Fatou Diom Questions Livre

Fatou Diom Questions Livre

Fatou Diome « Le ventre de l’Atlantique » 1. « Le minaret de la mosquée figée dans ses certitudes « la danse paienne des cocotiers » ; Quelle attitude fauteure adopte-elle concernant le phénomène religieux dans les problèmes rencontrés au Sénégal et notamment l’immigration ? Au Sénégal, les religions et croyances occupent une position décisive dans la culture quotidienne des habitants, une place presque figée qui de temps en temps est « balayée » par le vent de quelques croyanc coutumes paiennes.

Tout cela conforte év et les croyances exisL or 13 , par quelques femme au Sénégal Au fur et à mesure des pages, l’auteure tacle les abus des diverses religions et croyances et surtout les influences qu’elles peuvent avoir sur les habitants et sur l’idée qu’ils se font de l’immigration. En effet, la religion qui prédomine au Sénégal est la religion musulmane. Quant aux marabouts, ils occupent également une place de choix au Sénégal. La polygamie est également un élément central du Ventre de l’Atlantique.

Il est évident qu’il existe différentes conceptions de cette coutume : est-ce que la polygamie contribue au sous- éveloppement des anciennes colonies ou est-elle incomprises personnels, il est évident que l’auteure voudrait que la femme occupe

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une place plus importante dans la société et qu’elle puisse aussi se réaliser par ses propres choix de vie qu’ils soient culturels, religieux, personnels (amoureux). Mais les coutumes païennes et la religion du pays enlisent la situation de la femme au Sénégal ainsi que sa position géographique qui l’empêche également d’immigrer de par son genre.

Par son volonté d’immigrer en tant que femme, l’auteure veut bousculer les idées reçues et s’affranchir du poids de l’héritage ulturel et religieux. En définitive, fauteure met en abime diverses problématiques qui mettent en exergue la situation de la femme dans les sociétés africaines. Elle dénonce ce qu’ont d’étouffant et d’inhumain certaines traditions de son pays d’origine, la polygamie, le poids des anciens, l’emprise hypocrite et intéressée des marabouts, la condition de la femme. 2. pourquoi l’auteure dit-elle que « l’arbre à palabres est un parlement et l’arbre généalogique, une carte d’identité » ? p. 79) C’est sous l’arbre à palabres que se fait le monde, que la plupart es grandes discussions du village ont lieu. Cette métaphore est en lien avec notre système législatif occidental où les lois sont votees au parlement. Au Sénégal, les lois, les grandes décisions sont prononcées ? l’ombre de cet immense arbre qu’est l’arbre à palabres, lieu traditionnel de rassemblement. Quant à l’identité d’un individu, celle-ci n’est que le reflet des racines de ses ancêtres, d’un passé complexe. L’identité d’un être est la som 13 n’est que le reflet des racines de ses ancêtres, d’un passé complexe.

L’identité d’un être est la somme du vécu de ses ancêtres D’allleurs, Salie vit un réel problème d’identité dû à son statut d’enfant illégitime, brouillant les pistes de son arbre généalogique. 3. « Chaque miette de vie doit sewir à conquérir la dignité ! » a. Interpréter cette citation de façons différentes en illustrant votre propos ; b. « Everything you want you’go it ! » est-il un refrain totalement compatible avec cette citation ? c. Le nom pourrait-il correspondre à rune des miettes, selon l’auteure ? d.

Cette citation correspond-elle pour vous au sens d’une vie réussie ? a. « Chaque miette de vie doit servir à conquérir la dignité » sert e fil conducteur à ce livre. Cette phrase semble être le leitmotiv menant les différents personnages du livre dans leur quête de réussite. Réussir est une revanche. Cet objectif de réussite s’accommode mal de toute idée d’échec surtout pour celui qui est parti au pays des blancs et de l’argent par définition. Il s’accommode mal aussi de la réalité des immigrés en France qui se retrouvent pour certains sans papiers voir expulsés.

Le cas de Salie le démontre si bien : « J’avais beau dire à Madické que, femme de ménage, ma subsistance dépendait du nombre e serpillières que j’usais, il s’obstinait à m’imaginer repue, prenant mes aises à la cour de Louis XIV. Habitué à gérer les carences dans son pays sous-développé, il n’allait quand même pas plaindre une soeur installée dans l’une des plus grandes puissances mondiales ! Sa PAGF 13 quand même pas plaindre une soeur installée dans l’une des plus grandes puissances mondiales ! Sa berlue il ny pouvait rien.

Le tiers-monde ne peut voir les plaies de l’Europe, les siennes l’aveuglent ; il ne peut entendre son cri, le sien l’assourdit. ‘ Son départ pour la France dans un premier temps, une vie de dur abeur, dans un second temps sont les miettes qui lui permettent d’atteindre la dignité, car arrivée par elle-même, suivant le chemin de l’indépendance et de ses propres convictions. « Chaque miette de vie doit servir à conquérir la dignité Comme une voix intérieure envoûtante, cette phrase rythme tous les destins d’exilés que Salie nous raconte.

