EXPOSE D HISTOIRE

EXPOSE D HISTOIRE

MINISTERE DE L’ÉDUCATION NATIONALE REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE ET DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR Union – Discipline — Travail Sni* to View or 8 Histoire et Origine du peuple Akan 1 . Histoire du peuple Akan Le royaume Baoulé de Sakassou Les membres du clan royal Baoulé ayant à leur tête la Princesse Abla Pokou, venait directement de la cour de Kumassi (Ghana). Ce royaume n’à émigrer qu’à la mort du Roi Osei Toutou ; Daaku, frère ainée d’Abla Pokou, était prétendant au trône defunt au même titre que son cousin Opokou Ware ; Battu dans la course au trône Daaku mourut quelque temps après l’avènement de on cousin.

Abla Pokou quitta clandestinement le pays parce qu’elle n’avait plus son frère et unique défenseur ; elle fut obligée d’émigrer pour sauver sa vie ainsi que celle de son unique fils. Aidée par des sympathisants, elle quitta le royaume de Kumassi une nuit de grandes pluies. L’histoire raconte que poursuivie par des soldats de son cousin, Abla Pokou ne fut sauvée qu’après avoir sacrifié son fils unique au génie du fleuve Comoé en crue ; c’est après ce sacrifice du fils et la traversée du fleuve que les Fugitifs se donnerent le nom de Ba-oulé.

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sentant en sécurité de l’autre côté du fleuve, a princesse, devenue Reine, organisa sa suite en huit clans (Ouarébo, Nzipbri, SaafW’è, Faafwè, Manafwè, Atour Agba et Ngban). Les clans qui ne figurent pas sur la liste sont de formation récente et sont issus de Baoulé et de Gouro, de Malinké ou Sénoufo. Affectée par le sacrifice de son fils, épuisé par la longue et pénible marche à travers la forêt, malade, Abla Pokou mourut très tôt ? Niamenou. Sa nièce Akvva Boni lui succéda, travers la forêt, malade, Abla Pokou mourut très tôt à Niamenou.

Sa nièce Akwa Boni lui succéda, elle installa les clans aux quatre oins du pays et entreprit aussitôt des guerres de conquêtes pour élargir les Imites du jeune royaume ; Elle soumit des tribus Gouro, Sénoufo, Goli, Malinké et Alladjira (Dinkyra). Cest au cours de l’une de ses nombreuses conquêtes, plus précisément de la conquête du Yaouré que la grande Akwa Boni trouva la mort. La guerre de conquêtes terminées, la reine impose ses coutumes à ses sujets (nom, succession et matrilignage) ; elle adopta, en contrepartie, certaines habitudes de vie des sujets (danses, cultes et port de masques).

Les Baoulé créèrent ainsi une civilisation ifférente de celle de la cour de Kumassi ; c’est à elle que le Baoulé dolt sa configuration actuelle. La capitale du royaume est Sakassou (lieu de sépulture). 2. ‘origine du peuple Akan Situé précisément au centre-est et au sud-est de la Côte d’Ivoire, le groupe Akan originaire du Ghana est reparti territorialement en trois grands groupes : Les Akans frontaliers (est) Ces populations se retrouvent de part et d’autre de la frontière du Ghana et de la Côte d’Ivoire, ce sont : les Abron (Ahenflé, Foumassa, Pinango, Akidom), les Agni (Bini, Bona, Indénié,

Morofivé, Sanwi), les Juaben (Diabè), les Essouma et les Nzima (Evalué, Ajomoro, Guina, Ahanta). Les Akan du centre Le nom de ce groupe vient du fait qu’il occupe le centre de la Côte d’Ivolre. C’est la grande famille des Baoulé : (Ouarebo, Agha, Ngban, Fa centre de la Côte d’Ivoire. C’est la grande famille des Baoulé : (Ouarebo, Agha, Ngban, Faafoué, Nzikpri, Altou, Nanafoué, Saafoué, Akoué, Ndranoua, Satikran, Goli, Ayaou, Anno et Annoabè).

