Expos Philosophie Moderne

Expos Philosophie Moderne

Plan de l’exposé INTRODUCTION l. LES DIFFERENTES DOCTRINES DE LA PHILOSOPHIE MODERNE 1. Le rationalisme 2. l’empirisme 3. controverse entre le rationalisme et l’empirisme 4. les lumières 5. l’idéalisme allemand Il. QUELQUES AUTEU MODERNE. concluslon Introduction LA PHILOSOPHIE or 15 Sni* to View On appelle philosophie moderne la philosophie qui, en Occident, s’étend sur ce que les historiens appellent l’époque moderne (1492-1789), incluant une partie de la Renaissance, le XVIIe siècle, et le siècle des Lumières.

La philosophie moderne est, d’une part, l’héritière de la pensée antique en bien des points. Les penseurs de l’époque moderne, comme Spinoza, Descartes, Leibniz ou Hume, sont en effet loin d’avoir rompu tout lien avec la philosophie des Anciens. Ils les connaissaient parfaitement et leur ont notamment emprunté une partie de leur vocabulaire. Mais, d’autre part, les Modernes ont le rationalisme Le rationalisme est la doctrine qui pose la raison discursive comme seule source possible de toute connaissance réelle.

Autrement dit, le réel ne serait connaissable qu’en vertu d’une explication par la raison déterminante, suffisante et nécessaire. Ainsi, le rationalisme s’entend de toute doctrine qui attribue à la eule raison humaine la capacité de connaître et d’établir la vérité. Le rationalisme moderne repose sur le postulat métaphysique

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selon lequel les principes qui sous-tendent la réalité sont identiques aux lois de la raison elle-même.

Ainsi en est-il du principe de raison déterminante (ou de raison suffisante) que Leibniz, dans les Essais de théodicée (1710), formule de la manière suivante : « C’est que jamais rien n’arrive, sans qu’il y ait une cause ou du moins une raison déterminante, c’est-à-dire quelque chose qui puisse servir à rendre raison a priori, pourquoi cela est existant lutôt que non existant, et pourquoi cela est ainsi plutôt que de toute autre façon. » S’il n’est rien qui ne soit ni n’arrive sans cause, il n’est rien dès lors qui ne soit, en droit, intelligible et explicable par la raison.

Dans le cadre de l’onto-théologie, cette identité de la pensée et de l’être trouve sa justification ultime en Dieu, créateur du monde et de ses lois d’une part, de la raison humaine et de ses principes dautre part. Ce en quoi le rationalisme ainsi compris s’accomplit pleinement dans l’idéalisme philosophique, auquel Hegel donnera sa forme la plus systématique, dans la formule : « ce qui est ationnel est effectif, et ce qui est effectif est rationne 15 systématique, dans la formule : « ce qui est rationnel est effectif, et ce qui est effectif est rationnel » (Préface des Principes de la philosophie du droit).

Il en résulte que la raison, contenant des principes universels et des idées a priori exprimant des vérités éternelles, est immuable et identique en chaque homme. C’est en ce sens que Descartes, dans le Discours de la méthode, écrit : « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée précisant que « la puissance de bien juger et distinguer le vrai d’avec le faux, qui est proprement e qu’on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes. ? Du point de vue de l’origine de nos connaissances, le rationalisme est traditionnellement opposé à l’empirisme, à l’irrationalisme, et à la révélation : connus par déduction. Le représentant du rationalisme set RENE DESCARTES L’empirisme désigne un ensemble de théories philosophiques qui font de l’expérience sensible l’origine de toute connaissance valide et de tout plaisir esthétique. L’empirisme s’oppose en particulier à l’innéisme et plus généralement au rationalisme pour qui nous disposerions de connaissance, idées ou principes prlori.

Il va souvent de pair avec une théorie associationniste des idées qui explique leur formation par la conjonction d’idées simples. Liempirisme moderne est un mouvement philosophique qui naît d’abord en Angleterre. Il prend racine au XVIe siècle et s’épanouit principalement aux XVIIe et XVIIIe siècles. À l’origine, l’empirisme pouvait se concevoir comme un matérialisme (pour Francis Bacon et Tho l’origine, l’empirisme pouvait se concevoir comme un matérialisme (pour Francis Bacon et Thomas Hobbes), dans la mesure où il fut l’une des formes d’opposition à la scolastique, ors de la nalssance de la science moderne (avec Galilée).

Bien qu’empirisme et matérialisme aillent souvent de pair, il n’y a pas de lien nécessaire entre les deux (comme le montrent Berkeley (évêque) et James) L’empirisme définissait des modes de connaissance dérivés de l’expérience et de la logique qui s’affranchissaient de la Révélation. L’empirisme accompagna ainsi la naissance de la science moderne, caractérisée par sa mathématisation et son utilisation massive de la méthode expérimentale. L’apport de Newton à la science s’inscrit dans ce contexte intellectuel empiriste.