Prenons le cas de Moussa qui décide d’aller chercher fortune en commençant par quitter le village, se faire engager comme matelot, trouver ensuite une place dans l’équipe de football de la ville et finit par se faire remarquer. Recruté par un entraîneur français sans scrupules, sa quête de la dignité vire au cauchemar quand il doit faire face à la réalité de Lorsqu’il est pris par la police et renvoyé chez lui, il doit affronter la honte de se présenter à sa famllle sans avoir reussi.

Le déshonneur est tel qu’il se noie dans l’Atlantique. Sa dignité était de devenir un jour joueur professionnel de football et pouvoir nourrir sa famille et revenir au pays en vainqueur. C’est dans cette finalité que chaque action est envisagée pour les différentes figures de l’exil que narre l’auteure. b. La volonté est Indissociable de la quête de réussite à laquelle les habi 3 narre l’auteure. b. La volonté est indissociable de la quête de réussite à laquelle les habitants rêvant d’exil aspirent. Effectivement, quand on veut on peut !

Mais dans quelle mesure notre volonté doit-elle aussi prendre le pas sur notre dignité afin d’atteindre justement une dignité aux yeux des autres ? Car le chemin vers la dignité n’est pas forcément sans embûche mais s’il est en adéquation avec ce que nous sommes, il se fera effectivement vers une dignité certaine avec la volonté qui nous y ura menés. c. Etant donné que l’arbre généalogique a une importance primordiale dans l’identité dune personne, le nom définit d’autant plus les origines et l’identité. Salie, par son exil, cherche à conquérir une certaine dignité qui ne lui est pas acquise.

Salie est une enfant illégitime, née hors mariage, portant le nom de son père, c’est-à-dire un nom qui la désigne comme étrangère. Cette différence, par le nom et par la bâtardise, la singularise. Cette sensation de ne pas vraiment faire partie de cette communauté, comme si elle n’était pas digne, la pousse à faire de ette conquête de la dignité une affaire personnelle. Conquête de dignité et de légitimité qui doit être reconnue et acceptée. Son immigration est une recherche de reconnaissance et de dignité.

Lutte d’une femme qui n’oublie pas son Afrique, dans son choix même de vivre ailleurs pour mieux conquérir sa dignité africaine. d. Il convient premièrement de se demander si la dignité est effectivement la quête d’une vie réussie. Ce que la dignité signi PAGF s 3 dignité est Ce que la dignité signifie ensuite. Selon le philosophe Paul Ricoeur, cette notion renvoie à l’idée que « quelque chose est dû ? l’être humain du fait qu’il est humain. » La dignité devrait effectivement être acquise et non le fruit d’une lutte à laquelle doivent être laissées des miettes de vie.

Quant au fait d’obtenir l’objet de nos prétentions en se surpassant est pour moi l’essence même d’une vie réussie. Le dépassement de soi est une compétition dans laquelle le seul adversaire à affronter est soi-même, ses propres limites. Ainsi, le dépassement de soi est une valeur considérable car c’est un vecteur d’amélioration et de progression pour l’individu, d’évolution pour la société. . La tv, le foot, le coca, la pub, le sexe, le mariage, la langue française, sont-ils d’après vous, des vecteurs de culture et/ou d’émancipation ?

Pourquoi ? C’est la manière d’utiliser l’un ou l’autre qui en fera ou non un vecteur de culture et/ou d’émancpation. Concernant le Coca-Cola, celui-ci fait l’objet de dénonciation de la part de la narratrice. Elle reproche à Coca-Cola de vouloir étendre leurs marchés jusque dans les coins les plus reculés où Veau potable est une denrée très rare. En aucun cas, je pense, que le Coca-Cola puisse être un vecteur ‘émancipation et/ou de culture. Il représente simplement ce qui vient de l’occident, tout ce qui est enviable en quelque sorte.

Concernant les autres éléments, ils peuvent être des vecteurs de cultu 6 3 en quelque sorte. culture s’ils sont utilisés dans cette optique clairement définie. prenons le cas de la télévision, celle-ci peut être un vecteur de culture en fonction des programmes regardés. Mais prenons garde à la colonisation mentale. La publicité, quant à elle, a une dimension socio culturelle assez puissante et peut elle aussi être un vecteur de culture (quoique rès largement critiquée), elle nous indique la culture d’une epoque, d’un pays, ses mœurs.

La manière de percevoir une image repose sur notre contexte de civilisation (morale, religion, histoire). De plus, la publicité a, ? mon sens, une dimension artistique, outre sa fonction mercantile, elle est là pour séduire et l’art peut en faire largement partie, les exemples ne manquent pas. Enfin, la langue française quant à elle est bien évidemment un vecteur de culture et d’émancipation Sa large connaissance garantit une émancipation socio culturelle. 5. Madické, petit frère ou demi-frère de Salie, c’est selon.

