Exposé de pédagogie

Exposé de pédagogie

LE FACTEUR ENSEIGNANT EN SI UATION D’EDUCATION PLAN l- DEFINITIONS DES CONCEPTS a- Enseignement b- Education c- Situation d’éducation ll- LES FACTEURS D’UN ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE RÉUSSI a- Le facteur enseignant b- Le facteur élève c- Le facteur environ – LA POSTURE DE L’ – Pédagogie traditio b- Pédagogie moder or20 to View PEDAGOGIES IV- JOHN HATTIE ET LA SPÉCIFICITÉ DE CERTAINES SITUATIONS EDUCATIVES DANS DES CLASSES D’ECOLES CAMEROUNAISES : regard croisé sur la particularité de certains contextes (éducatifs) dans le processus de l’enseignement / apprentissage. Hattie et ses facteurs de la réussite d’une action pédagogique, d’un enseignement-apprentissage b- Les réalités éducatives dans certaines salles d’école comme poussant à d’une relativiser l’impact des principes Hattiens : De la nécessité de la prise en compte des particularités propres au contexte socioculturel et économique dans chaque situation éducative. c- Perspective et recommandation l’objet et le sujet Cependant, notre analyse se focalisera essentiellement sur le pôle « agent » dans la situation d’éducation.

C’est ainsi que le problème que soulève notre thème est celui de a place de l’enseignant dans une situation éducative. Autrement dit : Quelle posture l’enseignant adopte t il dans l’exercice de sa pratique ? Existe-t-il un model standard de la pratique de

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la pédagogie ? Etant donné qu’un travail scientifique ne saurait commencer sans une clarification préalable des concepts, nous nous conformerons dans un premier temps à cet exercice (l).

Ensuite avant de situer l’enseignant dans les pédagogies (Ill), nous présenterons les facteurs d’un enseignement /apprentissage réussi pour enfin nous intéresser aux travaux de John HATTIE en les confrontant avec certaines réalités camerounaises qui rendent ifficile l’application des principes hattiens de la réussite d’un enseignement/apprentissage (IV). a- Education Étymologiquement, le mot éducation vient du latin « educare » qui veut dire élever des animaux ou des plantes et par extension, avoir soin des enfants, former, instruire.

L’éducation peut être définie comme l’ensemble de manière d’agir sur l’individu avec des influences qu’un être humain doué des connaissances exerce sur un autre et qui consiste en un processus de développement dans l’être, à faire naître dans son esprit des nouvelles dispositions de connaissances lui permettant de s’épanouir tout n s’intégrant au sein d’une société. L’éducation est donc l’action de faire sortir une personne de son état premier ou de faire sortir de lui ce qu’il possède virtuellement.

Elle a toujours existée en tout temps dans toutes les sociétés humaines et da OF possède virtuellement. Elle a toujours existée en tout temps dans toutes les sociétés humaines et dans tous les milieux ou environnement social, elle a toujours été orientée vers une finalité ou un but à atteindre. S’agissant du concept d’éducation, notons qu’il existe plusieurs formes d’éducation dont l’éducation informelle ; non formelle et formelle. Mais celle qui nous concerne véritablement c’est l’éducation formelle.

Cette dernière nous plonge dans une situation d’éducation qui met en relation un enseignant et un eleve dans une salle de classe à l’intérieur de l’école. Elle est cet enseignement-apprentissage qui a lieu dans un cadre scolaire institutionnalisé, et c’est cette dimension là qui nous intéresse dans le présent travail. b- Enseignant L’enseignant est celui qui enseigne, qui se rattache ? l’enseignement pour transmettre ses connaissances aux élèves (étudiants) avec un certain nombre d’autorité afin que ses élèves ou étudiants puissent le comprendre.

