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17/2/2015 Les liaisons dangereuses, lettre 81 : lecture analytique I commentaire composé LE BAC DE FRANÇAIS FACILE ET EFFICACE Vidéos Méthode pour l’écrit Objets d’étude Notions Textes commentés Oral de français Oeuvres / résumés Bac de français 1 p g t son éducation qui feront d’elle une libertine • c’est un passage autobiographique, où la 10 vidéos gratuites pour préparer l’écrit et l’oral Travaille efficacement ! Inscristoi dès maintenant pour appliquer ces conseils précieux : Merteuil affirme clairement sa supériorité par rapport à Valmont et aux autres femmes.

Questions possibles à l’oral de français sur la lettre 81 : Quel portrait la Marquise de Merteuil dressetelle d’ellemême ? http://commentairecompose. fr/lesliaisonsdangereuseslettre81/ Prénom (sans accent) Email : Je suis en classe de : nereset ES 1ereL 1 ere techno Seconde Il Il est aisé de constater dans cette lettre 81 la prédominance de la premlere personne du singulier, par les pronoms personnels (sujet : « je » o complément : « me ») et les possessifs (« mon », « ma »).

C’est clairement un autoportrait qu’esquisse Merteuil pour son int erlocuteur. Elle se met en évidence dès la première phrase de l’extrait : « Mai moi » et se définit en opposition au

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reste de la gent féminine, « ces femmes Inconsidérées » (le démonstratif « ces » sert ici à mettre à distanc e les autres femmes). B — Un orgueil démesuré Si elle met à distance les autres femmes, c’est parce qu’elle se con sidère comme supérieure à elles.

Elle les méprise car elle estime que leurs principes ont été « donn és au hasard, L’erreur bête (et facile ? éviter) qui les correcteurs au bac de français Candide chapitre 18: 5 problématiques pour votre lecture analytique Caligula de Camus, acte II je vous ai vu quelquefois si étonné ». On peut relever dans cette lettre 81 le registre de réloge, que Mer teuil emploie pour parler d’ellemême. Elle se dépeint comme auteure de sa propre VIe je puis dire que Je mon ouvrage »), à la façon d’une divinité créatrice.

Plugin social de Facebook Cest très commenté : Argumentation directe et indirecte : 3mn C — Un récit initiatique pour tout comprendre Dans cet autoportrait, la Marquise remonte assez loin dans ses so uvenirs : « le Introduction du commentaire composé Les fonctions de la poésie (vidéo) la méthode qui marche http://commentairecompose. fr/lesliaisonsdangereuseslettreg1/ emps où, fille encore » (on eut su oser qu’elle n’a pas atteint l’ 4 OF Il me cacher « je cherchais à deviner l’amour et ses plaisirs ».

C’est en prenant le contrepied des discours officiels et en étudiant les non dits que Merteuil fera son éducation de manipulatrice, en jouant s ans cesse sur les apparences je tâchai de régler de même les divers mouv ements de ma figure « j’y gagnai ce coup d’œil pénétrant » pour étudier les physionomies). Grâce à ses talents, elle manipule son confesseur pour se forger s a propre éducation sexuelle (« le bon Père me fit le mal si grand, que j’en c onclus que le laisir devait être extrême Transition : C’est donc bien le récit de sa jeunesse et de son initiat ion que livre Merteuil à Valmont, et donc également au lecteur.

Le portrait qui s’en dégage est caractéristique de la libertine mode rne du XVIIIème siècle, qui ne contente pas de s’adonner aux plaisirs et montre un esprit calculateur. Il – Le portrait d’une libertine moderne A – La maitrise de soi Contrairement à l’image du libertin « classique qui ne recherche que le plaisir, la Marquise se présente dans cette lettre 81 des Liaisons dangere uses comme une véritable ascète à la volonté de fer.

Elle est capable de s’imposer une rigoureuse discipline : « avec soi tâchai « le zèle », « avec le même soin et plus de peine pour rép rlmer… Même à un jeune âge, elle s’im ose des épreuves gênantes (« je s urmontai ence que je voulais acquerlr 3- L’esprit des Lumières Il est important de rappeler que Les liaisons dangereuses a été éc rit à la fin du siècle des Lumières, qui avait porté aux nues le pouvoir de la raiso n et la puissance de la science. A sa manière, la Marquise de Merteuil a intégré ces enseignement sen les appliquant de manière quasiscientifique.

Elle commence par observer (« observer et réfléchir », « curiosité h) ; puis elle applique ce que lui ont appris ses observations : « m’apprit encore dissimuler Elle s’efforce ensuite de s’améliorer et de s’entraîner j’essayai d e guider « j’obtins de prendre à volonté ») puis de mettre en pratique (« j’e n essayal l’usage Elle réussit ainsi à acquérir par l’entraînement et la mise en pratiq ue une certaine confiance en elle (« sûre de mes gestes », « je possédais I es talents ») qui lui permet d’aller plus apprentissage et d’aborde 6 OF A travers le récit de sa jeunesse, la Marquise fait état de la situatio n des emmes à son époque.

Maintenues dans l’ignorance (notamment en ce qui concerne le s exe), « vouée[s] par état au silence et à l’inaction « forcée[e] souvent de cacher les objets de [leur] attention », ces femmes sont réduites à un état de passivité extrême. Dans cette société hypocrite et répressive, Merteuil se détache de s autres Elle se rebelle en appliquant les mêmes procédés (hypocrisie, ma nipulation) ? son entourage je ne montrai plus que celle qu’il m’était utile de laisser voir se libérant ainsi du carcan dans lequel on defforce de renfermer. Il est utile de savoir que Choderlos de Laclos écrira un an plus tar un essai intitulé Des Femmes et de leur éducation, où il s’oppose à l’instruc tian traditionnelle imposée aux femmes et prône Hémancipation d’une femme « libre et puissante ».

Transition : Ce n’est donc pas la libertine en quête de plaisir qui es t décrite dans cet autoportrait, mais bien la femme dans toute sa puissanc maîtrise de soi et sa faculté de raison, qui se sert de son intellect pour arriver à ses fins. Mais cette lettre 81 a également une fonction narrative pour l’intri gue du Valmont est lui aussi un libertin, mais ce n’est pas le cas du lecteu r lambda, qui ne fera pas la même lecture. La Marquise écrit pour impressionner son destinataire, mais en ré alité l’autoportrait qu’elle peint la rend d’autant plus monstrueuse pour le lecteur : refusant les règles de la société, elle s’invente ses propres princip es, « fruit de [ses] profondes réflexions Son seul objectif semble être son profit personnel et tous les moy ens sont bons pour arriver à cette fin.

Elle n’applique ainsi que les règles qui lui semblent utiles (l’adjectif « utile » revient deux fois dans rextrait), même si elles sont contraignantes Elle révèle également que tout chez elle est calculé, et donc jamai s spontané : a froideur et sa capacité à mettre à distance (ses « premières ar mes ») la rendent plus effrayante encore. Elle cherche à tout prix à dissimuler ses sentiments, qui risquent u niquement de la trahir Ressentaisje quelque chagrin, je m’étudiais à prendr e rair de la sécurité h). Toute sa personne n’est qu’apparence choisie. Sa précocité ne joue pas non plus en sa faveur : il est glaçant de d eviner à quel point son enfance a dû être terne, marquée par la passivité, le sile nce et les mensonges de son entourage. B — Une lettre proleptique A bien des égards, cette lettre 81 des Liaisons dangereuses est ré vélatrice de