La relation fraternelle peut-elle évoluer de sa nature « consanguine » vers une autre relation ? une relation fraternelle ou sanguine peut de manière générale évoluer vers une autre relation, un autre amour, plus libre On ne choisit pas les membres de sa famille mais on choisit de les aimer ou non pour ce qu’il PAGF 7 3 donné par le choix d’aimer l’autre, de l’accepter tel qu’il est ou non. Le lien sanguin est un lien indépendant de notre volonté, l’option d’aimer fautre au-delà du lien familial doit s’affranchir de tout lien prédestiné.

Madické est l’unique lien familial qui lui permet d’être reliée ? un certain point de la terre, à une certaine identité, à certaines racines, aux nouvelles de son pays, des gens qu’elle aime. Au fur et à mesure, la relation sort des conventions et des intérêts de chacun pour devenir véritable, sans aucune obligation. 6. Que regorge le « ventre de l’Atlantique » et que symbolisent les dauphins et les algues ? L’Atlantique est la métaphore de l’abîme qui engloutit les espérances, les rêves et les fantasmes des miséreux qui s’obstinent, tentés par l’appel de la Terre Promise française.

Le ventre de l’Atlantique est une métaphore aquatique. En effet, l’Atlantique, un océan est dit avoir un « ventre partie du corps propre aux mammifères. Par opposition à la tête, le ventre est, je présume, le siège des émotions. Donc, ce ventre en question regorge du pôle émotionnel, des ressentis de cette civilisation. Dans l’Antiquité, on prêtait aux dauphins la faculté de sauver les naufragés ou de guider les égarés. En ce sens, le dauphin de l’Atlantique symbolise la conscience des hommes qui s’éveillent, une sorte d’évolution.

Il s’agit donc de ceux qui choisissent la difficulté, la nage ? ontre-courant malgré le poids des traditions et des croyances religieuses. Les algues ont quant à ell e vie végétative. traditions et des croyances religieuses. Les algues ont quant à elles, une sorte de vie végétative. Elles symbolisent donc l’acceptation d’une vie élémentalre, le renoncement. 7. « L’âne n’abandonne jamais le bon foin Le style, l’écriture sont-ils marqués de la féminité de l’auteure voire d’un certain féminisme ? Justifiez.

Dans Le ventre de l’Atlantique, l’auteure dénonce ceux qui se servent souvent de proverbes pour renforcer la charge de leur pinion, opinion souvent défendue par des préjugés populaires. Par l’utilisation que les habitants font des proverbes, ils s’octroient le droit de juger la narratrice et d’ainsi lui reprocher son divorce en vertu des regles de vie de leur communauté. Les habitants s’approprient le droit de faire ces reproches parce qu’ils n’ont pas à en assumer la responsabilité. En dappuyant sur des proverbes dejà « validés » par la communauté, ils acquièrent ainsi une légitimité qui ne leur est pas inhérente.

De fait, plus ils sont utilisés, moins les proverbes sont remis en question. C’est notamment le cas lorsque la narratrice se fait critiquer pour son divorce : « L’âne n’abandonne jamais le bon foin ». En l’occurrence, ce proverbe dénonce clairement les préjugés et attaques dont une femme peut être victime. La féminité de l’auteure transparaît clairement dans le style et l’écriture de l’auteure. Ce roman semble aussi engagé d’un point de vue féministe puisque l’auteure va sans cesse à l’encontre de la condition des femmes et de la pression subie par la communauté. es femmes et de la pression subie par la communauté. 8. De quoi l’exclusion peut-elle être la sanction ? De manière générale, l’exclusion est la sanction la plus élevée. Il s’agit d’un processus brutal de mise au ban. L’exclusion est la sanction d’une différence. L’exclusion sociale nie l’identité d’un individu, son appartenance à un groupe Elle stigmatise les différences et sanctionne véritablement la dignité humaine. 9. Comment Salie répond-elle à la question du « qui es-tu » (v. texte de T. Natan) ? La question du « Qui es-tu » est certainement la question qui tourmente le plus Salie.

Elle est partagée entre un attachement indéfectible à sa terre atale et une adaptation difficile à la vie d’immigré. Salie vit une réelle fragmentation identitaire. Elle éprouve beaucoup de difficulté à savoir qui elle est vu le regard des autres porté sur elle-même. Même si ses racines sont à Niodior au Sénégal, elle n’est plus considérée comme une habitante de Niodior par les autres habitants, elle a outrepassé les règles de vie, les traditions, les croyances, coutumes. Dès lors, elle ne peut se reconnaître dans le regard de ses pairs géographiques, qui eux-mêmes ne la reconnaissent plus, l’eussent-ils reconnue un i