Faut il baisser les impots?

Faut il baisser les impots?

FAUT-IL BAISSER LES IMPOTS ? INTRODUCTION : Pour chaque election presidentielle, presque tous les candidats promettent une baisse des impots. Nicolas Sarkozy, president des francais, propose de discuter prochainement le 18 fevrier 2009, d’une eventuelle suppression de la premiere tranche d’impot sur le revenu qui concerne notamment le « bas de la classe moyenne », plus particulierement ceux qui touchent le smic. Comme nous le savons les impots sont des cotisations obligatoires exigees par l’Etat ou les collectivites locales afin d’assurer les depenses publiques.

Nous pouvons donc nous demander : serait-il judicieux d’envisager une baisse des impots ? Nous allons donc voir dans une premiere partie les raisons pour lesquelles il fait baisser les impots, puis dans une seconde partie les raisons contraires. I / LES RAISONS POUR LESQUELLES IL FAUT BAISSER LES IMPOTS A/ La diminution des impots relance la croissance economique Le pouvoir d’achat La croissance ne peut se faire que lorsque la consommation des menages, la consommation des administrations, l’investissement et le commerce exterieur (importations, exportations) marche.

Une reduction des impots peut permettre donc de relancer la croissance economique. Si les impots sont plus faibles cela aura pour consequence d’augmenter le revenu disponible des menages. Leur revenu etant superieur, les

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
menages consacrent donc plus d’argent a la consommation et a l’epargne. Par consequence leur pouvoir d’achat augmente. Ainsi en consommant davantage, les menages qui constituent le principal moteur de la croissance stimule celle-ci. Donc les entreprises investissent plus. Par ailleurs, en epargnant plus, les menages augmentent leur capacite de financement.

Ainsi les menages investissent plus notamment dans les achats de biens immobiliers. Les entreprises s’en trouvent alors favorisees, car le financement des investissements de l’entreprise sont satisfaite en partie par l’epargne des menages. Les recettes fiscales Selon l’economiste Arthur Laffer, il existe un point a partir duquel toute hausse des impots se traduit par une baisse des recettes, qu’il a exprimer par la phrase « trop d’impots tue l’impot ». Donc une baisse des impots contribuera a l’augmentation des recettes fiscales. Le cout des impots doit etre justifies et maintenu a un niveau acceptable.

En effet si le taux d’imposition s’avere trop eleve, les recettes fiscales de l’Etat diminueront a cause de comportements d’evitement de la part des contribuables (fraudes fiscales, travail au noir…). Ainsi en augmentant la liberte d’emploi des revenus et du patrimoine, une baisse des prelevements obligatoires peut favoriser le consentement des impots, limiter les fraudes fiscales et reduire les distorsions economiques induites par ce type de prelevements. Le poids de la fiscalite ne doit donc pas etre trop excessif pour qu’elle soit acceptee par les individus.

Le chomage On a pu constater que lorsque le taux d’imposition est eleve cela provoque des effets negatifs. L’augmentation des prelevements obligatoires dissuadent les individus de travailler du au fait que leurs revenus se voient reduits par les impots. Une diminution des impots peut alors agir dans la reduction du chomage au sens ou elle peut motiver les individus a travailler davantage. Il faut donc retenir qu’une diminution des impots a un effet favorable sur les citoyens car cela permet de stimuler la croissance economique.

En effet les menages ont alors plus de revenus ce qui favorise l’investissement, la consommation et l’emploi, et contribue par la meme occasion aux recettes de l’etat. B / la baisse des impots permet d’eviter la delocalisation La competitivite des entreprises Les prelevements obligatoires si ils sont eleves ont pour consequence d’augmenter les couts des productions des entreprises. Si les impots sont trop eleves cela a tendance a empecher les entreprises de se creer, de prosperer, d’investir et donc de creer des emplois.

Les entreprises sont alors moins competitives (concerne la capacite a s’adapter a la concurrence etrangere) que se soit sur le marche national ou les marches etrangers, ce qui deteriore le commerce exterieur. La baisse des impots entraine donc une baisse des charges (baisse de la taxe professionnelle, peuvent proposer des prix plus attractifs pour leurs produits) pour les entreprises tout en les incitant a embaucher les categories de salaries les plus sensibles au chomage. La delocalisation En ayant des impots trop eleves par rapport aux autres pays cela peut ousser les entreprises ainsi que les individus les mieux remuneres a se delocaliser vers les pays ou ils sont moins imposes. Les entreprises preferent alors se delocaliser car plus le taux d’imposition est faible plus l’investissement sera rentable pour l’entreprise. Alors que les fortunes sont tentes d’emigrer ailleurs (comme Johnny Hallyday qui s’est exile en Suisse) ou cherche a delocaliser une partie de leur revenu dans le but d’optimiser au maximum leur patrimoine en payant le moins d’impots possibles.