Les Lumières françaises et anglaises ( voir aussi Lumières écossaises) sont majoritairement empiristes, contrairement aux Lumières allemandes , lesquelles sont moins hostiles à la religion et plus idéalistes. L’empirisme radical est une variante défendue par William James (1842-1910) et qui affirme, comme l’empirisme classique, qu’il ne faut rien ajouter à l’expérience, mais aussi, ce qui fait sa spéclficité, qu’il ne faut rien lui retirer : nous avons une expérience des relations, qui sont aussi réelles que les termes de l’expérience. . CONTROVERSE ENTRE CEMPIRISME ET LE RATIONALISME On définit souvent l’empirisme en l’opposant au rationalisme ou à l’idéalisme, mais il faut nuancer, car l’opposition n’est pas simplement entre partisans de la raison et partisans de l’expérience, puisque les empiristes ne nient pas que I 5 raison et partisans de l’expérience, puisque les empiristes ne nient pas que la raison puisse jouer un rôle dans le processus de la connaissance.

Ils refusent seulement l’idée qu’il puisse y avoir des connaissances purement rationnelles, et ils mettent l’accent sur la méthode expérimentale. 4. LES LUMIERES Les Lumières sont un mouvement culturel, philosophique et ntellectuel qui émerge dans la moitié du XVIIe siècle sous les philosophes comme Spinoza, Locke, Bayle et Newton, avant de se développer dans toute l’Europe, notamment en France, au XVIIIe siècle. Par extension, on a donné à cette période le nom de siècle des Lumières. ar leur engagement contre les oppresslons religieuses et politiques, les membres de ce mouvement, qui se voyaient comme une élite avancée œuvrant pour un progrès du monde, combattant l’irrationnel, l’arbitraire, l’obscurantisme et la superstition des siècles passés, ont procédé au renouvellement du savoir, de l’éthique et de l’esthétique de leur temps. L’influence de leurs écrits a été déterminante dans les grands événements de la fin du XVIIIe siècle que sont la Déclaration d’indépendance des États-Unis et la Révolution française.

Le mouvement de renouveau intellectuel et culturel des Lumières reste, au sens strict, européen avant tout, et il découle presque exclusivement d’un contexte spécifique de maturation des idées héritées de la Renaissance. La pensée des Lumières s’est étendue à l’Europe, quoique la traduction de ce terme, dans les autres langues européennes, ait toujours privilégié l’idée d’une « illumination » provenant de l’exterieur, alors qu

PAGF s 5 européennes, ait toujours privilégié l’idée d’une « illumination » provenant de l’extérieur, alors que le terme français privilégie le fait que les Lumières viennent de soi-même. De manière très générale, sur le plan scientifique et philosophique, les Lumières voient le triomphe de la raison sur la foi et la croyance ; sur le plan politique et économique, le triomphe de la bourgeoisie sur la noblesse et le clergé. 5.

L’IDÉALISME ALLEMAND L’idéalisme allemand est le nom générique que l’on a donné ? un ensemble de philosophies développées en Allemagne à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Il commencerait avec Kant et la Critique de la raison pure, connaitrait un premier apogée avec la Doctrine de la science de Fichte, une seconde avec l’Encyclopédie des sciences philosophiques de Hegel, et s’achèverait avec la Spatphilosophie (philosophie « tardive ») de Friedrich Schelling. Ses principaux représentants sont : Fichte, Schelling et Hegel.

Ses principaux adversaires sont Jacobi et Schleiermacher, bien que ce dernier y soit parfois rattaché. Le point commun de tous les philosophes de l’idéalisme allemand est qu’ils reprennent et dépassent tout à la fois la pensée kantienne. Le kantisme annonçait, dans l’introduction à la Critique de la faculté de juger, après la Critique de la raison pure qui affirmait l’impossibilité de la métaphysique traditionnelle, le développement futur d’un nouveau système métaphysique, qui serait l’accomplissement de la philosophie transcendantale.

Ce système réconciliera, selon Kant, la partie naturelle et la partie morale de la philosophie, 6 5 morale de la philosophie, parties qui avaient été strictement opposées dans la première Critique. Les tenants de l’idéalisme allemand se proposeront d’établir ce système de la nature et de la morale réconciliée, annoncé par Kant, et de fonder ainsi une ouvelle manière de faire de la métaphysique. Ils reprennent l’idée que la subjectivité est un des fondements de toute philosophie et suivent de ce point de vue Kant pour lequel la subjectivité est le fondement de la philosophie transcendantale (cf. 1 6 de la Critique de la raison pure). Fichte, ce « titan » (comme le reconnait Hôlderlin), qui trouvait la philosophie de Kant « inachevée peut être considéré comme « une marche dans l’escalier menant via Schelling de Kant ? Hegel Hegel redéveloppe l’idée d’une subjectivité absolue, au travers du concept de Moi chez Fichte, pour en faire une phénoménologie de l’Esprit. Un spécialiste de Fichte comme Alexis Philonenko ira pour sa part jusqu’à démontrer que « sans percevoir toutes les finesses de la déduction fichtéenne, l’idéalisme allemand et plus particulièrement Hegel ont pillé dans les structures de la W.

