Encyclopédie

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CEncyclopédie L’Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, est sans aucun doute l’un des textes les plus importants du siècle des Lumières. Cest un projet sans précédent regroupant une quantité de connaissances et de travail impressionnante, soit l’un des projets les plus ambitieux qu’ait tenté l’édition française sous l’Ancien Régime. L’écriture et la parution des ouvrages se sont faits en vingt-six ans de 1746 ? 1772. Dans un premier temps, nous expliquerons les origines et la orme du projet, puis son esprit et les objectifs de ses rédacteurs.

Enfin nous développerons les difficultés rencontrées lors de t page l’élaboration de cet o auprès du peuple et Origine et forme du cès qu’il a rencontré p g Etymologe du mot encyclopédie: Du grec Egkuklios, « qui fait le tour des connaissances » et paideia, « éducation En 1746, André Le Breton, un rédacteur français, ainsi que ses trois associés ont reçu un privilège de vingt ans pour la traduction de la Cyclopedia or an Universal Dictionnary of Arts and Sciences d’Ephraim Chambers.

La direction rédactionnelle du projet initial est confiée à l’abbé Gua de Malves. II va engager Diderot et d’Alembert en tant que coll collaborateurs, qui deviendront,

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après l’abandon du projet par Malves, les corédacteurs. Dès lors, la rédaction prend un autre tournant et le projet une toute autre forme. Diderot et d’Alembert sont plus ambitieux et plus téméraires que leurs prédécesseurs.

En effet, ils veulent réaliser la synthèse des connaissances les plus modernes et, d’autre part, vulgariser ce savoir pour le rendre accessible au plus rand nombre. Ils abordent le savoir en présentant les Sciences suivant « le système figuré des sciences humaines », de Bacon, pour établir une synthèse des connaissances et des valeurs de l’époque. Ceci est alors classé en un inventaire organisé (respect de l’ordre alphabétique du dictionnaire) et raisonné (grâce à un système de renvois).

L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert prend la forme de dix- sept tomes regroupant plus de 71 818 articles, et dont la publication s’étalonne sur vingt et un ans de 1751 pour le premier ? 1772 pour les derniers. Diderot et d’Alembert furent les rédacteurs les plus impliqués dans le projet puisqu’ils ont écrit et revu la grande majorité des articles. Les « Encyclopédistes soit tous ceux ayant participé à la réalisation de cet ouvrage, sont dits au nombre de cinquante par Diderot mais le nombre exact se rapproche de 160.

Parmi eux Voltaire, Helvétius, d’Holbach, Jaucourt pour la philosophie ; Duclos 2 Jaucourt pour la philosophie ; Duclos, Marmontel pour la littérature ; les abbés Yvon pour la métaphysique et la morale, t Mallet pour la théologie et l’histoire ; La Condamine pour les mathématiques ; Toussaint pour la jurisprudence ; Buffon pour l’histoire naturelle ; Belin pour la marine ; mais aussi Rousseau pour la musique et l’Economie politique et Montesquieu pour le Goût.

Afin de lutter contre le fort taux d’illettrisme de la population, Diderot fait appel à Goussier (illustrateur) et à Lucotte (graveur, architecte) entre autres, pour réaliser des planches (des dessins) car « Un coup d’œil sur l’objet ou sa représentation en dit plus u’une page de discours », selon LE Prospectus de Diderot. Aujourd’hui, on compte près de 2 885 planches regroupées en onze volumes.

Elles sont toutes accompagnées de notices explicatives et sont une véritable initiation aux arts mécaniques et à l’histoire naturelle. En somme, l’encyclopédie de Diderot et d’Alembert a pour ambition de recenser et de vulgariser toutes les connaissances scientifiques afin de mieux lutter contre l’ignorance, les superstitions, l’intolérance, le despotisme et l’injustice sociale et ainsi contribuer au bonheur de l’humanité. 3