Espagne

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Ce qui caractérise ces artistes, à ce moment de leur création, c’est sans doute leur étonnante relation ‘objet, qu’il soit réel, symbolique, formel, ou encore, entre rêve et réalité. Un objet qui, perdant son rapport au quotidien, se retrouve plaqué durement dans la peinture, dépassé, sublimé. Ce qui rassemble ces artistes, c’est qu’ils parlent avant tout du destin… Dans les années 90, quelques jeunes créateurs catalysa, encore inconnus en France, font eux aussi leur entrée dans la collection : canards, juillet-égales, roman…

La qualité d’une collection, c’est doser, de parier… Ce qui est aujourd’hui le plus en vogue à baronne, c’est la sculpture – et ce qu’on appelle installation » : L’objet, toujours…  » Cette exposition a pour objet de faire (ré)découvrir à un large public un ensemble d’artistes renommés au niveau international. baronne et madrier ont donné à festoie de l’art du vingtième siècle des noms essentiels tels jan Miré et juil. gonflez.

pactisa y reçut sa formation et dalla(, originaire de la petite ville de figureras, fit à baronne quelques-unes de ses plus marquantes interventions contre l’art établi. Ces à la découverte de figures incontestables -et pourtant moins connues du public- que convie cette manifestation. La distinction entre avant-

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2 FO que ligne dominante exceptionnelles, qui maintinrent le pays dans une situation d’isolement prolongé, ont accentué le contraste entre ces deux termes de comparaison. Pour certains artistes, l’exil a été, reste encore, une source d’inspiration étant à l’origine de leurs créations.

Dans les années 80, la vitalité tant célébrée du monde artistique espagnol pendant les années de transition politique vers la démocratie se signala essentiellement à travers une série de manifestations artistiques inscrites dans un programme général de nature institutionnel. Ce qui permit de voir en espagnole les ?ivres représentatives des grands maîtres internationaux, en plus de celles des espagnols eux-mêmes, aussi méconnues du public que les autres pour des raisons politiques.

Il ne fait aucun doute que ceux qui ont été le plus affectés par cette cohorte d’événements culturels, ce sont les jeunes artistes espagnols, qui ont eu à portée de main, pour la première fois dans l’histoire de leur pays, une information artistique de premier ordre. Il est évident que l’établissement d’une relation fluide entre l’art réalisé à l’intérieur et à l’extérieur de l’espagnole vint normalisation d’échanges, fondement essentiel à la compréhension de l’identité cosmopolite des nouvelles générations.

Cette caractéristique s’adapte bien au désir général du pays de rompre les barrières séculaires de son isolement. Si l’on voulait dresser la carte des actuels lieux de résidence des jeunes créateurs espagnols, il faudrait non seulement éparpiller ces signes sur les endroits les plus divers et éloignés du globe, mais aussi tout réactualiser périodiquement, étant donné la mobilité constante ?nomadiser ou errance- de ces jeunes peintres. FO nomadiser ou errance- de Quelle que soit la nature de leur exil, il suffit d’examiner en détail la trajectoire des artistes contemporains espagnols reconnus pour vérifier qu’ils ont, dans une grande majorité, partiellement ou totalement, réalisé la meilleure partie de leur ?ouvre hors de leur pays natal. ‘ Extraits d’un texte de Jean-Marie tournoiera, ni mouvrai, le renouveau, Catalogue d’exposition, Musée yoga – Musée jarres, Castres, 1991 SERVICE ÉDUCATIF – LES ABATTOIRS – 2008 VIVRE A MADRIER, A BARONNE.. Aujourd’hui encore pesages s’interroge…

Comment a-t-elle pu, après la magnificence de on histoire passée, se détruire sous les coups tragiques, insoutenables d’une guerre fratricide ? Lorsque le roi d’espagnole, alpines SI (1886-1941), accepte le coup d’état et la dictature (19231930) de muguet prime de Rivera, puis quitte son pays en 1931 sans abdiquer, les augures s’assombrissent irrémédiablement. Alors que la gauche unie dans le frètent populaire triomphe en 1936, le fils de prime de Rivera regroupe les opposants au régime dans la Phalange et le Général Franco prend la tête du mouvement nationaliste.

