. En réponse à un « don absolu », la personne se donne elle-même, dans un scénario d’adoption. Un autre symptôme de l’effondrement du lien est la rupture brutale de l’accompagnement. La personne accueillie refuse de soumettre au crescendo de la dynamique du don et ne perçoit que comme porte de sortie la rupture totale du lien.

A cette question de la professionnalisme d’une part, du lien d’autre part, Paul fustige nous propose un éclairage. Selon lui, ces questions tournent autour de ce qu’il appelle « l’énigme ‘autrui » et l’accompagnement qui s’ rapporte consisterai « essentiellement à ne pas donner de réponse qui étoufferai la question Il faudrait donc cultiver une position ambiguë qui laisserait la place à une tentative de résolution de la part de ‘usager.

CONCLUSION ET INTERPRÉTATION PERSONNELLE Nous avons eu le choix lors de notre formation détecteur/triche spécialisé de lire plusieurs ouvrages dont celui de Paul fustige. Pour ma part, j’ai choisi ce livre par son titre et plus précisément par son sous-titre : « entre don et contrat salarial ». En effet, le choix de nos lectures correspondait à un moment de ma vie ù, me projetant vers la professionnalisme, cette question me donnait à réfléchir.

En effet, les émotions que les résidents provoquaient en moi me mettaient mal à l’aise et j’interrogeais systématiquement ma professionnalisme op mal à l’aise et j’interrogeais systématiquement ma professionnalisme pour répondre à cet « envahissement de cet espace privé Je me suis alors rendu compte à la lecture de ce livre ainsi qu’avec des échanges avec les professionnels qu’il était naturel que ces émotions soient convoquées car nous travaillons avec l’humain qui a une part projectile importante. Le ait de l’accepter, sans se laisser envahir, ma permis de le poser véritablement.