On remarque donc l’existence d’une concurrence fiscale entre les pays qui a pour effet de pousser les pays a reduire leur taux d’imposition afin d’eviter la delocalisation. Malgre, tous ces arguments, la reduction des impots connait certaines limites. II / LES RAISONS POUR LESQUELLES IL NE FAUT PAS BAISSER LES IMPOTS A /La baisse des impots provoque des inegalites et ne relance pas suffisamment l’economie Les inegalites face a la baisse d’impot La reduction du taux d’impot profite comme on la vu aux entreprises et aux menages.

Seulement on remarque que la baisse des impots ne profite pas a tout le monde. En effet la reduction d’impots a tendance a profiter aux contribuables qui paient cet impot. Il voit alors une diminution de leurs prelevements obligatoires reduits. Ceux qui ne payent pas d’impot mais qui touchent le smic se voit attribuer une prime pour l’emploi destinee a compenser les inegalites de revenus. Par contre ceux qui vivent du minima sociaux (Rmistes, handicapes, parents isoles ou personnes agees), les etudiants qui ne travaillent pas et enfin les retraites dont le niveau de pension est faible sont oublies.

Ainsi les salaries au smic verront sensiblement augmenter leur pouvoir d’achat alors que les veritables classes moyennes ne beneficieront ni de la prime pour l’emploi ni de la baisse des impots. Cette baisse des impots implique une redistribution des revenus. Cette redistribution n’est pas evidente a realiser. Il apparait toujours que certaines classes sont favorisees par rapport a d’autres. Ainsi pour certaines classes une baisse des impots n’est pas souhaitable car elle renforce les inegalites. Selon la theorie keynesienne L’augmentions de la demande ne se ressent pas suffisamment face a l’elevation des depenses publiques.

Face a la baisse des impots le pouvoir d’achat des menages augmente. Seulement une partie des menages epargnes, ce qui alors n’a aucun impact sur l’activite economique. Plus la baisse des impots profitent a ceux qui epargnent le plus, moins l’impact macroeconomique est fort. De plus la France est l’un des pays ou le taux d’epargne est le plus eleve. L’utilisation des revenus supplementaires crees par la baisse des impots joue un role important dans la relance de la croissance. Une mauvaise utilisation des revenus rendus disponibles par la baisse d’impots engendre des effets negatifs sur la croissance.

Par consequent, il est plutot rare que la baisse des impots accelere suffisamment l’activite economique pour que celle-ci compense la baisse du taux d’imposition. Par exemple la baisse sur les voitures jaunes conduirait les acheteurs a preferer les voitures jaunes, cela augmenterait les recettes de la TVA assises sur ces voitures, mais n’augmenterait pas les recettes de TVA totales. Ainsi dans ces conditions la baisse des impots entraine soit une baisse des depenses publiques soit une augmentation du deficit public. B/ la baisse des depenses publiques et l’augmentation du deficit public

Les depenses publiques La baisse des depenses publiques a un effet inverse a celle de la baisse des impots. En effet la baisse des depenses a tendance a reduire la demande sur le marche ou bien a reduire les revenus des menages. Dans les deux cas cela impact sur la croissance economie, qui se voit ralentir. La baisse des depenses publiques peut egalement avoir des effets psychologiques incertains. Generalement les menages ont tendance a etre satisfait d’une baisse des depenses publiques mais individuellement chacun ressent differemment les reductions des depenses qui les concernent directement.

Ainsi les francais desireraient moins de fonctionnaires mais plus de policiers, de professeurs, de juges, d’infirmieres. Le deficit public La baisse des impots peut entrainer l’augmentation du deficit public (donc augmentation des dettes publiques). En diminuant l’impot l’etat realise souvent des emprunts pour combler le deficit public. Ceci va donc avoir un impact sur la concurrence des entreprises sur les marches des capitaux conduisant a la hausse des interets et des investissements prives.

L’emprunt va alors augmenter la dette de l’etat, ce qui se ressentira dans l’avenir (Augmentation du PIB). C’est pour cela que depuis le milieu des annees 1990, le gouvernement francais a plutot eu tendance a augmenter legerement les impots pour permettre a la France de respecter le traite de Maastricht qui limite le deficit public a 3% du PIB (permet egalement d’eviter une inflation pouvant etre liee au deficit public). Depuis 1999 on a pu constater cependant des diminutions d’impots, bien sur dans le respect du traite de Maastricht. CONCLUSION

En conclusion, on peut dire qu’une baisse des impots peut permettre a l’etat de relancer la croissance economique en augmentant le pouvoir d’achat des menages, ce qui relance la demande et pousse les entreprises a investir tout en evitant leur delocalisation. Par contre de cette baisse peut resulter de consequences negatives en provoquant des inegalites entre les menages (certaines classes ne voit aucun changement du a cette baisse) et entrainer une diminution des depenses publiques et une augmentation du deficit public qui constitue une barriere a relance de la croissance economique.

Il semble donc difficile de trancher pour une baisse ou une augmentation des impots. Il serait donc envisageable, dans le but de relancer l’economie, de s’interesser davantage a la maitrise des depenses publiques. Comment les maitriser ? Faut il accroitre les depenses publiques, les diminuer ? Quelles consequences cela engendrera ?