Il agit et inten’ient de façon plus cohérente à ce que les élèves apprennent et progressent tout au long de leurs parcours scolaires. Il adopte des stratégies en suivant les principes de la pédagogie qui feront l’objet de la force et exigence du programme et de la dynamique de l’établissement ainsi que de sa propre personnalité et aussi les attentes des élèves. L’enseignant est enthousiaste, chaleureux, généreux, passionné par la discipline. Il utilise une technique précise du développement structuré par un but clair pour l’auditeur. enseignant est celui qui utilise du matériel, objet réel, mage, tableau et récapitulatif afin de focaliser l’attention des apprenants sur les éléments pertinents par rapport ? l’apprentissage visé et l’attention des apprenants sur les éléments pertinents par rapport à l’apprentissage visé et le changement fréquent du support pour maintenir la motivation des élèves. De ce fait l’enseignant apparait comme un facteur non négligeable dans la réussite des enseignements-apprentissages. – Situation d’éducation : Cest une situation qui met sur pieds un ensemble de processus dans lesquels, l’enseignant agit sur l’apprenant avec l’intention de transformer ce dernier. Une telle situation met en présence trois pôles à savoir le savoir, l’enseignant, l’élève auquel s’ajoute le milieu. Chaque élément concoure à la mise en place, mieux. à la réussite de l’enseignement-apprentissage qui s’y déroule. L’enseignant comme facteur responsable dans la réussite des interactions (enseignement-apprentissage) qui s’ déroulent doit prendre des dispositions pédagogiques afin de mieux transmettre et faciliter les apprentissages.

La situation d’éducation permet ? l’enseignant de respecter les règles pedagogiques qui ont mis à sa disposition, de mieux structurer le programme d’enseignement our une meilleure qualité. Elle est un cadre qui permet ? l’enseignant de revisiter régulièrement les effets de son enseignement ou de son attitude sur les élèves. ll- LES FACTEURS D’UN ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE REUSSI L’enseignant prit comme magister, celui qui assure l’éducation des jeunes mobilise de nombreuses ressources, d’énergie et de remise en cause, d’efficacité, nécessaire pour la réussite de sa mission.

Cette réussite passe notamment par : La gestion de la classe La planification des cours L’intervention Evaluation i. La gestion de la classe. Il est important pour le magister d’être comme un super héros ux yeux de ses élèves. Il doit se rappeler que ses élèves le regardent et vont donc essayer de lui ressembler. Il est essentiel qu’ils le voient comme une personne à qui on peut faire confiance. Les élèves quels que soient leurs âges ont besoin de quelqu’un sur qui ils puissent s’appuyer, vers qui ils peuvent se tourner.

Fixer clairement les limites à ne pas franchir. poser les limites à ceux qul enfreindraient les règles. Annoncer clairement les sanctions et ne pas hésiter à les mettre en application si necessalre. Faire preuve de compassion. Le bon éducateur noue de solides elations avec ses élèves et les considère comme des personnes à part entière. II est chaleureux, accessible, enthousiaste et attentif. Définir les règles de bases. Trois ou cinq règles que les élèves connaitront par avance, pour que nul n’en abuse de l’autre. ii.

La planification Avoir des objectifs Le magister, doit maitriser les connaissances disciplinaires, connaitre les compétences à enseigner et le niveau des habilités de l’apprenant, connaitre les programmes et les objectifs des enseignements de chaque classe, connaitre la relation entre matière à enseigner pour lui et pour les autres. Choisir et réparer le matériel didactique approprié pour atteindre les objectifs, choisir le modèle d’évaluation approprié. En somme être nantis d’un objectif pédagogique (contenu disciplinaire, contenu des programmes, les stratégies pour amener les enfants ? comprendre).

Dresser un plan rigoureux des cours. Fournir les cours magistra PAGF s OF Travailler en groupe d’élèves Travailler sur la tache finale La tache finale est la partie éducative elle-même, les élèves apprennent, ils peuvent vous consulter ou se concerter entre eux. iii. Intervention Dans la classe, savoir susciter l’intérêt de l’élève pour tel cours, ans le sens de créer les conditions psychologiques de l’apprentissage, communiquer les objectifs d’apprentissages ? l’apprenant pour qu’il comprenne le rapport entre ce qui a été vu et ce qui est vu et en quoi cela lui est utile.