Les Akan Lagunaires (Sud) Le terme lagunaire donné à ces ethnies vient du fait qu’elles sont installées autour du vaste complexe lagunaire formé par les agunes Ebriés, Oualadine, Aby, Tano (Tando), Ehy, Potou, Aghien et celle de Grand-Lahou. Ce sont ; les Abè (Marié, Tchofou, Abévé, Khos), les Abidji, les Abouré (Ehe, Ehive, Ossouon), les Akyé (Lepin, Bodin, Ketin), les Adioukrou, les Avikam, les Alladian, les Ebrié (Bidjan, Kwé, Songon, Niangon, Yopougon, aya, Nonkwa, Bobo, Adiapo), les Ewotire et les Ega. l- ORGANISATION SOCIO-POLITIQUE, CULTURELLE ET RELIGIEUSE DU PEUPLE AKAN 1. Organisation Sociale La monarchie est la forme de gouvernement qui la faveur des Akan, mais de préférence une monarchie oligarchique ; Elle peut ?tre importante et de situer au niveau de plusieurs provlnces ou se limiter à un seul village. La fonction du Roi est divine ; la royauté est symbolisée par trois objets matériels : Le tabouret, le cimeterre (sabre), et le dja (collection de poids à peser Vor ou trésor du royaume).

Le Tabouret Le Tabouret symbolise l’autorité, le pouvoir temporel et spirituel du roi ; les Akan disent : « là où il n’y a pas de tabouret, il n’y a pas de roi, le village où réslde le tabouret devient le chef-lieu du royaume ; Le roi est mortel, de tabouret est permanent » Le cimeterre (sabre) Il symbolise le pouv PAGF oyaume ; Le roi est mortel, de tabouret est permanent D. Il symbollse le pouvoir militaire du roi, Chef suprême des armes ; c’est avec le sabre (ôhôtô) que les peuples soumis et leurs chefs prêtent serment de fidélité et d’allégeance ; le Sabre reste également le symbole de messager du roi.

Le Dja (Trésor du royaume) Le dja symbolise le monde, les états de conscience des rois défunts et le pouvoir économique du souverain régnant ; C’est dans le dja que les Akan ont consigné la somme de leurs connalssances par images et par écrits (polds à peser l’or). Le pays Akan possède plusieurs royaumes plus ou moins mportants ; on peut citer les royaumes Abouré de Moossou et de Bonoua, le royaume Agni de Bettié, le royaume Anno, le royaume des Juaben, le royaume des Morofwé le royaume de Bini et celui de Bona.

Les plus importants restent les royaumes Abron de Bondoukou, celui des Baoulé à Sakassou et celui des Indénié ? Abengourou. Le roi peut être un homme ou une femme ; dans le premier cas, les coutumes autorisent parfois de placer à côté du souverain, Chef suprême, un roi-femme (mère, tante, cousine ou sœur du monarque régnant) ; Ce personnage administre effectivement une principauté du royaume.

Un royaume peut être fondé par un homme (Bondoukou) ou par une femme (Sakassou). 2. Organisation politique L’organisation politique des lagunaires reposes en grande partie sur les classes d’âge qu’ils ont su mieux organiser que les autres Akan (Adioukrou, Akyé, Abouré, Ebrie). Tous les lagunaires ont su mieux organiser que les autres Akan (Adioukrou, Akyé, Abouré, Ebrie). Tous les lagunaires ont, dans leur calendrier, une semaine de six jours. 3.

Organisation culturelle Les peuples de civilisation Akan ont dans leur dja (paquet contenant le trésor du royaume et des poids à peser l’or) de etites figurines en bronze communément appelées poids ? peser l’or. Certaines figurines comportent des signes graphiques identiques aux lettres de l’alphabet tifinar, libyque et saharien , les signes Akan sont également identiques aux marques que les populations Daza et Azza du Niger, du Tchad et de la Libye utillsent pour marquer leur bétail . Au Niger et au Tchad, ces signes sont des marques de familles et de clans.

