Explication de texte d’Henri Bergson

Explication de texte d’Henri Bergson

Bonnafous Even TS2 jeudi 15 janvier 2015 Explication de texte : extrait de La conscience et la vie d’Henri Bergson Au début de ce texte Bergson s’interroge sur ce qu’il arrive lorsqu’une action spontanée devient automatique. pour cela l’auteur dans la suite de son texte, en définissant et illustrant vien « ext par un exemple ces conscience atteint le dans la conscience d précise que dans la c Or, si des niveaux exi p g os ndant quand la qu’il y a des degrés généralité et es degrés existent. omme le fait l’auteur que conscience est synonyme de choix ?

On pourrait penser que le fait qu’une action spontanée mplique un choix suite à la définition que donne Bergson, liant conscience et choix , ainsi que par la définition d’une crise intérieure impliquant la conscience de nos actes à un niveau maximal, conscience signifie choix, mais on peut également penser que cette définition de la conscience ne s’applique pas ? toutes nos consciences, pour Bergson lorsque j’effectue un acte mécanique c’est à dire un acte où je ne fais plus de choix je suis sujet agissant mais sans conscience , donc je peux exister sans conscience .

Or pour Descartes la conscience

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est assurément ce qui fonde que je s uis : donc sans conscience je ne suis plus. On comprendra donc que c’est la définition de la conscience de nos actes qui permet à Bergson de donner une définition de la conscience en générale, définition qui est en jeu dans ce texte. Tout au long de la vie les individus sont amenés à faire des choix plus ou moins importants, plus ou moins conséquents, il est donc légitime de se demander, tout comme Bergson, de quelle manière ces choix sont-ils déterminés, motivés ?

La conscience permet aux individus de se rendre compte et d’apprécier le moment présent mais aussi d’envisager l’avenir, mais qu’en est- l du passé ? Et bien c’est ce passé qui va façonner notre avenir. Celui-ci, témoin de notre histoire, va inten•enir dans nos prises de décision dans le seul de but de nous éviter de réitérer nos erreurs du passé afin que notre avenir soit encore meilleur. un individu conscient tire des conséquences de son passé pour projeter au mieux son futur. Choisir devient donc l’expression du passé au présent pour Pavenir. L’auteur amène aussi le sujet de la mémoire, mémoire ici dite habituelle.

En effet, conscient de nos actes nous faisons alors des choix mais qu’en est-il de nos habitudes au sujet de la onscience ? C’est ce que l’auteur va nous expliquer à l’aide d’un exemple mais que nous pourrions très remplacer par l’exemple de la lecture. Au début notre apprentissage de la lecture, nous lisons de manière de saccader car nous réfléchissons à chaque son de chaque l’être, à la prononciation des mots 2 OF s manière de saccader car nous réfléchissons à chaque son de chaque l’être, à la prononciation des mots en général sans parfois ne faire trop attention au sens qu’ils donnent.

Au fur et ? mesure que le temps passe, que l’on avance dans l’apprentissage, a lecture devient de plus en plus aisée, naturelle, des sens apparaissent, la lecture ne devient plus qu’une habitude, un automatisme. Cest le propre de la mémoire habituelle, ? force de répété la même action, celle-ci finit par s’ancrer dans notre mémoire et la conscience n’intervient plus alors dans sa réalisation. C’est donc la mémoire habitude, celle qui nous sert à accomplir les actions formulées par notre conscience. Elle rejoue le passé, elle le répète.

Elle n’est pas reconnue comme passée. Elle utilise l’acquis de l’action passée pour l’action présente. Elle est inscrite ans le corps, elle est utile. Elle exige d’ailleurs du temps pour en développer toutes les articulations (le temps nécessaire pour prononcer tous les mots de ma leçon par exemple). Ce n’est pas une représentation mais une action qui appartient au présent et regarde l’avenir. Le contenu ne s’est pas imprimé en une fois mais en plusieurs, ce qui a exigé répétition et effort. Le processus n’est donc pas spontané.

Ce philosophe reconnu d’entre ses paires nous propose donc que si la mémoire utilise l’expérience passée pour les besoins de l’action présente, il s’agit de mémoire habitude. Retenir = la conscience est mémoire Cette formule veut dire que la mémoire 3 OF s habitude. Cette formule veut dire que la mémoire est l’autre face de la conscience, comme le signe est Indissociable de son sens. La mémoire est une faculté de l’esprit humain qui peut varier d’un individu à l’autre mais elle ne peut être totalement absente sans que la conscience ne disparaisse.

On peut donc se demander en quoi la mémoire nous permet-elle de mieux approcher cette « chose concrète » qu’est la conscience ? En quoi la conscience renvoie-t-elle à la mémoire ? La conscience doit conserver son passé et ne pas se laisser mporter de le torrent perpétuel du temps sans mourir comme conscience. Les historiens le savent bien: un peuple qui n’aurait pas la conservation de son passé dans l’histoire ne saurait pas qui il est ni d’ailleurs où il va. Et ce qui est vrai des peuples l’est aussi des individus.

Même s’il ne s’agit que d’un très bref moment, en lisant une phrase j’oublie la phrase précédente, je perds le sens. Si, en lisant un mot j’oublie la syllabe précédente, je ne sais plus ce que je lis car le sens implique une liaison entre les syllabes pour faire un mot, entre les phrases pour faire un oman entre les époques pour faire une histoire qui ait du sens et qui nous relie au passé. Si je ne fais pas ce lien avec le passé, même le plus proche, je ne sais pas ce que je lis voire qui je suis.

Si la conscience est mémoire c’est parce que la mémoire elle- même est conscience ; une mémoire sans conscience serait une mémoire qui confondr 4 OF S elle-même est conscience ; une mémoire sans conscience serait une mémoire qui confondrait le passé et le présent un peu comme une cicatrice qui est présente sur le corps et n’existe qu’au présent alors qu’elle renvoie à un événement passé. ?tre conscient ce n’est pas seulement percevoir le présent, c’est se l’approprier en l’intégrant au passé. our qu’il y ait passé, il faut qu’une conscience se le représente et qu’elle-même si situe clairement au présent et se projette vers l’avenir. Anticipation = Mais la conscience est aussi tournée vers l’avenir Cette ouverture au futur pourrait presque définir la conscience et même plus que la mémoire puisqu’elle est le propre de l’intelligence. Cest parce que l’homme se représente l’avenir qu’il peut agir: ranimal n’agit pas, il réagit parce qu’il est incapable e se projeter vers le futur *Comment un animal pourrait —il se représenter une chose qui n’existe pas, ce qui est pourtant la définition même de l’avenir ?

L’action implique que l’on soit capable de penser logiquement la fin avant les moyens. La conscience a donc une certaine maîtrise du temps car l’action implique évidemment l’intervention de la liberté. Pour comprendre cela il faut considérer la direction de notre esprit ? n’importe quel moment: nous verrons qu’il s’occupe de ce qui est, mais en vue surtout de ce qui va être. Il n’y a pas de conscience sans une certaine attention à la vie. S OF s