Expose Grandazzi

Expose Grandazzi

Présentation du texte d’Alexandre GRANDAZZI sur « La fondation de Rome » « La discussion sur les origines de Rome a elle-même une longue histoire » En effet, fhistoire des origines de Rome se superpose ? une histoire plus récente qui est celle du débat historique. Rome, ville berceau de son Empire a soulevé grand nombre de débat et de questionnement à travers les siècles. Quand et comment Rome est-elle née ?

Dans sa conférence sur son livre « La fondation de Rome » publié en 1991 , Alexandre Grandazzi, enseignant à Paris IV, part de la légende romuléenne, fait un point des déc ette conférence) po étü • de la Ville Eternelle. I org ébat historique puis s (au moment de xion sur la naissance La légende Romuléenne: Le point de départ Les premiers textes historiques retraçant la fondation de Rome racontent la légende des Jumeaux fondateurs ; Romulus et Remus.

Celle de Tite-Live (-59 ; 17), texte de référence grâce à sa bonne conservatlon nous donne cette version : A la mort du roi d’Albe la Longue, son fils cadet; Amulius, insatisfait du partage de l’héritage qui ne lui permettait pas le trône, tua tous ses descendants mâles, détrôna son frère et fit

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de sa nièce une estale, la contraignant ainsi à ne pas avoir d’enfant. Néanmoins le dieu Mars tomba amoureux de celle-ci ; ils eurent alors deux fils : Romulus et Remus. Les deux nouveau nés sont alors condamnés a ê être jeté dans le Tibre.

Finalement abandonnés sur le rivage ils sont recueillis par une louve. Plus tard c’est un berger surprenant ces deux enfants allaités par cette louve sur les flancs du mont palatin qul s’en occupera. une fois en âge les deux frères décident de fonder une ville, ils s’en disputent le nom. Après consultation des augures, c’est Romulus qui lui donnera son nom et tuera son rère car le pouvoir ne se partage pas (Insociable Regnum). Cette légende constitue pour les romains la perception qu’ils se font de la fondation de leur ville (qu’ils nommaient d’ailleurs La Ville soulignant son importance à leurs yeux).

Si l’on trouve des versions qui divergent (celle d’HelIanicos recensé par Denys Halicarnasse), ou si les grecs rationalisait la légende (la louve serait simplement la femme du berger, une prostituée), aucune réelle remise en question, aucun doute sur le fond de la légende n’apparait. La légende des origines de Rome face aux exigences de la critique istorique Au Moyen-Age, on ne se questionne toujours pas sur l’authenticité des faits, mais les auteurs comme Dante réutilisent les textes pour en faire des oeuvres littéraires, il enjolive la légende y ajoute même des éléments sans prendre en compte l’aspect historique du mythe.

C’est grâce aux relectures des textes et à l’essor de la pensée humaniste de la Renaissance que ces textes vont être abordés avec un nouveau regard. Les premiers humanistes ne défient toujours pas l’authenticité des faits mais cherchent à s’en approcher en comparant les e défient toujours pas l’authenticité des faits mais cherchent à s’en approcher en comparant les différentes versions de la fondation de Rome. De cette confrontation de sources, se dégage une série de contradictions et d’incohérences qui peu à peu soulève des interrogations sur la réalité des faits.

A la même époque un débat prend place entre l’historique et le mythique: ces découvertes sont alors a mettre en parallèle avec la véracité de l’Ecriture Sainte. Si l’on remet en cause un mythe ,cela discrédite également les faits de la Bible, dogme intouchable a l’époque. Alors deux grandes tendances surgissent de ces débats; les fidéistes revendiquant la tradition et les pyrrhonistes qui eux entendent les invraisemblances et deviennent sceptiques vis ? vis de la légende. Les pyrrhonistes deviennent à partir du 18ème siècle les principaux tenant de cette réflexion historique.

L’hypercritique : Au XIXO siècle, on assiste à la naissance de la science historlque. On cherche alors à analyser la fondation de Rome d’une manière historique et positiviste mais cet épisode de l’histoire de Rome échappe aux historiens à cause de son caractère légendaire. De plus, les philologues étudiant ces anciens textes découvrent que les auteurs sont largement postérieurs au faits historiques (Fabius Pictor vécut cinq siècle après Romulus et Tite-Live sept siècles après).

Toute la légende est alors reniée et écarter de tout rapprochement avec une quelconque réalité historique : c’est Vhypercritique », les savants cherchent alors à démontre quelconque réalité historique : c’est l »hypercritique », les savants cherchent alors à démontrer que les faits racontés sont mensongers et qu’on ne peut en aucun cas en dégager une réalité historique. L’entrée en scène de l’archéologie bouleverse le débat historique En 1899 1’archéologie apparait dans le débat suite à une volonté de reconstruction de la Ville.

Les fouilles dirigées par Giacomo Boni permettent alors de trouver a l’emplacement du forum, coeur du pouvoir de Rome, une pierre avec la plus ancienne inscription latine jamais découverte. On y déchiffre le mot « rex ». Cette pierre datant du VIO siècle avant J-C est la preuve de l’existence des roi que la légende cite. Ce fût l’amorce d’une série de découvertes qui suivirent toutes confirmant l’existence de roi dans la Rome primitive. On identifia également une nécropole de vingt-cinq tombes près du temple d’Antonin, prouvant aussi Pexistence d’une civilisation latiale.

Du coté des historiens, c’est alors le temps de relatlviser après cette hypercritique qui écartait toute réalité de la légende. On passe ? la « critique tempérée »: grâce aux preuves scientifiques que donne l’archéologie, on reconsidère la légende à laquelle on reconnait « un caractère historique d’ensemble » Mais cet envol de l’archéologie durera peu ; les difficultés techniques et la montée du fascisme ralentiront les fouilles usqu’à un arrêt quasi complet.

Les découvertes récentes C’est en 1950 que les fouilles reprennent avec l’expansion urbaine, cette fois ci étendues àla ré ion du Lat 1950 que les fouilles reprennent avec l’expansion urbaine, cette fois ci étendues àla région du Latium, notamment sur le site du Lavinium territoire qui selon la légende aurait été fondé par Enée. Les découvertes des sous-sols de la réglon du Latium vont alors élargir les hypothèses de la naissance de Rome qui pourrait être dût aussi à un développement des villages a proximité de La Ville.

Le climat de critique tempéré domine ainsi le débat toute la première moitié du 20ème siècle alors que le fascisme ne permet plus rarchéologie de la Primordia Romana. Les découvertes du Latium au temps de la Dolce Vita n’apportent pas de réponses directes à la question de la fondation de Rome mais elle éclaircissent ce temps de la légende encore obscur sur l’ensemble de la région et permettent d’établir une chronologie objective centrée sur cette zone géographique. On peut alors effectuer des parallèles avec ce qu’on sait du développement humain d’autres égions par exemple.

Les découvertes du Palatin: Une révolution inattendue C’est à partir des années 80 que Rome est de nouveau l’objet d’intense activité archéologique. Le parallèle qu’établit Grandazzi avec l’astronomie est intéressant dans le sens où les vestiges les plus anciens sont aussi les plus profondément enfoui. Ce n’est donc que très récemment qu’on a pu faire émerger des vestiges révolutionnaires dans le cadre du débat sur la fondatlon de Rome. Avec d’une part la découverte d’ Andrea Carandini (archéologue spécialiste de la Rome Antique) qui, après avoir mis