Evolution des systemes classiques

Evolution des systemes classiques

Gestion de Production L’EVOLUTION DES SYSTEMES DE PRODUCTION DU DEBUT DU XXème SIECLE A NOS JOURS Année Universitaire 2014-2015 BOUDIN. GILLES Clé AZARI Delara SOMMAIRE NTRODUCTION OF p g I- Les systèmes de production classiques et leurs limites 1. 1 La naissance du Taylorisme… 1. 2 … puis du Fordisme 1. 3 Les remises en cause de ces systèmes Il- L’adaptation des systèmes phares de production par les entreprises industrielles contemporaines 2 1 L’apparition du Toyotisme industrielles sont passées du Taylorisme au Fordisme puis du Toyotisme au Néo Taylorisme.

L’évolution récurrente de ces odèles illustre bien la variation de l’environnement dans lequel les entreprises ont dû s’adapter pour survivre. Face à cette ère caractérisée par le changement, le but premier fut de chercher à « optimiser » les systèmes de production et d’aboutir à un système de production plus approprié. Il est certain que Porganisation de la production des entreprises ? l’heure actuelle diffère de façon significative, des anciens systèmes de gestion de production mais cette rupture brutale entre le système moderne et le système traditionnel reste ? relativiser sur différents points.

Nous pouvons alors nous demander quelle a été l’influence des systèmes de production classiques sur l’organisation actuelle des sociétés industrielles. pour

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répondre à cette problématique nous étudieront dans un premier temps les systèmes de production classiques puis dans un second temps nous observerons l’adaptation de ces systèmes phares par la société industrielle contemporaine. 3 es systèmes de production classiques et leurs limites Au cours de la seconde moitié du 19ème siècle, avec la révolution industrielle, des besoins nouveaux apparaissent.

Le système de production raditionnel qui prévaut 20F 13 Winslow Taylor (1856-1915) et formalisée dans son livre « The Principles of Scientific Management » en 1911. Elle consiste en une organisation rationnelle du travail qui est divisée en tâches élémentaires et répétitives, confiées à des travailleurs spécialisés. L’objectif du taylorisme est d’obtenir la meilleure productivité possible des agents. Le taylo isme est aussi appelé Organisation Scientifique du Travail (OST).

Taylor connaît bien tous les rouages de l’entreprise industrielle car il fût luimême ouvrier mécanicien. Très vite, il s’attaque à ce u’il considère être la cause première de la moindre productivité : la « flânerie systématique h, définit comme la prédisposition des ouvriers à ne pas travailler temps qu’ils peuvent ne pas le faire. Taylor désire obtenir « une journée loyale de travail », c’est-à-dire un volume de travail correspondant aux capacités réelles des ouvriers.

Taylor va chercher ? déterminer la meilleure façon de produire : « The One Best Way ». C’est alors qu’il propose l’organisation Scientifique du Travail, fondé sur cinq grands principes : 1- La division verticale du travail : elle est fondée sur la séparation es tâches de conception et d’exécution. Elle suppose la création d’un bureau des méthodes composé d’ingénieurs chargés de définir les processus opératoires les plus efficaces, les ouvriers n’ont plus qu’à appliquer ces règles. – La division horizontale des tâches : C’est la parcellisation des tâches entre les opérateurs qui se voie ‘une seule tâche 3 3 4 4- Le salaire au rendement : Le salaire au rendement permet la lutte contre la tendance spontanée des travailleurs à choisir leur propre rythme. 5- Le contrôle du travail : Les dirigeants doivent s’assurer que le travail est xécuté « conformément aux principes de la science qui a été crée Le contrôle est effectué par un contremaître, c’est-à-dire un agent spécialisé dans le contrôle des performances individuelles. 1. . 2 Conséquences du Taylorisme e Taylorisme a eu des conséquences majeures sur les entreprises et sur l’économie de l’époque. Cette méthode a permis l’accélération des nythmes de production dont découle la réalisation d’économies d’échelle. Ceci entraine une baisse des prix, en même temps qu’une hausse des salaires et de ce fait, plus de consommateurs sont en mesure d’acquérir les produits ndustriels : le niveau de VIe est en hausse. De part les profits dégagés, les entreprises ont également l’occasion d’effectuer des dépenses d’investissement.