Tous ces signes, ces marques et ces lettres d’alphabet ne se rencontrent que dans des pays situés au Nord du pays Akan, dans des régions se trouvant au cœur du Sahara et comportant de très randes étendues de sable ; Ces faits méritent d’être mentionné car ils sont très importants dans Phistoire du pays Akan. 4. Organisation Religieuse Les Akans sont animistes mais n’adorent que des divinités naturelles (divinités des cours d’eau : Tanoé, Bia, des divinités de montagnes, de forêts) et des êtres surnaturels (géants et nains) ; Ils connaissent le culte des ancêtres.

III- Festivité chez le peuple Akan 1. La fête des ignames L’igname est la seule plante vivrière qui possède ce privilège ; La fête des ignames est une manifestation culturelle connue de la ajorité des Akan. Cette cérémonie global n’arr ignames est une manifestation culturelle connue de la majorité des Akan. Cette cérémonie global n’arrive qu’une seule fois l’an, sa date n’est la même partout. L’origine de cette cérémonie n’est pas connue de façon satisfaisante ; cette cérémonie vise trois objectifs .

Elle est d’abord une action de grâce rendue par les vivants aux esprits bénéfiques auxquels la terre doit la paix et la fécondité. Elle est ensuite la commémoration des morts qui ne cessent de veiller sue les hommes et de leur procurer tout ce qui leur est écessaire pour vivre heureux. Elle est enfin pour le peuple Akan une occasion de purification et de réjouissance dans la paix et l’abondance retrouvées. IV- Activités du peuple Akan 1 . Activités économiques En Côte d’Ivoire, les Akan sont installés en région de savane, de forêt et sur le littoral marin.

Chacune de ces régions possède des activités économique propres les paysans des régions de savanes boisée cultive des produits vivriers et industriels • ignames, mais, riz et coton. Les habitants des régions forestières du Centre, de l’Est et du Sud ont des prodults vivriers : bananes e cuisines, ignames, manioc, taro, mais, mais possède aussi de riche plantation de café, de cacao, de palmier à huile, de cocotier, et de Kolatier. Les plantations du littoral marin sont pêcheur de lagune et de haute mer, paysan et planteur.

Les lagunaires, en plus de produits de la pêche cultive les mêmes produits vivriers et industriels cités plus haut. La nourriture de base est l’igname pour les ha vivriers et industriels cités plus haut. La nourriture de base est l’igname pour les habitants de savanes et les bananes de cuisines pour les habitants des régions forestières. V- Mariage traditionnel chez le peuple Akan Comme chez la plupart des peuples africains, le mariage chez ces deux peuples n’est pas seulement l’union entre deux individus, mais c’est surtout celle de deux familles.

Cest pourquoi, la célébration d’un mariage est précédée de longues et patientes discussions entre les familles des futurs conjoints. Même si c’est l’homme qui fait le pas et décide d’épouser la femme, l’avis favorable de cette dernière est essentiel pour que le mariage ait effectivement lieu. A la différence d’autres peuples chez qui l’on impose un époux à la jeune fille ou une épouse au jeune en âge e se marier, il n’y a pas de mariage forcé chez les Baoulé et Agni.

CONCLUSION En guise de conclusion, nous pouvons dire que le pays Akan est aujourd’hui encore la région la plus prospère de la Côte d’Ivoire, et connait un fort mouvement d’immigration ; avec des migrants qui viennent de toutes les régions du pays, de tous les pays de l’Afrique de l’Ouest, Centrale, Est ; mais aussl des pays non africains. Il est important de mentionner que la colonisation, la scolarisation, le développement économique, l’indépendance et les institutions républicaines ont fait subir à la région de profondes modifications à tous les niveaux.