Explication du texte d’Alain « Les animaux autant que l’on peur le deviner, n’ont pas de passion ….. »

Explication du texte d’Alain « Les animaux autant que l’on peur le deviner, n’ont pas de passion ….. »

EXPLICATION DU TEXTE D’ALAIN En matière de philosophie à la question qu’est-ce qui caractérise l’homme, la réponse la plus récurrente sera sans doute sa conscience. L’Homme EST conscience. Mais ne se doit-on pas de s’interroger sur cette certitude ? Pour le philosophe Alain la réponse la réponse est oui. Ainsi à travers un extrait de « Sentiments, passions et signes nous allons essayer de déterminer quand sommes-nous totalement conscient ?

Selon Alain nous sommes e également de nos pa on, t que lorsque nous me ns p g de les exécuter avec Pour démontrer cela notre conscience et ajeur de ce texte, stions dans le but s avec pur instinct. à 5, nous montre le lien entre conscience et passion en prenant le comportement animalier comme exemple, puis ensuite ligne 5 à13, il parle de nos actions irréfléchies, spontanées, impulsives et de nos actions, machinales, automatiques, instinctives. « Les animaux autant que l’on peut le deviner, n’ont pas de passions » (l. ), la « passion » est connue pour être un sentiment d’affection particulièrement intense pouvant pousser l’être qui la subit dans un état de véritable obsession, une idée fixe, envers ‘objet de sa passion qui lui apparait comme un

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to page désir presque irrésistible. Mais originellement le mot « passion » vient du latin « patior » et du grec « pathos » signifiant la souffrance et le supplice, ainsi, si les animaux n’ont pas de passions c’est peut-être car ils n’ont pas d’intériorité, pas de qualité à empaqueter ce qui est à l’extérieur à l’intérieur de soi, pour la ressentir. ?lJn animal mord ou s’enfuit selon l’occasion » (1. 1&2) nous dit Alain, on peut y comprendre que l’animal agit en fonction de l’environnement et des circonstances ui pèse sur lui, le monde extérieur serai donc une sorte de force qui emporte l’animal dans des actions irréfléchies, non calculées et quasi-mécanique, un comportement inné plus connu sous le nom d’instinct.

L’animal au comportement automatique ne « connait la colère ou la peur, car rien ne laisse soupçonner qu’il veuille résister à l’une ou à l’autre, ni qu’il se sente vaincu par l’une ou pas l’autre » en effet la colère, état de révolte passagère violente dû à une agression ou une frustration et la peur ressentie généralement en présence ou dans la perspective ‘un danger ou d’une menace, sont deux émotions nécessitant une intériorité afin de les ressentir et de les extérioriser.

Or les animaux ne possédant aucune intériorité, ils ne peuvent évaluer la situation dans laquelle ils se trouvent et en ressentir la crainte et le danger qui lui est associée. Il en va de même qu’ils ne peuvent s 2 et en ressentir la crainte et le danger qui lui est associée. Il en va de même qu’ils ne peuvent se sentir vaincu ou se sentir la volonté de vaincre quelque chose puisqu’ils ne possèdent aucune réflexion intérieure pour faire face au monde extérieur.

Vous l’aurez donc compris, l’animal qui contrairement à l’Homme n’a ni passion, ni intériorité, « n’a point de conscience » (1. 4&5). On peut donc donner une définition générale de ce qu’est cette fameuse conscience. Premièrement, grâce ? Alain, nous voyons un lien direct entre passion et conscience, point de passion sans conscience, ce qui signifie que nous avons besoin de notre conscience pour éprouver des sentiments, des émotions. De plus cette analyse du comportement animalier nous montre que la conscience est aussi ce qui nous sert à évaluer le monde extérieur.

Ainsi la conscience nous permet donc de voir le monde qui nous entoure autrement qu’avec nos yeux. La principale différence entre l’animal et donc de posséder une conscience, cependant Alain nous dit « Remarquez que ce qui se fait par l’homme sans hésitation, sans doute, sans blâme de soi est aussi sans conscience. » (1. 5&6). Mais qu’entend-il exactement par là ? L’Homme agit sans conscience, avec impulsivité, oui, mais il possède une conscience et peut donc réfléchir à ses actes grâce à cette dernière mais ce n’est pas pour autant qu’il le fait toujours.