Assurer les conditions propices à l’apprentissage (les apprenants, doivent se faire une idée positive de la matière). Savoir instaurer le dialogue entre vous et l’élève afin de vérifier constamment l’atteinte des objectifs. Savoir assigner les exercices collectifs et individuels en fonction des objectifs préétablis. iv. Evaluation Les types d’évaluations • L’évaluation diagnostic Elle consiste à évaluer les compétences de bases de l’élève c’est- à-dire ses connaissances préalables (pré acquis) au début de tout processus d’enseignement.

Cette forme d’évaluation permet ? l’enseignant de savoir quels types d’apprenants il a en face de lui et savoir à quoi s’en tenir. C’est une façon de se préparer et de préparer ses apprenants à ce qui va débuter. L’évaluation formative Elle s’effectue tout au long du travail d’apprentissage. Sa fonction est régulatrice elle ne peut s’effectuer que de l’intérieur du système d’apprentissage, et avec les apprenants, elle ne juge i élèves ni même leurs performances mais définie à la fois qualitativement et quantitativement le travail effectué pour atteindre les objectifs.

Et l’activité d’enseignement se caractérise par une prise de décision quand aux suites à donne l’activité d’enseignement se caractérise par une prise de décision quand aux suites à donner au travail d’apprentissage, notamment dans la gestion du temps ; elle inclut nécessairement le regard de l’élève sur ses propres savolrs. pour être à la fois satisfaisante et efficace elle doit avoir quatre vertus : elle doit être précise, rare, revue et de préférence joyeuse.

L’évaluation sommative Elle sert à repérer les acquis des élèves et de certifier leurs compétences, elle pose une barrière pour le passage dans le secteur suivant (scolaire, professionnel). Sa fonction est certificative, elle peut (et doit) s’effectuer pour tester les acquis des élèves qu’elle met en relation avec les compétences socialement exigées, pour le passage dans un autre secteur afin de déterminer les possibilités de passage en fonction. b- Le facteur élève.

Le dicipulus, celui qui est placé de l’autre coté face au magister et échange avec lui. Pour mener à bien cette symbiose, il doit nécessairement être discipliné c’est-à-dire apte à respecter un règlement intérieur, le dit règlement peut être général ou particulier. Général parce que le même pour tous les élèves dans une école ou institution formelle. Il doit obligatoirement être ponctuel, propre respectueux de lui-même, des autres, de son institution, poli, avoir son matériel didactique et participer aux activités scolaires…

Particulier parce qu’il est propre à l’enseignant qui organise sa salle de classe à sa guise et à son gout et fait appliquer ses principes. IL est à noter que chaque magister a sa technique, sa façon de falre, et que le dicipulus se dot d’en falre garde pour ne pas s’exposer aux sanctions, et biaiser par la même occasion l’atteinte des obj 7 OF occasion l’atteinte des objectifs précédemment établis. Pour permettre le bon déroulement des apprentissages, l’élève en plus d’être discipliné doit être travailleur.

Celui qui est attentif, prend bien ses notes, faits ses devoirs et exercices et continu d’apprendre en lisant, en écoutant, en regardant tout ce qui se présente à lui (revues, livres, T. V, T. I. C… ) C- Le facteur environnement Pour une bonne activité éducative, le cadre d’étude doit être propice. Et qui dit propice dit une bonne organisation structurale du lieu. _ L’espace réservé aux enseignements doit être géographiquement bien situé c’est-à-dire un endroit loin du danger ambiant (route, terrain accidenté, foret, marché ; débit de boisson, cours d’eau… Aménager pour permettre l’éclosion des talents eest-à-dire sur le plan architectural, des locaux, des classes spacieuses et équipés, enceinte de l’école nantis du confort minimal (cours de récréation, terrain de sport, toilettes… ) Ill- LA POSTURE DE L’ENSEIGNANT DANS LES PEDAGOGIES TRADITIONNELLES a- Pédagogie traditionnelle L’on peut concevoir la pédagogie traditionnelle comme cet ensemble de théories de l’enseignement imposée au 19e siècle comme science de l’éducation, ou didactique expérimentale.