La guerre civile où «l’on se battit pour Dieu et pour le Diable» (errent imminent FO E,’ e en une sanglante l’église, l’armée et la Phalange sclérosent le peuple espagnol qui réagit, dans les années 60, au travers de mouvements d’opposition, à madrier, en catalogue, au pays Basque. En 1975, le successeur désigné du caudal, jan cargos, rompt définitivement avec le frénétique et proclame en 1978 une constitution démocratique pour l’espagnole. CAME ESPAGNOLE SOUS FRANCO . La création artistique parvient à s’émanciper de la férule franquette grâce à la formation de bastions de résistance.

En 1948, des artistes, des écrivains et des critiques se réunissent tour de la revue cutané du al set dont le titre, évocation mystérieuse de la septième face d’un dé, appelle une ascendance surréaliste et une note datais. Au sein de cette effervescence anarchiste, cutané, Antoni TAPIES se distingue. La revue du al set et les expositions d’avant-garde qu’elle aiguillonne libèrent baronne, oppressée par l’obscurantisme. Pourtant dès 1951 le groupe perd de sa cohésion et succombe en 1956 après une reconnaissance nauséeuse des autorités espagnoles en mal de représentation moderniste.

quoiqu’ en soit, madrier franchit aussi le pas de l’émancipation vécu le pas (le passage). En 1957, quatre artistes dont Antoni SAURA, à l’origine du groupe, et mamelon MILLIERS, rejettent dans une colère sarcastique les carcans de aurore ancien et invitent au rêve, à la liberté, à travers une esthétique informelle aux essences métaphysiques et spirituelles. D’autres artistes les rejoignent pour appuyer leur volonté de briser l’étau franquette et de promouvoir, par des expositions, la création espagnole dans le circuit a national.

Cependant la s FO E,’ Cependant la solidarité du groupe éclate en 1960 et chaque membre poursuit un destin individuel. madrier constitue le centre administratif et politique du caudal. De façon assez paradoxale, ce sont les chargés de la culture de Franco qui ont désigné milliers et Saura comme figures majeures de l’art espagnol, leur permettant d’exposer en européen et aux états-Unis. La seule façon de comprendre leur choix repose sur une énorme méprise et une totale méconnaisse du langage plastique.

La volonté de Franco de donner au monde entier l’image d’un pays non enfermé sur lui-même a conduit les politiques à faire passer les ?ivres engagées et contestataires de ces artistes comme représentantes e « l’espagnole éternelle », mystique et religieuse, légitimes descendantes de la « spiritualité hispanique », dans la droite lignée de rebâtira, veillerez, yoga… Total contresens ou aveuglement volontaire ? Des images tragiques de la guerre civile hantent la mémoire d’Antoni SAURA mais sa peinture catholique reste mûrement pensée.

Après la dissolution du groupe le pas, il poursuit, à contre courant d’une mouvance conceptuelle contemporaine, ses recherches sur la figure et s’engage dans une profonde introspection de la tradition picturale espagnole où les grands maîtres sont régulièrement convoqués. Extraits de l’article de francisions calva sarcelle, « Les colonnes d’Hercule et la fin du monde », ni L’imagination nouvelle. Ces années-80, M. A. M. , paris, 1987 Texte de hibernante moral 6 FO E,’ commutation. Combat obscur mais une angoisse agrippe encore ses dessins.

sien tituba (1971 dans la blancheur sereine de son support papier, prolonge la quête artistique de milliers : la reconnaissance d’une espagnole mutilée mais qui a la bravoure de militer. L’angoissant amoncelé, sorte de corps difforme bafoué omniprésent dans son ?ouvre, demeure le témoin d’une histoire plus vraiment vécue hais qui perdue dans le silence mémoriel de l’écrit. Malgré la mutinerie de cette génération d’artistes contre le régime franquette, malgré sa volonté d’ouverture internationale, les créations se nourrissent encore d’une « haine amoureuse » très forte envers l’espagnole.