En effet si l’animal 3 ctes grâce à cette dernière mais ce n’est pas pour autant qu’il le fait toujours. En effet si Hanimal s’exécute sous la pression du monde extérieur, l’Homme, lui, semble s’exécuter sous la pression de ses sentiments les plus forts, sous ses passions, sans même réfléchir à ce qu’il fait. Cela est pour Alain dû au fait que « conscience suppose arrêt, scrupule, division ou conflit entre soi et soi »(1. &7), traduction : l’ « arrêt » en question est la réflexion, le fait d’arrêter sa pensée sur quelque chose pour l’examiner en détail ; le scrupule, le fait douter sur un point précis avant u après une action que ron voit comme une faute ; la division, philosophiquement parlant la division peut être vue comme le fait d’avoir deux avis en combat dans notre conscience ce qui peut souvent mener à « un conflit entre soi et soi » autrement dit un cas de conscience, un conflit entre deux valeurs auquel le sujet qui subit ce conflit tient.

Ce qui pourrai signifier que nous n’utilisons pas notre conscience par crainte de ce à quoi elle pourrai nous amener. Toute cette théorie est confirmée par les phrases suivantes « Il arrive que dans, les terreurs paniques, l’Homme est emporté comme une chose. Sans hésitation, sans délibération, sans égard d’aucune sorte. Il ne sait plus alors ce qu’il fait » (1. 78&9). Ainsi l’Homme n’est plus que la marionnette de ses propres désirs et paniques.

Néanmoins ce n’est 4 l’Homme n’est plus que la marionnette de ses propres désirs et panlques. Néanmoins ce n’est pas le seul cas où nous ne mettons pas notre conscience à contribution, effectivement « observez les actions habituelles tant qu’elles ne rencontrent point d’obstacles, nous ne savons pas non plus ce que nous faisons. » (1. 9&10), il est vrai que vous avez peut-être fait chauffer votre café ou nfiler votre tee-shirt ce matin mais vous êtes en vous rendu compte ? Y avez-vous réfléchit ?

A moins que vous ayez rencontré un obstacle lors des ces actes, surement pas, et pour cause « le réveil vient toujours avec le doute ; il ne s’en sépare point » (l. 10&1 1), le réveil évoque la réflexion, donc la conscience, qui ne vient qu’avec le doute, Pincertitude par rapport à quelque chose, alors pourquoi douterions nous d’actions que l’on fait quotidiennement avec certitude, avec la plus grand assurance du monde ? Finalement Alain conclut avec deux phrases et la premières e celles-ci est pour le moins énigmatique « De même celui qui suit la passion, n’à point de passion » (1. 1&12), de mon avis cette phrase plutôt floue évoque deux sens du mot « passion » : suivre la passion = aimer sa passion et avoir la passion = aimer l’objet de sa passion, ainsi nous pouvons reformuler la phrase de cette façon « Celui qui aime sa passion, n’aime point l’objet de sa passion » autrement dit une fois que l’on suit notre pas S passion, n’aime point l’objet de sa passion » autrement dit une fois que l’on suit notre passion, elle s’assimile à nous même et u fait qu’elle fait maintenant partie de nous, son existence est détruite. our conclure, à moins d’une immense volonté et d’une immense concentration il n’y pas de solutions miracles pour utiliser pleinement notre conscience, puisque pour ce qui est des actions Impuls•fs, les émotions sont trop fortes et nous emportent qu’on le veuille ou non et pour ce qui est des actions instinctifs, ces gestes appris depuis le plus jeune âge se font de manière automatiques, nous n’y pensons même pas. Mais les actions instinctifs ne vous rappellent-elles pas quelque chose ?

Les animaux, il y’a ici une similitude avec le comportement animalier qui eux aussi répètent les gestes qu’ils ont appris depuis qu’ils sont tout petit. La seule chose qui nous sépare des animaux, mis à part l’aspect physique bien sûr, c’est là conscience. Qu’est-ce qui le prouve ? Ils n’ont ni sentiment, ni passion. L’Homme, lui, a des passions mais ne sait visiblement pas les maîtriser, pour atteindre cette objectif il faudrait qu’il utilise sa conscience, mais ne l’utilisant ni dans Pautomatisme, ni dans l’impulsion, on peut se demander si finalement l’Homme ne fuirai t-il pas sa propre conscience ?