De plus, elles ont l’occasion d’engager plus de main d’œuvre, ce qui plonge le vingtième siècle dans une période de plein emploi. Enfin, l’on assiste au développement de la classe ouvrière. 1. 2 … Puis du Fordisme 1. 2. 1 Définition et Principes Henry Ford, ingénieur du 20e siècle et fondateur des usines Ford, va approfondir les 4 3 déplacent plus, et la chaine leur impose un rythme. 2- La standardisation des produits : Ford va produire un modèle nique de voiture, la Ford T, ce qui lui permet de baisser les coûts de production et donc le prix de ses produits, pour accroître le niveau des ventes.

Il produit plus de 15 millions d’exemplaires de la Ford T. Cest le début de la production de masse. 3- L’augmentation du salaire des ouvriers (de 3 à 5 dollars par jour). Selon lui ses salariés vont être ses premiers clients. Il veut ainsi stimuler la demande. 5 1. 2. 2 Conséquences du Fordisme On a vu apparaitre un véritable « cercle vertueux du fordisme». La production étant facilitée, on voit apparaître une production de masse qui répond à une onsommation de masse qui elle même a été engendrée par la baisse des prix des biens et par l’augmentation des salaires des ouvriers.

De plus, la standardisation des produits enrichie les capital humain, car elle permet aux ouvriers de perfectionner leurs gestes devenus de plus en plus répétitives. Malgré la très grande efficacité de ces deux modèles de production, quelques limites s’en dégagèrent progressivement à partir des années 20, engendrant de véritables crises sociales et économi ues. es classiques 1. 3 Les remises en cause 3 système réduit les ouvriers à de simples rouages d’une igantesque machine. Leur travail est déshumanisé et les ouvriers sont démotivés.

De plus, le contremaitre occupe une place excessive dans ce système. Les salariés vont exprimer leur ras-le-bol par des taux d’absentéisme et de turn-over élevés, des grèves spontanées, et par le coulage de la production. Les ouvriers contestent le système et dénoncent la hiérarchie ainsi que leur déqualification. La hausse des salaires ne compense plus. 1. 3. 2 La Crise Economque Parallèlement à la crise sociale se développe une crise économique. Elle est tout d’abord dûe à la rigidité du système de production : un hangement dans les produits implique de repenser tout le découpage des tâches.

Ainsi, il est très compliqué pour les entreprises dharmoniser leur production face aux changements du marché. Elles doivent donc Sattacher à construire un modèle de production flexible et surtout compétitif sur une base mondiale puisqu’à partir des années 70, il y a un 6 développement progressif de la concurrence internationale. De plus, les consommateurs sont de plus en plus attentifs à la qualité des produits qu’ils achètent car ils souhaitent se distinguer. Cest la fin de la consommation standardisée.

II faut 6 3 hommes, sont désormais dévolues aux machines. Une rupture par rapport aux pratiques issues de l’OST s’impose de façon évidente. Il faut envisager un nouveau modèle productif flexible susceptible de répondre à de nouveaux impératifs économiques, technologiques et sociaux. Cette flexibilité conduit l’entreprise à adopter un modèle nouveau : le toyotisme. Il. L’adaptation des systèmes phares de gestion par la société industrielle contemporaine 2. 1 L’apparition du Toyotisme 2. 1 . Définition et principes e Toyotisme est un nouveau système de production élaboré et ntroduit par l’ingénieur japonais Taïchi Ohno (1912-1990) dans les usines automobiles Toyota au cours des années 50, puis adoptés par les autres pays industrialisés dans les années 7080. Le Toyotisme se voit d’abord comme une amélioration de l’OST, et dest construite sur les fondements suivants . 1- Le principe du juste-à-temps à travers lequel l’entreprise assure production en fonctions de la demande des clients, permettant d’éliminer les stocks tout en réduisant les coûts et les délais. – Le principe des 5 zéros basé sur le « zéro panne » pour les machines qui oivent toujours être en bon état, le « zéro défaut » des produits, le « «zéro délai » notamment entre la date de commande et la date de livraison du client, le « azéro stock » et le « zéro pa ier » uisqu’il n’y a pas d’administration, cela connaitre constamment l’état des stocks permettant de ne commander que les pièces nécessaires à la production. 5- L’autonomation des machines qui traduit la capacité de ces dernières ? s’arrêter dès qu’elle rencontre un problème.