En effet l’antiquité concentrait la problématique de Féducation sur la formation générale de l’homme et du citoyen privilégiée par rapport à la question de la transmission et du contenu des connaissances au sens étroit du terme. C’est dans ce contexte qu’on considérait la dialectique et la maïeutique que Socrate ettait en pratique dans ses fameux dialogues, comme des techniques capables de faire ro resser le raison PAGF 8 OF pratique dans ses fameux dialogues, comme des techniques capables de faire progresser le raisonnement et la connaissance.

Il en était de même pour Platon et Aristote, pour lesquels la pédagogie devait être mse au servlce de fins éthique et politique. Succédant à cette vision qui prévaut au moyen âge, et s’inscrivant dans le cadre de la scolastique la pédagogie fut alors assimilée au catéchisme dont on peut retrouver les exposés notamment chez Saint Augustin et Saint Thomas d’Aquin. Les méthodes ‘éducation, qui mettaient l’accent sur la communication entre maitre et élève, se fondaient, au travers d’un enseignement essentiellement axé autour de la linguistique sur la transmission de la foi.

Cette méthode privilégiait la mémorisation et l’imitation. C’est d’ailleurs sous cette forme là qu’on reconnait la pédagogie traditionnelle aujourd’hui. La pédagogie traditionnelle est alors celle du modèle transmissif sur le triangle pédagogique de Jean Houssaye, elle se situe du coté du savoir en privilégiant ainsi la démarche didactique de l’enseignant. Elle est celle du savoir, du modèle, de l’autorité, de ‘effort, de l’individualisme et de la sanction. Ainsi dans les pédagogies traditionnelles, l’enseignant en situation d’éducation incarne la centralité.

Il est le tout puissant le « magister dixlt » et pour les élèves lorsque le maitre a dit on ne réfute pas, sa parole est parole d’évangile, il détient le monopole du savoir. Ainsi on remarque selon Jean Houssaye, ( pédagogues du monde entier, 2014) l’impersonnalité de la relation, l’asymétrie stricte, la transmission d’un savoir coupé de la vie, un idéal éducatif très normé, un dispositif bureaucratique et un modèle harismatique. Car le maitre se caractér PAGF OF normé, un dispositif bureaucratique et un modèle charismatique.

Car le maitre se caractérise par le magistro centrisme, le culte du savoir, l’autoritarisme, la scolastique et l’intellectualisme. L’élève quant à lui se contente d’apprendre par le modèle imltatif, savoir reproduire et restituer les connaissances qui lui sont transmis. Ceci démontre la posture de l’enseignant dans une situation de classe ou il est bien évidemment un facteur de l’éducation (mais beaucoup plus un instructeur). Du fait de son magistro centrisme, ‘éducation prend place et notons que sans cette posture de l’enseignant on ne parlerait pas d’un réel apprentissage chez l’élève, et donc d’éducation.

Car la pédagogie traditionnelle a le mérite de faire apprendre Pélève de manière ordonnée et structurée. Cependant il ya lieu de soullgner que dans cette posture il est difficile pour l’enseignant d’observer les règles et l’éthique que prescrit la déontologie professionnelle. En somme la pédagogie traditionnelle s’incarne dans une conception chosifiée du savoir, développe une conception autoritaire de l’apprentissage, s’appuie sur une conception ormaliste de l’intelligence et promeut une conception verticale de l’enseignement.

Cependant loin d’être négative, elle a beaucoup de qualité : celle de la sécurité face à un avenir qui pourrait nous échapper et à des jeunes générations que nous ne parvenons pas à contrôler. Elle rappelle également l’importance de la construction du « commun » tant au plan social que dans les domaines des savoirs de référence que ne garantit pas nécessairement l’émergence d’une multitude de « projets pédagogiques », fussent-ils créatifs et généreux. Elle souligne aussi la nécessité d’une hiérarchisation des