Feefe

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Yannick, 48 ans, de Pavillon-sous-Bois «J’etais conducteur de metro et j’adorais mon metier. Il me manque. J’ai eu les premiers symptomes a l’age de 22 ans. Je suis en fauteuil roulant depuis 10 ans, les sept premieres annees en manuel et depuis trois ans en electrique. Je prends tout ce qu’une journee peut m’apporter de bien. Je laisse le moins bien. Je suis arrive a la residence de Courcouronnes depuis un an, je suis bien entoure ici. C’etait devenu dangereux de rester seul chez moi, les chutes me faisaient peur et j’etais incapable de me lever. Je suis conscient que je repartirai du centre “les pieds devant”.

Mon avenir est ici». Refusant l’inactivite, Yannick assiste a tous les conseils municipaux de Courcouronnes. Il s’investit dans la vie locale pour ameliorer l’accessibilite de la ville aux handicapes. «Je ne voulais pas rester a ne rien faire. Je me suis promene en ville. J’ai rencontre le maire, il m’a ecoute. Il y a eu des ameliorations, mais il reste beaucoup a faire, notamment dans les transports en commun. Je suis pret a faire des demonstrations aux elus de l’Essonne pour leur montrer les difficultes que les personnes en fauteuil rencontrent au quotidien. Je veux

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etre tile a la collectivite et surtout rester en contact avec elle». Pilar, 47 ans, originaire du Loiret. «J’avais 30 ans quand j’ai su que j’etais atteinte de sclerose en plaques. C’est une ponction lombaire qui a permis le diagnostic. Tout a commence par des troubles de la vision. J’avais pres d’une poussee par an. Je suis en fauteuil roulant depuis 10 ans. Et une fois que l’on est assis dedans, on ne s’en releve jamais ! ». Pilar est au centre depuis l’ouverture. Elle est heureuse ici car la presence 24h sur 24 du personnel la rassure. «C’est tres securisant d’habiter a la residence. Je vis au jour le jour.

J’ai peu de famille et chez moi j’habitais toute seule. Si je tombais par terre, il fallait attendre un visiteur… et cela pouvait durer plusieurs heures. J’ai tres mal vecu la canicule de l’ete 2003 car j’etais isolee. Ici, je me sens bien il y a toujours quelqu’un qui peut m’aider. En plus, j’ai rencontre l’amour… avec Yannick. C’est plus facile de supporter la maladie quand on est deux. J’accompagne Yannick aux seances du conseil municipal de Courcouronnes. C’est important de garder ce lien avec la societe. Nous savons qu’il n’y a pas d’espoir de remission, alors on lutte ensemble».