L. [la Wissenschaftslehre ou « doctrine de la science h, soit la philosophie de Fichte] » Il. QUELQUES PHILOSOPHES PREPONDERANTS DE LA PHILOSOPHIE MODERNE Montesquieu Montesquieu, de son vrai nom Charles Louis de Secondat de La Brede, est un penseur politique, précurseur de la sociologie, philosophe et écrivain français des Lumières, né le 18 janvier 1689 ? La Brède (Guyenne, près de Bordeaux) et mort le 10 7 5 français des Lumières, né le 18 janvier 1 689 à La Brède (Guyenne, près de Bordeaux) et mort le IO février 1755 à Paris.

Montesquieu ne s’accommode pas de l’idée d’esclavage. Il décide donc de ridicullser les esclavagistes dans le chapitre 5 du livre XV De l’esprit des lois : « Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais Suit alors une liste d’arguments caricaturaux dont le grinçant « si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens ». On ne voit pas qu’il ait été interprété à l’époque comme raciste et esclavagiste.

Une des idées de Montesquieu, soulignée dans De l’esprit des lois et esquissée dans les Lettres persanes, est la théorie des climats, selon laquelle le climat pourrait influencer substantiellement la nature de l’homme et de sa société. Il va jusqu’à affirmer que certains climats sont supérieurs à d’autres, le climat tempéré de France étant l’idéal. Il soutient que les peuples vivant dans les pays chauds ont tendance à s’énepu’er alors que ceux dans les pays du nord sont rigides.

Montesquieu fut là influencé par La Germanie de Tacite, un de ses auteurs favoris. Si cette idée peut sembler aujourd’hui relativement absurde, elle témoigne néanmoins d’un relativisme inédit à l’époque en matière de philosophie polltique. Elle inaugure dans ce domaine une nouvelle approche du fait politique, plus scientifique que dogmatique, et s’inscrit ainsi comme point de départ des sciences sociales modernes. Voltaire François-Marie Arouet, dit Voltaire, né le 21 novembre 169 5 des sciences sociales modernes.

François-Marie Arouet, dit Voltaire, né le 21 novembre 1694 ? paris où il est mort le 30 mai 1778, est un écrivain et phllosophe ui a marqué le XVIIIe siècle et qui occupe une place particulière dans la mémoire collective française et internationale. Figure emblématique de la France des umières, chef de file du parti philosophique, son nom reste attaché à son combat contre « l’Infâme », nom qu’il donne au fanatisme religieux, et pour la tolérance et la liberté de penser.

Déiste en dehors des religions constituées, son objectif politique est celui d’une monarchie modérée et libérale, éclairée par les « philosophes Intellectuel engagé au service de la vérité et de la justlce, il prend, sur le tard, eul et en se servant de son immense notoriété, la défense des victimes de l’intolérance religieuse et de rarbitraire dans des affaires qu’il a rendues célèbres (Calas, Sirven, chevalier de La Barre, comte de Lally). ?tranger à tout esprit religieux, Voltaire se refuse cependant à l’athéisme d’un Diderot ou d’un d’Holbach. Pour Voltaire, la croyance en un Dieu est utile sur le plan moral et social. Il est l’auteur du célèbre alexandrin « Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer dans le cadre de l’humanisme : Il a en tout cas lutté contre le fanatisme, celui de l’Église catholique romaine comme celui du rotestantisme, symboles à ses yeux d’intolérance et d’injustice. Voltaire s’est passionné pour plusieurs affaires et s’est démené afin que justice soit rendue.

L’attachement de Voltaire à la liberté d’expression serait illustré PAGF 15 par la très célèbre citation qu’on lui attribue : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. » JEAN JACQUES ROUSSEAU Jean-Jacques Rousseau, né le 28 juin 1712 à Genève et mort le 2 juillet 1778 (à 66 ans) à Ermenonville, est un écrivain, philosophe et musicien genevois francophone. Il est le précurseur du Romantisme.

Il est l’un des plus illustres philosophes du siècle des Lumières et eut une influence intellectuelle reconnue sur la Révolution française. Tous se réclament de lui. Les révolutionnaires, d’un extrême à l’autre, prétendent « ne marcher que le Contrat social à la main b. Mais paradoxalement, des théoriciens de la contre- révolution (Joseph de Maistre, Louis-Gabriel de Bonald) se réclament eux aussi de Rousseau. Rousseau se méfie beaucoup de la religion telle que révélée par les témoignages des hommes (l’Église) et les livres sacrés (tous raduits) ; il se dira catholique toute sa vie.

Société, liberté et égalité Selon Rousseau, ce n’est qu’une fois les Hommes regroupés en société, et plus précisément une fois que fut instaurée la propriété, que surgissent les inégalités et l’état de guerre. Et c’est de là que s’imposa la nécessité d’établir des lois et celle de se soumettre à une autorité commune. EMMANUEL KAN KANT (1724-1804). Dans ses trois grandes œuvres , « La critique de la raison pure », « La critique de la raison pratlque » et « La critique de la faculté de juger », Kant inaugure une n