LA MOUVRAI : Après quarante ans de dictature, l’espagnole rompt avec son lourd passé et se libère le c?Ur et l’esprit. Le mal a perdu son incarnation et s’il n’est pas oublié, il est mes en suspens. Dès les années 60, les avant-gardes abordent la transition politique vers la démocratie, de manière plus individuelle. Au début des années 80, baronne, sévisse, Valence connaissent une effervescence artistique insolite.

l’espagnole entre dans l’univers des démocraties européennes et malgré la prégnante des grands maîtres comme Miré et déjà tapies, le mythe du pèlerinage propre au pays appelle certains jeunes artistes à se confronter systématiquement avec restituer, à aller au-delà des frontières. La nouvelle génération d’artistes espagnols ne s’engage pas dans une errance conjurations mais commence une aventure. Ce dynamisme joyeux et interrogateur se retrouve notamment dans leur matière picturale secouée elle acharnée, FO années 80, une des Jeunes gloires de l’art espagnol.

Grand intellectuel, fera GRACIA SÉVISSE abandonne le mouvement conceptuel catogan pour se consacrer dans les années BOA à une peinture instinctive, primitives, magique. Il compose un monde poétique souverain où les figures noires et les icônes cosmiques, basculent dans un vide bleuté, énigmatique. Cette décharge brute, sans âge, n’est pas si éloignée du Torse (1983) fossile, totémique de jaune PLEINS. Joues Maria OSCILLA choisit le franchissement des limites, sans repentir, en quittant madrier pour Paris n 1980. Sa rencontre avec muguet angle CAMPANT l’incite construire une surface picturale proche du bat pantins.

accuserait ne (1983) ne détient pas encore la rigueur des ?ivres futures (flou réjoui B) mais parvient à organiser la libre expression gestuelle, les couleurs étouffées ou violentes comme les tracés dynamiques qui révèlent, en palmettes, un objet ordinaire : une housse de voiture. muguet angle CAMPANT trouve aussi son inspiration hors de l’espagnole, sans la renier pourtant, avec des variations émancipées sur les grands thèmes picturaux français. Le sens de la mesure et ‘architecture des couleurs de bachelier (1983) évoquent notamment caséine et le thème mythologique de ses Grandes Baigneuses.

campant conjugue, avec poésie et franchise, ivresse expressionniste et sage culture. Dans la profondeur des multiples traits vifs constitutifs d’un espace naturel, émergent une figure, un corps, des corps. Toute cette génération d’artistes espagnols assume son héritage mais parvient à le dépasser, sans les claires certitudes des a t dans une fougue plus 8 FO fougue plus synthétique que celle de ses aines. Leurs ?ivres, comblées de mémoire vivante, préservent une me espagnole enfin magnifiée par une sensualité sereine.

repérés : TRENTE ANS ET DES POUSSIÈRES . La mouvrai s’inscrit dans le contexte du processus de démocratisation et de libération de la fin de la dictature franquette. Elle accueille l’influence des mouvements culturels européens contemporains comme la née ave britannique ou le mouvement puni. Le mouvement initial a démarré à madrier, autour du quartier de maladifs, favorisé sur le plan politique par le maire onirique tireront glana (figure emblématique de la transition démocratique) d’où la dénomination de mouvrai médailler.

Il gagne cependant rapidement d’autres villes du pays, notamment baronne, bilan et fig.. La mouvrai est incarnée par des personnalités issues du domaine musical, du cinéma, du design, du graphisme ou de la bande dessinée, mais elle impulse de radicaux changements dans les m?ours sociales. Musique foi (ressens) héros delà silences nicha pope Los bits La union E,’ dessinateurs d’avant-garde : cessée, javeler marieras ou nazi. Photographie La photographe madeleine quoi Lille réalise des images aux couleurs saturées qui ont influencé la photographie européenne.