Ne veillant plus au bon fonctionnement des outils de production, les salariés augmentent fortement leur productivité. – Le Kaizen qui se traduit comme « Bon changement » illustre la philosophie d’amélioration continue que le Toyotisme met en avant. 7- Les cercles de qualité caractérisant la constitution de groupes de travail réunissant cadres et opérateurs qui discutent d’un projet en cours de lancement, et permettant aux salariés de participer aux décisions de gestion de l’entreprise. 2. 1. Conséquences Nous constatons que le modèle japonais a mis l’accent sur la capacité du système productif à fournir des biens selon une demande précise, déterminée, nécessitant alors plus de flexibilité de la par des entreprises, car es besoins des consommateurs évoluent et ces derniers demandent de plus en plus de produits personnalisés, qui intègrent les dernières technologies. Par ailleurs, en reconnaissant l’existence du facteur humain, le Toyotisme atténue certains dysfonctionnements propres aux systèmes de production classiques.

Cette forme d’organisation a permis une autonomie et une implication lus importante des ouvriers au sein de l’entreprise. B3 employes. Les pays occidentaux se laissent séduire par ces nouvelles règles d’organisation de la production. Nous constatons que les formes d’organisation mises n place actuellement s’inspirent souvent des méthodes de production à la japonaise. 2. 1. 3 Un exemple contemporain du modèle de Taïchi Ohno : Zara 8 Avec 1900 magasins dans 87 pays, Zara, la principale chaine de prêt-à porter du groupe Inditex illustre parfaitement le modèle flexible de Taïchi Ohno.

Chaque magasin Zara communique par un réseau interne sur l’évolution de ses stocks et les suggestions des consommateurs. Les stylistes renouvellent tous les 15 jours l’ensemble des collections en les différenciant selon les pays. Chaque pièce est sortie des usines à seulement 15 000 exemplaires, rendant cette ernière « unique h. Parallèlement, les usines Zara adaptent en temps réel leur production aux variations du marché grâce à un trajet relativement court (un ? deux jours de camion) entre les points de fabrication et de distribution, source de « l’hyperactivité » de Zara.

Cette stratégie permet alors à l’enseigne de répondre aisément aux demandes des clients en réduisant les délais et les coûts de production, tout en évitant de s’encombrer de stocks inutiles. Nous sommes donc bien dans le cadre du Toyotisme. Toyotisme peut alors être qualifié de Post-taylorisme, car on en retrouve de nombreux spects. C’est le cas de la persistance des tâches à exécution répétitives puisque les ouvriers peu qualifiés restent réduits à effectuer des gestes simples et répétitifs.

De plus, avec l’essor des nouvelles technologies, nous notons aujourd’hui une tendance grandissante des entreprises, à surveiller de nouveau l’activité de leur personnel, particulièrement aux Etats-Unis. Il est également important de noter que même si le principe du juste-à-temps consiste à attendre que la demande se manifeste pour lancer la production, l’organisation du travail reste taylorienne car il est necessaire pour atisfaire la demande du client dans des délais très courts, de l’anticiper au moins dans les phases en amont du cycle de production.

Enfin, le Toyotisme ne supprime pas le travail à la chaîne. Les expériences visant à le remettre en cause ne se sont pas avérées concluantes, comme dans l’usine Uddevalla de Volvo en Suède où un groupe de 10 ouvriers devait assembler intégralement une voiture. 9 e Toyotisme ou Post-taylorisme permet donc la mise en place de modes de gestion de production répondant aux dysfonctionnements du taylorisme, tout en restant dans la continuité Auiourd’hui, on peut